mercredi 29 juillet 2015

Musique - Nouvel album de Bonaparte : "Becks Letzter Sommer"



Le groupe Bonaparte — dont nous vous avons déjà beaucoup parlé — basé à Berlin (Allemagne), vient de sortir le 17 juillet son 5° album studio, Becks Letzter Sommer [en français, Le dernier été de Beck]. C'est la bande son du film du même nom, du réalisateur allemand Christian Ulmen, sur les écrans quant à lui depuis le 23 juillet en Allemagne.

VINYL & MP3: http://bit.ly/bonaparte-bls-amazon-vinyl
CD: http://bit.ly/bonaparte-bls-amazon
iTunes: http://bit.ly/bonaparte-bls-itunes

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mardi 21 juillet 2015

Danse - Que fait Hofesh Shechter ? ("barbarians", Festival d'Avignon, In)

(ci-dessus) barbarians, de Hofesh Shechter, Photos Fabien Rivière ©


barbarians, de Hofesh Shechter, Photo Christophe Raynaud de Lage - Festival d'Avignon

Hofesh Shechter, né à Jérusalem en 1975, s'installe à Londres en 2002, année où il crée sa première chorégraphie, fondant sa compagnie en 2008. Actuellement, il est artiste associé à Sadler's Wells (à Londres) et sa compagnie est en résidence au Brighton Dome (à Brighton, au sud du Royaume-Uni, en bord de mer). 

Sa nouvelle création, barbarians [en français, barbares], sans B majuscule, est un trilogie, composée de the barbarians in love - (entracte de 15 minutes) - tHE bAD - (pause) - Two completely different angles of the same fucking thing

Qui sont et que font ces barbares ? Difficile d'y répondre, sinon impossible. Dans la feuille de salle, Hofesh Shechter explique pourtant : « J’ai pensé à des barbares au sens d’êtres apparemment sans culture, violents, instinctifs. Des êtres à la limite de l’animalité, non encore formés. J’aime l’idée qu’ils puissent être néanmoins amoureux, qu’ils créent un monde pour eux-mêmes et développent leur propre définition de l’amour.  »

On note le niveau sonore élevé d'une musique explosive (rap et électro), des effets de lumières, de la fumée. D'excellents interprètes, qui se déplacent le plus souvent en groupe. Une gestuelle qui fait penser à celle de la Batsheva Dance Company, fondée en 1964 par Martha Graham avec le soutien de la baronne Batsheva de Rothschild dont elle tient le nom. Depuis 1990, le chorégraphe en résidence de la compagnie est Ohad Naharin. 

Dans le programme, Hofesh Shechter confie : « Poser sur le plateau ce que j’ai dans la tête n’est pas ma priorité. J’essaie plutôt de faire circuler des énergies, de la puissance, des émotions. »

Dans la première partie (cf. photo ci-dessus) les costumes de coton d'un blanc virginal suggèrent pour le bas un kimono et pour le haut une camisole.  En voix off, une discussion (trop banale) entre une femme et Hofesh Shechter lui-même. La deuxième partie nous semble la plus intéressante, dans son relâché, où seul compte le plaisir de danser.

(cahier Le Monde Avignon, 2  juillet 2015, page 6) 

La troisième partie est un duo un peu ennuyant avec deux "anciens" de la compagnie. 

Quant aux effets, on se disait pendant la représentation que William Forsythe en produit de plus puissants (tant qu'à faire) qui prennent appui sur une pensée autrement plus solide et passionnante, sinon vertigineuse. 
Fabien Rivière
PS. Pour Vaucluse Matin du 14 juillet, ce travail est « novateur ». Vraiment ? 

barbarians, de Hofesh Shechter, Festival d'Avignon - In, La Fabrica, du 12 au 15 juillet 2015. Site

lundi 20 juillet 2015

Le bonheur de la danse de Fatou Cissé ("Le Bal du Cercle", Festival d'Avignon, In)



(ci-dessus) Fatou Cissé, Photo Antoine Tempé


Le Bal du Cercle, de Fatou Cissé, Photos Christophe Raynaud de Lage - Festival d'Avignon

Ce  pourrait être une question pour bac de  philo  ou épreuve pour étudiants en arts : « Le sujet d'une œuvre doit-il correspondre à son contenu annoncé, et dans quelle mesure ? » Ainsi, il semble que certains " professionnels ", comme l'on dit, " professionnels de la profession " comme dit Godard, n'aient guère appréciés la distance, toute relative finalement, entre le sujet et l'œuvre. 

