dimanche 25 janvier 2015

Kaaitheater - L’idéologie de l’absence d’alternative

Épargner parce qu’il n’y a pas d’autre choix ?

Dans le cadre du programme de restrictions budgétaires générales, les gouvernements flamand et fédéral [en Belgique] ont tous deux opté pour une réduction considérable de leur soutien à l’art et la culture. À la question du pourquoi de ces épargnes drastiques, la réponse est invariablement : « Nous n’avons pas d’autre choix. Il n’y a pas d’alternative. » Dans sa déclaration de septembre, le Ministre-Président du gouvernement flamand, Geert Bourgeois, l’a formulé de la manière suivante : « Une économie florissante est le fondement de l’essor des arts et de la culture. »

Thatcher le disait déjà dans les années 80 : « Il n’y a pas d’alternative. » Trente ans plus tard, malgré l’échec du système capitaliste mondial, ce gouvernement choisit néanmoins le remède d’alors, et la foi en l’absence d’alternatives est omniprésente. Réfléchir à des solutions fondamentalement différentes aux problèmes gigantesques et urgents de notre époque ne semble pas souhaité. Les rares composantes de notre société où la quête d’alternatives a bien eu lieu, à savoir certaines sections de la société civile, sont fortement affectées par ces épargnes. Les politiciens semblent s’incliner devant une société soi-disant post-citoyenne au caractère néo-féodal toujours croissant, avec des CEO [directeur général; en anglais chief executive officer] et de grands actionnaires comme nouvelle aristocratie et des « travailleurs-consommateurs flexibilisés » comme nouveaux serfs. 1

Dans son ouvrage The Vertigo Years : change and culture in the west : 1900-1914, l’historien allemand Philip Blom dresse un parallèle remarquable entre les années qui précèdent la Première Guerre mondiale et notre époque actuelle. Toutes deux sont marquées par des changements sociétaux exceptionnellement rapides. Au début du XXe siècle, c’est la force de propulsion de la modernité qui a généré des changements vertigineux et renversé les valeurs anciennes. Aujourd’hui, nous ressentons surtout les conséquences d’un capitalisme débridé depuis la fin de la guerre froide. Blom affirme que l’Europe ne s’est pas massivement précipitée dans la Grande Guerre en 1914 à cause de l’ubiquité de sentiments nationalistes et donc belliqueux, mais plutôt en raison d’un sentiment d’inéluctabilité, de fatalisme, résultant d’une absence de repère et d’une grande insécurité face à l’avenir. Là où passé et avenir étaient jusque-là étroitement liés par la tradition, la religion et l’autorité, la modernité a ouvert une brèche entre « ce qui n’est plus » et « ce qui n’est pas encore ». La catastrophe de 1914 était plutôt à imputer à un manque d’imagination ou, selon Hannah Arendt, à une absence de pensée, ou encore, selon Robert Musil, à un manque de sens du possible. Cette « capacité à penser d’autres possibilités » est aujourd’hui encore notre bien le plus cher.

« L’idéologie de l’absence d’alternative » doit urgemment céder la place à une « repolitisation » axée en priorité sur la capacité de penser de nouvelles possibilités, le soutien à des associations regroupant des citoyens actifs, la création d’espaces publics où des points de vue minoritaires peuvent avoir voix au chapitre, l’établissement de lieux qui permettent l’expérimentation, et l’abandon de la soumission générale à la logique abrutissante du profit. Avec leurs restrictions budgétaires dans le secteur culturel, nos gouvernements font cependant le contraire. Le risque que ces épargnes affectent le plus durement notre secteur, spécifiquement celui où l’expérimentation culturelle et sociétale se développe le plus, est réel. Les réactions aux coupes budgétaires dans notre secteur indiquent une conscience croissante qu’il ne s’agit pas seulement de veiller à nos propres deniers, mais qu’une prise de position solidaire, coude à coude avec les autres acteurs de la société civile est absolument indispensable. À cet égard, les initiatives « Hart boven Hard » [en Flandre] et « Tout Autre Chose » [en Wallonie, site] sont essentielles.


L’art est affaire de résistance, de discontinuité et de conscience qu’il existe d’autres possibilités. Cela signifie de toute façon un combat frontal avec « l’idéologie de l’absence d’alternative. » Ce combat est le défi des prochaines années.

