mardi 21 février 2012

De la peau aux os

Juin 2010, de gauche à droite : Aloun Marchal, Roger Sala Reyner et Simon Tanguy

Juin 2010 : le trio constitué des Français Simon Tanguy et Aloun Marchal et de l'Espagnol Roger Sala Reyner remportent avec la pièce Gerro, Minos and Him le deuxième prix de la première édition du concours Danse élargie, initiative de Boris Charmatz et Emmanuel Demarcy-Mota, respectivement directeurs du Musée de la Danse de Rennes et du Théâtre de la Ville de Paris, qui s'est déroulée dans la salle historique de mille places du Théâtre de la Ville. Ils ont présenté, comme les vingt autres candidats, une pièce de 10 minutes. Il reste à développer le propos dans une création plus longue.

Juin 2010 : Roger Sala Reyner et Simon Tanguy dans Gerro, Minos and Him.

Ces jeunes gens se sont rencontrés lors de leurs études au SNDO d'Amsterdam (School for New Dance Development, site et blog), une école supérieure de danse qui est l'un des départements de l'Amsterdam School of the Arts (site).

Février 2012 : nous sommes à Amsterdam pour découvrir enfin la création de 45 minutes, dans le cadre du Something Raw Festival (agenda), que l'on peut traduire par Festival de Quelque Chose de Cru. Entre-temps, Roger Sala Reyner, encore étudiant au SNDO, a été embauché par Meg Stuart pour Violet, où il est impressionnant, retardant l'avancement du projet. 

Premier constat : les trois interprètes ne portent plus comme seuls vêtements un T-shirt avec bonnet pour l'un, un T-shirt et une paire de baskets pour l'autre, une ample chemise blanche avec écharpe rouge pour le dernier. Et ils ne semblent plus s'être roulés (ou avoir joué ?) dans la terre peu de temps auparavant. C'est que le sentiment contradictoire d'être à la fois ici et dans un ailleurs absolu était puissant, troublant, réjouissant. Nous songions même à la mythologie, au sujet de laquelle l'italien Roberto Callasso pouvait écrire : « Ces choses n'eurent jamais lieu, mais elles sont toujours » (Les noces de Cadmos et Harmonie, Gallimard). Mais nous ne sommes plus familier des histoires mythiques, de celles où Thétis est transformée en seiche, où Zeus monte au ciel sur la croupe d'un bouc, où Némésis crache sur sa poitrine pour éloigner le malheur. La dimension tragique est perdue, comme le désespoir de Cyparisse qui, fuyant Apollon qui lui faisait la cour, se changea en cyprès. 

Février 2012 : Gerro, Minos and Him, Photos Stephan van Hesteren  

Pour l'espace, on pense à Merce Cunningham, dans cette façon d'envisager chaque interprète comme le centre. Plus : il crée  lui-même l'espace qui l'entoure, qui se trouve constamment modifié en fonction des trajectoires des uns et des autres, et de l'infini variété de leurs dispersions ou de leurs regroupements. Suivre cette reconfiguration constante est absolument passionnant et émouvant.

La pièce tisse de façon très originale physicalité, théâtralité (mais sans pratiquement aucune parole) et frontalité. La physicalité est ondulatoire et jubilatoire. Elle peut être explosive, au sens de pêter la forme. C'est un corps de la dépense, sans compter, et en ce sens très généreux. Contre l'ensemble des dressages qui nous limitent, qui nous contrôlent, qui nous font être si sage. Les interprètes ne peuvent s'empêcher d'éprouver la présence de l'autre. Le toucher, le palper. Et plus encore. La théâtralité quant à elle porte des personnes, des personnages. Rien n'est précisé quant aux identités des uns et des autres. Cette indéfinition ne pose pas de problèmes. 

