mardi 24 février 2026

« Untitled (Nostalgia, Act 3) », la danse des profondeurs de Tiran Willemse

Tiran Willemse dans Untitled (Nostalgia, Act 3), Photo Ben Zurbriggen    

Découverte lors des Swiss Dance Days 2026 à Berne, 

la pièce confirme le talent du chorégraphe  


Le solo que signe et interprète Tiran Willemse, Untitled (Nostalgia, Act 3), est une surprise. Le danseur et chorégraphe sud-africain installé à Zurich (Suisse), qui se définit comme « artiste conceptuel noir et chorégraphe » (« black conceptual artist and choreographer » en version originale), souhaite fusionner les danses qu’il a traversées, Giselle, le Kuduro et l’Alanta.


Giselle, ou les Wilis - Ballet fantastique en deux actes, est un ballet classique du XIX° siècle encore dansé aujourd’hui. Créé en 1841 à l’Académie royale de Musique – ancêtre de l’Opéra de Paris –, chorégraphies de Jules Perrot et Jean Coralli sur un livret de Théophile Gautier et Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et une musique d‘Adolphe Adam. C’est la dimension de drame psychologique qui intéresse le créateur, où Giselle sombre dans la folie. Le Kuduro est un style de danse angolais apparu dans les années 90, surnommé « la danse de la  folie ». L’Alanta est une danse nigérienne. 


On est saisi par cette plongée impressionnante et courageuse en eaux profondes, celle des abysses, dans une démarche personnelle, historique, pulsionnelle et intellectuelle aussi. Pulsionnelle au sens où la danseur semble hanté par son histoire entre Afrique et Europe, danse savante et danse populaire, danses noires et danses blanches, dominés et dominants, et semble submergé par ces milliers de gestes, ces torrents de gestes, qu’il ressuscite littéralement dans un trop plein dont il semble ne plus trop savoir que faire. D’où la question : Mais qui suis-je ? 


À l’inverse, il souhaite se ressaisir, dans une démarche intellectuelle de mise à distance, qui souhaite déconstruire la danse classique, écartant toute psychologie, pour un mouvement pur débarrassé de tout pathos. Déconstruire n'est pas détruire, mais aimer, observer, accepter certaines choses et refuser d'autres, puis reconstruire différemment. On songe, par exemple à Balanchine, ou William Forsythe, ce dernier déclarant en 1998 : « Le vocabulaire [classique] n’est pas, ne sera jamais vieux : c’est l’écriture qui date. »


Tiran Willemse dans Untitled (Nostalgia, Act 3), Photo Ben Zurbriggen  


On connaît la déconstruction des danses populaires par la danse contemporaine. Ainsi l'Espagnol Israel Galván, fou de flamenco ; l'Italien Alessandro Sciarroni avec FOLK-S will you still love me tomorrow ? qui explore le Schuhplattler, une danse typique de Haute-Bavière dans le sud de l'Allemagne dont la capitale est Munich, et du Tyrol à l'ouest de l'Autriche, dont le nom (battre la chaussure) vient du fait qu’elle consiste, littéralement, à taper ses chaussures et ses jambes avec ses mains de façon rythmique ; l'Autrichien Simon Mayer avec son solo SunBengSitting, « une pièce à cheval entre le yodel [une technique de chant], la danse folklorique et la danse contemporaine », et son trio Sons of Sissy, avec les danses et les chants de son village natal du nord du pays. La Française Dalila Belaza a travaillé avec le collectif Lous Castelous de Senergues. C'est une association fondée en 1982, qui vise à « sauvegarder et maintenir les traditions locales, notamment les danses et les chants ». Elle est basée dans le village de Senergues, 421 habitants selon le recensement de 2018 (le pic a été atteint en 1881 avec 1671 administré-e-s), dans le département de l'Aveyron, à 30 km au nord de Rodez. Lous Castelous signifie en occitan "Les Châtelains". Toutes ces œuvres sont excellentes. On peut aussi faire état du remarquable Dialogue avec Shams, du Français Mathieu Hocquemiller, avec une derviche tourneur qui vit en France, d'origine iranienne. 


Quand Tiran Willemse vient saluer, on se demande ce qu’il se passe vraiment. On connaît ce rituel qui n’étonne plus trop. Ici, dans la rencontre entre le performer et le public, ne s’agit-il pas plutôt de rejouer la rencontre entre les Indiens d’Amérique qui accueillirent les Espagnols qui viennent de débarquer, avec déférence. Christophe Colomb écrit ainsi : « ils nous firent tant d'amitié que c'était merveille ». La rencontre entre deux peuples qui va très mal finir pour le premier. 