Guy Gypens
directeur général du Kaaitheater [Bruxelles, Belgique] posté le 15/12/2014

1 Samuel Vriezen dans la revue OPEN/ Noodnummer 22 septembre 2011. (Kunstwereld, erken nu eindelijk uw vijand. Naar een nieuwe positiebepaling: kunst als publieke sfeer)

vendredi 23 janvier 2015

Bones The Machine & DJ Aaron 2015, Park Armory

Nomination de Francesca Poloniato à la direction du Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Ministère de la Culture et de la Communication 

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, et Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille, en plein accord avec le Conseil régional Provence- Alpes-Côte d’Azur et le Conseil général des Bouches-du-Rhône, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury réuni le 9 janvier 2015 de nommer Francesca Poloniato à la direction du Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille.

Directrice de production de la scène nationale de Besançon depuis 2011, après avoir été secrétaire générale du Centre chorégraphique national de Nantes puis directrice du développement du Ballet de Lorraine-Centre chorégraphique national, Francesca Poloniato va piloter un équipement artistique dont l’ambition est de prendre toute sa place et de jouer tout son rôle dans une vaste dynamique de développement urbain.

Pour le Théâtre du Merlan, elle a construit, sous le titre « Au fil de l’autre », un projet imaginatif et généreux qui s’appuie sur une « bande » d’artistes du théâtre et de la danse, appelés à travailler, aux côtés de l’équipe de la scène nationale, en dialogue et en complicité avec tous les « voisins » du Merlan qu’il s’agisse de la population ou des structures relais des champs éducatifs, sociaux et culturels qui l’environnent.

Tout en étant particulièrement attentif à sa mission et à son public de proximité, le projet de Francesca Poloniato intègre d’entrée une offre d’accompagnement et de soutien aux jeunes équipes artistiques de la région dans toutes les disciplines de l’art vivant et des logiques de solidarité et de réseau avec les principaux équipements culturels de Marseille et de ses quartiers et, au-delà, du grand Sud.

Paris, le 22 janvier 2015

Agenda Danse et performance - Paris et sa région - Février 2015

1  Maison des Arts de Créteil 
2  Centre Pompidou
3  T2G Théâtre de Gennevilliers
4  Théâtre de la Bastille 
5  Ferme du Buisson  
6  Théâtre de Vanves
7  Théâtre de la Ville
8  Studio du CCN de Créteil 
9  Centre national de la Danse - Pantin 
10  Opéra national de Paris
11  Théâtre des Champs-Élysées
12  Le Générateur - Gentilly
13  Espace 1789 - Saint-Ouen
14  Théâtre Paul Éluard - Bezons
15  Point Éphémère
16  La Briqueterie - Vitry-sur-Seine
17  Maison de la musique - Nanterre
1
8  Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
19  Théâtre de Châtillon

20  Le Triton - Les Lilas




1 - Maison des Arts de Créteil (94) 
   Michael Clarke     animal / vegetable / mineral    Très attendu
Vendredi 6 et samedi 7 février, 20h30.  En savoir +
Photos Jake Walters, Danseur Harry Alexander



Théâtre - Les Chiens de Navarre  Les armoires normandes  CRÉATION 
Du mardi 3 au samedi 6 février. En savoir +

2 - Centre Pompidou (4°) 
   Meg Stuart     Hunter  [Chasseur]    solo         Très attendu
Du mercredi 4 au samedi 7 février, 20h30. Meg Stuart Photos Iris Janke  En savoir + 
.
Miet Warlop (Belgique)  Dragging The Bone  solo 
Du mercredi 11 au vendredi 13 février, 20h30. En savoir +

FILMS DE DANSE 
ANNA HALPRIN Awaken, 2014, 60 mn, film de Ruedi Gerber 
Avant-première suivie d'une rencontre avec le réalisateur, je 26 février 20h. En savoir +

3 - T2G Théâtre de Gennevilliers (93) 
    Jan Fabre      Le pouvoir des folies théâtrales    durée 4h20      Important
 Vendredi 6, samedi 7, mardi 10, me 11 et je 12 février 19h30. Di. 8 à 15h. En savoir + 
ÉCOUTER - CONFÉRENCE de JAN FABRE Montpellier 15 oct. 2014 ICI 
Création en 1984, Photo P. T. Sellitto

.
4 - Théâtre de la Bastille (11°) 
Hors-série n°7 international
Du lundi 2 au samedi 14 février. En savoir +

Sanja Mitrović  Speak ! 
   Née en ex-Yougoslavie, maintenant Serbie; basée à Amsterdam et Bruxelles. 
   Avec Matthieu Sys, Sanja Mitrović
Du lundi 2 au jeudi 5 février, 19h30.

