mercredi 15 février 2017

Danse : Le prix des places selon Benjamin Millepied

La salle du théâtre de l'Ace Hotel à Los Angeles où a joué le L.A Dance Projet les 9 et 10 décembre :
en rouge les fauteuils à 60 $, en jaune à 80 $, et en violet à 30 $. 





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Le Figaro du 5 décembre dernier, à partir d'une dépêche de l'AFP (1) a consacré un article à la nouvelle création de Benjamin Millepied, Homecoming, qui allait être donnée les 9 et 10 décembre au théâtre de l'Ace Hotel à Los Angeles, ville où le chorégraphe réside de nouveau (Benjamin Millepied, sa nouvelle vie à Los Angeles). 

Citation : « Les organisations d'arts vivants sont en effet aujourd'hui [dit le créateur] «souvent associées à des lieux qui ne répondent plus forcément à ce que cherche le public aujourd'hui, des théâtres aux allures de «temples romains» qui vendent des «billets trop chers», estime-t-il. »

Nous sommes allés voir les prix des places effectivement pratiqués. Et nous publions ci-dessous des captures d'écran du site de réservation du théâtre. Surprise : les prix annoncés sont élevés, sur trois niveaux : 30 $ [28,4 €], 60 $ [56,8 €], 80 $ [75,7 €] (pour un taux de change de 1 $ = 0,94707 € le 09/12/2016). 

Mieux, si l'on ose dire, la réservation par internet révèle une autre surprise constituée des frais de réservation : Facility Fee (Frais d'installation) fixés à 3,50 $, et Convenience Fee (Frais de commodité-facilitation) variables. Les prix grimpent donc de 30 à 38,35 $, de 60 à 74,10 $ et de 80 à 97,60 $. 

Prix des places pratiqués sur internet pour le L.A. Dance Project au théâtre de l'Ace Hotel de Los Angeles, 
9 et 10 décembre 2016, Capture d'écran Espaces Magnétiques

Le plan de la salle (cf. ci-dessus) montre par ailleurs que les fauteuils sont majoritairement proposés à 60 $ et un peu à 30 $. 

Le tout permet d'avancer que les citoyens les plus modestes sont exclus, et que la composition sociale de la salle est plutôt élevée et homogène socialement.   

Les journalistes du Figaro et de l'AFP n'ont pas vérifié les affirmations du chorégraphe.

Nous n'ignorons pas la fragilité économique des compagnies indépendantes de danse aux États-Unis (et par exemple celles qui ne sont pas exclusivement classiques), qui doivent beaucoup aux aides des fondations privées (qui peuvent être considérables, comme les 2 fois 100 millions de dollars apportés au Lincoln Center à New York récemment ICI) plus qu'à des subventions de collectivités publiques. Il n'en demeure pas moins que Benjamin Millepied n'a pas réussi à éviter les « billets trop chers ».  
Fabien Rivière
(1) Que publie intégralement Libération [lien supprimé depuis].