Dans le programme de salle, on trouve ainsi ces mots de Fatou Cissé
Le Bal du Cercle parle en effet d’un bal réservé aux femmes, le Tanebeer. En woloff, ce mot signifie « bal de nuit ». Il y a une autre étymologie plus rurale du mot : « la danse sous l’arbre ». Il s’agit d’une pratique ancestrale, organisée exclusivement par des femmes, en l’honneur du roi ou d’autres personnalités. 
Au tamis de la modernité, le sens et les formes de cette pratique ont connu une bascule : elle est désormais le fait de femmes des quartiers et s’inscrit dans un cadre domestique. Ce bal regroupe aujourd’hui des rivales qui, à travers lui, se livrent à des règlements de comptes, à des batailles qui ne sont pas corporelles, mais vestimentaires et esthétiques. C’est cette dimension et ce glissement qui m’intéressent. Le Tanebeer n’est donc plus simplement une fête, mais c’est surtout un endroit, une occasion pour montrer sa valeur. Les femmes s’y présentent bien habillées, bien pouponnées, pour montrer à leurs pairs ce qu’elles sont, ce qu’elles peuvent devenir au-delà de leur condition. Elles se libèrent de leur quotidien, généralement rythmé par les tâches domestiques, par le soin à la famille ou à la belle-famille. Pendant le Tanebeer, la plus humble des femmes peut être Miss Monde. Ce jeu de rôles est bien entendu façonné par les influences de la société de consommation : plus on brille, plus on exhibe de bijoux, et plus on a de valeur.
Mais le plus important n'est pas là. Cette première œuvre de groupe, après un solo remarqué, manifeste la maturité remarquable de cette jeune chorégraphe sénégalaise. Sur scène, cinq danseuses et un danseur. Ce qui s'annonce comme une danse du pur paraître se révèle beaucoup plus complexe. Dans un premier temps, pour l'essentiel, chacun danse seul, pour soi. C'est absolument extraordinaire de liberté et d'invention. Il faut bien laisser le temps nécessaire à cette merveille. Dans un deuxième temps, les corps se rapprochent, comme pris dans la nasse du social. Enfin, les femmes sont regroupées et, comme annoncé, se chamaillent. Mais la musique, excellente tout le long de la représentation, recouvre en grande partie la scène. 

« La vie est belle ! »  lâchera, doucement, avec délicatesse, face au public, une danseuse. C'est léger, mais c'est bouleversant. Il n'est pas sûr, qu'elle y croit totalement. Mais le dire c'est s'offrir le plus beau des cadeaux. On peut-doit montrer les guerres, famines, maladies, dictatures, et autres fléaux africains. Mais cela ne dit pas tout de ce continent. On doit laisser la place aux imaginaires contemporains africains quand ils sont aussi délicieux.  
Fabien Rivière

Le Bal du Cercle, de Fatou Cissé, Festival d'Avignon - In, Cloître des Carmes, du 16 au 23 juillet 2015. Site 

dimanche 19 juillet 2015

Angelin Preljocaj échoue à associer théâtre et danse (Retour à Berratham, Festival d'Avignon, In)



Retour à Berratham, d'Angelin Preljocaj, première représentation du 17 juillet 2015 - 
(photos 2 et 4) dessins du scénographe Adel Abdessemed - dossier de presse donné aux journalistes, Photos Fabien Rivière ©

« C'est consternant  ! », crie une spectatrice, quand le noir survient à la toute fin de la première de Retour à Berratham d'Angelin Preljocaj. Nous sommes dans la Cour d'honneur du Palais des Papes dans le cadre du Festival d'Avignon. Des huées nourries suivent, de toute la salle, puis des applaudissements, de même. Un accueil assez frais a ainsi été réservé à la création du chorégraphe français basé à Aix-en-Provence où il dirige une troupe de 24 danseurs permanents. 

Que s'est-il donc passé ? Angelin Preljocaj a renouvelé sa collaboration avec l'écrivain français Laurent Mauvignier, à qui il a commandé un texte, donnant la consigne d'une « tragédie épique contemporaine ». Le texte a paru le 4 juin aux éditions de Minuit sous le même titre. La première rencontre avait donné Ce que j'appelle oubli, en 2012. 

Quatorze interprètes investissent la scène, dont trois comédiens (Niels Schneider, Laurent Cazenave, déjà présent dans Ce que j'appelle oubli, et la suédoise Emma Gustafsson). Le texte est dit principalement par eux, mais aussi sporadiquement par les danseurs. Tous portant un micro cravate. Or, seul Niels Schneider est audible. Laurent Cazenave est plus en retrait, Emma Gustafsson plus atone, son accent n'arrangeant rien. On ne comprend le texte que de façon irrégulière, et, pour notre part, l'histoire nous est apparue incompréhensible  malgré le fait que nous étions au 4° rang, sinon que c'est la guerre. Interrogeant des spectateurs au hasard à la sortie, la plupart confiaient n'avoir rien compris, à deux exceptions.  
 
"Ça parle" pratiquement sans discontinuer durant 1h45, le théâtre écrasant malheureusement la danse. 

La scénographie a été confiée au plasticien franco-algérien Adel Abdessemed, dont le travail a été récemment montré au Centre Pompidou Paris, qui propose un no-man's land : un grillage en fond de plateau, qui se poursuit sur la droite et la gauche de la scène, au fond à gauche une carcasse calcinée noire de voiture, au fond à droite une autre carcasse calcinée noire, entre les deux des sacs poubelles noirs. 

Le statut de la femme pose question : elles sont le plus souvent habillées en gentilles robes, les hommes étant en pantalons, dans une stricte, et triste, division des rôles sexués. Elle sont infériorisées. On nous objectera que c'est l'histoire et le lieu supposé (l'Europe centrale), qui exigent cela. Nous n'en sommes pas sûrs. La scène de sexe est ainsi franchement peu ragoûtante, avec des femmes objets manipulées, alors que la "voix off" dit autre chose, parlant d'un homme tremblant... 