Quant à la frontalité, dans le théâtre ou la danse, elle peut aller de la faible intensité à l'intensité maximale. Yves-Noël Genod écrivait récemment dans son blog, au sujet d'un (magnifique) solo : «Hier, j’ai donné en notes ce conseil à Thomas Gonzalez : « Il ne faut absolument pas attirer l’attention sur toi. » Je crois que c’est ce qu’on peut dire de plus censé à un acteur, de plus important, ne pas attirer l’attention (du spectateur) sur soi.» Gerro, Minos and Him sollicite beaucoup le spectateur, et sans doute un peu trop. Partant de la surface de la peau pour l'intérieur du corps, de la peau aux os dans un vertigineux voyage au travers des différentes couches du corps, le trio perd ainsi un peu sa puissance expressive et poétique en route. Cependant, il peut facilement la retrouver. 

Quoiqu'il en soit, depuis plus d'un an et demi nous avons pu suivre l'évolution des travaux des lauréats de la première édition du concours Danse élargie. Gerro, Minos and Him demeure la meilleure surprise, évitant l'humour complaisant de l'un et la propreté de premier de la classe de l'autre. Bref, il évite le formatage.  ◯

TOURNÉE de Gerro, Minos and Him : 
▷ Brakke Grond, Something Raw Festival, Amsterdam, 15 et 16 février 2012 >ici
▷ Zeitraumexit, Mannheim (Allemagne), 7, 8 et 9 mars 2012 >ici
▷ NOUVELLES DATES Spring Dance 2012 (19-29 avril, site), Utrecht [20 km au sud d'Amsterdam], Pays-Bas, les 27 et 28 avril, dans le cadre de Young Makers Marathon (site), douze jeunes chorégraphes issus de deux écoles supérieures, PARTS (Bruxelles, site) et le SNDO (Amsterdam, site et blog).
▷ Het Veem Theater (ici), Amsterdam, 18 et 19 mai 2012
– Rencontre organisée par Janneke Raaphorst, avec le trio,
20 février 2012 >ici 


Février 2012, le 1er : Interviews d'Aloun Marchal et Roger Sala Reyner, lors d'une rencontre avec présentation d'extraits, La Danse contemporaine, c'est pas très compliqué! (ici), à l'Institut Français des Pays-Bas à Amsterdam (site); vidéo réalisée par Marie Aurélie Elkurd - Institut Français des Pays-Bas à Amsterdam, Sous-directrice : Sonia Leverd, Directrice : Isabelle Mallez. 



NOUS AVONS AUSSI PUBLIÉ 

7° édition du Festival International de Danse à Marrakech

Photo : Saadi My Mhamed
« Du 3 au 10 mars 2012 aura lieu à Marrakech la 7° édition du Festival International de Danse à Marrakech, « On Marche ».

Au Maroc, « On Marche »  tente d’impulser un rythme, recherche un élan, un creux dans lequel la danse pourrait se loger, et dans lequel se glisseraient les artistes marocains et le public.

Toujours précaire, la marche louvoie la chute, elle l’invente, l’appelle, et y échappe ; un écart. 

Dans cet écart la chute est à la fois suspendu, probable et imminente. Son évitement nécessite une poussée de l’arrière vers l’avant : un élan, une énergie. »
▷ Site du Festival ICI
▷ Consulter aussi LÀ

dimanche 19 février 2012

L'Europe de la Culture est mal partie

Le 6 juillet 2011, le Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelle (Syndeac), qui œuvre dans le domaine du spectacle vivant, mettait en ligne une pétition pour défendre le programme Culture de l'Union Européenne, intitulée "Nous voulons pour l'Europe un autre souffle, une véritable ambition artistique et culturelle" (ici), que nous re-publions ci-dessous. Sept mois plus tard, elle a obtenu 363 signatures.

Le texte est intéressant mais ne fait pas mention des pays qui connaissent une grave crise dans le domaine de la Culture : Grèce, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Portugal, etc. Un mot de solidarité en leurs directions n'aurait pas été de trop. Cet oubli est problématique. 

De même, si le mot «Europe» réfère dans la pétition à l'Union européenne (créée en 1957, aujourd'hui constituée de 27 états, site), on ne doit pas oublier le Conseil de l'Europe (créé en 1949, 47 pays, site).  



Parler d'«Europe» devrait toujours signifier ces trois dimensions : l'Union européenne (et ses instances), la situation concrète de chaque pays, et le Conseil de l'Europe.

