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| Berlin, Août 2017, Photo Fabien Rivière © |
samedi 2 septembre 2017
vendredi 1 septembre 2017
Avec « El Baile », Mathilde Monnier déçoit (Berlin, Tanz im August)
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| Le plateau de El Baile, avant la représentation, à Berlin, Photo Fabien Rivière |
Nous avons vu la nouvelle création de Mathilde Monnier, El Baile, en français Le Bal, lors du Festival Tanz im August à Berlin (Allemagne) à l'élégant Berliner Festspiele. La précédente création datait d'il y a quatre ans, Qu'est-ce qui nous arrive ?!?, un projet avec des amateurs. Depuis, la danseuse et chorégraphe, présente dans le milieu de la danse contemporaine française depuis trente cinq ans, a été nommée directrice du Centre National de la Danse (CND), à Pantin (France). Expérience redoutable.
Quoiqu'il en soit, une question se pose : où en est, artistiquement, Mathilde Monnier, à qui l'on doit des pièces aussi exceptionnelles que Pudique acide en 1984 et Extasis en 1985 avec son complice d'alors Jean-François Duroure puis, seule, Déroutes (2002), Publique (2004) pour des danseuses et autour de la musique de PJ Harvey, La place du singe (2005) avec l'écrivaine Christine Angot, frère&sœur (2005) créé dans la Cour d’honneur du Palais des Papes pendant le Festival d’Avignon, 2008 vallée (2006) avec le musicien Philippe Katerine, Tempo 76 (2007) sur la figure de l'unisson, Soapéra (2010), dans de la mousse, et Twin paradox (2012) ? La réponse est aussi redoutable.
La note d'intention (française, la pièce est présentée en novembre au Théâtre national de Chaillot, cf. ICI) explique notamment ceci :
À l’origine il y a Le Bal, pièce sans parole créée en 1981 par le metteur en scène Jean-Claude Penchenat et la compagnie du théâtre du Campagnol, devenue par la suite un film d’Ettore Scola. Mathilde Monnier et Alan Pauls, auteur argentin, inventent aujourd’hui un nouveau Bal qui s’ancre en Argentine, dans l’Histoire du pays de 78 à nos jours, plus spécifiquement à Buenos Aires, une ville où la danse a une place significative et qui s’inscrit dans un contexte politique et social fort.
Mais, à vrai dire, la pièce d'origine (extrait à voir ICI) comme le film (bande-annonce ICI) ne sont pas fameux, qui sentent la naphtaline (malgré le fait qu'ils affichent l'influence du Kontakthof de Pina Bausch). Quelle est donc la pulsion qui mène à y trouver un intérêt et à construire un projet, en 2017 ?
PEU DE DANSE
Le plateau est vide, si ce n'est une quinzaine de chaises noires, en deux rangées en face à face qui bordent le centre de la scène à droite et à gauche, et une table blanche, qui font penser à Rosas dans Rosas, pièce de 1983 d'Anne Teresa De Keersmaeker, d'ailleurs reprise et en tournée de septembre à juin 2018 (ICI).
Il y a étonnamment peu de danse, au profit d'un théâtre sans parole pour l'essentiel, si ce n'est quelques cris, gloussements et chants (non sous-titrés). La chorégraphe explique : « Le vocabulaire scénique puise en partie dans une déconstruction des danses urbaines et populaires de l’Argentine (tango, escondido, chacarera, valse tanguera, chamamé, cumbia, cuarteto, samba argentine). » Mais, à tellement « déconstruire », il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent. Déconstruire ne consiste pas à passer à la moulinette et à laisser les choses en plan, mais à, aussi, reconstruire. Dans ce sens, on est bien loin du travail de véritable déconstruction, par exemple, du flamenco, d'un Israel Galván présentant en juillet dernier dans la Cour d'honneur du Palais des Papes pendant le Festival d'Avignon, le puissant Fiesta (ICI). Il n'y aura qu'une scène véritablement de danse, remarquable, qui dure 9 minutes, de la 18° à la 27° minute, qui assume le fait de construire.