Nous avons récemment découvert, en juin au Théâtre de la Ville (Paris), la nouvelle création de la chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker - Compagnie Rosas, Golden Hours (as you like it) (site), qui travaille avec le morceau Golden Hours, extrait de l'album Another Green World de Brian Eno sorti en 1975 et As You Like It (Comme il vous plaira) de William Shakespeare. Chaque mot, et même chaque syllabe d'un mot a son équivalent corporel et dansé. Pour un résultat exceptionnel. À l'exact opposé du théâtre poussiéreux d'Angelin Preljocaj qui donne le sentiment d'ignorer toutes les recherches théâtrales mondiales les plus passionnantes existantes depuis 50 ans.
Fabien Rivière
Retour à Berratham, d'Angelin Preljocaj, Festival d'Avignon - In, Cour d'honneur du Palais des Papes, du 17 au 25 juillet 2015 (8 représentations). Site

samedi 18 juillet 2015

Avignon - Visite du Premier Ministre qui ne rencontrera ni Presse ni Intermittents

Manuel Valls, Premier Ministre, Photo site du Premier Ministre (recadrée)

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La Coordination des Intermittents et Précaires
Communiqué de presse
Publié le samedi 18 juillet 2015 

MANUEL VALLS REFUSE DE RENCONTRER LA PRESSE ET LES INTERMITTENTS

Nous prenons acte que Manuel Valls prévoit une visite officielle à Avignon le dimanche 19 juillet en refusant la présence de la presse et des intermittents : une réunion de travail est prévue avec Fleur Pellerin sur l’intermittence, sans les intermittents !

Le gouvernement et le Parti Socialiste ne cessent de communiquer sur le maintien des budgets de la Culture et sur la « sanctuarisation » des droits sociaux des intermittents : c’est faux !

Il n’est donc pas surprenant que, pour cacher ses mensonges, Manuel Valls refuse le dialogue contradictoire. Le Petit Prince du 49-3 a bien compris que le monologue est la meilleure façon de mener sa campagne de communication.

Notons le programme de la balade du 49-3 :

Dimanche 19 juillet 2015 
- 9h : Rencontre avec Greg Germain – site du festival Avignon Off / Hors Presse 
- 10h : Rencontre avec Cecile Helle - Mairie d’Avignon / Hors Presse 
- 11h : Réunion de travail avec Fleur Pellerin sur les intermittents du spectacle –
                   Préfecture du Vaucluse / Hors Presse 
- 18h : Visite de la Collection Lambert / Hors Presse 
- 22h : Festival d’Avignon / Hors Presse

Nous rappelons à toutes et à tous que les prochaines négociations sur l’assurance chômage auront lieu en 2016…

La Coordination des Intermittents et Précaires

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mardi 14 juillet 2015

Le CDC - Les Hivernales bientôt sauvé ? (3)

Vue de la façade et du public du CDC [Centre de Développement Chorégraphique] - Les Hivernales [Avignon] le 12 juillet 2015, Photo Fabien Rivière

Communiqué de presse 13 juillet 2015

Le CDC [Centre de Développement Chorégraphique] - Les Hivernales [Avignon] vous informe qu’il a reçu in extremis le 10 juillet à 11h11 par voie électronique un courrier signé de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence -Alpes-Côte d’Azur stipulant que : 
l’Etat et les autres collectivités mettent tout en œuvre pour permettre au CDC de se porter acquéreur des locaux à vendre 18 rue Guillaume Puy.

Néanmoins, les délais resserrés ne permettent pas de déterminer un plan d’action et de financement dans des conditions sereines et rigoureuses.

La DRAC [Direction Régionale des Affaires Culturelles] suggère au Président du CDC de « signer » un compromis avec le propriétaire et d’ici la signature de l’acte, des concertations seront organisées par le Ministère « dans un délai de trois mois » pour permettre aux tutelles de « garantir la solvabilité du CDC » et à ce dernier de finaliser les demandes d’emprunt.

La DRAC espère que ces informations « permettront de lever les incertitudes qui pèsent sur le CDC ».

Le CDC prend acte de ces engagements. Il remercie Mme la Ministre de la Culture, son cabinet, la Direction Générale de la Création (DGCA) et la Direction Régionale des Affaires Culturelles de PACA pour leur accompagnement mais, le fait est, que les incertitudes étaient et sont encore nombreuses.

Le CDC, dès réception de cette lettre - en tout point essentielle - a pris contact avec le représentant légal du propriétaire pour lui annoncer qu’en plus de la lettre de caution de la Ville, et celle de l’Agglomération, nous avions maintenant des assurances via l’Etat que nous pourrions nous engager dans une démarche débouchant sur l’achat du lieu.

Nonobstant ces garanties, le propriétaire a répondu qu’il attendait de la part du CDC - Les Hivernales une offre d'achat écrite pressentie, sans clauses suspensives. Seul document d’après lui qui lui permettrait de défendre la proposition du CDC devant les instances de l’association propriétaire et de justifier l'abandon des démarches en cours auprès de leur acquéreur actuel, rappelant par là même qu’il a en effet un acheteur extrêmement motivé. Cette lettre devant lui arriver « dans les plus brefs délais », évoquant de nouveau la deadline fixée par lui au 10 juillet 2015 pour la signature du compromis avec l’autre acheteur.

Le CDC constate que la mobilisation du Bureau de l’Association, de son Président, de son Directeur, de l’ensemble du personnel, des adhérents et des divers soutiens : spectateurs, journalistes, professionnels de la culture… a fait prendre conscience des conséquences désastreuses qu’il y aurait pour tous ceux qui soutiennent le CDC et pour la Ville d’Avignon et son agglomération à laisser vendre ce lieu à un autre acquéreur que lui. C’est la demande du CDC depuis 2012 et nous sommes donc satisfaits d’avoir été entendus et d’être au bord d’y parvenir.

Le CDC appelle donc à une réunion DE TOUTE URGENCE de l’ensemble des tutelles pour lui assurer le financement du crédit à souscrire, car le dossier à constituer auprès des banques va non seulement être lourd mais il est impératif qu’il soit accepté et par conséquent accompagné de nombreuses et puissantes garanties.

Danse - La promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur

Trois fois par an — le jour de l'An, à Pâques et le 14 juillet —, l'État distribue ses Légions d'honneur. 

 Du côté des civils — les militaires ont un autre régime — le "parcours" progresse ainsi : on débute en étant promu pour prendre rang au grade de chevalier, puis officier et commandeur; on est élevé aux dignités de grand'croix et de grand officier.

Cette promotion du 14 juillet compte 544 personnes (En savoir +). 


Culture et communication
Au grade de chevalier
Mme Allier (Marie-Thérèse, Julie), 
directrice-fondatrice d'un espace consacré à la création contemporaine 
[La Ménagerie de Verre, Paris 11° ardt.]; 71 ans de services.
Photo Capture d'écran Espaces Magnétiques


Culture et communication
Au grade de chevalier
Mme Dupont (Aurélie, Christine, Jacqueline), 
danseuse étoile de l'Opéra national de Paris ; 25 ans de services.


Affaires étrangères et développement international
PROTOCOLE
Au grade de chevalier
Mme Levasseur (Laurence, Annie), 
chorégraphe, directrice déléguée d'un institut culturel (Afghanistan) ; 
22 ans de services. Photo DR

dimanche 12 juillet 2015

Le ratage de Mme Pietragalla à Bagnolet

Un beau ratage.

Mme Pietragalla, en s'installant à Bagnolet, aurait dû se souvenir de tout ce qui a été fait dans cette ville, depuis 1960, pour promouvoir la danse aussi bien dans la population que sur le plan national et international.

Elle aurait dû réaliser que, si la Municipalité lui ouvrait si grand les portes c'est que cette dernière attendait, secrètement, qu'une grande étoile de la danse apporte sa contribution au travail entrepris depuis des années et le poursuive dans le même esprit. Les deux parties avaient tout à gagner : un lieu, pour la compagnie, un nouveau centre d'intérêt pour l'art chorégraphique, pour la population.

Mais, au lieu de créer un centre de vie, ouvert à tous les Bagnoletais (ce qui, apparemment, ne l'intéresse absolument pas) Mme Pietragalla a commis une énorme erreur en faisant, de ce lieu, une sorte de chasse gardée, d'académie de danse privée et réservée aux professionnels.

Les expériences passées ont prouvé que les Bagnoletais sont des gens que l'on peut mobiliser sur des projets artistiques  et qui, alors, sont les premiers à les défendre, envers et contre tous,  Mairie ou Ministères...

Aujourd'hui, au lieu d'avoir ces forces avec elle, Mme Pietragalla les a contre elle car son centre de danse privé est devenu une véritable verrue pour tous les habitants du quartier.

C'est vraiment dommage pour la danse, pour Bagnolet car c'est une occasion ratée mais c'est ce qui arrive quand un artiste oublie que l'égocentrisme  n'est pas un moyen pour avoir des supporters...

En général, je m'insurge quand une Municipalité veut "détruire" un lieu de danse ou ne l'aide pas à rester dans ses locaux (comme les Hivernales d''Avignon). Dans le cas présent, qui en pâtira ? :  ni la danse, ni  Bagnolet ni la population dont on ne s'est pas occupés  mais uniquement Mme Pietragalla... ce qui est un moindre mal.

... Et son éviction logique et prévue de longue date, permettra, aux enfants du quartier, d'avoir, enfin,  une école digne de ce nom... et tous les Bagnoletais applaudiront, ce que je comprends parfaitement !
Germaine Bedler

samedi 11 juillet 2015

Pietragalla à Bagnolet : sommée de partir, elle reste








Vue des locaux occupés par la compagnie de Marie-Claude Pietragalla à Bagnolet (93) 

Le Parisien, 10 juillet 2015

Le mépris affiché par Marie-Claude Pietragalla et son compagnon, Julien Derouault, excède au plus haut point les habitants des Coutures à Bagnolet [commune limitrophe de l'Est de Paris]. Car les exigences de ces danseurs pèsent directement sur la qualité de la scolarité des enfants du quartier. « Qu’elle parte tout de suite! », lance une maman. La danseuse étoile et son compagnon sont aujourd’hui sous le coup d’une mise en demeure de la mairie de quitter les lieux au plus tard le 15 juillet 2015. Depuis 2010, la danseuse étoile et le chorégraphe, Julien Derouault, louent à la ville un local de 380 m2 pour la somme dérisoire de 1 000 €par mois. Par courrier du 28 janvier, la ville qui a besoin des lieux pour agrandir le groupe scolaire Jules-Ferry voisin a fait connaître au couple son souhait de récupérer les locaux, d’autant que la convention d’occupation précaire était arrivée à échéance le 7 septembre 2014. La compagnie devait avoir quitté les lieux au plus tard le 1er juillet. 

(...) la star a répondu par voix d’avocat, réclamant à la commune, qui plus est surendettée, le versement d’une indemnité de 140 000 € pour finalement revoir sa copie et abaisser la note à 45 000 €. > SUITE

*     *     * 

Dans La Provence du 7 juillet 2015 (ici), on trouve une interview de Marie-Claude Pietragalla concernant le solo qu'elle représente au Festival d'Avignon Off, avec ce passage :
Une question plus matérielle : la nouvelle municipalité PS de Bagnolet a décidé de ne pas renouveler votre bail. Où sera abritée votre compagnie ?
Marie-Claude Pietragalla : Mes conseils sont saisis du dossier. Ça a été très brutal. C'est en effet le choix politique du nouveau maire de Bagnolet (suite à une pétition des parents d'élèves de l'école voisine, qui réclament la restitution des locaux, NDLR). C'est d'autant plus incompréhensible que notre lieu fonctionne sans subvention municipale. Nous avons investi beaucoup d'argent personnel pour aménager ces studios. Cette Ville met à mal une entreprise culturelle en lançant un ultimatum : des danseurs, techniciens, professeurs viennent y travailler. Malheureusement, je ne suis pas dans les rouages politiques. Mais je m'interroge. C'est symptomatique d'une époque qui maltraite les artistes.
Et la réponse suivante d'une lectrice :
Madame Pietragalla pervertit un peu la réalité quand elle évoque un "choix politique" pour son départ de Bagnolet. Les locaux qu'elle y occupe avaient été préemptés dès 2004 pour bénéficier au groupe scolaire Jules Ferry adjacent.
L'ancienne municipalité PC, que Mme Pietragalla a soutenue lors d'une campagne électorale, les lui a loués en 2011 au titre d'une convention précaire et pour 1000 euros par mois, en attendant qu'elle construise le siège de sa compagnie à Bagnolet.
Curieusement, il n'a plus jamais été question de cette construction et Madame Pietragalla bénéficie donc depuis des années de 450 m² pour un prix défiant toute concurrence. Elle sous-loue par ailleurs ces locaux, ce que ce type de contrat interdit, et n'a jamais rien proposé aux enfants du quartier des Coutures, dont beaucoup viennent de milieux modestes.
Le maire actuel, Tony di Martino, s'est engagé durant sa campagne à ce que ces locaux bénéficient aux enfants de l'école, comme c'était prévu initialement. En novembre dernier, nous, parents d'élèves lui avons rappelé cette promesse, l'école débordant de partout. La municipalité a par la suite laissé six mois à Madame Pietragalla pour déménager au 1er juillet.
Ce qui à ce jour, n'est toujours pas fait.... Au détriment des enfants qui ne pourront probablement pas bénéficier de ces espaces à la rentrée. Mme Pietragalla gère une entreprise privée qui occupe à un prix dérisoire des espaces publics. Mais elle n'hésite pas à faire un chantage financier à la mairie qui, selon elle, devrait financer son départ. Elle ne manque pas d'air. Verena von Derschau

vendredi 10 juillet 2015

Ambra Senatore nommée à la direction du Centre chorégraphique national de Nantes

Ambra Senatore a été nommée à la direction du Centre chorégraphique national de Nantes, succédant à Claude Brumachon et Benjamin Lamarche en poste depuis 1992. Son mandat débutera le 1er janvier 2016. 

Quatre candidates et un duo de candidats figuraient sur la liste des pré-sélectionnés :  Maud Le Pladec, Chantal Loïal, Julie Nioche et Ambra Senatore, Christian François Ben Aïm. 
Fabien Rivière

*    *    * 

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication 

Nomination d’Ambra Senatore à la direction du Centre chorégraphique 
national (CCN) de Nantes

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Johanna Rolland, maire de Nantes, et avec le soutien unanime de Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire et de Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire Atlantique, a donné son agrément à la nomination d’Ambra Senatore à la direction du Centre chorégraphique national (CCN) de Nantes, à compter du 1er janvier 2016, pour succéder à Claude Brumachon et Benjamin Lamarche.

Née à Turin en 1976, Ambra Senatore se forme auprès de grandes personnalités de la danse telles que Carolyn Carlson, Dominique Dupuy ou Bill T. Jones. Doctorante en danse contemporaine en Italie, elle poursuit et publie ses travaux de recherche. Elle a implanté sa compagnie récemment en France et propose une danse empreinte d’humour qui a rencontré un accueil immédiat des programmateurs français, comme en témoigne sa récente programmation au Théâtre de la Ville [Paris] en février 2015.

Le projet d’Ambra Senatore pour le Centre Chorégraphique national de Nantes, « De l’humain à la danse, de la danse à l’humain », ouvre de nouvelles perspectives de dialogue et de rencontres avec les acteurs du territoire.
Dans sa recherche d’une danse qui rencontre le public, Ambra Senatore met l’accent sur la relation humaine, laissant la place à la fragilité, au doute, au sens critique et au partage. Une danse qui s’inspire de la vie.

Fondamentalement tournée vers l’autre, elle a à cœur d’aller à la rencontre de tous les publics en créant des œuvres adaptées à tous types d’espaces.