mardi 14 février 2017

Exposition - Cunningham à Minneapolis et Chicago

Comme nous l'avons déjà annoncé (1), le Walker Art Center à Minneapolis et le Museum of Contemporary Art à Chicago présentent une vaste exposition titrée Merce Cunningham: Temps commun (Merce Cunningham: Common Time). Petit retour en images sur quelques merveilles photographiques présentées à cette occasion. 
Fabien Rivière
        EVENTS        
Lisa Boudreau, Merce Cunningham Dance Company, Dia:Beacon # 2 [88 km au nord de New York] 
(2008), Photo by Anna Finke, courtesy of the Merce Cunningham Trust
Lisa Boudreau & Brandon Collwes, Merce Cunningham Dance Company, Dia:Beacon # 1
[88 km au nord de New York] (2007), Photo by Don Pollard, courtesy of the Merce Cunningham Trust
Emma Desjardins, Merce Cunningham Dance Company, Dia:Beacon # 1 (2007), 
Photo by Don Pollard, courtesy of the Merce Cunningham Trust
Holley Farmer & Koji Mizuta (foreground [premier plan]), Merce Cunningham Dance Company,
Dia:Beacon # 1 (2007), Photo by Don Pollard, courtesy of the Merce Cunningham Trust
     DÉPLACEMENTS     
Merce Cunningham and John Cage [right] with Merce Cunningham Dance Company, Bus trip,
Paris to Hamburg, 1966, Hervé Gloaguen / Rapho, courtesy Gamma-Rapho
Merce Cunningham and John Cage with Merce Cunningham Dance Company, Bus trip, Paris to Hamburg,
 1966, Hervé Gloaguen / Rapho, courtesy Gamma-Rapho
    ŒUVRES    
Merce Cunningham in Root of an Unfocus, 1944, Photo Barbara Morgan, 
Collection UCLA Library Special Collections Barbara and Willard Morgan Archives
Merce Cunningham and Carolyn Brown in Summerspace (1958), november 1964,
Sogetsu Art Center (Tokyo), Courtesy Sogetsu Foundation
Merce Cunningham Dance Company in Canfield, Brooklyn Academy of Music, Brooklyn, New York, 1970,
Photo James Klosty, courtesy of the photographer
 Merce Cunningham and company performing TV Rerun at Westbeth, January 1975, 
Photo Jack Mitchell, Copyright Jack Mitchell/Getty Images
Thomas Caley, Lisa Boudreau and Glen Rumsey in Scenario, Palais Garnier, Opéra national de Paris, Paris, France,
 January 1998, Photo Jacques Moatti, courtesy of the photographer

samedi 11 février 2017

Photo - Nuages

Juste avant le début de la conférence de presse de présentation de la saison 2017-2018 de l'Opéra national de Paris, Opéra Bastille, 25 janvier 2017, Photo Fabien Rivière © 

mardi 7 février 2017

Michel Onomo "Meech de France", « Meet » @ Centre Georges Pompidou Fête ses 40 Ans


@ Centre Georges Pompidou Fête ses 40 Ans - Collections du Musée national d’art moderne, Paris, France
Museum Live - 19 janvier 2017
Directed by ShotbyME
Music : Ablaye Cissoko & Volker Goetze - Kana Maloundi

lundi 6 février 2017

L'Afrique donne du souffle à la 19° Biennale de danse du Val-de-Marne


L'Afrique donne du souffle à la 19° Biennale de danse du Val-de-Marne, qui dure un mois, du 1er mars au 1er avril. Avec pas moins de huit chorégraphes (sur un total de trente-trois).

La manifestation se déploie dans 17 théâtres de ce département du sud de Paris, mais aussi ailleurs en Île-de-France, dans 9 lieux. Aux spectacles sont adjoints deux expositions photos, une sélection de 12 court-métrages de vidéo-danse consacrée aux croisements entre les arts plastiques et la danse, en provenance de 7 pays, et deux colloques — Danse contemporaine : questions d'Afrique au Château de Morsang-sur-Orge et Dancing Museums : danse et publics en mouvement au Musée du Louvre. La revue Repères, cahier de danse, que publie la Briqueterie à l'origine de l'événement, publiera un nouveau numéro consacré à Danse et/au musée (numéro 38-39, site).

PRÉSENCE AFRICAINE 

Radhouane El Meddeb, Photo Agathe Poupeney - PhotoScene.fr

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L'excellente dernière création de Radhouane El Meddeb, À mon père, une dernière danse et un premier baiser, découvert lors du Festival Montpellier danse en juillet dernier (on peut lire notre La danse au père de Radhouane El Meddeb), ouvre en quelque sorte le bal. Et le clôt avec le quatuor Au temps où les arabes dansaient... que l'on peut aussi conseiller. 

Ti Chèlbè de Kettly Noël, Photo Antoine Tempe


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Une soirée décline deux solos — Gula de Vincent Mantsoe (10 minutes, Afrique du Sud), Le Kombi de Jeannot Kumbonyeki (20 minutes, Kinshasa, République Démocratique du Congo), — et un quatuor constitué de deux danseurs et de deux musiciens, Ti Chèlbè de Kettly Noël (30 minutes, Haïti).