Par ailleurs, comment peut se clore une telle proposition ? Après un tel voyage, comment revenir parmi nous ? Comme le retour dans l’atmosphère d’un engin spatial. On songe ainsi à la salle de spectacle, très large, plus large que profonde, immense, boîte noire absolument vide, dans son abstraction sidérante, éclairée comme dans un film de science-fiction. 


Quoiqu’il en soit, les historiens et les psychanalystes savent que le passé n'est pas nécessairement passé, sinon dépassé, et qu’il continue de travailler plus ou moins souterrainement. Bref, il célèbre la vie, dans une intensité rare. 

Fabien Rivière

NOS ARTICLES : 

La déflagration Tiran Willemse (« blackmilk »)

Swiss Dance Days 2026 : une oasis de danse


La pièce - site des Swiss Dance Days 2026 


Concept, direction artistique et interprétation Tiran Willemse

    Dramaturgie Andros Zins-Browne

Musique Tobias Koch

    Conseil chorégraphique Laurent Chétouane

Conception lumière Fudetani Ryoya

    Production Kelly Tuke, Paelden Tamnyen

Coproduction Gessnerallee Zürich, Arsenic – Contemporary Performing Arts Center, Lausanne

    Soutien Stadt Zürich Kultur, Fachstelle Kultur Kanton Zürich, Pro Helvetia, Schweizerische Interpretenstiftung SIS, Migros-Kulturprozent 

jeudi 19 février 2026

Swiss Dance Days 2026 : une oasis de danse

Affiche des Swiss Dance Days 2026, dans une rue de Bern, Photo Fabien Rivière

C'est un rendez-vous important de la scène européenne sinon mondiale, dédié à la danse contemporaine. Tous les deux ans, les Swiss Dance Days présentent une sélection de pièces produites dans le pays. Chaque fois dans une ville différente. 

Ils ont vu le jour en 1996, organisés depuis 2006 par Reso - Réseau Danse Suisse, qui regroupe une centaine de lieux suisses. L’évènement a été conçu sur le modèle des Rencontres chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis dans une ville limitrophe de Paris, un concours fondé en 1969, devenu un festival en 1986, consacré à la création chorégraphique contemporaine.

En 2026, direction la très belle ville médiévale de Berne pendant quatre jours, en février. Un jury composé de cinq professionnel-le-s, trois artistes et deux programmateurs (liste en fin d'article), a visionné 198 vidéos de chorégraphies produites en Suisse les deux dernières années, pour en retenir treize (idem). « La déclaration du jury » est un texte de réflexion. Il débute par cette affirmation : « Longtemps, les institutions européennes ont défini la danse à travers le prisme d’idéaux classiques et romantiques, qui dictaient précisément ce qu’un corps devait faire, la façon dont il avait à se mouvoir et ce à quoi il devait ressembler. » Aujourd'hui, la définition de la danse est jugée très « poreuse ». Les choix du jury sont précisés : « Le jury a tenu en compte des critères suivants lors de la sélection des pièces : l’actualité et la qualité artistique des pièces, le potentiel de diffusion internationale, la diversité esthétique, générationnelle et régionale »

Trois producteurs chevronnés (« Match Makers ») accompagnent les treize compagnies sélectionnées. Chacun-e soutient quatre ou cinq compagnies. Il est aussi mis en place des Salons d'artistes, en français dans le texte, qui concernent huit artistes (liste en fin d'article), et des workshops. Des discussions professionnelles sont aussi proposées. Voici les intitulés : La pratique décoloniale comme lieu artistique ; Institutions favorisant les carrières artistiques durables ; La culture comme résistance – La résistance comme culture ; Des groupes d'intérêt puissants pour la scène culturelle et chorégraphique suisse ; Organiser dans un contexte de changement : une conversation sur le travail du jury ; Développer la danse pour les jeunes publics. D'une façon générale, l'organisation a été jugée positivement. 

Saluts, à l'issue de from rock to rock... aka how magnolia was taken for granite,
de Jeremy Nedd, Photo Fabien Rivière 

ARTISTIQUE ET HUMAIN

Il est remarquable qu'une double préoccupation soit affirmée : artistique et humaine. Il s'agit de lutter contre toutes formes de discriminations dans le milieu.  

Artistiquement, l'édition s'est révélée être passionnante, avec les travaux respectifs de Thomas Hauert, Baptiste Cazaux, Tiran Willems, Bast Hippocrate, Jeremy Nedd, Mélissa Guex, Catol Teixeira et Fuego Contigo, ou intéressante, avec Trajal Harrell et Joseph Baan. Nous y reviendrons dans des articles ultérieurs. 

Humainement, un Pack de bienvenue (« Welcome Pack », en version originale), document de 34 pages, est communiqué à tou-te-s les participant-e-s, qui fixe les règles du jeu. Ainsi, des « Care persons » sont présentes. Leur rôle est « d'écouter les personnes victimes de discrimination ou de harcèlement et, si nécessaire et à la demande expresse de la personne concernée, de lui indiquer ou de la diriger vers d'autres possibilités d'aide. » Par ailleurs, « Elles offrent également l'accès à des espaces calmes ou de retraite en cas de bouleversement émotionnel, situationnel ou lié au contenu. » Un téléphone et un courriel sont ainsi communiqués. 

DOWN (full album), de Mélissa Guex, Photo Fabien Rivière

On trouve aussi cette affirmation : « Les Swiss Dance Days rejettent toute forme de discrimination fondée sur l'origine, la langue, la couleur de peau, le sexe et l'identité sexuelle, l'orientation sexuelle, les capacités physiques ou mentales, la religion, la classe sociale, le niveau d'éducation ou l'âge, et encouragent activement la diversité sociale. Une clause anti-discrimination est incluse dans les contrats conclus avec tous les partenaires. » 

Puis : « Lors de festivals réunissant divers participants – présentateurs, chorégraphes, danseurs, artistes, producteurs, techniciens et public –, des déséquilibres de pouvoir existent souvent. Les Swiss Dance Days demandent donc à tous les participants d'être conscients de leur rôle et de se traiter mutuellement avec respect et sur un pied d'égalité. » 

Il est demandé de ne pas mé-genrer la personne avec qui l'on parle. Au moment de l'inscription à la manifestation, on peut choisir son genre. On notera la recommandation : « Veuillez vous adresser aux autres de manière neutre sur le plan du genre, sauf si vous connaissez ou avez demandé le pronom d'une personne. » Ainsi, quatre genres s'expriment :  he/him  —  she/her  —  they/them [non binaire] —  other.  
Fabien Rivière
LES SPECTACLES
— VU 

Catol Teixeira > ODE

Mélissa Guex > DOWN (full album)

Trajal Harrell / Zürich Dance Ensemble > Tambourines

Joseph Baan  >  Bl0Wn 

Baptiste Cazaux  >  GIMME A BREAK !!! 

Bast Hippocrate   >  Joyaux Lourdement Sous-estimés 

Jeremy Nedd  >  from rock to rock... aka how magnolia was taken for granite

Tiran Willemse  >  Untitled (Nostalgia, Act 3) 

FUEGO CONTIGO  >  1GUH WATCH 

ZOO/Thomas Hauert  > Troglodyte, Zaungast/Zaunkönig


— PAS VU (vu uniquement un extrait vidéo sur le web) 

Company MEK  Muhammed Kaltuk  >  Same Love (Site Specific) 

Jolie Ngemi  >  MBOK’ELENGI

Théâtre de l’extrême / Luana Volet  > parade d’intimidation aigre-douce 


GENRE-S des CHORÉGRAPHES

Catol Teixeira  —   he/him, they/them

Mélissa Guex  —   she/her

Trajal Harrell   —   he/him

Joseph Baan  —  they/them

Baptiste Cazaux  —  he/him

Bast Hippocrate  —  other  

Jeremy Nedd   —  he/him 

Tiran Willemse  —  he/him, they/them 

FUEGO CONTIGO :

        Conroy Clarke Delvardo Smith  —  he/him 

        Johannes Maille  —   he/him 

        Keemie Elite  —  he/him

        Lumi Pulkkinen  —  she/her 

        Rose Dyer  —  she/her 

        Shamar Howell  —  he/him 

        Steavon O’race Thomas  —  he/him 

        Tamara Alegre  —  she/her 

        Tamara Graham-Chin  —   she/her

ZOO/Thomas Hauert  —   he/him

Company MEK -  Muhammed Kaltuk  —  he/him

Jolie Ngemi  —  she/her

Théâtre de l’extrême / Luana Volet :