Son projet, volontairement inscrit sur le territoire et qui en fédère les acteurs, porte par ailleurs une forte ambition d’ouverture internationale.

De la création au citoyen, le public est au cœur du projet d’Ambra Senatore.

Créé en 1992, le CCN de Nantes s’inscrit dans une dynamique interrégionale, enjeu de la métropole nantaise et de la région Pays de Loire.
Il était dirigé depuis sa fondation par Claude Brumachon et Benjamin Lamarche qui y ont effectué un travail remarquable.

Le jury a salué unanimement la qualité des dossiers et l’engagement des cinq candidats qui ont tous présenté des démarches artistiques singulières et de multiples pistes pour revisiter le projet de ce centre chorégraphique.
Paris, le 10 juillet 2015

*    *    * 
POUR MÉMOIRE 

LE CENTRE CHOREGRAPHIQUE NATIONAL DE NANTES
Appel à candidature
Le Centre Chorégraphique National de Nantes recrute sa directrice ou son directeur

La direction sera confiée à un.e artiste jouissant d’une reconnaissance nationale et internationale dans le domaine chorégraphique. Le CCN de Nantes appartient au réseau des 19 établissements qui constituent en France le socle de l’activité de création, de production et de diffusion d’oeuvres chorégraphiques et qui sont régis par la circulaire de 2010, révisée en 2013 et le Cahier des charges des CCN. 

Compte tenu des liens qui peuvent s’établir avec le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers et avec le Musée de la Danse, Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, le CCN de Nantes doit poursuivre l’ambition d’être au coeur d’une dynamique interrégionale au service de la création et de l’accompagnement des artistes, acteurs du développement de la culture chorégraphique auprès des publics.

Le CCN de Nantes a son siège à Nantes, ville de plus 290 000 habitants qui s’inscrit dans Nantes Métropole qui compte 24 communes et 600 000 habitants. Le CCN de Nantes est installé rue Noire, dans la Chapelle des Capucins, construite à la fin du XIXe siècle, transformée en 1990 pour l’installation des activités du CCN en 1992, puis agrandie en 2002. Cette ancienne chapelle a été dotée d’un studio de 240 m2, équipé d’un gradin de 200 places, auquel s’ajoutent un petit studio d’échauffement de 64 m2, des loges, des bureaux et locaux administratifs. Des pistes sont à étudier dans la perspective de mutualisations ou d’aménagements qui pourraient permettre de diversifier des espaces de travail pour la danse, à l’échelle de la métropole.

Le CCN de Nantes est subventionné par l’État (DRAC Pays de la Loire), la Région Pays de la Loire, la Ville de Nantes, le Département de Loire-Atlantique et reçoit ponctuellement le soutien d’autres partenaires publics. L’ensemble des financements publics atteignait 943 K€ TTC, en 2014 sur un budget total d’environ 1 270 K€ TTC. Outre la direction, l’équipe du CCN compte 12 emplois permanents, dont quatre danseurs.

Missions : 
Le CCN de Nantes assume une mission principale de création et de production de spectacles chorégraphiques. En cohérence avec son projet artistique, le.la directeur.trice nommé.e à la tête du CCN de Nantes aura pour mission, outre le développement de son propre travail de création, de :

> travailler à la diffusion locale, départementale, régionale, nationale et internationale de
ses productions.

> s’inscrire dans les dynamiques territoriales pour développer des collaborations artistiques et culturelles.

> renforcer le dialogue et réfléchir aux modalités de partage de l’outil avec des compagnies chorégraphiques, en portant une attention aux équipes issues du territoire régional, et plus largement en accueillant et en accompagnant des artistes chorégraphiques d’envergure nationale ou internationale, à travers l’accueil studio.

> développer l’offre de danse et favoriser la rencontre des publics autour de la création chorégraphique, en initiant des propositions qui pourraient fédérer les structures culturelles à l’échelle des Pays de la Loire et de la Bretagne, notamment dans un dialogue constructif avec le CNDC d’Angers et le Musée de la Danse à Rennes.

> proposer des actions de formation en collaboration avec les établissements d’enseignement supérieurs du territoire, le Pont Supérieur et le CNDC , établir un dialogue avec les conservatoires, l’association Musique et Danse en Loire-Atlantique.

> poursuivre et développer les actions culturelles et la transmission de la culture chorégraphique qui est un des axes forts des missions des CCN, notamment en direction des jeunes, des amateurs, en nouant des partenariats avec les acteurs culturels, scolaires, universitaires et avec le secteur associatif.

> Affirmer le rôle de lieu de référence du CCN, moteur de vitalité et de développement chorégraphiques, garant d’une pluralité d’esthétiques, à la fois ouvert à la recherche et lieu de valorisation de la danse.

> Manifester une ouverture aux autres champs artistiques.

Modalités pratiques

Les candidat.e.s sont invité.e.s à envoyer leur dossier au plus tard pour le 4 mai 2015.

Aucune candidature, aucun dossier parvenu après le 4 mai ne sera pris en compte.

Ce dossier comprendra :

> une lettre de motivation indiquant les axes majeurs du projet artistique envisagé (2 à 3 pages),

> un curriculum vitae détaillé accompagné de tous les documents d’information sur les réalisations antérieures (descriptif et argument des créations, articles de presse, enregistrements vidéo, calendrier de tournées).

