Ann est extrait du mini-album 4 titres du groupe australien à la fois fantasque et sombre Tropical Fuck Storm, que l'on peut proposer de traduire en français par Putain de tempête tropicale, paru le paru le 26 août 2022, Moonburn, en français Brûlure de lune.
ALBUM Moonburn (écoute gratuite et achat) > bandcamp
Ann & You Let My Tyres Down - Le Trabendo, Paris - 13/09/2022
Ci-dessous, trois extraits de l'album Deep States, publié le 20 juillet 2021 : New Romeo Agent, G.A.F.F. etBumma Sanger.
ALBUM Deep States (écoute gratuite et achat) > Bandcamp
REMARQUE Je ne prétends pas que ce film (muet) de 21 minutes est un chef d'œuvre,— on peut lui préférer Quad (ICI) — mais il constitue quand même une tentative intéressante. Samuel Beckett a alors 59 ans, Buster Keaton 70 ans. Il meurt l'année suivante.
« The play was first broadcast by the Süddeutscher Rundfunk in Germany on 8 October 1981, as Quadrat I + II.
Beckett himself directed ("assisted by Bruno Voges") The four performers, all "members of the Stuttgart Preparatory Ballet School", were, Helfried Foron, Juerg Hummel, Claudia Knupfer and Susanne Rehe. The same performance was rebroadcast on 16 December 1982, by BBC Two. » (source : Wikipedia)
Pile, de Boston et dorénavant à Nashville, annonce son nouvel album, All Fiction, pour le 5 février 2023. En attendant, un premier extrait est proposé,
Loops.
— ALBUM (future écoute gratuite et achat) > bandcamp
Gilla Band (ex-Girl Band) a donc publié son nouvel album, Most Normal, le 7 octobre dernier, comme annoncé ici > Gilla Band, Backwash + Eight Fivers. Voici une nouvelle vidéo (Post Ryan).
— À Paris à La Gaité Lyrique, le samedi 26 novembre, ICI
Nehanda - Manifesting Thinking, de Nora Chipaumire (début de la représentation), Photo Fabien Rivière
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C'est une expérience étrange qu'il m'a été donné de vivre ce samedi 5 novembre à 20h à l'Espace Cardin du Théâtre de la Ville dans le cadre du Festival d'Automne à Paris (les deux structures ont le même directeur). Nora Chipaumire, née au Zimbabwe et vivant à New York, y présentait Nehanda - Manifesting Thinking.
Quand on entre dans la petite salle à l'italienne le spectacle a déjà commencé. La scène est magnifique, plongée dans la nuit et seulement éclairée par de petites loupiotes orangées disposées dans tout l'espace, comme des lucioles, et même, un peu, dans la salle. Elle suggère un loft ou un café où des amis, des connaissances, des voisins se retrouveraient un soir pour célébrer quelque chose, sans que l'on sache quoi précisément. En bord de plateau, de dos, quatre hommes debout chacun derrière un pied de micro ; sur le flanc droit, une dizaine de chanteurs et musiciens assis chacun sur une chaise.
À 20h03, un chant débute, sur un reggae très rythmique où l'on entendra bientôt, comme psalmodié, un « No Justice, No Peace ; No Peace, No Justice.» Manifestement, il s'agit de faire face à une adversité qui ne sera jamais nommée explicitement, face à laquelle il est tout aussi manifeste qu'il faut faire front, en faisant communauté, en se retrouvant. Veiller. Veiller sur soi et les autres, prendre soin du monde, pas de violence ici, mais de la chaleur, et, osons le mot, pourquoi pas, de l'amour (universel). Tous vont parler, simultanément. Ils parlent, mais à personne en particulier. Est-ce un constat sur le fonctionnement de la société où tout le monde parle obsessionnellement et pulsionnellement, sans que personne n'écoute vraiment ?
Malheureusement, l'accueil de la salle est immédiatement absolument glacial. Est-ce parce que le spectacle est classé en danse, et que, de danse, il n'y en aura pratiquement pas ? Dans le programme de salle, on parle d'opéra, et non de danse, en effet. La position de dos de ces quatre hommes, en ouverture, un moment, est-elle à ce point gênante ? Ne veut-on que ces productions où la frontalité séductrice est omniprésente ? Laisser le temps s'écouler tranquillement est-il si problématique ? Ne peut-on programmer cette œuvre que dans le cadre d'un festival de reggae, par exemple ? Il y aura pourtant cette scène magnifique où un jeune homme noir en élégant survêtement bleu avec de fines lignes noires verticales, se balance à une solide corde, de droite vers la gauche et inversement pendant cinq minutes, poussé au sol par un grand gaillard.
Dans les autres étrangetés on apprendra que cette proposition est la dernière d'une trilogie dont les deux autres parties n'ont pas été présentées. Qu'elle n'est pas frontale, mais immersive, et qu'elle dure six heures, et non une.
On ne doit pas oublier cette cérémonie tranquille et élégante, — où la recherche musicale est exceptionnelle — qui mobilise les consciences en profondeur dans ce monde brutal.