La question du sens du mot «Culture» se pose aussi. Le centre de ressources Relais Culture Europe (site) est une création de l'Union européenne pour la France. Il explique très clairement que l'Union européenne ne défend pas la Culture mais bien la Culture qui peut justifier d'une dimension européenne, ce qui en limite très fortement la définition et donc la portée : « Le programme "Culture" vise, par le développement de la coopération culturelle transnationale, à mettre en valeur l'espace culturel partagé par les Européens et fondé sur un héritage culturel commun, et à favoriser ainsi l'émergence d'une citoyenneté européenne. Il est doté d’un budget de 400 millions d’euros pour la période 2007-2013 (source). » On trouve une autre présentation sur le site de l'Union européenne ici. Ainsi, tous ceux qui pensent que l'Europe pourra/it se substituer aux pays (devenus) défaillants se trompent. Sauf à interroger et modifier cette exigence.

Les dossiers que les compagnies remettent pour obtenir des financements de la Communauté européenne sont, d'après les témoignages, très lourds et complexes à constituer, et de fait hors de portée des petites et moyennes structures. Il faut payer un spécialiste spécifiquement pour cette tâche. 

Il serait souhaitable qu'un colloque ou des états-généraux de la Culture en Europe soient organisés à Paris, faisant la part belle aux témoignages des professionnels de nombreux pays, et que soit ouvert un site internet européen de combat et d'information pour défendre la Culture en Europe, comprenant notamment tous les articles et études consacrés à ces questions.

Mais nous avons beaucoup de mal à penser hors du cadre national. Ce qui n'aide pas à penser et à agir en «Europe».  ◯

PÉTITION initiée par le Syndeac

Nous voulons pour l’Europe un autre souffle, une véritable ambition artistique et culturelle


Institutions européennes et gouvernements élaborent en ce moment même les objectifs et les lignes directrices des futurs programmes de l’Europe. Ces programmes s’inscrivent dans une nouvelle prospective appelée « stratégie EU 2020 » dans laquelle la politique culturelle serait réduite à ses seules dimensions économique et d’inclusion sociale.

Ce qui nous menace c’est l’abandon ou la baisse du Programme Culture, l’impossibilité d’inscrire des projets à dimension culturelle dans les fonds structurels et le risque de les vider de leur sens, s’ils ne peuvent plus soutenir la création artistique.

Nous ne voulons pas de cette régression.

Parce que cela mettrait en ruine l’édifice culturel européen patiemment construit depuis plus de vingt ans par les Etats, les collectivités territoriales, les artistes et les opérateurs culturels.

Parce que l’Europe se construit sur la certitude que les peuples, débarrassés des tyrannies et librement associés, progressent ensemble vers un destin commun, fondamentalement démocratique et nourri par une conception partagée du rôle de l’art et de la culture.

Parce que le projet européen lui-même traverse une crise de légitimité et que les vieux démons du passé ressurgissent.

C’est au contraire dans la création artistique et la recherche que s’inventent les idées, les formes, l’imaginaire du futur. Elles forment le creuset d’innovations esthétiques et sociales d’où jaillit la diversité. C’est dans l’accès du plus grand nombre à cette richesse que se construisent les sociétés inventives, créatives et démocratiques auxquelles nous aspirons.

Nous, artistes et citoyens, interpellons la Commission, le Parlement européen et nos gouvernements respectifs pour obtenir le renforcement du budget du Programme culture et la garantie de soutien des projets artistiques et culturels dans les autres programmes.

Nous voulons pour l’Europe un autre souffle, une véritable ambition artistique et culturelle.
◆   ◆   ◆
NOUS AVONS PUBLIÉ 
Menaces sur la danse et la culture aux Pays-Bas
Menaces contre la culture en Hongrie, Bosnie-Herzégovine et Italie

La succession de Serge Lifar vendue aux enchères en mars à Genève

Portrait de Serge Lifar, par Rajak Ohanian,
On peut consulter son site de portraits en noir et blanc ici 
                                                                                                                              
Genève, le 8 février 2012 (AFP). Les biens laissés par le danseur et chorégraphe Serge Lifar (1905-1986) seront dispersés aux enchères en mars prochain à Genève, par les héritiers de sa légataire universelle et amie de coeur, la comtesse Lillan Ahlefeldt (1914-2008).