Les candidat.e.s peuvent transmettre leur candidature par voie postale et / ou par voie électronique. Dans un premier temps, une commission de recrutement sélectionnera une liste réduite de candidat.e.s. Ceux.celles-ci se verront remettre un cahier des charges et un dossier complet sur la base desquels ils.elles rédigeront : 1 projet artistique détaillé, 1 projection budgétaire de la mise en oeuvre complète du projet sur une période de trois ans à partir de l’année 2016.

Les projets et projections budgétaires devront parvenir avant le 22 juin 2015.

Dans un second temps les candidat.e.s pré-sélectionné.e.s seront reçu.e.s par le jury dans le courant du mois de juillet 2015. La prise de fonction interviendra au 1er janvier 2016, dans le cadre d’une première convention de 4 ans.

Les candidatures sont à adresser par courrier à
Madame la Présidente du Centre Chorégraphique National de Nantes,
23, rue Noire 44000 NANTES et / ou par mail à ccnn-presidente@orange.fr

Licences d’entrepreneur de spectacle 1-141601 / 2-141602 / 3-141603

jeudi 9 juillet 2015

Le CDC - Les Hivernales bientôt expulsé ? (2)

Communiqué de presse

Évolution de la situation du CDC LES HIVERNALES

9 juil. 2015 — Le Président, le bureau du Conseil d'administration, son directeur et l’ensemble du personnel du CDC - Les Hivernales ont pris connaissance des lettres adressées le 1er juillet par Mme la Maire d'Avignon et le 7 juillet par M. le Président du Grand Avignon faisant état, l’une et l’autre, d'un soutien qui serait apporté au CDC, en qualité de simple caution, à hauteur de 25% de la somme empruntée pour chacune des deux tutelles.

Le CDC - Les Hivernales remercie Mme la Maire d'Avignon qui atteste ainsi d'un changement de position qui autoriserait dorénavant le CDC à devenir acquéreur du théâtre qu'il loue depuis 10 ans, ainsi que M le Président du Grand Avignon qui témoigne du soutien qu’il nous porte alors qu’il n’est pas un partenaire institutionnel habituel du CDC.

Le CDC espère ainsi pouvoir sauver cet outil de travail pour la danse, ce lieu, véritable lien social dans le quartier et cet espace qui permet d'accueillir tous les artistes chorégraphiques qui comptent de par le monde.

Malheureusement, ceci est insuffisant et beaucoup reste à faire.

Le CDC doit trouver les 50% de cautionnement restant.

Il doit trouver un ou des établissements bancaires acceptant de lui prêter la totalité de la somme dans ces conditions et dans cette extrême urgence.

Tout ceci devant intervenir avant le vendredi 10 juillet prochain, date fixée par l’actuel propriétaire pour signer son compromis de vente avec un autre acheteur.

Le CDC doit par ailleurs respecter les ratios de son budget puisque, sans mesures d’accompagnement nouvelles, il ne saurait supporter plus de charges de fonctionnement sans entamer sa - faible - marge artistique actuelle.

TOUT CECI A MOINS QUE LES TUTELLES NE DEGAGENT DES SOMMES SUFFISANTES POUR REDUIRE LE MONTANT DE L’EMPRUNT A EFFECTUER, permettant ainsi au CDC d’avoir des charges de remboursement qui n’obèrent pas son action future.

Devant la mobilisation nationale et internationale qui a suivi notre pétition et dont l'ampleur nous a nous même surpris, le CDC attire l'attention de l’ensemble des pouvoirs publics sur l'importance qu'il y a à trouver de toute urgence les moyens financiers nécessaires dans les délais impartis, et ce afin de conserver à Avignon, hiver comme été, une vitrine internationale pour la danse.

POUR CELA NOUS DEMANDONS QU’UNE REUNION PLURI-PARTITE RASSEMBLANT ETAT – REGION – DEPARTEMENT – VILLE - COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION et les représentants du CDC, se tiennent dans les meilleurs délais, ce qui selon nous est le seul moyen d’élaborer une solution pérenne.

Le CDC rappelle qu’il est faux de croire que nous pourrions nous prévaloir de notre bail, dont l’échéance est hélas proche. Les acquéreurs des locaux ont bien fait savoir qu’ils souhaitaient y mettre fin dans les meilleurs délais…

Le couperet n’est pas loin de tomber.

Cette perspective d’achat des locaux par le CDC est un beau projet pour Avignon, un projet manifestement attendu par la communauté de la danse et surtout un projet auquel le public a le droit.

Plus que jamais, nous invitons les personnes qui partagent notre passion pour la danse de par le monde et notre engagement pour la culture à Avignon à se reporter à la pétition en ligne en la signant. C’est le meilleur moyen de témoigner publiquement de la pertinence de notre projet comme de notre combat pour une pluralité des expressions et des arts à Avignon.

> Le CDC - Les Hivernales invite à une manifestation silencieuse le 10 juillet 2015 à 15h00 devant le CDC, 18 rue Guillaume Puy pour manifester l’attachement du public, des artistes et des professionnels à ce lieu.