Séverine Chavrier  APRÈS COUPS (Projet un-femme)
   Avec Victoria Belen Martinez, Bérengère Bodin, Séverine Chavrier, Kaori Ito, 
   Natacha Kouznetsova
Du mardi 3 au jeudi 5 février, 21h. 

Jan Martens et Peter Seynaeve  VICTOR
   Avec Viktor Caudron et Steven Michel 
Samedi 7 lundi 9 mardi 10 19h30, dim. 8 février 15h. Photo Phile Deprez, datée de 2013

Pieter Ampe et Guilherme Garrido  Still Standing You 
    Avec Pieter Ampe et Guilherme Garrido
Samedi 7 dim. 8 lu 9, je 12 ve 13 et samedi 14 février 21h. 
Aussi présenté en février 2013. 

5 - La Ferme du Buisson, Noisiel (77) 
    Week-end Danse   samedi 7 et dimanche 8 février. En savoir +
sam 7 fév
14h / The Yvonne Rainer Project - Lives of Performers / visite guidée de l’exposition / 30 min
15h-20h45 / Retour à Ominato / Satchie Noro / court métrage / 17 min en continu
15h / De marfim e carne / Marlene Monteiro Freitas / 1h20
16h45 / The Yvonne Rainer Project - Lives of Performers / visite guidée de l’exposition / 30 min
17h45 / Tôzai !… / Emmanuelle Huynh / 56 min
17h45 / Médail Décor / Vincent Thomasset / 55 min
19h / The Yvonne Rainer Project - Lives of Performers / visite guidée de l’exposition / 30 min
20h45 / PH / Mié Coquempot / 56 min

dim 8 fév
14h / The Yvonne Rainer Project - Lives of Performers / visite guidée de l’exposition / 30 min
15h-19h30 / Retour à Ominato / Satchie Noro / court métrage / 17 min en continu
15h / De marfim e carne / Marlene Monteiro Freitas / 1h20
15h / Mouvement sur mouvement / Noé Soulier / 45 min
16h / The Yvonne Rainer Project / discussion entre Noé Soulier et Chantal Pontbriand
17h / Tôzai !… / Emmanuelle Huynh / 56 min
17h / Médail Décor / Vincent Thomasset / 55 min
18h15 / The Yvonne Rainer Project - Lives of Performers / visite guidée de l’exposition / 30 min
19h30 / PH / Mié Coquempot / 56 min

6 - Théâtre de Vanves (92)
   FESTIVAL ARTDANTHÉ      
Attention : Deux salles - Théâtre de Vanves (noté T) et Salle Panopée (P) (cf. plan ICI)  

Lundi 2 février 
19h30 P - Ana Rita Teodoro  Fantôme méchant   CRÉATION
21h T - Mylène Benoit   Notre danse   CRÉATION 2014  Photo Delphine Lermite et Contour Progressif 

Mercredi 4 février 
19h30 T - Companhia Brasileira de Teatro  Nus, féroces et anthropophages
21h P - Frank Wedekind & Thomas Matalou Lulu, la boîte de Pandore, tragédie monstre, drame pour la lecture

Vendredi 6 février 
19h30 P - Marianne Baillot  Yeeepeee !!!
21h T - Gaëlle Bourges A mon seul désir  CRÉATION 2014  Photo Danielle Voirin

Lundi 9 février 
19h P - Faye Driscoll (USA)  You’re Me   Photo Sally Cohn

Mercredi 11 février
21h P - Aina Alegre (Espagne et France)  Délices  CRÉATION    Photo Haut - DR
19h30 T - Rémy Héritier (France)  Percée Persée   Photo Bas - Guillaume Robert

Vendredi 13 février 
19h30 P - Nina Santes (France)   Self Made Man  CRÉATION
21h T - Nuno Lucas (Paris & Lisbonne)   I Could Write A Song  CRÉATION Photo
Capture d'écran Espaces Magnétiques

Mardi 24 février
19h30 P - Yves Noël Genod  Un petit peu de Zelda   RECRÉATION   Photo DR
21h T - Clément Thirion  Fractal   FORME EN CONSTRUCTION

Jeudi 26 février 
19h30 P - Thibaud Croisy  Tentative de fuite (plomberie)  CRÉATION 
21h T - écriture collective - Jeanne Candel Le Goût du faux et autres chansons CRÉATION 2014  Photo Charlotte Corman