Fabien Rivière
Nora Chipaumire, Nehanda - Manifesting Thinking, Théâtre de la Ville - Espace Cardin, Paris, du samedi 5 au mardi 8 novembre. En savoir +
En août dernier est paru l'ouvrage de photographies Dance in Close-up - Hans van Manen seen by Erwin Olaf, en français La danse en gros plan - Hans van Manen vu par Erwin Olaf. Le premier est un chorégraphe hollandais mondialement connu et reconnu qui a pu fêter ce 11 juillet ses 90 ans. Le second est un photographe hollandais de 63 ans lui aussi connu mondialement. Ils se sont rencontrés en 1983 à Amsterdam.
La galerie Rabouan Moussion à Paris (France), qui défend le travail du photographe (ICI) présente ces clichés lors d'une exposition, pendant deux mois. Le chorégraphe et le photographe seront de passage à Paris cette semaine pour rencontrer la presse.
Fabien Rivière
LIVRE - DANCE IN CLOSE-UP - HANS VAN MANEN seen by ERWIN OLAF, Éditions HANNIBAL (Veurne, Belgique), 59 €.
Photographies d’Erwin Olaf et essais de Michael James Gardner et Nina Siegal.
Version simple en anglais (59 €, ICI), version en anglais exemplaire dédicacé (59 €, ICI), version édition limitée en anglais signée avec tirage sous chemise de luxe, 100 exemplaires (500 €, ICI)
EXPOSITION - ERWIN OLAF - Dance in Close-Up - Hans van Manen vu par Erwin Olaf, Galerie Rabouan Moussion (75003 Paris), Du samedi 29 octobre au 31 décembre 2022, du lundi au samedi, de 10h à 19h30. En savoir +
Dance in Close-Up, Hans van Manen and Erwin Olaf bow, 2022, Erwin Olaf,
Extraits de l'album Tune Out, Switch Off, Drop In, publié en 2019.
— « Recorded over a period of 18 months by Chris Jack and drummer Bryan Styles, Tune Out, Switch Off, Drop In is the seventh studio album from Japan based trio The Routes. »
— ÉCOUTER L'ALBUM (gratuitement, et achat) > Bandcamp
« Thibault Boulvain a soutenu en 2017, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une thèse sur les représentations visuelles de la séropositivité et du sida, en Europe et aux États-Unis, entre 1981 et 1997. L’ouvrage qui en est issu, L’art en sida. 1981-1997, a paru en juin 2021 aux Presses du réel (collection « Œuvres en sociétés ») > ICI. »
La manifestation genevoise DANCE FIRST THINK LATER (DFTL) emprunte son titre-manifeste à un passage d'En attendant Godot de Samuel Beckett, écrit en 1948 et publié en 1952, soit à la sortie de la guerre. Pour sa deuxième édition, cette exposition-festival connaît elle aussi la proximité d'un conflit armé. Après la guerre, ne plus penser, et se recentrer sur le corps, revenir dans le giron de l'art, loin de la folie meurtrière de l'histoire et du politique, selon Beckett, ou affronter la bête immonde ?
Le fondateur de DFTL, Olivier Kaeser, qui fut pendant dix ans l'excellent co-directeur du Centre culturel suisse de Paris (2008 - 2018), explique que « Les participants à DFTL sont des plasticiens qui travaillent sur le sujet de la danse, qui l’intègrent dans leur pratique ou qui collaborent avec des chorégraphes, des chorégraphes qui imaginent des œuvres pour les espaces d’exposition, ou encore des performers ou artistes transdisciplinaires qui oscillent dans plusieurs scènes artistiques. »
Il précise cependant : « La pluri et transdisciplinarité n’est pas une fin en soi, c’est un terrain ouvert pour percevoir et interroger le monde d’aujourd’hui. » Pour un résultat visible pendant 25 jours, et souvent gratuit, à partir du 15 septembre.
Textes sur les artistes: Halil Altindere par Hou Hanru / Alexandra Bachzetsis & Julia Born par Hendrick Folkerts / Pauline Boudry & Renate Lorenz par Kathy Noble / Alex Cecchetti par Lucia Pietroiusti / Clément Cogitore par Marianne Derrien / Dara Friedman par Stephanie Seidel / Gerard & Kellya par Elisabeth Lebovici / Marie-Caroline Hominal par Françoise Ninghetto / Lenio Kaklea par Lou Forster / La Ribot par Maria Muracciole / Pierre Leguillon par Christophe Wavelet / Xavier Leroy par Laurence Rassel / Klara Lidén par Theresa Patzschke / Melanie Manchot par Claudia Kappenberg / Olivier Mosset & Jacob Kassay par Chloé Thomas / Samuel Pajand par François Gremaud / Christodoulos Panayiotou par Lucia Pietroiusti / Alexandra Pirici par Florian Malzacher / Julien Prévieux par Raphaël Brunel / Marinella Senatore par Francesco Stocchi / Gregory Stauffer par Karine Tissot / Bárbara Wagner & Benjamin de Burca par Andre Lepecki.