Selon le commissaire priseur Bernard Piguet, de l'Hôtel des Ventes de Genève, Serge Lifar a été "le grand amour" de la comtesse, qui a vécu à ses côtés pendant presque 30 ans, et qui a été la légataire de ses biens.

La comtesse Lillan Ahlefeldt et Serge Lifar 

Parmi les objets mis en vente, et dont l'estimation globale est de 1 million de francs suisses (800.000 euros), figurent des oeuvres de Jean Cocteau, reçues par Serge Lifar en cadeau de l'écrivain, dont il était un ami.

Il s'agit notamment de dessins originaux illustrant son livre Opium, et un carnet de plus de 40 croquis du voyage autour du monde de Cocteau avec son secrétaire et amant Marcel Khill, ainsi que des manuscrits d'oeuvres telles que Orphée, La Machine Infernale et L'Ange Heurtebise.

Par ailleurs, au cours de cette vente seront aussi dispersées quelque 3.000 photos du danseur, seul, ou aux côtés des personnalités du 20ème siècle telles que Marc Chagall, Picasso, Coco Chanel, dont il a été très proche, Paul Valéry ou Marie-Laure de Noailles.


Plusieurs partitions originales manuscrites composées par Georges Auric, Arthur Honegger, Francis Poulenc ou Igor Stravinsky seront aussi mises en vente.

De son vivant, Serge Lifar, grand collectionneur, avait déjà dispersé une grande partie de ses biens aux enchères à Paris et Londres.

Les biens laissés à la comtesse Ahlefeldt étaient ceux dont il n'a pas voulu se séparer jusqu'à sa mort.

Né à Kiev en 1905, Serge Ligar a été initié à la danse par la soeur de Nijinski. Fuyant la révolution russe, il s'est réfugié à Monaco en 1923, et est entré dans la troupe des Ballets Russes du comte Diaghilev, son mentor.

Après la mort de Diaghilev en 1929, Serge Lifar entre à l'Opéra de Paris, dont il deviendra le premier danseur étoile masculin en 1935, avec son grand succès, le ballet Icare. Il restera à l'Opéra de Paris jusqu'en 1958.

Serge Lifar est mort à Lausanne, où il s'était retiré, en 1986.

La vente aux enchères aura lieu lors de la session de printemps de l'Hôtel des Ventes de Genève, du 12 au 15 mars prochain.

▷ Le communiqué de presse de la vente Lifar de mars 2012 (format pdf, 7 pages)
www.ria.ru

dimanche 12 février 2012

Trisha Brown, Early Works 1, Jardin des Tuileries, Paris, 28 juillet 2008

Elie Hay, I like him


Première partie de la pièce I like him – qui en comporte trois – créée à la Ménagerie de Verre (Paris), festival Les Inaccoutumés, les 28 et 29 novembre 2008. Ici au MAC/VAL - Musée d'art contemporain du Val-de-Marne (site), à Vitry-sur-Seine, au sud de Paris. Avec Elie Hay et Lorenzo de Angelis (en bleu). Elie Hay vit à Paris. 

mardi 7 février 2012

Agenda Danse et performance à Paris et en Île-de-France - Février 2012

     LIEUX       
1 Théâtre de la Bastille                     2 Théâtre Paris-Villette
3 Théâtre de la Ville - Abbesses        4 Théâtre de Vanves
5 ARCADI (Maison de la Musique de Nanterre, La Ferme du Buisson, 104, 
                  Théâtre de Vanves, Théâtre de la Cité internationale) 
6 Théâtre Paris-Villette                      7 Dorothy's Gallery
8  Maison des arts de Créteil             9 Centre National de la Danse 
10 Collége des Bernardins
11 Centre des arts d'Enghien-les-Bains
12 Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France

13 La Maison des Métallos 
14 Studio Le Regard du Cygne 

15 WIP parc de la villette

                                                                                                                   

