lundi 5 décembre 2016

Article - « Le butô de Hijikata et sa part bataillienne »

Hijikata Tatsumi, Photo DR

On trouve un excellent article sur Le butô de Hijikata et sa part bataillienne, de l'universitaire Patrick De Vos (biographie), dans le numéro du trimestriel Artpress 2, consacré entièrement à la Valeur d'usage de Georges Bataille, n°42, août / septembre / octobre 2016 (sommaire ICI), pages 54 - 59.

Patrick De Vos, Capture d'écran Espaces Magnétiques

EXTRAIT :
« Je me demandais s'il n'y avait pas quelque travail susceptible d'éclabousser ce monde d'une putréfaction définitive, d'y semer une peur crue, j'ai longtemps vécu avec l'envie de toucher du doigt le nœud de colère qui soutient un tel travail  », écrit-il au début de En prison (janvier 1961), un texte à bien des égards programmatique, où il en appelle à une danse comme « forme de protestation contre "l'aliénation inhérente au travail" propre à la société capitaliste », comme « activité autonome », déprise de la sphère de l'utile : « Cet usage du corps dénué de toute finalité auquel je donne le nom de "danse", je le veux être l'ennemi le plus détestable, le plus tabou de notre société de la productivité. Si la danse que je pratique a quelque chose de commun dans ses principes avec le crime, la pédérastie, les cérémonies et les rituels, c'est précisément parce que de la façon la plus ostensible, elle est l'acte même d'une exhibition, en face de ladite société de la productivité, de cette absence de fin ».   

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