Samedi 28 février
19h P - Dana Michel  (Montréal, Canada)  Yellow Towel
20h30 T - Anna Sophia Bonnema - MaisonDahlBonnema / Needcompany (Belgique) 
                    Rhythm Conference feat. Inner Splits   CRÉATION 2014
+ Maarten Seghers (Belgique)  WHAT DO YOU MEAN WHAT DO YOU MEAN AND OTHER PLEASANTRIES    CRÉATION 2014   Photo Ursula Kaufmann

7 - Théâtre de la Ville (4°) 
—— Josette Baïz - Groupe Grenade  Guests   création 2014
Du mercredi 4 au dimanche 8 février.
PROGRAMME : 
Alban Richard Tricksters  CréatIon 2014 Avec 5 danseurs du Groupe Grenade - 8 ans
Rui Horta Spotlight Solo  Avec 4 danseurs du Groupe Grenade
Wayne MCGregor Entity  2008 Avec 10 danseurs du Groupe Grenade, 12-15 ans
Lucinda Childs Concerto  1993 Avec 7 danseuses du Groupe Grenade - 12-15 ans
Dominique Bagouet Déserts d'amour  1984 Avec 2 danseurs du Groupe Grenade, 14-16 ans, transmission par Michel Kelemenis
Emanuel Gat  Brilliant Corners   2011 Avec 8 danseurs du Groupe Grenade, 11-13 ans
Hofesh Shechter Uprising   2006 Avec 7 danseurs du Groupe Grenade, 14-20 ans
Déserts d'amour (1984)Sublime Dominique Bagouet, Photo Guy Delahaye
et Michel Kelemenis, Dominique Bagouet et Catherine Legrand, Photo Philippe Breson
Source : Les Carnets Bagouet  
Photos couleur - Haut : Tricksters, Alban Richard, Photo C. Martini - 
Bas : Concerto, Lucinda Childs, Photo C. Martini

—— Ambra Senatore  Aringa Rossa  création 2014
Du mercredi 11 au 14 samedi février à 20h30.    Photo Viola Berlanda

—— Angelin Preljocaj  Empty moves (Parts I, II & III)   création 2014         
Empty moves (Part I) création 2004 et Empty moves (Parts I & II ) création 2007
Du mardi 17 au vendredi 27 février à 20h30 samedis 21 & 28 février à 15h et 20h30.
Photos Jean-Claude Carbonne


8 - Studio du Centre Chorégraphique National (CCN) de Créteil (94) En savoir +
M° Créteil - Université, accès par la route de Choisy, dans la MJC (1 r. Charpy).
Olivier Consille - Compagnie 6TD  Débrouill'Art - Blind World    duo - 35 mn.
Vendredi 13 février, 19h. Photos DR  cie6td@gmail.com

9 - Centre national de la Danse (CND), Pantin (93) 
—— Rencontre - À l’écoute des danses, par Claude Sorin. 
Mardi 3 février : une pensée qui danse, Laurence Louppe
Mardi 9 décembre, mardi 3 février et mardi 19 mai, 19h. En savoir +
Laurence Louppe

—— Présentation de travaux de recherche et de notation - Aide à la recherche et au patrimoine en danse 2013. En savoir + 
Mercredi 4 février, 14h
Fabrice Dugied, N. Prouteau, C. Sorin, « La Collection Lise B » 
> S. Macher, « Dire la danse »
> H. Guervilly, « Écrire la danse. Un projet éditorial participatif sur le chorégraphe Loïc Touzé »

Mercredi 11 février, 14h
> F. Waille, Collecte et exploitation de matériaux du travail corporel de Delsarte « la Rauner Special Collections Library, Dartmouth College Library, Hanover, New Hampshire, USA »
> Gérard Mayen, « Danse et épidémie de sida − Pratiques, statuts, solidarités »
> G. Sintès, « Relire les années 1970 : pour une histoire contemporaine de la danse en France. Constitution et diffusion d’un fonds d’archives documentaires audiovisuelles »

—— Camille Chatelain et Léonard Kahn  Captive
Pièce pour un comédien, une circassienne et un vélo. 
Mercredi 4 au vendredi 6 février 19h. En savoir +

——  Claudia Miazzo et Jean-Paul Padovani - Cie Tango Ostinato  Motus Anima
Mercredi 4 au vendredi 6 février 20h30. En savoir +

——   La Cinémathèque de la danse à Cinémathèque française (12°)  
Le deuxième dimanche de chaque mois à 11h30. En savoir +
Le 8 février : Les jeunes cinéastes et la danse