1 Au Théâtre de la Bastille (11°),  www.theatre-bastille.com
–  Yves-Noël Genod , La Mort d'Ivan Ilitch (45 minutes), Avec Thomas Gonzalez (dans le cadre de Hors-série n°4), les 7 et 8 février à 21h et dimanche 12 février à 18h.
Thomas Gonzalez dans La mort d'Ivan Ilitch, Photo César Vayssié
Yves-Noël Genod : « Je voudrais dire quelque chose sur le titre qui n’est venu qu’à la fin, cette fois. La Mort d’Ivan Ilitch fait référence à une nouvelle de Léon Tolstoï absolument bouleversante sur la lumière. Mais le titre apporte de la gravité, du sombre. La nouvelle de Léon Tolstoï est extraordinairement belle, mais seulement pour ceux qui l’ont lue. Le titre apporte le mot « mort », mais il ne s’agit pas de la mort. C’est même tout à fait le contraire. Il s’agirait plutôt du « scandale de la vie » ! »
   NOTRE AVIS    Yves-Noël Genod est enfin invité au Théâtre de la Bastille. Ce solo interprété par Thomas Gonzalez est une merveille. Silencieux et chanté. Populaire et rare. Tranquille et explosif. La poésie. Par moment on songe à un (discret) chemin de croix du Christ. 

– Yves-Noël Genod, Une saison en enfer (1h15), solo interprété par Yves-Noël Genod, texte Arthur Rimbaud (dans le cadre de Hors-série n°4), 10 et 11 février 21h.

– Martin Bélanger, A-maze (dans le cadre de Hors-série n°4), les 14, 15, 16 et 17 février à 21 h.
Martin Bélanger dans A-maze, de Martin Bélanger, Photo Thierry Huard
Martin Bélanger dans A-maze, de Martin Bélanger, Photo Martin Bélanger

2 Au Théâtre Paris-Villette (19°), le lundi 13 février à 18h, 
         Parc de la Villette, 211, avenue Jean Jaurès - 75019 Paris  
         Métro : ligne 5, Porte de Pantin ou Bus 75 - 151 - PC2 - PC3 
– Réunion d’information du SYNDEAC (syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) ouverte aux artistes et aux professionnels en présence des délégués Ile-de-France et des membres du Conseil National. www.syndeac.org

Afin de mieux cerner la situation et le combat mené par le SYNDEAC, nous vous proposons une réunion d’information sur ses objectifs et sur un certain nombre de questions d’actualité : 
- le budget 2012 de la DRAC : gel de 6%, mandats de révision,… 
- crédits alloués au spectacle vivant par les collectivités territoriales : Région, départements, villes, co-financements État/collectivités ; 
- conventions et labels ; 
- programme culture des candidats à l’élection présidentielle ; 
- création d’agences et remise en cause des missions et financements du ministère de la Culture : Centre national de la musique, Centre national des arts plastiques, centre national du spectacle vivant ; 
- la défense des droits sociaux des artistes et techniciens du spectacle (retraite, congés spectacles, annexes 8 et 10). 

3 Au Théâtre de la Ville - Les Abbesses (18°),
– Hofesh Shechter, The Art of Not Looking Back + Uprising, du 14 au 29 février. En savoir +

4 Au Théâtre de Vanves (92),
La 14° édition du  festival ArtDanthé  à Vanves (92), se déroule du 17 janvier au 31 mars 2012 (Attention : deux salles, Le Théâtre et, plus petit, Le Panopée,  cf. ICI). 

– Lionel Hoche, Des écumes civiles + Corrélations, Duo + Duo (durée : 25min + 35min),   création 2011 + 2012. Le 11 février 19h30. Au Panopée. En savoir +

– Raphaël Cottin, Le scapulaire noir, Duo, durée : 40min, création 2011. Le 11 février 21h. Au Théâtre. En savoir +

– Thibaud Croisy, Je pensais vierge mais en fait non, Performance pour une interprète, durée 30min, création 2010, Interprétation Sophie Demeyer. Le 14 & 17 février, 20h, Hors les murs,  Uniquement sur réservation. En savoir +

– Loïc Touzé, La Chance, Pièce pour 6 interprètes, durée 1h, création 2009. Le 21 février à 21h. En savoir +
La Chance de Loïc Touzé, Photo Jocelyn Cottencin























5 Arcadi, établissement de la région Île-de-France, organise Hors Saison, rendez-vous annuel consacré à la danse, du vendredi 17 au mercredi 22 février. Un thème : Danse et musique. 

    NOTRE AVIS    La création de Maud Le Pladec, Poetry, est très attendue, sa précédente pièce, Professor, étant remarquable. De même La Chance, de Loïc Touzé, suscite l'intérêt. Nathalie Béasse a confirmé récemment, au Théâtre de la Bastille avec wonderful world la qualité de son travail. On peut aller découvrir sa pièce précédente, Happy Child. 
Vendredi 17 février à 19h 
Maison de la musique de Nanterre
19h00 > Thierry de Mey, Prélude à la mer film (20mn.) chorégraphie d'Anne Teresa de Keersmaeker, duo dansé par Mark Lorimer et Cynthia Loemil 
Samedi 18 février à 13h 
La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée
Poetry de Maud Le Pladec, Photo DR



Dimanche 19 février 2012 à 14h30
 La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée
18h30 > Gaël Sesboüé, Relatives T
Lundi 20 février 2012 à 17h30 ou 19h30
19h30 > Mustapha Kaplan/Filiz Sizanli, Graf Théâtre de la Cité internationale
Mardi 21 février à 19h30
21h00 > Loïc Touzé, La Chance Théâtre de Vanves, Scène conventionnée pour la danse
Loup Abramovici dans La Chance de Loïc Touzé, Photo Jocelyn Cottencin
Mercredi 22 février à 18h
Théâtre de la Cité internationale


6 Au Théâtre Paris-Villette (19°), 
– Carlotta Ikeda (interprétation et chorégraphie) - Alain Mahé (musique live) - Pascal Quignard (texte et lecture), Medea, durée 45 minutes, du 7 au 19 février. En savoir +
▷ Autour de Medea, Exposition de photos (cf. ci-dessous, LIEU n° 6)
▷ Retrouvez le texte Medea de Pascal Quignard aux Éditions Ritournelles. 
Carlotta Ikeda, Visuel Fred Kihn
7 À la Dorothy's Gallery (11°),
– Exposition photographies de Laurencine Lot : Carlotta Ikeda : du bûto à la danse insensée, du 27 janvier au 26 mars, 27 rue Keller. http://dorothysgallery.com


8 À la Maison des arts de Créteil (94), 
– La Cedar Lake, avec trois piéces signées respectivement Hofesh Shechter (cf. extrait vidéo ci-dessous), Alexandre Ekman et Crytal Pite, du jeudi 9 au samedi 11 février, 20h30 (retour en bus sur Paris, place de la Bastille).
La Cedar Lake est une compagnie fondée en 2003, basée à New York, qui se définit comme une « compagnie de ballet contemporain » (http://cedarlakedance.com/).



9 Au Centre National de la Danse (Pantin, 93), 

– Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot, Apparemment, ce qui ne se voit pas. Du mardi 21 au jeudi 23 février 20h30. 

« Depuis presque vingt ans, la compagnie Ex Nihilo, dirigée par Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot, investit des lieux inhabituels par la danse, favorisant un travail en extérieur entre recherche et création de spectacle. 

À partir de photos et vidéos collectées au cours de récentes interventions dans différentes villes d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord, les deux chorégraphes organisent cette nouvelle pièce, dans laquelle sont explorés les rapports multiples de l'individu à la ville et aux autres, du corps dansant à l'architecture. »

10 Au Collége des Bernardins (5)°, 
– PERFORMANCE Grand Magasin, Bilan de compétences, En savoir +
Dimanche 12 février, 17h, grand auditorium
Samedi 18 février, 20h, grand auditorium
« Bilan de compétences se présente comme une audition. Douze personnes d’horizons divers chantent l’une après l’autre l’histoire de leur voix. Les airs se succèdent dans des styles variés, brossant une galerie d’auto-portraits vocaux.Chacun, à son tour candidat et juré, raconte ses difficultés ou facilités à chanter, de façon naturelle, travaillée, sauvage ou policée. »
  Les participants sont :
Jérôme Bel (chorégraphe aphone)
 