RELÂCHÉ
Le projet demeure ainsi beaucoup trop relâché. Mathilde Monnier affirmant ne jouer qu'un rôle modeste, dans un projet qui est pourtant très ambitieux puisqu'il s'agit de retracer cinquante années d'histoire contemporaine de l'Argentine, des années 70 à aujourd'hui, de la dictature sanglante à la "démocratie" actuelle (Le pays est actuellement secoué par la disparition le 1er août du militant Santiago Maldonado, manifestement arrêté par des gendarmes (ICI). Une déclaration est d'ailleurs lue à l'issue de la représentation pour rappeler ces faits et protester de la réception en Allemagne d'un officiel argentin comme si de rien n'était).
Mais revenons à la modestie affichée. Mathilde Monnier déclare :
Moi, je suis une étrangère dans ce projet, cette pièce est leur pièce. Je suis là pour activer quelque chose qui leur appartient. J’amène une trame pour que surgisse leur histoire. J’ai décidé de ne pas montrer de mouvements car je souhaite que toute la matière vienne d’eux. Ensemble, nous avons composé une sorte d’abécédaire à travers lequel nous avons déconstruit toutes les danses traditionnelles. Ce travail nous a permis d’élaborer un vocabulaire commun. Sans trop les dénaturer, en les épurant. Et je pense, qu’ensemble, nous avons sélectionné des éléments chorégraphiques disant quelque chose de l’Argentine d’aujourd’hui.
En fait, on réalise soudain que cette méthode de travail est celle de Pina Bausch. Il n'est alors pas sûr que la modestie affichée soit réelle.
Il est question d'Histoire mais Mathilde Monnier stipule : « Il nous appartient dans cette nouvelle pièce d’aborder l’histoire d’un pays non à partir de la grande Histoire des évènements mais plutôt de mettre en scène ce que l’histoire ne retient pas, ce qu’elle ne montre pas, ce qu’elle oublie ». Le résultat est qu'on ne dispose d'aucune information quant au contexte historique, et rien sur "ce que l'Histoire ne retient pas".
Il aurait fallu parvenir à construire et développer un propos. Ce n'est pas le cas. Par exemple, en ouverture, Martin Gil, que l'on sent être une forte personnalité, bascule le bassin de l'avant à l'arrière et inversement, un certain temps, très sexuel. Puis on passe à autre chose. Un danseur pointe une arme imaginaire en direction d'une danseuse, tire, elle tombe, morte. Puis on passe à autre chose. Un homme habillé en femme, un transsexuel ? (renseignement pris, non), s'avance. Puis on passe à autre chose. La scène finale montre un homme jouant seul au foot, projetant un ballon sur une grille derrière laquelle un danseur en boîte de nuit danse. On réalise alors qu'on ne saura rien des Argentins. Une scène entière montre un cour de danse où le prof vire un à un les présumés mauvais élèves (à Berlin des gens rient). Pour quel sens et quel intérêt ?
Soudain, les interprètes, alignés, sont au bord du plateau, dirigés vers le public. On songe à Pina Bausch. La consigne qui leur a été donnée est claire : engagez un strip-tease. Pourquoi pas ? Tout est dans la façon de le faire. Ici, sentiment de gêne.
À l'issue de la représentation, une rencontre était organisée entre la performeuse espagnole basée à Genève (Suisse) La Ribot et Mathilde Monnier. La première dit d'entrée de la seconde, ceci, en français : « C'est une femme d'État ! ». Mais de quel État ? La première grève de l'histoire du CND a eu lieu sous la direction de Mathilde Monnier le 4 octobre dernier (ICI et ICI). Les syndicats expliquent qu'un quart du personnel a quitté le CND depuis sa venue en janvier 2014. Ils contestent les méthodes de la nouvelle équipe de direction arrivée avec la chorégraphe. Des travaux de restructuration du rez-de-chaussée du bâtiment pour 1,5 millions d'euros, et dont l'utilité est contestée (ICI), ont été réalisés. Les syndicats auraient préféré qu'une partie de cette somme serve à revaloriser les salaires. Les conditions de la nomination à un poste de direction ont été contestées (ICI). Il a aussi été fait appel à une boîte privée connue pour sa brutalité pour s'occuper des relations avec la presse. Notre premier contact avec la nouvelle équipe a été mouvementé (ICI).
De fait, on peut constater que la chorégraphe a installé autour d'elle une cour comme au temps de Louis XIV. Le monde s'organise ainsi entre "Amis" et Ennemis (ceux qui émettent une critique ou réserve ou pensent différemment sont ipso facto exclus). Bref, si le bilan de la direction Monnier du point de vue artistique est plutôt bon, il est humainement mauvais. Il serait d'ailleurs judicieux que la directrice s'interroge sur cette violence, sur sa violence. Et investisse ces questionnements dans un spectacle ? Mais peut-être ou sans doute est-il trop tard.