We almost forgot de Qudus Onikeku, Photo Adeyinka Yusuf 





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We almost forgot de Qudus Onikeku (Niger) mobilise six interprètes et travaille les traces que garde notre corps des douleurs et traumatismes, mais en souhaitant les transcender. Le solo Métamorphose de Judith Olivia Manantenasoa (Madagascar) se penche sur le déséquilibre, aussi bien physique que psychique. 

Figninto, l’oeil troué de Seydou Boro et Salia Sanou, Photo Margo Tamizé
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Seydou Boro et Salia Sanou sont natifs du Burkina Faso où ils ont fondé dans la capitale Ouagadougou La Termitière premier Centre de Développement Chorégraphique d'Afrique sur le modèle de ceux existants en France. Boro et Sanou étaient associés à Irène Tassembédo comme co-directeurs artistiques de la Triennale Danse l'Afrique Danse en novembre 2016. Seydou Boro est aussi en résidence longue depuis deux ans à la Briqueterie. Il propose le quatuor Le Cri de la Chair, les deux compères signent le trio Figninto (l’œil troué), et le musicien Laurent Blondiau et Salia Sanou s'associent pour Kawral. qui rassemble 5 musiciens et 5 danseurs. 
 
L'Afrique est aussi présente dans le fort bon Le Tour du monde des danses urbaines en dix villes d'Ana Pi, Cecilia Bengolea et François Chaignaud, sous la forme d'une conférence dansée qui sollicite la participation, sans démagogie, du public. 

PRÉSENCE FRANÇAISE

Moto-cross de Maud Le Pladec, Photo Eric Soyer

Côté français on note la présence de deux centres chorégraphiques nationaux avec le 20 danseurs pour le XX° siècle et À bras-le-corps le très beau duo avec Dimitri Chambras de Boris Charmatz (Rennes) et trois pièces de Maud Le Pladec (Orléans). 

Et le spleen comme science de Frank Micheletti, une déambulation immersion d'Anne Collod, les peintres Klimt et Schiele de Christian Ubl (Autrichien vivant en France), le tango de Catherine Berbessou, les marionnettes de Denis Plassard, le solo avec piano de Sébastien Laurent, l'histoire israélienne de Roy Assaf et enfin Christian et François Ben Aïm qui collaborent avec le musicien Ibrahim Maalouf. Côté cirque, Yoann Bourgeois. 

PRÉSENCE INTERNATIONALE

Outre l'Afrique, le déplacement mondial se poursuit avec la québécoise Marie Chouinard qui présente quatre pièces — Jérôme Bosch : le jardin des délices, Prélude à l'après-midi d'un faune avec Le Sacre du printemps, et Conférence dansée n°2 — et avec les Belges Nicole Mossoux avec Patrick Bonté, la Suisse Lucie Eidenbenz et l'Autrichien Chris Haring. Les artistes de Dancing Museums investissent le MAC VAL - Musée d'art contemporain du Val-de-Marne (avec les chorégraphes Tatiana Julien, Juan Dante Murillo, Fabio Novembrini, Connor Schumacher et Lucy Suggate).
Fabien Rivière
> SITE

Polémique - Le Bal nègre ouvrira sous un autre nom

Après une vive polémique, la salle parisienne est rebaptisée par son nouveau propriétaire.
Le Monde, 6 février 2017. > ICI 

dimanche 5 février 2017

2016 -— Anne Teresa De Keersmaeker présente «Work / Travail / Arbeid» au Centre Pompidou Paris


Du 26 février au 6 mars 2016, Anne Teresa De Keersmaeker a présenté Work / Travail / Arbeid au Centre Pompidou (Paris, France), pièce créée au Wiels - Centre d'art contemporain à Bruxelles (Belgique). 
Nous avons publié : Deux expositions à Bruxelles : Anne Teresa De Keersmaeker, Work/Travail/Arbeid + Work on Paper

jeudi 2 février 2017

Elie Hay — Alberica Giulia, Fall-Winter 2014-2015


Nous avons publié : Disparition de Elie Hay

Ivo Dimchev à Bordeaux, Pretty Birds + Summertime

Ivo Dimchev est un performer Bulgare, soutenu par le Kaaitheater (Bruxelles, Belgique) comme Artiste en résidence de 2013 à 2016 (En savoir +). Il a joué le samedi 28 janvier au Glob Théâtre à Bordeaux, une ville du sud-ouest de la France (En savoir +).