        Daniela Vargas  —  she/her

        Luana Volet  —  she/her 
        Carla Manrique  —  she/her 
        Françoise Paca Gautier  —  she/her


LE JURY 


- Pascale «Baba» Altenburger, professeure de street dance et de club dance, performeuse, Berne 

- Brandy Butler, Artiste pluridisciplinaire, Zurich

- Léo Chavaz, co-programmateur du Pavillon ADC, Genève

- Lorenzo Conti, Curateur en danse, LAC Lugano & Milanoltre Festival

- Lisa Letnansky, Responsable de la dramaturgie, Tanzhaus Zürich


SALONS D'ARTISTES

Anna Chiedza Spörri   —  she/her
Simon Waldvogel   —  he/him
Soraya Leila Emery  —  she/her
BewegGrund (dir : Susanne Schneider, danse inclusive)
Marion Zurbach  —  she/her
Cédric Gagneur   —  he/him
Charlotte Mclean  —  she/her
Sami Lea Samira Bernath  —   she/her

lundi 16 février 2026

KuleeAngee (Glasgow, UK), Push It + Animated Love

Extraits de l'album 4 titres Push It, publié le 23 mai 2025 et l'album 5 titres Is It Awryt paru le 20 juin 2025 qui reprend les titres de Push It, plus le morceau All In
— Push It, Treacle Live Session - Studio 211 - Glasgow, 2025. 
—  Animated Love, Live at New From Scotland 2025, La Belle Angele, Edinburgh.
L'ALBUM Push It (écoute et achat)  >  bandcamp 
L'ALBUM Is It  Awryt (écoute et achat)  >  bandcamp
KULEEANGEE

dimanche 8 février 2026

christian fitness (Cardiff, UK), my campaign against the common cold + how do you schlep?

my campaign against the common cold, en français ma campagne contre le rhume, et how do you schlep?, en français comment tu te déplaces ?, sont extraits du 7° album de christian fitness, — groupe mené par l'épatant Andrew Falkous, aussi à la manœuvre de mclusky (nous avons publié mclusky (Bristol, UK), way of the exploding dickhead + chekhov's guns), — hip gone gunslingers, publié 4 décembre 2021. Difficile de ne pas avoir envie de furieusement danser. 
Fabien Rivière
L'ALBUM (écoute et achat)  >  bandcamp 

mardi 3 février 2026

Bande-annonce - « Dis-moi sur quel pied tu danses »

SORTIE EN SALLES : 4 FÉVRIER 
RÉALISATEUR : Philippe Ménard, danseur et chorégraphe

« Une immersion au sein d’un service de réadaptation pour personnes amputées, où le manque d’un membre devient moteur de désirs et de créativité. À travers 20 portraits mêlant témoignages, danse et poésie, patient·e·s et soignant·e·s s’engagent dans un dialogue qui révèle la force de l’élan vital. Porté par le regard chorégraphique de Philippe Ménard, où humour et décalage libèrent les corps, ce film célèbre la capacité de chacun·e à se réinventer et à avancer. » 

Philippe Ménard : « Pendant quatre années, je me suis plongé dans un service de réadaptation pour personnes amputées. J’y ai partagé le quotidien de celles et ceux qui y séjournent ou y travaillent, questionnant avec elles et eux leur rapport au manque, à la reconstruction et au désir de se remettre en mouvement. De cette expérience est né “Dis-moi sur quel pied tu danses”, un film que j’ai voulu sensible et optimiste, où se croisent vingt portraits poétisés ou dansés de patient·es et de soignant·es. »

mardi 27 janvier 2026

mclusky (Bristol, UK), way of the exploding dickhead + chekhov's guns

Extraits de l'album the world is still here and so are we, publié le 9 mai 2025. 
L'ALBUM (écoute et achat)  >  bandcamp 
POCHETTE de l'ALBUM 
mclusky

samedi 24 janvier 2026

Fred again.. (UK)

 Fred again.., CA7RIEL & Paco Amoroso - Beto’s Horns (Paris, 27th October 2025) Fred again.. & Caribou & Menor Teteu - Facilita (Lyon, Friday 24th October) Fred again.., KETTAMA & Shady Nasty - HARDSTYLE 2 (brandon's night pt.1) Fred again..  >  YouTube   —   bandcamp  
Fred again..


lundi 19 janvier 2026

Hommage - Tenor Saw, Ring The Alarm (Stalag Riddim)

