samedi 10 septembre 2016
Nick Cave & The Bad Seeds, Jesus Alone
Premier morceau de l'album Skeleton Tree publié ce 9 septembre.
vendredi 9 septembre 2016
Cinéma - Le danseur Kevin Mischel dans « Divines »
Kevin Mischel, Photo Anthony Klein
Le danseur Kevin Mischel, 29 ans, joue Djigui dans le film Divines, de Houda Benyamina, sorti en salles le 30 août. La danse est chorégraphiée par Nicolas Paul, Sujet de l’Opéra de Paris depuis 2002. Le synopsis : « Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien. » Il a dansé pour Dominique Boivin et Dominique Rebaud dans Zoopsie Comedi et se produit actuellement dans deux pièces de Kader Attou, The Roots et Opus 14.
Film et séances
Fabien Rivière
Affiche et Bande-annonce de Divines
jeudi 8 septembre 2016
Cinéma - Benjamin Millepied « Relève » le niveau de l'Opéra de Paris
Benjamin Millepied entouré des réalisateurs de Relève Thierry Demaizière (à droite)
et Alban Teurlai sur le plateau du Grand Journal (Canal +) le 17 décembre 2015,
Capture d'écran Espaces Magnétiques
Benjamin Millepied aura fait un petit tour à l'Opéra de Paris, et puis s'en va. Plus précisément, il aura officié trois ans quand même comme directeur de la danse : un an et demi de préparation de son projet et un an et demi de direction effective. Le documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, Relève : histoire d’une création, suit le mouvement en quelque sorte, à travers la création du ballet du nouveau patron, Clear, Loud, Bright, Forward, en français Clair, bruyant, brillant, vers l'avant (à voir ICI). Nous sommes en juin 2015.
Benjamin Millepied est nommé à son poste à la surprise générale le 24 janvier 2013, pour une entrée en fonction en octobre 2014. On s'attendait à une personne du sérail, il a passé vingt ans aux États-Unis. Il a fait ses débuts et une bonne partie de sa carrière au New York City Ballet, où il est nommé danseur étoile (« principal dancer ») en 2002. Il a fondé fin 2011 sa propre compagnie, le L. A. Dance Project à Los Angeles où il réside (1). Il succède à Brigitte Lefèvre, qui régna vingt ans.
Mais il va annoncer sa démission le 4 février 2016 dans un communiqué sobre. Aurélie Dupont est désignée pour lui succéder le jour même. Elle est entrée en fonction le 1er août dernier.
Benjamin Millepied dans Relève, avec un Tee-shirt "Think of Me" (Pense à moi),
capture d'écran Espaces Magnétiques
Le film, que l'on revoit avec plaisir, montre la fabrication d'un ballet (d'aujourd'hui) plus que la danse proprement dite, sauf les cinq dernières minutes, et la direction du Ballet, en partie.
Le documentaire est un compte à rebours de 40 jours, la durée nécessaire pour la création de cette pièce de 35 minutes qui sera présentée dans un programme Balanchine / Millepied / Robbins. Benjamin Millepied a choisi 16 danseurs sur 154, mais uniquement dans le corps de ballet, aucune étoile, ce qui passe pour une provocation, et défend les premiers contre les seconds. « Il y a un enthousiasme, ils ont envie de travailler avec moi » dit-il. Sous entendu : pas les étoiles.
L'ancien danseur, actuel chorégraphe et directeur juge à raison les planchers de danse archaïques et donc dangereux pour la santé des danseurs, qui se produisent souvent avec des blessures mal soignées. Il les fait changer grâce à l'apport financier du mécénat et met en place un suivi de la santé des interprètes. Il dénonce la culture de la peur qui règne dans cette structure excessivement pyramidale. Il juge le niveau technique des danseurs insuffisants face à celui d'autres compagnies et s'oppose ainsi au discours lénifiant et faux parlant de « la meilleure compagnie du monde ». La « meilleure compagnie... de danse contemporaine », oui, dit-il de façon assez drôle, mais pas de danse classique. Le passage où un représentant syndical lors d'une réunion de travail reconnaît que « la régie travaille un petit peu "à l'ancienne" » et parle d'« une informatisation qui n'est pas cohérente » face à un Millepied exaspéré lâchant « Rien ne marche ! Rien ne marche ! » est aussi très drôle.
L'absence de danseuse noire par exemple ressorti d'un racisme sourd qu'il dénonce aussi à raison.