10 - Opéra national de Paris - Palais Garnier (9°)
Paul / Rigal / Lock
Nicolas Paul  Répliques  2009 + Pierre Rigal Salut  création - pièce pour 16 danseurs
+ Édouard Lock  Andréauria  2002        Visuel associé à Salut, Photo DR
Du mardi 3 au vendredi 20 février. En savoir +
    TARIFS : (entre parenthèses) = mauvaise visibilité
    (12€, 25€, 35€, 55€,) 70€, 85€
    6, 13, 14, 20 fév (12€, 27€, 38€, 60€,) 77€, 93€
    9, 14, 16 fév (12€, 22€, 31€, 49€,) 63€, 76€

John Neumeier Le chant de la terre 
Du mardi 24 au jeudi 12 mars. En savoir +  
TARIFS : (entre parenthèses) = mauvaise visibilité
    (12€, 25€, 50€, 80€,) 110€, 130€
    27, 28 fév, 6 mar (12€, 27€, 55€, 88€, 121€, 143€
    2, 9 mars (12€, 22€, 45€, 72€,) 99€, 117€
    4 mars (42€, 55€, 80€, 110€,) 140€, 160€

11 - Théâtre des Champs-Élysées (8°)
Eifman Ballet Théâtre (Saint-Pétersbourg, Russie) Up and Down  première française
Dans le cadre du festival (annuel) TranscenDanses
Boris Eifman chorégraphie et idée originale
    Schubert, Chopin, Berg, Gershwin musiques
    D’après le roman de Francis Scott Fitzgerald Tendre est la nuit
Du lundi 9 au mercredi 11 février, 20h. En savoir + 

12 - Le Générateur, Gentilly (94)   sud de Paris 
David Noir  Les camps de l'amor   Théâtre performance 
Du mardi 3 au samedi 7 février. En savoir +

13 - Espace 1789, Saint-Ouen (93)
Catherine Dreyfus Miravella  dès 6 ans
Vendredi 6 10h & 14h et samedi 7 février 17h. En savoir + 

Philippe Ménard  Air 
Mardi 10 février, 20h. Photo Laurent Philippe  En savoir +

14 - Théâtre Paul Éluard, Bezons (95)
Mié Coquempot & Pierre Henry  Rhythm 
Mardi 3 février 21h. Photo Delphine Castro  En savoir + 

15 - Point Éphémère (10°)
RÉPÉTITIONS OUVERTES : 
— Olivier Thomas - Cie Le bruit des nuages Rétrospective incomplète d'une disparition définitive
Samedi 31 janvier 19h30. En savoir +

— Tommy Milliot (Belgique) & Sarah Cillaire  Que je t'aime
Vendredi 6 février. Photo Alain Fonterey  En savoir +

— Margaux Amoros & Cécile Brousse - Abscisses et ordonnée  Plan d'évasion
Vendredi 13 février 19h30. En savoir +

16 - La Briqueterie - centre de développement chorégraphique du val de marne,  
Vitry-sur-Seine (94)
Atelier Kaléidoscope n°14, Claudia Miazzo et Jean Paul Padovani Cie Tango Ostinato
Mardi 10 février, 19h30 - 22h. En savoir + 

17 - Maison de la musique, Nanterre (92)
   Christian Rizzo      D'après une histoire vraie   Magnifique 
Jeudi 29 janvier 20h30. Facebook

Aakash Odedra   Murmur + Inked
Vendredi 13 février 20h30. En savoir +

18 - Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines (78) 
Sylvain Groud 
avec le vidéaste Grégoire Korganow, musique Steve Reich, G. Aperghis, Alva Noto
Memento Vivere 
Mardi 10 et mercredi 11 février, 20h30. Photo Grégoire Korganow En savoir +  

19 - Théâtre de Châtillon (92)
Nathalie Pernette  La cérémonie. Pièce chorégraphique pour trois corps, un piano et une  voix
Vendredi 13 février 20h30. Photo DR  En savoir +

20 - Le Triton, Les Lilas (93)
EXPOSITION 
de photos d'Afsaneh Afkhami consacrées à Shahrokh Moshkin Ghalam (Iran) 
Du 5 janvier au samedi 7 février. 

mercredi 21 janvier 2015

Danse - Disparition de Wilfride Piollet à 71 ans

Nous avons appris avec tristesse la disparition le 20 janvier de Wilfride Piolletcompagne de Jean Guizeri, à 71 ans. Elle avait été nommée danseuse étoile de l'Opéra national de Paris en 1969 à l'occasion d'Etudes de Harald Lander. La rencontre avec le chorégraphe Merce Cunningham invité en 1973 à l'Opéra de Paris où il créa Un jour ou deux avec John Cage, avait été un grand choc salutaire. Une fois n'est pas coutume, compte tenu de la richesse de son parcours nous nous permettons de vous renvoyer vers la page wikipedia qui lui est consacrée. ICI
Fabien Rivière
 Wilfride Piollet dans Un jour ou deux de Merce Cunningham, en 1973.