Jean-Luc Verna, « Uccello, uccellacci & The Birds »


Jean-Luc Verna présente Uccello, uccellacci & The Birds à la Ménagerie de Verre (Paris) les vendredi 17 et samedi 18 mars (Festival Etrange Cargo > Site) et au Théâtre Auditorium de Poitiers (TAP) Scène nationale les mercredi 12 et jeudi 13 avril  (Festival À Corps > Site).  

dimanche 29 janvier 2017

Le projet d'Yves-Noël Genod autour de Proust

 «  3 rendez-vous pour se retrouver 
Remise Venise, le 21 janvier, Armentières (Le Vivat, festival Vivat La Danse !) En savoir +
La Recherche, du 21 au 25 février, Théâtre des Bouffes du Nord (Paris)  En savoir +
La Beauté contemporaine, du 14 au 16 mars, Ménagerie de Verre (festival Etrange Cargo, Paris) En savoir +
Venez aux 3 ! 
C’est un seul et même projet autour de Marcel Proust, mais masqué de formes très différentes… » 
Yves-Noël Genod 
Yves-Noël Genod parle du projet à la Ménagerie de Verre

France - Tournée 2017 de Rock The Ballet


La tournée de Rock The Ballet, débutée en France en juillet 2016, se poursuit du 25 février au 8 avril 2017.
VILLES (par ordre chronologique) : Drancy, Franconville, Toulouse, Avignon, Sanary-sur-Mer, Carcassonne, Paris (deux dates au Casino de Paris), Romorantin-Lanthenay, Voiron, Annecy, Caluire-et-Cuire, Cournon-d’Auvergne, Roubaix, Rueil-Malmaison, Saint-Quentin, Noisy-le-Grand, Abbeville, Montpellier, Marseille, Orange, Romans-sur-Isères, Niort, Mérignac, Cholet, Le Mans, Tours, Saint-Malo. En passant par Genève (Suisse), et Andorre.    > AGENDA

Norihito Ishii, bud-蕾公演シーン2 石井則仁作「SAMON」and others pieces

vendredi 27 janvier 2017

Photos - La salle modulable de l'Opéra de Paris

(ci-dessus) À gauche, la salle de répétition de l'orchestre et en bas sa climatisation, au fond à droite à mi-hauteur la future entrée au niveau du rez-de-chaussée sur la rue. 
Photos Fabien Rivière ©




À l'issue de la conférence de presse de présentation de la saison 2017-2018 de l'Opéra national de Paris, à l'Opéra Bastille ce 25 janvier, il était proposé de visiter la salle modulable, qui y dort depuis 30 ans. En la découvrant, le choc est assuré, d'autant plus qu'il y fait un froid polaire, et on se dit que le cinéaste russe Andreï Tarkovski aurait adoré cet espace vide sauvage à l'atmosphère industrielle, post-humain. Les tailles sont respectables, dans une enveloppe de béton : 27 mètres de large (la profondeur de la première photo), 40 mètres de profondeur (de droite à gauche, en démontant la salle modulable qui accueille les répétitions de l'orchestre, située à gauche) et une hauteur de 16 mètres. Pour un volume de 50.000 m3. 