Un professionnel, ancien danseur (classique) et ancien administrateur de compagnie de danse (contemporaine), nous faisait remarquer cependant qu'il lui semblait invrai-semblable que l'assistante de Millepied passe autant de temps à le chercher au téléphone, alors qu'il est dans la maison, lui donnant le sentiment, de par son niveau de stress, de se diriger vers un burn-out, remarquait les hésitations du chorégraphe dans le choix d'un simple banc pour sa création, que la même assistante doit suivre, et jugeait peu sérieux de faire fabriquer des tutus, pour ne finalement pas les utiliser.
Quoiqu'il en soit Benjamin Millepied aura contribué de façon décisive à rénover la compagnie.
Fabien Rivière
(1) Cf notre article ICI et le documentaire Dancing is Living ICI.Film et Séances
mardi 6 septembre 2016
Libération du 7 septembre - Évasion fiscale : Mille milliards à récupérer au niveau européen
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Résumé : l'évasion fiscale permet aux multinationales de ne pas payer ce qu'elles doivent. Ces sommes qui ne sont pas dans les budgets des états, creusent des déficits, et ce sont les citoyens qui payent, à travers les politiques d'austérité.
Pour la France, nous écrivions (ICI) :
On ne doit pas oublier que les « déficits publics » sont creusés en grande partie par la fraude fiscale et l'évasion fiscale. Ainsi, « Le syndicat Solidaires-Finances publiques estime que le montant de la fraude fiscale se situe dans une fourchette de 60 à 80 milliards d'euros pour la France. Des chiffres repris à son compte en 2013 par Bernard Cazeneuve, alors ministre du Budget. Dans un rapport d'information sur la lutte contre les paradis fiscaux, les deux députés Alain Bocquet (PCF) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) écrivaient également, fin 2013, que la fraude fiscale entraînait un manque à gagner de 60 à 80 milliards d'euros par an. Une somme conséquente puisque le déficit de l'Etat s'est élevé à 85,6 milliards d'euros en 2014, selon Bercy.» (cf. Le JDD) (On peut aussi lire l'ouvrage instructif d'Alexis Spire, Faibles et puissants face à l'impôt ici)
Faut-il rappeler les conséquences de cette situation sur le délitement des politiques culturelles, par exemple ?
Fabien Rivière
Tournée française du L.A. Dance Project de Benjamin Millepied
En provenance de Los Angeles, le L.A. Dance Project de Benjamin Millepied présentera un programme de 4 pièces au Théâtre des Champs-Élysées (Paris), du 15 au 18 septembre (cf notre Agenda ICI, Lieu n°5), puis investira six villes de France.
PROGRAMME (différent selon les villes) :
Benjamin Millepied Hearts & Arrows 2014
Reflections 2013
On The Other Side CRÉATION
Reflections 2013
On The Other Side CRÉATION
Martha Graham 3 Duets (Moon, Star, White)
Justin Peck Helix 2014
Murder Ballades 2013
Murder Ballades 2013
William Forsythe Quintett [nouvelle version]
LIEUX
— Arles (sud) Fondation Luma 22, 23, 24 septembre en savoir +
Nous avons publié Benjamin Millepied en résidence secondaire à Arles
et Photos (Arles) L'espace où travaille le L.A Dance Project de B. Millepied
Nous avons publié Benjamin Millepied en résidence secondaire à Arles
et Photos (Arles) L'espace où travaille le L.A Dance Project de B. Millepied
— Nanterre (ouest de Paris) Maison de la Musique 30 septembre en savoir +
— Blagnac (nord-ouest de Toulouse) Odyssud 3, 4, 5 octobre en savoir +
— Vitré (est de Rennes) Centre culturel Jacques Duhamel 8 octobre en savoir +
— Biarritz (sud-ouest) Gare du Midi 11 octobre en savoir +
— Rungis (sud de Paris) Théâtre de Rungis 18 octobre en savoir +
dimanche 4 septembre 2016
Photos - L'Essieu du Batut à Murols, Aveyron (suite)
De nouvelles vues d'un nouveau lieu pour fabriquer ou créer du cirque et la danse, L'Essieu du Batut à Murols, en Aveyron dans le sud de la France, ont été mises en ligne (cf. ci-dessus).
Notre article de présentation du projet : ICI
jeudi 1 septembre 2016
Photos - Les 24 heures de Mount Olympus, de Jan Fabre, au Théâtre Bourla du Toneelhuis, Anvers














Pour un 1 € vous obtenez un jeton blanc et pour 5 € un jeton orange, qui vous donnent la possibilité de payer vos consommations au bar. En bas, une Greek Salad, comme de bien entendu vu le sujet de la pièce qui se situe en Grèce. Un écran à côté du bar retransmet la représentation en direct.