De fait, on peut constater que la chorégraphe a installé autour d'elle une cour comme au temps de Louis XIV. Le monde s'organise ainsi entre "Amis" et Ennemis (ceux qui émettent une critique ou réserve ou pensent différemment sont ipso facto exclus). Bref, si le bilan de la direction Monnier du point de vue artistique est plutôt bon, il est humainement mauvais. Il serait d'ailleurs judicieux que la directrice s'interroge sur cette violence, sur sa violence. Et investisse ces questionnements dans un spectacle ? Mais peut-être ou sans doute est-il trop tard.
La pièce est signée aussi d'un écrivain, Alan Pauls, argentin. Lors de cette même rencontre Mathilde Monnier expliquait avec satisfaction travailler avec une dramaturge, ce que personne ne fait dans le milieu de la danse en France. Son rôle est notamment de la « documenter ». Sauf que ce travail donne le sentiment d'être insuffisamment travaillé. Il faut dire que la durée des répétitions a été fort brève : un mois et demi. Enfin, elle a indiqué qu'elle se situait dans le champ de la performance, avec l'idée sous-jacente, que c'est très valorisant. En réalité, El Baile est un gentil spectacle inoffensif dont une professionnelle allemande importante nous confiait à raison qu'il n'est pas possible d'imaginer qu'elle en est l'auteure.
Fabien Rivière
El Baile, de Mathilde Monnier et Alan Pauls, Haus der Berliner Festspiele [Maison du Festival de Berlin], Festival Tanz im August, Berlin, Allemagne, 29 et 30 août 2017. ICI
lundi 21 août 2017
Hommage - Jerry Lewis dans « Cinderfella »
Jerry Lewis et Maria Alberghetti dans Cinderfella, film de Frank Tashlin, dont Jerry Lewis fut le producteur, sorti en 1960.
samedi 19 août 2017
John Frusciante & Josh Klinghoffer, Walls + Full Album — A Sphere In The Heart Of Silence
John Frusciante & Josh Klinghoffer, Walls
Album: A Sphere In The Heart Of Silence (2004) > Ci-dessous Album complet
Album: A Sphere In The Heart Of Silence (2004) > Ci-dessous Album complet
vendredi 18 août 2017
Agenda Danse et performance - Paris et sa région - Septembre 2017
1 — La Villette
2 — Centre Pompidou
3 — Théâtre de la Ville - Les Abbesses
4 — Plastique Danse Flore - Versailles
5 — Opéra national de Paris
6 — La Gaîté Lyrique
7 — La Briqueterie & Théâtre Jean-Vilar - Vitry-sur-Seine
8 — Micadanses
9 — Bobino
10 — Mains d'Œuvres - Saint-Ouen
11 — Centre National de la Danse - Pantin
2 — Centre Pompidou
3 — Théâtre de la Ville - Les Abbesses
4 — Plastique Danse Flore - Versailles
5 — Opéra national de Paris
6 — La Gaîté Lyrique
7 — La Briqueterie & Théâtre Jean-Vilar - Vitry-sur-Seine
8 — Micadanses
9 — Bobino
10 — Mains d'Œuvres - Saint-Ouen
11 — Centre National de la Danse - Pantin
1 — La Villette (19°)
Jan Fabre
MOUNT OLYMPUS - To glorify the cult of tragedy, a 24h performance
Vendredi 15 septembre 19h, durée 24h, sous-titré en français. En savoir +
On peut lire notre
2 — Centre Pompidou (4°)
Catherine Robbe-Grillet Les impénitentes
Un certain nombre de femmes se confesseront en public.
Gratuit, Samedi 9 septembre, 20 à 22h, petite salle. En savoir +
Noé Soulier Performing Art
Exposition chorégraphiée.
Du mercredi 13 au vendredi 15 septembre, 20h30, grande salle. En savoir +
Fanny de Chaillé Les Grands
Du mercredi 20 au samedi 23 septembre, 20h30, grande salle. En savoir +
3 — Théâtre de la Ville - Les Abbesses (18°)
NOTRE ARTICLE Danse élargie entre Danse de surface et Danse du monde
——— Danse élargie Suite !