LE CDC – LES HIVERNALES NE PEUT PAS – NE DOIT PAS - PERDRE SON OUTIL DE TRAVAIL

vendredi 3 juillet 2015

Région parisienne - La DRAC octroie 0 € au Générateur

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
3 juillet 2015

Pour l'année 2015, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Île de France, 
vient d'accorder au Générateur 0 € de subvention. 
Comment accepter une telle décision alors que pour la saison 2014-2015 Le Générateur a : 
- accueilli 144 artistes
- accompagné 12 équipes artistiques dans leur création et production
- présenté 73 performances, 4 concerts, 1 exposition collective
- accueilli 22 résidences de création
- accueilli 4 festivals : Jerk Off - Faits d'Hiver - Sonic Protest - Festival Extension
- obtenu une 1ère subvention européenne : Erasmus + Aide à la mobilité
- obtenu un nouvel emploi-tremplin de la Région Île de France 
Le Générateur est soutenu par la Région Île de France, la ville de Gentilly et le Département du Val de Marne. 

Le Générateur est membre du réseau Actes if - Réseau solidaire de lieux artistiques et culturels franciliens. 
Le Générateur est une association reconnue d'utilité publique.

Face à cette décision-couperet de l'Etat, nous ne pouvons rester passifs.

Le Générateur est bien vivant et ne compte pas baisser la tête. 

Si vous souhaitez être informé de la suite ou nous soutenir, vous pouvez nous écrire à : soutien@legenerateur.com

Le Générateur
Lieu d'art et de performances
contact@legenerateur.com / 01 49 86 99 14

mardi 30 juin 2015

Le CDC - Les Hivernales bientôt expulsé ?

Vue de l'entrée du bâtiment que le Centre de Développement Chorégraphique (CDC) Les Hivernales occupe à Avignon, Photo DR

Communiqué de Presse

Centre de développement chorégraphique - Les Hivernales, Avignon le 29 juin 2015


«… Je compris que nous n’existions pas malgré tous nos efforts 
pour le développement de la danse contemporaine et surtout 
que nous n’avions aucun appui politique qui aurait pu nous aider. 
Nous restions une bande de francs-tireurs !... »

Amélie Grand – Fondatrice des Hivernales
In : « Voyage en Hivernales » (P. 71)


Il paraît que l’histoire est un éternel recommencement et le sort s'acharne sur le CDC - Les Hivernales car après avoir été délogé de la MJC La Croix des Oiseaux (1977), de la Manufacture de casseroles Laugier (1982 - 1986), de La Manutention (deux fois), le CDC risque de l’être de la rue Guillaume Puy… et si cette fois-ci nous disions : 
« STOP » !...

En effet, le théâtre loué depuis dix ans, jour pour jour, par le Centre de développement chorégraphique – CDC - LES HIVERNALES - rue Guillaume Puy est sur le point d’être vendu.

Aucune tutelle publique, seule ou ensemble, ne pouvant pas - ou ne voulant pas - l’acquérir (restrictions budgétaires…) et le CDC n’ayant pas seul les moyens de le faire, ce théâtre, dans lequel d’importants moyens publics ont été investis, va être vendu à un nouveau propriétaire privé qui entend mettre fin au bail du CDC dans les meilleurs délais…

Après 40 ans d’activité dans la ville d’Avignon, le CDC va donc se retrouver sans lieu pour accueillir les artistes en résidence, les actions en direction des publics, les scolaires, les étudiants, les stages et les spectacles en été comme en hiver… mais aussi toutes les actions de collaboration avec d’autres structures comme le Conservatoire à rayonnement régional du Grand Avignon, l’Orchestre de Région, le Parcours de l’Art, la Collection Lambert, la Garance - scène nationale de Cavaillon, les festivals tels qu’Emergence(s), Cité Nez Clown, Les Nuits Flamencas…

Si l’histoire semble se répéter, le public fidèle lui est là et bien là. La renommée des Hivernales et les résultats tant en nombre de spectateurs qu’en retombées économiques pour la ville et la communauté d’agglomération sont tangibles et en constante augmentation.

Oserions-nous dire qu'au vu des moyens consacrés par la ville d’Avignon depuis 40 ans à ce festival et au CDC qui l’organise, le solde est largement en faveur d’Avignon, de ses habitants, de ses commerçants qui manifestent leur intérêt pour ce festival de danse au cœur de l’hiver et pour toutes les activités que développe le CDC le reste de l’année… ?

Comme le disait Amélie Grand, nous sommes des « francs-tireurs ».
Dans cette expression s’il y a tireurs, il y a francs… nous pensons qu’un véritable choix doit être fait par les pouvoirs publics pour fixer définitivement le CDC à Avignon, dans un théâtre parfaitement adapté à ses missions comme c’est le cas aujourd’hui… Si ces mêmes tutelles, manquant maintenant de moyens, avaient doté le CDC d’un lieu dès ses débuts en 1979, comme cela avait été demandé, quelles économies seraient faites, et nous n’en serions pas là !

Pour que le « CDC – Les Hivernales » puisse se développer sans douter du lieu où il peut travailler, il faut impérativement lui garantir l’usage de ce théâtre.

Si comme nous, vous pensez qu'Avignon mérite un Centre de développement chorégraphique disposant d’un espace dans lequel il puisse envisager ses projets et développer ses missions sereinement, si comme nous, vous êtes POUR que les pouvoirs publics empêchent que le CDC perde ce théâtre rue Guillaume Puy, signez cette pétition, faites la suivre car le temps est compté : l’actuel propriétaire a un acheteur…