Gelieve geen glazen en eten mee te nemen in de zaal aub = Prière de ne pas emmener de verres et à manger dans la salle, Gelieve de deuren zacht te sluiten aub = Prière de fermer les portes doucement, Eten om de hoek = Commander à manger derrière le coin
PHOTOS FABIEN RIVIÈRE © (sauf Affiche)
Et de dix ! Bientôt onze (dans moins d'un mois) : Mount Olympus - to glorify the cult of tragedy, en français Mont Olympe - pour glorifier le culte de la tragédie, du Belge d'Anvers Jan Fabre, une performance d'une durée de 24 heures pour 28 performers (distribution ci-dessous), en 14 chapitres, a été jouée pour la dixième fois, au Théâtre Bourla du Toneelhuis, — littéralement « Maison de théâtre », — à Anvers, une salle à l'italienne de 900 places, dans le cadre du het Theater Festival (site), les samedi 27 et dimanche 28 août 2016.
La pièce a été créée le 27 juin 2015 à Berlin (Allemagne), et tourne de par le monde :
VILLE (dans le cadre de —) DATE – SALLE
Amsterdam (Julidans) 03.07.15 – Stadsschouwburg
Thessaloniki (Dimitria Festival) 10.10.15 – Concert Hall
Rome (RomaEuropa) 17.10.15 – Teatro Argentino
Brugge [Bruges] (DecemberDance) 05.12.15 – Concertgebouw
Antwerp [Anvers] (Antwerpse Kleppers) 30.01.16 – Théâtre Bourla - Toneelhuis
Sevilla 05.03.16 – Teatro Central
Vienna (Wiener Festwochen [Festival de Vienne]) 21.05.16 – Halle E, MuseumsQuartier
Jerusalem (Israel Festival) 09.06.16 – Sherover Theatre
Antwerp [Anvers] (TheaterFestival) 27.08.2016 – Théâtre Bourla - Toneelhuis
À VENIR
Bruxelles (Belgique) 24.09.2016 – Kaaitheater En savoir +
Amsterdam (Julidans) 03.07.15 – Stadsschouwburg
Thessaloniki (Dimitria Festival) 10.10.15 – Concert Hall
Rome (RomaEuropa) 17.10.15 – Teatro Argentino
Brugge [Bruges] (DecemberDance) 05.12.15 – Concertgebouw
Antwerp [Anvers] (Antwerpse Kleppers) 30.01.16 – Théâtre Bourla - Toneelhuis
Sevilla 05.03.16 – Teatro Central
Vienna (Wiener Festwochen [Festival de Vienne]) 21.05.16 – Halle E, MuseumsQuartier
Jerusalem (Israel Festival) 09.06.16 – Sherover Theatre
Antwerp [Anvers] (TheaterFestival) 27.08.2016 – Théâtre Bourla - Toneelhuis
À VENIR
Bruxelles (Belgique) 24.09.2016 – Kaaitheater En savoir +
Et la France, me direz-vous ? Alors que la pièce a été présentée à deux reprises, affichant toujours complet, à Anvers, et une fois à Bruges et l'aura été deux fois à Amsterdam, pas une date dans notre pays. On aurait pu penser que le Théâtre de la Ville à Paris, accueil traditionnel des spectacles de Fabre depuis 25 ans, le Festival d'Automne, le Festival d'Avignon ou le Festival Montpellier Danse, l'Odéon Théâtre de l'Europe ou pourquoi pas La Villette, auraient dû présenter la proposition. L'absence de la France est à vrai dire assez triste.
Car Mount Olympus est une réussite impressionnante. On peut en parler comme d'un fleuve qui coule avec une certaine puissance et tranquillité.
Le mont Olympe est d'abord la plus haute montagne de Grèce, dont le sommet culmine à 2 917 mètres. Elle fait partie de la chaîne du même nom. L'Olympe est traditionnellement le domaine des dieux de la mythologie grecque.
Il existe plusieurs étymologies du mot. Soit, d'une part, « détruire », « destructeur », « funeste » ou « coupure », « entaille », soit, d'autre part, « tourner », « s'enrouler » et « chose ronde », « sommet », pour « montagne dont les nuages s'enroulent autour du sommet ».
Du côté de la mythologie, « l'Olympe a été perçu par les anciens comme un jardin secret, la villégiature des dieux qui y passaient leur temps à festoyer (leurs mets et boisson favoris étant l'ambroisie qui les rendait immortels, arrosée du fameux nectar), à contempler le monde et à intriguer à travers les destins des hommes.