Une sélection de créations primées lors de l'édition 2016 du Concours (à Paris et Séoul)
Avec : (La) Horde [collectif] (2° Prix, Paris), Mithkal Alzghair (1er Prix, Paris), Lyon Eun Kwon (3° Prix, Paris), Seyoung Jeong (1er Prix, Séoul), Gaëtan Bulourde (3° Prix, Séoul)
Et aussi : La Ville en Feu Le Sacre du printemps
Samedi 16 et dimanche 17 septembre. En savoir +
——— Mithkal Alzghair Déplacement (1er Prix, Concours Danse élargie 2016)
Mardi 19 et mercredi 20 septembre. Photo Laurent Philippe En savoir +
+ Paula Rosolen Puppets
Vendredi 22 et samedi 23 septembre. En savoir +
Wen Hui (Chine) Red - A Documentary Performance
Du mercredi 27 au samedi 30 septembre. En savoir +
4 — Plastique Danse Flore, Versailles (78)
Le programme est susceptible d’être modifié En savoir +
SAMEDI 23 SEPTEMBRE
11h Visite du potager 14h Carole Perdereau Ouest – 1er des Onze
14h30 Visite du potager
15h César Vayssié Coproud – Grille du Roi
16h Gaëlle Bourges et Gwendoline Robin Incidence 1327 – jardin Le Nôtre
16h Visite du potager
17h30 Antonija Livingstone, Jennifer Lacey and guests & Trembling ensemble : A method for an applied polyphony– Le Balbi
DIMANCHE 24 SEPTEMBRE
11h Visite du potager 14h Lorena Dozio Otholites – On air – Le Balbi
14h James Batchelor (Melbourne, Australie) Deepspace – jardin le Nôtre
14h30 Visite du potager
15h César Vayssié Coproud – Bassin Central
16h Lorena Dozio Otholites – On air – Le Balbi
16h James Batchelor (Melbourne, Australie) Deepspace – jardin le Nôtre
16h Visite du potager
17h30 Volmir Cordeiro L’oeil la bouche et le reste – le Balbi
5 — Opéra national de Paris
Anne Teresa De Keersmaeker Così fan tutte Opéra - Mise en scène
NOTRE ARTICLE Anne Teresa de Keersmaeker à l’Opéra : pour quels enjeux ?
Palais Garnier - Du mardi 12 septembre au samedi 21 octobre. En savoir +
George Balanchine Joyaux [Émeraudes, Rubis, Diamants]
Palais Garnier - Du mardi 19 septembre au 12 octobre. En savoir +
Ouverture de la saison de danse
Défilé du Ballet de l'Opéra national de Paris
Hans van Manen Trois Gnossiennes
Sidi Larbi Cherkaoui Faun
George Balanchine Diamants (Extrait de Joyaux)
Palais Garnier - Jeudi 21 septembre 19h30. En savoir +
6 — La Gaîté Lyrique (3°)
Danses Post-Internet rencontres
avec le collectif (LA)HORDE (Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel)
Gratuit, durée : 1h30
Jeudi 14 septembre 19h, jeudi 19 oct. 19h, jeudi 16 nov. 19h, jeudi 14 déc. 19h. ICI
7 — La Briqueterie & Théâtre Jean-Vilar, Vitry-sur-Seine (94)
Les Plateaux 2017
28 > 30 septembre En savoir +
Jeudi 28 septembre — La Briqueterie
19h30 — Daina Ashbee Serpentine
Vendredi 29 septembre — La Briqueterie
14h -— Jonas & Lander Adorabilis
15h15 — Ingrid Berger Myhre BLANKS
16h — Louis Barreau BOLERO BOLERO BOLERO pour 1 performer
16h30 > 17h — pause
17h — Jordi Galí Pavillon Fuller
17h30 — Benjamin Bertrand Rafales
Vendredi 29 septembre — Théâtre Jean-Vilar
20h — Volmir Cordeiro RUE
21h — Radhouane El Meddeb Face à la mer pour que les larmes deviennent des éclats de rire
Samedi 30 septembre — La Briqueterie
14h30 — Jessica Noita Cabine d’essayage
14h30 — Samuel Lefeuvre monoLOG
15h — Jesús Rubio Gamo BOLÉRO
15h30 — Linda Hayford Shapeshifting
15h30 — Samuel Lefeuvre monoLOG
16h15 > 16h45 — pause
17h — Satchie Noro Sillas
18h — Sylvie Pabiot Traversée
20h30 — Folk's bal avec Christian Ubl
« Artiste associé à la Briqueterie, Christian Ubl ravivera notre plaisir de danser en nous entrainant avec Marion Peuta sur la piste chauffée par DJ Moulinex ! »
8 — Micadanses (4°)
Une marche silencieuse et dansée de 25 kms entre les 4 lieux du Paris Réseau Danse
Mardi 19 — 20h30 — COMPOSITION/RÉPÉTITION
Yoann Hourcade Supernova CRÉATION
Simonne Rizzo Louis PI XIV
Arno Schuitemaker (Amsterdam) While We Strive
Mardi 26 septembre — 20h30 — ÉCRAN, MON BEL ÉCRAN,...
Capucine Goust Tselem Photo DR
Sylvain Riejou Mieux vaut partir d'un cliché que d'y arriver CRÉATION
9 — Bobino (14°)
Pockemon Crew Hachtag 2.0 - Je tague donc je suis hip hop
Du jeudi 14 septembre au samedi 7 octobre. En savoir +
10 — Mains d'Œuvres, Saint-Ouen (93)
Le Corps Collectif - Nadia Vadori-Gauthier Le crépuscule des Baby Dolls
Jeudi 14 septembre 20h. En savoir +
11 — Centre National de la Danse (CND), Pantin (93)
Week-end d'ouverture
vendredi 29 - sa. 30 sept. & di. 1er octobre
Spectacles, performances, exposition, ateliers Danses Partagées, fête En savoir +
Gerard & Kelly (Los Angeles) Reusable Parts/Endless Love performance
Gratuit, ve. 29 et sa. 30 septembre. En savoir +
ET AUSSI :
State of au Palais de la Découverte (18 oct.) et Timelining au Centre Pompidou (20 au 22 oct.)
Festival Bien fait !
Du dimanche 17 au jeudi 28 septembre En savoir +
Dimanche 17 — 10h
Joanne Leighton Walk Une marche silencieuse et dansée de 25 kms entre les 4 lieux du Paris Réseau Danse
Mardi 19 — 20h30 — COMPOSITION/RÉPÉTITION
Simonne Rizzo Louis PI XIV
Arno Schuitemaker (Amsterdam) While We Strive
Jeudi 21 septembre — 20h30 — TENDANCE SOCIO
Raphaël Soleilhavoup Low Cost CRÉATION
Samedi 23 septembre — 20h30 — COMPOSITION/RÉPÉTITION
Louis Barreau Klisis Kliseis CRÉATION Photo DRMardi 26 septembre — 20h30 — ÉCRAN, MON BEL ÉCRAN,...
Sylvain Riejou Mieux vaut partir d'un cliché que d'y arriver CRÉATION
Jeudi 28 septembre — 20h30 — OLDIES BUT GOLDIES
Jean-Christophe Bleton Bêtes de scène 9 — Bobino (14°)
Heiva i Paris
festival et compétition officielle de danse tahitienne en Europe
Vend. 8 (les Troupes), sa. 9 (les Finales) et di. 10 (les Solistes) septembre. En savoir + Pockemon Crew Hachtag 2.0 - Je tague donc je suis hip hop
Du jeudi 14 septembre au samedi 7 octobre. En savoir +
10 — Mains d'Œuvres, Saint-Ouen (93)
Le Corps Collectif - Nadia Vadori-Gauthier Le crépuscule des Baby Dolls
Jeudi 14 septembre 20h. En savoir +
11 — Centre National de la Danse (CND), Pantin (93)
Week-end d'ouverture
vendredi 29 - sa. 30 sept. & di. 1er octobre
Spectacles, performances, exposition, ateliers Danses Partagées, fête En savoir +
Gerard & Kelly (Los Angeles) Reusable Parts/Endless Love performance
Gratuit, ve. 29 et sa. 30 septembre. En savoir +
ET AUSSI :
State of au Palais de la Découverte (18 oct.) et Timelining au Centre Pompidou (20 au 22 oct.)