L'Opéra souhaite communiquer sur ce qu'il nomme « l'achèvement du projet de l'Opéra national de Paris », longtemps bloqué, qui aboutirait enfin. L'établissement dispose depuis la fin du XIX° siècle, 1898 pour être précis, d'un lieu inconnu du public, mais nécessaire à son fonctionnement, les Ateliers Berthier, situés à Paris au nord-ouest, conçus par Charles Garnier avec l'aide de Gustave Eiffel : « Historiquement dédiés à la fabrication et à la rénovation de décors (toiles) pour le Palais Garnier, ils constituent également un lieu de répétition et un espace de stockage de décors et costumes ainsi qu'une plateforme logistique. » 

En récupérant l'intégralité de ses espaces à l'Opéra Bastille, l'Opéra pourra libérer les Ateliers Berthier afin qu'y aboutisse un autre projet, celui d'une Cité du théâtre sur les 20.000 m2 du site : l'Odéon Théâtre de l'Europe, qui y dispose déjà d'une seconde salle depuis 2003 va s'agrandir, la Comédie française y construira une salle modulable de 500 à 600 places et le Conservatoire national supérieur d’art dramatique y emménagera (cf. Le Monde). Le tout forme un projet à 150 millions d'euros.

À l'Opéra Bastille, le projet final estimé à 60 millions d'euros comprend la salle modulable et un terrain adjacent inoccupé, le "terrain des délaissés". La salle servira aux répétitions et pourra accueillir jusqu'à 800 spectateurs. Le tout doit aboutir en 2022. 
Fabien Rivière 

jeudi 26 janvier 2017

Photos - Le chorégraphe Iván Pérez, invité par le Ballet de l'Opéra de Paris en mai 2018










 Iván Pérez interrogé par un journaliste après la conférence de presse de présentation de la saison 2017 - 2018 de l'Opéra national de Paris. Photos Fabien Rivière © 

Le chorégraphe espagnol installé aux Pays-Bas Iván Pérez est l'un des deux jeunes chorégraphes, avec le suédois Alexander Ekman, les deux ont 33 ans, qu'invite pour la première fois le Ballet de l'Opéra national de Paris que dirige Aurélie Dupont (on peut lire notre La saison Danse 2017 - 2018 de l'Opéra de Paris : prudence et hausse des prix). Il était présent à Paris lors de la conférence de presse de présentation de la saison 2017 - 2018 de l'Opéra de Paris le 25 janvier. 
Fabien Rivière
Programme Thierrée / Pite / Pérez / Schechter : En savoir +

lundi 23 janvier 2017

Mediapart : Le performer russe Piotr Pavlenski participera à la soirée «Sonnons l'alarme!» lundi 23

MEDIAPART —  
Piotr Pavlenski, l'un des artistes les plus connus en Russie pour ses «performances», est en France, où il demande l'asile politique. Revendiquant un «art politique» qui dénonce le régime de Vladimir Poutine, il se trouve sous la menace d'un dossier judiciaire qui peut lui valoir dix ans de camp. Il participera lundi 23 janvier 2017 à la soirée organisée par Mediapart au Théâtre du Rond-Point [Paris] à 20h.  
> En savoir +
Cet événement sera également retransmis en direct et en accès libre sur le site de Mediapart, YouTube, Dailymotion et Facebook.
Suture, juillet 2012, Piotr Pavlenski, Photo Piotr Pavlenski

dimanche 22 janvier 2017

La saison Danse 2017 - 2018 de l'Opéra de Paris : prudence et hausse des prix

La saison Danse 2017 - 2018 de l'Opéra national de Paris sera officiellement dévoilée le 25 janvier. Mais nous pouvons déjà la présenter en détail.  

Les propositions, déclinées en 13 programmes, sont prudentes, constituées principale-ment de reprises de pièces connues de noms connus avec Pina Bausch, Anne Teresa De Keersmaeker, Maurice Béjart, Rudolf Noureev, George Balanchine, John Cranko, Benjamin Millepied, Frederick Ashton. 

Alexander Ekman, Photo DR
Iván Pérez, Photo DR

Quelques créations cependant, de Saburo Teshigawara et James Thierrée (dans les espaces publics) ainsi que de deux nouveaux venus : le suédois Alexander Ekman, 33 ans, et l'espagnol basé aux Pays-Bas Iván Pérez, 33 ans. C'est peu.

Anne Teresa De Keersmaeker présentera de nouveau l'opéra Così fan tutte de Mozart au Palais Garnier  en septembre prochain, qui va être créé ce 23 janvier. 