Homère décrit ce lieu comme idéal et paisible, isolé des intempéries telles que la pluie, la neige ou le vent, où les dieux pouvaient vivre dans un parfait bonheur. Ceux-ci y avaient élu domicile après avoir évincé les Titans, Ophion et Typhon. »
Jan Fabre célèbre la puissance d'agir du corps et des êtres, contre les conditionnements qui nous emprisonnent, l'appétit insatiable de vivre et de jouir de l'être humain.
Car Mount Olympus est une réussite impressionnante. On peut en parler comme d'un fleuve qui coule avec une certaine puissance et tranquillité.
Mont Olympe, Grèce
Il existe plusieurs étymologies du mot. Soit, d'une part, « détruire », « destructeur », « funeste » ou « coupure », « entaille », soit, d'autre part, « tourner », « s'enrouler » et « chose ronde », « sommet », pour « montagne dont les nuages s'enroulent autour du sommet ».
Du côté de la mythologie, « l'Olympe a été perçu par les anciens comme un jardin secret, la villégiature des dieux qui y passaient leur temps à festoyer (leurs mets et boisson favoris étant l'ambroisie qui les rendait immortels, arrosée du fameux nectar), à contempler le monde et à intriguer à travers les destins des hommes.
Homère décrit ce lieu comme idéal et paisible, isolé des intempéries telles que la pluie, la neige ou le vent, où les dieux pouvaient vivre dans un parfait bonheur. Ceux-ci y avaient élu domicile après avoir évincé les Titans, Ophion et Typhon. »
Jan Fabre célèbre la puissance d'agir du corps et des êtres, contre les conditionnements qui nous emprisonnent, l'appétit insatiable de vivre et de jouir de l'être humain.
Fabien Rivière
— Voir Mount Olympus sur CultureBox (du 10/02/2016 au 31/01/2017) ICI
— Coffret DVD Mount Olympus [13 DVD] ICI (Amazon) paru le 27 août 2016
— CD de la musique de Mount Olympus composée par Dag Taeldeman ICI paru le 23 août 2016
— Texte : Mount Olympus. The Script (en néerlandais seulement pour le moment, en anglais en 2017) ICI paru le 25 août 2016
— Reportage Photos Mount Olympus joué à Jérusalem en juin 2016 (Facebook) : ICI
— Coffret DVD Mount Olympus [13 DVD] ICI (Amazon) paru le 27 août 2016
— CD de la musique de Mount Olympus composée par Dag Taeldeman ICI paru le 23 août 2016
— Texte : Mount Olympus. The Script (en néerlandais seulement pour le moment, en anglais en 2017) ICI paru le 25 août 2016
— Reportage Photos Mount Olympus joué à Jérusalem en juin 2016 (Facebook) : ICI
Mount Olympus - to glorify the cult of tragedy :
Concept, direction — Jan Fabre
Choreography — Jan Fabre, dancers
Text — Jeroen Olyslaegers, Jan Fabre
Music —Dag Taeldeman
Dramaturgy — Miet Martens
Light design — Jan Fabre, Helmut Van den Meerschaut
Costumes — Jan Fabre, Kasia Mielczarek
Scent concept/olfactory artist — Peter de Cupere
Screen photography — Phil Griffin
Guest dramaturgs — Hans-Thies Lehmann, Luk Van den Dries, Freddy Decreus
Assistant to the director — Floria Lomme
Costume assistant — Maarten Van Mulken
Props — Roxane Gire, Alessandra Ferreri
Production manager tour — Sebastiaan Peeters
Technical direction — André Schneider
Light engineer — Helmut Van den Meerschaut
Sound and video engineer — Tom Buys
Technicians — Wout Janssens, Jan Balfoort, Vic Grevendonk
Tour planing — Sophie Vanden Broeck
With Lore Borremans, Katrien Bruyneel, Annabelle Chambon, Cédric Charron, Tabitha Cholet, Renée Copraij, Anny Czupper, Els Deceukelier, Barbara De Coninck, Piet Defrancq, Stella Höttler, Sven Jakir, Ivana Jozic, Marina Kaptijn, Gustav Koenigs, Colline Libon, Moreno Perna, Gilles Polet, Pietro Quadrino, Antony Rizzi, Matteo Sedda, Merel Severs, Kasper Vandenberghe, Lies Vandewege, Andrew Van Ostade, Marc Moon Van Overmeir, Marleen Van Uden, Fabienne Vegt
Le Français Cédric Charron dans Mount Olympus, photo Wonge Bergmann,
et quelques autres interprètes photos (N & B) Wonge Bergmann et Phil Griffin
et quelques autres interprètes photos (N & B) Wonge Bergmann et Phil Griffin
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