Antoine Bernollin (pianiste stéphanois)
François Chaignaud (danseur à la voix d’or)
 
Étienne Charry (compositeur chanteur pop)
 
Ondine Cloez (danseuse peu chanteuse)
Jacqueline Hiffler (voix dans un chœur liturgique)
Babeth Joinet (chef de chœurs et chorales)
 
Jérôme Marin  (le Chanteur d’Orléans)
Dominique Pautas (soprano)
Victor Ramos (bédette ibérique)
 
Christophe Salengro (autodidacte célèbre)
 
Claudia Triozzi (chorégraphe cantatrice)
 
Pascale Murtin et François Hiffler (activistes infra-disciplinaires)

11 Au Centre des arts d'Enghien-les-Bains (95), au nord de Paris, 
– EXPOSITION Surf et surface, par n + n Corsino, du 19 janv. au 25 mars. En savoir +


12 Au Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France (93), 
– DANSE CIRQUE MUSIQUE Christian et François Ben Aïm, L'ogresse des archives et son chien, vendredi 10 février à 14h30 et samedi 11 février à 20h30.  En savoir +


13 À la Maison des Métallos (11°), 
 – L'étoile d'Alger, de Farid Ounchiouene. 

« L’Étoile d’Alger, c’est l’histoire de Moussa Massy, jeune chanteur kabyle dans l’Algérie des années 90. Son ambition ? Devenir le Michael Jackson algérois. Rattrapé par le réel d’une Algérie en pleine guerre civile, dans la rue ou en prison, Moussa tente de s’accrocher à son rêve… Le danseur hip-hop, chorégraphe et metteur en scène Farid Ounchiouene propose ici une plongée chorégraphique dans le roman éponyme de l’auteur et dramaturge Aziz Chouaki. L’écriture rythmée, la langue abrupte et syncopée de l’écrivain prennent corps sur scène à travers un duo de danseurs qui met en perspective le roman et donne corps et voix au personnage de Moussa Massy. Un spectacle sur un sujet sensible qui invente une forme hybride entre danse et texte pour dresser le portrait d’une jeunesse condamnée. » En savoir +
▷ Autour du spectacle, des débats, projections et ateliers...
Du 14 au 26 février, du mardi au vendredi 20h, le samedi 19h, le dimanche 16h, durée 1h.

14 Au Studio Le Regard du Cygne (20°),

– Mié Coquempot, MD 00-10 + K-DO, jeudi 16 et vendredi 17 février 20h20.
« Une soirée en  deux mouvements... MD 00-10 visite 3 expériences sur la relation musique et danse, réalisées en solo par Mié Coquempot entre 2000 et 2010, et K-DO une expérimentation choréomusicale et pianistique en duo avec le compositeur/pianiste/performer/chorégraphe Aurélien Richard. » En savoir +

15 Au WIP, situé dans le parc de La Villette (19°)
– MADE IN WIP, est une nouvelle manifestation du WIP, créé en 2008. 
Son premier thème est Révolution(s) :
« Ce premier Made in WIP est l'occasion de porter un coup de projecteur sur la vitalité artistique du monde arabe en mutation et en désir de démocratie. Il fait écho à la prise de conscience collective qui agite aussi nos modèles occidentaux. Théâtre, chorale, danse, film, débat ; autant de propositions au plus près de l'actualité qui nous feront dialoguer à travers la Méditerranée avec l'Egypte, le Liban, la Tunisie et ailleurs. »
Du 17 au 25 février.  En savoir +
En danse : 
▷ Performance-danse Cie de Soi - Radhouane El Meddeb, Tunis le 14 janvier 2011
lundi 20, vendredi 24 et samedi 25 février. 
▷ Plateau partagé - danse Karim Ahansal aka Pépito, Car@vannes + Aïcha M'Barek et Hafiz Dahou , Kawa
vendredi 24 et samedi 25 février.