jeudi 17 août 2017
Paris - L'événement de la rentrée : Les 24 heures de « Mount Olympus » de Jan Fabre à La Villette
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| Mount Olympus, Photos (du haut vers le bas) 1ère - Wonge Bergmann, autres - Sam De Mol |
C'est l'événement de la rentrée, et, à vrai dire, de la saison*. La Villette à Paris présente le vendredi 15 septembre à 19 heures Mount Olympus - To glorify the cult of tragedy, du Belge d'Anvers Jan Fabre, performance de 24 heures. Nous avons vu cette pièce en six parties et quatorze chapitres, pour 28 performers, il y a un an, à Anvers (reportage photo ICI) et Bruxelles. Surprise : il n'y a aucun départ de spectateurs en cours de route ; ils vont et viennent, le bar demeure constamment ouvert, où l'on peut boire et manger (à Anvers, une appétissante assiette grecque était proposée), il est possible d'aller s'allonger pour dormir. Quand la qualité est au rendez-vous, peu importe la durée. Mount Olympus, en français Mont Olympe, est le sommet le plus élevé de Grèce. Il y est question de mythologie mais il est permis d'y voir un puissant manifeste contre la domestication des corps, qui touche d'ailleurs une bonne partie de la danse contemporaine. Est-ce pour cela qu'il aura fallu attendre plus de deux ans pour que Paris consente enfin à montrer ce travail, qui est une première française ?
Créé le 27 juin 2015 à Berlin (Allemagne), il a déjà pas mal voyagé, se posant successivement à Amsterdam (Pays-Bas), Thessaloniki (Grèce), Rome (Italie), Brugge (Belgique), Anvers (Belgique), Séville (Espagne), Vienne (Autriche), Jérusalem (Israël), de nouveau Anvers (salle de 800 places complète plusieurs mois avant), Bruxelles (Belgique), de nouveau Amsterdam. La treizième représentation aura donc lieu à Paris, devant 1.500 personnes. Et ce n'est pas fini : sont annoncés Belgrade (Serbie) le 23 septembre et Madrid (Espagne) le 12 janvier 2018. Et de quinze ! Pas mal pour une pièce de 24 heures ! C'est d'autant plus remarquable quand on sait qu'un grand nombre de pièces de danse d'une heure ne dépassent pas les dix représentations !
Fabien Rivière
* On peut consulter notre Danse à Paris - Saison 2017-2018 : Que choisir ?
Mount Olympus, de Jan Fabre, Grande Halle, La Villette, Paris, Vendredi 15 septembre, 19h, durée 24h, sous-titré en français. En savoir +
Queens of The Stone Age, The Evil Has Landed
Extrait du nouvel album de Queens of The Stone Age (USA), Villains, qui sort le 25 août, suivi d'une tournée mondiale (à Paris le 7 novembre à l'AccorHotels Arena).
Pochette de Villains.
lundi 14 août 2017
mardi 8 août 2017
Make-Up (Washington, D.C), The Joy Of Sound
The Joy Of Sound est le troisième morceau du troisième album studio du groupe Make-Up, In Mass Mind (ICI), publié en 1998.
samedi 5 août 2017
Brian Eno, « Baby's On Fire » (by Zar) + « Blank Frank » (Oskar Schlemmer, Das Triadische Ballet)
vendredi 28 juillet 2017
Avignon, Radhouane El Meddeb : Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire
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| Cloître des Carmes, (du haut vers le bas) pendant la représentation, saluts, et après la représentation, Photos Fabien Rivière © |
Radhouane El Meddeb, Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire, Cloître des Carmes, Festival d'Avignon, du 20 au 25 juillet 2017. Les interprètes sont tunisiens.
Pile, Boston (USA) : Les 4 premiers albums
Demonstration (2007, self-released)
Jerk Routine (2009, self-released)
Magic Isn't Real (2010, self-released)
Dripping (2012, Exploding in Sound)
You're Better Than This (2015, Exploding in Sound)
A Hairshirt of Purpose (2017, Exploding in Sound) publié aussi par un jeune label français, Influenza Records. En savoir +
— Nous avons publié :
Pile (Boston), Texas + Dogs + Leaning on a Wheel
Pile on Audiotree Live (Full Session), May 11, 2017
jeudi 20 juillet 2017
Arte +7 — « La Fiesta » d'Israel Galván au Festival d'Avignon
Diffusé le 19 juillet
En ligne du 19 juillet au 26 juillet 2017
« À Séville, les fêtes sont vraiment tragiques, mais il y a aussi ce que moi je vois dans les fêtes : des gestes cachés, une façon de s'asseoir, les gens qui claquent le rythme des doigts ou avec des battements de cils. Tout ce qui se passe derrière, pas seulement devant : une énergie. C'est cette énergie-là que je recherche." Entre tradition flamenca et danse contemporaine, Israel Galván réunit autour de lui huit danseurs et musiciens atypiques – et pas exclusivement flamencos – pour une création inédite – très attendue en ce 71e Festival d'Avignon –, retransmise par ARTE, en direct de la Cour d'honneur du palais des Papes. Pour restituer la vérité de "sa" fête, celle des communautés, des tribus, des familles, le chorégraphe andalou marie disciplines artistiques et fulgurance de la spontanéité, cherchant à faire corps avec le groupe pour embrasser l'universel.
La diffusion de "La fiesta" sera précédée d'une interview d'Israel Galván par Marie Labory. »
mercredi 19 juillet 2017
Avignon - Guy Cassiers et Maud Le Pladec font plouf (« Grensgeval (Borderline) »)
Le metteur en scène belge Guy Cassiers et la chorégraphe française Maud Le Pladec montent le texte de l'écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek prix Nobel de littérature 2004, Les Suppliants, publié en 2013. Cela donne Grensgeval (Borderline), en français Frontière, présenté lors du Festival d'Avignon au Parc des expositions.
En plus d'une centaine de pages, c'est la voix des réfugiés qui viennent en Europe en traversant la Méditerranée au péril de leurs vies que l'on entend, ne rencontrant une fois arrivés qu'incompréhension et rejet.
Dans ces conditions, pourquoi avoir confié à quatre comédiens Blancs, de plus de cinquante ans, deux hommes et deux femmes, le soin de dire le texte ? Ils sont assis à deux tables métalliques à droite du plateau et discutent comme quatre potes dans un café, un soir. Le ton est atone, ils pourraient tout aussi bien parler de n'importe quoi d'autre, de problèmes de logistique ou de politique agricole commune. Le dispositif neutralise la gravité du propos.
Ce sont quinze jeunes gens, dont treize Blancs, membres du conservatoire royal d'Anvers formation danse AP, qui portent la danse. Ils sont habillés de façon très mode, vêtements larges, déstructurés, coupe très travaillée, en plusieurs couches, sombres, sauvages, baskets colorées, comme des mannequins qui vont défiler pour une grande marque. Pense-t-on représenter les réfugiés ? N'est-ce pas indécent ? Dans un premier temps, Ils vont manipuler cinq poutres noires. Ce n'est pas sans intérêt, sans être passionnant, mais cela ressemble à un gentil atelier pour élèves ou étudiants en danse. La séquence en boite de nuit n'est pas de très bon goût (et quel rapport avec le texte ?). Officiellement, selon la chorégraphe, « Danser, c’est à la fois se dépenser et résister au sens où Georges Bataille l’entend. Une résistance pouvant prendre plusieurs significations: résister à la mort, résister à l’oubli, résister à la peur, résister aussi à la tentation de dire que l’on sait, que l’on peut comprendre ».
Comme dit Cassiers, « Le texte dessine nos propres limites : nous sommes incapables de faire face ». En effet.
Fabien Rivière
SPECTACLE Grensgeval (Borderline), Guy Cassiers et Maud Le Pladec, Parc des expositions (Avignon), Festival d'Avignon, du 18 au 24 juillet. Site
LIVRE
Elfriede Jelinek, Les Suppliants, L'Arche éditeur, Paris (France), 120 pages, 2016.
INTERVIEW
de Guy Cassiers RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) — Telerama
TOURNÉE > VERSION ORIGINALE
— les 20 et 21 septembre 2017, Stadsschouwburg, Amsterdam (Pays-Bas)
— les 27 et 28 octobre, Toneelhuis (Bourda), Anvers (Belgique)
— les 17 et 18 novembre, Temporada Alta, Girona (Espagne) (surtitré en catalan)
TOURNÉE > VERSION en collaboration avec le Conservatoire National Supérieur
de Musique et de Danse de Lyon (CNSMD Lyon)
— du 5 au 7 octobre, Centre dramatique national Orléans Centre (surtitré en français)— les 12 et 13 octobre, Le Phénix Scène nationale de Valenciennes (surtitré en français)
— les 18 et 19 octobre, La Filature Scène nationale de Mulhouse (surtitré en français)
— 2 décembre, Maison de la Culture d'Amiens (surtitré en français)
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