Le directeur de l'Opéra de Paris Stéphane Lissner débute son éditorial qui ouvre la brochure de la saison 2017-2018 par l'affirmation selon laquelle l'Opéra « reste encore hors d'atteinte pour beaucoup, qui estiment, à tort ou à raison, que nos théâtres leur sont fermés, qu'ils n'y ont par leur place, pire, qu'ils n'y sont pas les bienvenus. (...) Je veux lutter inlassablement contre ce sentiment compréhensible mais en réalité infondé (...) je veux ouvrir nos portes, rendre l'Opéra abordable, y compris économiquement ». 

Mais, d'une part, il ne formule aucune proposition précise, et, pire, dans le même temps, et sans le dire ou s'en expliquer, les prix grimpent de façon vertigineuse du côté de la danse par exemple, avec des prix de places à 209 € en catégorie Optimum pour 
Orphée et Eurydice de Pina Bausch et 176 € en catégorie 1 et 143 € en catégorie 2 (donné au Palais Garnier, un théâtre à l'italienne, il existe bien des prix de places moins élevés mais la visibilité n'est pas bonne...), à 170 € en place Optimum pour Joyaux de Balanchine et 140 € en catégorie 1 et 120 € en catégorie 2, et enfin 150 € en Optimum pour Play de Alexander Ekman et Onéguine de John Cranko, et 125 € en catégorie 1 et 95 € en catégorie 2. Nous reproduisons à la fin de l'article une partie de la grille tarifaire.

Il n'existe toujours pas de tarifs sociaux à l'Opéra de Paris (contrairement au Théâtre National de la Danse Chaillot).
Fabien Rivière
operadeparis.fr 

PS - Nous n'ignorons pas qu'il existe depuis deux ans un dispositif où chaque saison douze représentations sont réservées aux moins de 28 ans où les places sont à dix euros (pour un total de 12.000 places). Il vient d'être complété par un nouveau dispositif qui vient d'être annoncé : « 25 000 places qui seront proposées à tarif réduit aux moins de 40 ans, avec une soirée réservée par mois (sauf en janvier). En outre, 1 000 places seront proposées à 250 familles qui ne sont jamais venues à l'Opéra, réparties dans quatre spectacles ([deux opéras :] La Veuve joyeuse, Le Barbier de Séville, [deux ballets :] Don Quichotte et La Fille mal gardée) à 25 euros par adulte et 10 euros par enfant de moins de 18 ans. » (source AFP)

Mais il faut mettre ces initiatives en regard du chiffre d'
« un petit peu plus d'un million de spectateurs » attendus cette même saison, comme l'a annoncé le directeur Stéphane Lissner. Ainsi, 37 250 places à un tarif avantageux représentent 3,725 % du total des places proposées à la vente sur une saison. 

G = Palais Garnier - B = Opéra Bastille
        PROGRAMME DANSE      

GALA - Ouverture de la saison de danse : Défilé du Ballet de l'Opéra national de Paris + Hans van Manen Trois gnossiennes + Sidi Larbi Cherkaoui Faun + George Balanchine Diamants  G - 21 SEPT 

George Balanchine Joyaux  G 

George Balanchine Agon + Saburo Teshigawara Création + Pina Bausch Le sacre du printemps  G 

Alexander Ekman (Suède) Play  G 

Rudolf Noureev Don Quichotte   B

John Cranko  Onéguine  G 

Benjamin Millepied Daphnis et Chloé + Maurice Béjart  Boléro   B

Pina Bausch  Orphée et Eurydice  G 

Sasha Waltz  Roméo et Juliette   B

École de danse - Démonstrations & Spectacles : Ivan Clustine Suites de danses +  Jiří Kylián Un ballo + John Neumeier  Spring and Fall   G 

Anne Teresa De Keersmaeker Quatuor n°4 + Die Grosse Fugue + Verklärte Nacht  G 

James Thierrée Création [dans les espaces publics] + Crystal Pite The Seasons' Canon [reprise saison précédente] + Ivan Perez (Espagne) Création + Hofesh Shechter The Art of Not Looking Back [nouvelle version] G 

Frederick Ashton La fille mal gardée G