Tenor Saw : 11 février 1966, Kingston, Jamaïque - 13 août 1988, Houston, Texas, États-Unis - à 22 ans.
TENOR SAW 

dimanche 18 janvier 2026

Thurston Moore > Temptation Inside Your Heart (The Velvet Underground) + Real Cool Time (the Stooges)

Thurston Moore est un musicien états-unien membre du groupe de rock Sonic Youth (1981 – 2011) en tant que guitariste et chanteur, alors marié à Kim Gordon.
— Thurston Moore  >  bandcamp   

samedi 17 janvier 2026

A$AP Rocky (USA), PUNK ROCKY

Extrait du nouvel album du rappeur A$AP Rocky, Don't Be Dumb, en français Ne soyez pas Stupide, publié hier, portrait terrifiant des États-Unis actuels. 
POCHETTE de l'ALBUM

vendredi 16 janvier 2026

Sleaford Mods (UK), No Touch (Ft. Sue Tompkins) + Elitest G.O.A.T.( Ft. Aldous Harding)

Aujourd'hui paraît le nouvel album de l'excellent duo Sleaford Mods, The Demise of Planet X, en français La Disparition de la planète X.  
ALBUM (écoute et achat)  >  bandcamp
— Suivi d'une TOURNÉE en Europe (au Casino de Paris (9° arrondissement), le mardi 10 mars > ICI). 
NOUS AVONS DÉJÀ PUBLIÉ  > ICI  
POCHETTE de l'ALBUM 


SLEAFORD MODS 

dimanche 11 janvier 2026

jeudi 1 janvier 2026

Meredith Monk & Vocal Ensemble (USA), Cell Trio I

Extrait de l'album Cellular Songs, publié le 17 octobre 2025. C'est le second volet d’une trilogie interdisciplinaire initiée par On Behalf of Nature, en français Au nom de la nature, rendu public le 11 novembre 2016. 

NOUS AVONS DÉJÀ PUBLIÉ : 

dimanche 28 décembre 2025

Photo - La danse dans l'exposition Edward Weston

Edward Weston, Dancer in Front of a Silver Screen, Glendale Studio,
Danseuse devant un écran argentée, studio de Glendale, 1921 - 1923
Margrethe Mather & Edward Weston, Nature's Mirror (The Marion Morgan Dancers)
Le Miroir de la nature (les danseuses de Marion Morgan), 1920, Tirage au palladium, 
Palladium print, Courtesy Wilson Centre for Photography  

La Maison Européenne de la Photographie (MEP) (Paris, 4° arrondissement) présente actuellement deux très belles expositions : Tyler Mitchell - Wish This Was Real, jeune afro-américain de 30 ans né à Atlanta et vivant à Brooklyn à New York, et le travail en noir et blanc Edward Weston - Modernité révélée. Il est né le 24 mars 1886 en banlieue nord de Chicago et mort le 1er janvier 1958 en Californie à 71 ans.

Concernant la première photo, le cartel précise : « Eileen Glane (née Glaue) est une danseuse active dans les années 1920, d'origine danoise, vivant à San Francisco, où elle a peut-être connu Margrethe Mather. Elle se produit à Los Angeles, où Weston la photographie dans son studio de Glendale, célèbre pour son mur aux panneaux argentés, que l'on retrouve aussi dans les photographies de Mather. » Glendale est une ville située au nord de Los Angeles (de 187.823 habitants en 2024). 

La seconde photographie concerne la danseuse états-unienne Marion Morgan (4 janvier 1881 - 10 novembre 1971, à 90 ans). « Les Marion Morgan Dancers exécutent des danses interprétatives, à bras nus et parfois pieds nus, dans des costumes vaporeux, avec un répertoire basé sur des thèmes grecs et romains, égyptiens et classiques. Ils s'inspirent par exemple de L'Après-midi d'un faune de Nijinski. Marion Morgan a des exigences spécifiques pour que ses danseurs restent en forme. Ils doivent être végétariens, à un moment donné, tous pratiquent la science chrétienne, et ils doivent tous étudier la littérature classique pour comprendre leurs rôles. Le groupe tourne dans tout le pays, faisant sensation partout où ils apparaissent. » (source : wikipédia, ICI)
Fabien Rivière
Expositions : Du 15 octobre 2025 au 25 janvier 2026.  
— Tyler Mitchell - Wish This Was RealEn savoir +    
— Edward Weston - Modernité révélée.  En savoir +