Communiqué de presse - Chorégraphes Associés 22/01/15

L'étoile de la danse Wilfride Piollet vient de s'éteindre prématurément. 

Avec son époux Jean Guizerix, une grande curiosité et beaucoup de gourmandise, elle a côtoyé les plus grands chorégraphes classiques et contemporains de notre temps.

Elle a conçu une technique intelligente pour travailler la danse, qu'elle a intitulée "les barres flexibles" avec laquelle elle a formé des générations d'interprètes.

Wilfried était la quintessence de l'interprète, merveilleuse, passionnée et inventive.

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vendredi 23 janvier 2015
Hommage à Wilfride Piollet

Professeur au Conservatoire de Paris de 1989 à 2008, la danseuse étoile Wilfride Piollet s'est éteinte ce 20 janvier dernier.


La disparition de la danseuse étoile Wilfride Piollet est une grande perte pour l’art de la danse. Nos pensées vont avant tout vers Jean Guizerix, avec lequel elle a formé, à la scène comme dans la vie, un pas-de-deux flamboyant, ainsi que vers leur fils Rémi.  

Bouleversés, nous sommes, par les nombreux liens désormais rompus entre cette artiste lumineuse, forte d’une pensée brillante, et les nombreux domaines de l’art chorégraphique qu’elle aura aimé rencontrer et explorer. 

Amie de longue date, elle restera ce maître à danser et à penser qui, généreusement, intelligemment, naturellement, aidait à trouver le plaisir de la simplicité à la source de la complexité.

Artiste longuement côtoyée, sa figure restera associée à son immense curiosité, son ouverture résolue vers l’inhabituel, son plaisir d’être de toutes les aventures. 

Toujours émue et convaincue, elle était, à l’heure d’interpréter les rôles titres des œuvres du grand répertoire classique ou les chorégraphies d’un nouveau Ballet, se réinventant au 20e siècle.

Toujours engagée, elle était, lors de ses nombreuses rencontres avec les chorégraphes dont elle savait qu’ils participaient de la modernité de l’art de la danse. Elle était consciente du devoir de renouvellement des actes de l’art. 

Pédagogue de première importance, son enseignement durant une vingtaine d’année au sein du conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, restera exemplaire d’exigence artistique et d’inventivité pédagogique. Avec le soutien bienveillant de Jacques Garnier, dès le début des années 90, Wilfride Piollet envisage l’acte pédagogique comme une expérimentation. L’invention de nouvelles voies de transmission de son art et de l’apprentissage de la maîtrise du geste dansé seront sa ligne de conduite. Elle n’aura de cesse de questionner, pour lui donner sens, sa propre virtuosité, pour et avec ses élèves.  

Elle a cherché et trouvé une nouvelle voie de relecture du geste académique en laissant ouvertes les fenêtres de la modernité. Elle aura opéré une véritable transformation de la conscience du geste de l’interprète, avec ses jeux de mises en relations corporelles qu’elle nommait les « barres flexibles ».  

De belles traces d’une vie dédiée à la danse resteront. 

Il y a ses ouvrages, riches de sa vision de la danse et de sa méthode d’apprentissage et d’interprétation. 

Il y a ce studio de danse, véritable lieu de vie artistique, où l’ambiance était à la résidence studieuse, sur l’île joyeuse de Poissy. En ce lieu, Wilfride et Jean ont aimé inviter sans retenue aucune, de nombreux artistes de tous bords. La musique, le théâtre, le cirque y auront été joués et assemblés. 

Ce cirque qui nous offre d’elle l’image d’une étoile suspendue, un soir de 1980, sous le ciel du chapiteau, lors du célèbre gala de l’Union des artistes.

Simple marche sur le fil, état du funambule, dont elle aimait dire qu’il est l’essence même de l’expression poétique, où l’on est, face au vide et au danger, face à sa propre décision, sa vérité.

Jean-Christophe Paré
Directeur des études chorégraphiques
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris