mercredi 27 juillet 2016

Télévision - 1970 - Michel Descombey, « La danse des tee-shirts »


Émission : Dim, Dam, Dom - 29 juin 1970. Durée : 5 minutes et 31 secondes. 

Dim Dam Dom a été diffusée du 7 mars 1965 jusqu'en 1970 sur la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). 

Résumé disponible sur le site de l'INA (Institut national de l'audiovisuel) : « Présentation de modèles de tee-shirts par des mannequins féminins sur une chorégraphie de Michel DESCOMBEY (chorégraphe, ancien directeur de la danse de l'opéra de Paris) [1930 - 2011]. Divers plans des mannequins courrant sur un échangeur d'autoroute porte de Bagnolet. Interview de Michel DESCOMBEY au volant d'une voiture décapotable sur le périphérique. Il parle de l'importance du thème dans le ballet. DP chorégraphie : ballet de cinq danseuses dansant sur le bord de l'autoroute (apparition de panneaux colorés avec l'inscription Tee-shirt) sur une musique de tam-tams. Suite de l'interview sur le bord de la route : pourquoi quitte-t-il la France pour l'opéra de Zurich ? Autres images de la chorégraphie des T-shirts. Strip-tease d'une des mannequins qui retire des couches successives de tee-shirts pour terminer seins nus. »

Michel Descombey, Photo Capture d'écran Espaces Magnétiques

Remarque : La scène des T-Shirts peut faire penser au Shirtologie (1997) de Jérôme Bel (Photos). 

lundi 25 juillet 2016

Photos - Danse - Thierry Thieû Niang « Au coeur » de la jeunesse (Festival d'Avignon - In)

 

Au coeur, de Thierry Thieû Niang, collection Lambert, (photo du bas, de dos) Les saluts
Photos Fabien Rivière ©

Lors de l'édition 2016 du Festival d'Avignon le Français Thierry Thieû Niang a présenté sa nouvelle création, Au coeur, successivement à la Chapelle des Pénitents blancs, au Studio de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon et enfin dans une salle d'exposition de la Collection Lambert. C'est un travail avec un groupe de 13 enfants et adolescents de 8 à 18 ans et un musicien (viole de gambe). 
Qui sont les jeunes interprètes d’Au cœur ?
Thierry Thieû Niang : L’idée de ce groupe est née lors d’ateliers à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon, avec des élèves de lycée. J’avais également travaillé avec un groupe d’enfants, plus jeune et mélangé, issu de la ville, des environs et d’associations, ou encore avec certains qui fréquentent les ateliers à la Collection Lambert. Je trouvais important que des enfants d’Avignon puissent aussi profiter du Festival, en être les acteurs. Le groupe est pluriel et composé de milieux et de cultures différents. Certains montent pour la première fois sur une scène quand d’autres ont déjà un rapport familier avec le Festival d’Avignon (...) (source : interview réalisée par Renan Benyamina  pour le Festival d'Avignon)
Des ateliers avec le groupe se sont déroulés en janvier, février, avril, mai, juin et juillet 2016 pour un total de 27 jours de recherche.  
Fabien Rivière

Au coeur, de Thierry Thieû Niang, Festival d'Avignon, Chapelle des Pénitents blancs (7, 8, 9 juillet), Studio de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon (15, 16, 17 juillet), Collection Lambert (21, 22, 23 juillet)SIte
TOURNÉE : 
— Du 18 au 20 novembre 2016 au Théâtre Gérard-Philipe (TGP) - Centre dramatique national de Saint-Denis (93). En savoir +
— Du 25 au 27 novembre 2016, Théâtre Paris-Villette - Scène contemporaine Jeunesse. En savoir + 
— Les 9 et 10 décembre 2016 au Viadanse - Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort. viadanse.com
—  Les 17 et 18 mai 2017 à Les 2 Scènes - Scène nationale de Besançon. En savoir +

dimanche 24 juillet 2016

Danse - Le « Babel 7.16 » contrasté de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet (Avignon - In)

 Babel 7.16 de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, Photo Fabien Rivière

Babel 7.16 du Flamand d'Anvers Sidi Larbi Cherkaoui et du Wallon Damien Jalet est proposé lors du Festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du Palais des Papes. 

La danse est apparue dans ce lieu pour la première fois en 1966 avec Maurice Béjart présent quatre années de suite. Sous la direction d'Olivier Py, on a pu voir l'intéressant I Am du Samoan Lemi Ponifasio en 2014 et le raté Retour à Berratham du Français Angelin Preljocaj en 2015 (notre compte-rendu ICI). 

Dans la feuille de salle, Sidi Larbi Cherkaoui est décrit ainsi : « Flamand-marocain. Chorégraphe. Dessinateur. Végétalien. Homosexuel. Enfant des banlieues. Directeur artistique du Ballet royal de Flandres [depuis février 2015, basé à Anvers (Belgique)] et de sa compagnie Eastman [fondée en janvier 2010 à Anvers]. » Indiquer explicitement que l'on est homosexuel alors que le sujet demeure encore tabou dans la danse en France est un geste fort.  

Sidi Larbi Cherkaoui, Photo Koen Broos

Babel 7.16 est une reprise d'une pièce créée en 2010 sous le nom de Babel(words), montrée dans le monde entier, et remontée en trois semaines spécifiquement pour la Cour (il n'y aura pas de tournée). Les créateurs déclarent : « Nous avons dû adapter le spectacle à ce lieu immense. Nous avons changé les éclairages, rajouté 9 danseurs et un musicien. Nous serons donc 28 au lieu de 18. (...) L'espace est trois fois plus grand et ça a transformé la pièce ! », lui donnant « une autre lecture » (Le Dauphiné, 20 juillet) 

C'est aussi la troisième partie d'un triptyque débuté avec Foi en 2003 (« Le spectacle s'articule autour d’une question simple : en quoi croyez-vous ? ») et poursuivi avec Myth en 2007 (qui « relève plutôt du conflit psychologique »). Damien Jalet était alors seulement danseur.  

Le sens du nouveau titre est précisé dans la même feuille de salle : « L’extension du titre 7.16 a plusieurs références: les chiffres utilisés pour les logiciels, des versets bibliques, une date contemporaine. Pour mieux partager notre obsession numérologique, nous pouvons expliquer que si on assemble 7 et 16, ces chiffres forment le chiffre 5, en référence aux cinq lettres du mot Babel. La numérologie et la mythologique se rejoignent. Il existe un rapport logique dans toute chose. Pendant dix ans, nous avons effectué un travail de recherche sur la numérologie, la mythologie, les croyances, la tradition, l’étymologie. »

 Damien Jalet, Photo Koen Broos

À partir de la question des langues et des territoires, Babel 7.16 célèbre le meilleur de l'être humain, sa mobilité, sa capacité de collaboration avec ses semblables, son extraordinaire aptitude à entreprendre, sa vitalité. La gestuelle doit beaucoup aux arts martiaux même si les interprètes ont diverses formations, de la danse urbaine au hip hop, du flamenco au classique. Conscient des menaces, le ton demeure serein. C'est par l'humour que l'on souhaite faire passer ses réflexions. 

TED Fellowships to Attend a Conference in Vancouver
Bill Gates lors d'une Conférence TED

À plusieurs reprises un même interprète incarne un conférencier TED (pour Technology, Entertainment and Design), figure courante dans le monde anglo-saxon, où l'intervenant demeure debout seul face à l'auditoire sans notes, qui consiste à propager au niveau mondial par internet des idées jugées importantes au plus grand nombre d'une façon qui se veut la plus accessible possible. En ouverture, on apprend ainsi que les humains, avant de parler, communiquaient par gestes de façon fort subtiles, est évoqué l'histoire d'Avignon et l'importance de l'immigration qu'il faut respecter, on nous entretient des neurones miroirs et de la domination mondiale de l'anglais. 

Faut-il y voir un signe, mais le soir de la première, il se met soudain à pleuvoir une heure après le début de la représentation. Qui bascule sans crier gare. Une petite pluie fine, pendant dix minutes. « La danse contemporaine Belge » est nommément attaquée pour sa prétention intellectuelle. Un sauvage qui porte une peau de bête éructe, crache par terre, tripatouille les seins d'une danseuse, renifle son sexe et son cul et lui met la main aux fesses. Ce n'est pas très fin. Or, l'expression « La danse contemporaine Belge » ne veut rien dire. Il existe la danse flamande d'un côté, la danse wallonne de l'autre. Et, dans la danse flamande, celle qui est en fait visée, il est clair que la crudité de la scène ne réfère ni à Anne Teresa De Keersmaeker, ni à Wim Vandekeybus ou Alain Platel, mais bien uniquement à Jan Fabre. Mais jamais ce dernier n'a proposé de choses aussi vulgaires. Cherkaoui et Jalet règlent leurs comptes de façon peu élégante. Dans une interview datant de 2013 au sujet de Babel(words), Sidi Larbi Cherkaoui exposait de façon mesurée sinon prudente sa pensée : « Il y a certains travaux [en danse] des années 80 qui ont une propension très intellectuelle, ou un niveau de poésie qui va au-delà de la plupart des gens. Mais avec Babel, nous avons beaucoup d'humour, donc je pense que les gens pourront entrer en contact avec cette pièce. » (Metro, Nouvelle-Zélande ICI)

Puis, un personnage tape sur la psychanalyse d'une façon assez bête : « Ça coûte vraiment cher », « J'ai parlé [au psychanalyste] de notre sexualité (ton dégoûté), et de notre relation à nos parents ». Certes, nous n'ignorons pas les diverses attaques que cette discipline connaît depuis un certain temps et les critiques que l'on peut lui adresser. Mais dans ce domaine, le philosophe Gilles Deleuze et le psychanalyste Félix Guattari développent des analyses infiniment plus pertinentes que le duo Cherkaoui - Jalet.

On aura compris qu'à l'heureuse première heure succède quarante sept minutes plutôt faibles (la durée totale annoncée est d'1h40).  


Les deux complices Belges devraient modifier leurs lectures, faire cesser leur « obsession numérologique », ne plus célébrer béatement les neurosciences contre la psychanalyse, et comprendre pourquoi ils n'ont pas conçu de façon régulière des œuvres du niveau de celles d'Anne De Keersmaeker, Jan Fabre, Wim Vandekeybus, Alain Platel, Merce Cunningham, Pina Bausch, Trisha Brown et William Forsythe. Plutôt que de courir de par le monde, de compagnies en compagnies dans des temps de création finalement forts courts, Cherkaoui devrait enfin se concentrer sur sa compagnie et prendre le temps d'approfondir son travail (Anne Teresa De Keersmaeker a élaboré en un an son magnifique Golden Hours (As you like it) créé en 2015 avec un texte de Shakespeare et une musique de Brian Eno, et non six semaines ou un mois). 
Fabien Rivière

Babel 7.16, Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, Festival d'Avignon, Cour d'honneur du Palais des Papes, du 20 au 23 juillet. Site du Festival 

samedi 23 juillet 2016

Surfer Blood (USA), Point of No Return

Thomas Fekete, le guitariste de Surfer Blood, est décédé à 27 ans, 1er juin 2016. ICI

Photos - Hollande visite Millepied à Arles


(de gauche à droite) Michel Vauzelle, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1998 à 2015, François Hollande et Audrey Azoulay dans l'espace dévolu au L.A Dance Project à Luma Arles

Le 7 juillet 2016 le Président de la République François Hollande, accompagné de la Ministre de la Culture et de la Communication Audrey Azoulay, a visité l'espace qui vient d'ouvrir qu'occupe le L.A Dance Project de Benjamin Millepied, 5 semaines par an pour trois ans, à Luma Arles dans le bâtiment La Mécanique générale (nous avons aussi annoncé le projet ICI, et publié des photos du lieu ICI). Le tout relève principalement du mécénat.

Le matin, le chef de l'État était présent à la cérémonie d'hommage à Michel Rocard à l'Hôtel national des Invalides à Paris, et le soir à 21h au match France - Allemagne au Vélodrome à Marseille dans le cadre de l'Euro 2016. Sur le compte Facebook de l'Élysée, on parle de ces deux événements, mais pas du déplacement à Arles.  

C'est la seconde visite à Luma Arles du locataire du palais de l'Élysée, la première datant du 26 juillet 2013 avec la Ministre de la Culture de l'époque Aurélie Filippetti ICI

Il a assisté à la cérémonie de pose de la première pierre de la future Ecole nationale supérieure de photographie dont le projet aura mis plus de 30 ans pour aboutir, et qui jouxte Luma Arles. Il a aussi visité des expositions d'Arles 2016, 47° édition des Rencontres de la photographies, — où il a prononcé un long discours sur cette école principalement — ainsi que le chantier des travaux de la tour de 56 mètres de hauteur de Frank Gehry à Luma Arles. 
Fabien Rivière

mardi 19 juillet 2016

Le « Déplacement » de Mithkal Alzghair (Avignon)


Déplacement de Mithkal Alzghair, Photos Fabien Rivière

Déplacement du Syrien réfugié en France Mithkal Alzghair est présenté à La Parenthèse, une cour en plein air, dans le cadre de La Belle Scène Saint-Denis, qui associe deux lieux de ce département, le Théâtre Louis Aragon à Tremblay-en-France et le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis. Du 9 au 22 juillet de la danse y côtoie du théâtre, une lecture et une rencontre pique-nique. Dans la première discipline, qui nous intéresse, les propositions sont de bonne qualité. 

La pièce, où plus précisément un extrait de 10 minutes, durée de tous les projets, a reçu le premier prix (mérité) du concours Danse élargie à Paris le 19 juin 2016 (lire notre Concours - Danse élargie entre Danse de surface et Danse du monde). Trois hommes dont Mithkal Alzghair dans la capitale, en Avignon un solo de 25 minutes dansé par le chorégraphe.

Nous écrivions alors : « Déplacement parlerait d'abord de ceux qui sont partis, qui sont devenus des réfugiés. Il est cependant difficile de ne pas y voir aussi ceux qui restent. » Ici, on comprend mieux le propos : comment un corps, même éloigné des zones de conflits armés, continue à porter son histoire. S'il continue à porter le passé récent d'une zone géographique donnée, on réalise soudain que le déplacement s'opère jusqu'à l'histoire ancestrale, au moins jusqu'à la période de l'Ancien Testament... 
Fabien Rivière 
Programme détaillé de La Belle Scène Saint-Denis. ICI
Déplacement, Mithkal Alzghair, du 16 au 22 juillet, 10h. site du off 

lundi 18 juillet 2016

Danse - Singer n'est pas aimer (Marie Chouinard, «Soft virtuosity, still humid, on the edge»)

Soft virtuosity, still humid, on the edge, de Marie Chouinard; Saluts des danseurs, 
puis salut de Marie Chouinard, Photos Fabien Rivière

Selon le directeur du festival d'Avignon Olivier Py, la Québécoise Marie Chouinard est « une immense chorégraphe ». Elle présentait ce dimanche dans la Cour du Lycée Saint-Joseph une pièce de 2015, Soft virtuosity, still humid, on the edge, en français Virtuosité douce, encore humide, sur le bord

Ce qui frappe d'emblée ce sont les traversées rapides de la scène vide, de droite vers la gauche et inversement de danseurs boitants fortement. C'est à la fois très bien fait, les 10 interprètes sont forts bons (et cela donne de belles photos), mais cette façon de singer le corps handicapé est franchement gênant. D'autant qu'un peu plus tard, il est aussi question du handicap mental. On peut penser observer les pensionnaires d'un asile. Le regard est surplombant, soft ?, comme un riche regardant ses pauvres. 

William Forsythe travaille la question de la folie, et plus généralement celle du chaos de façon plus convaincante, dans ses différentes strates. Chaos psychique, chaos de la matière, du point de vue d'un physicien, chaos stellaire. William Forsythe n'imite pas. Il est profondément dans le matériau corporel. Il ne s'exclut pas, dans une hauteur aristocratique. 

On est donc surpris de lire dans la feuille de salle une interview de Marie Chouinard où elle explique que son intérêt se porte sur la marche de l'humanité, et non d'un groupe en particulier.  

Par ailleurs, l'usage de la vidéo, qui retransmet sur la plus grande partie du mur du fond en direct les situations n'apporte pas grand chose, même si l'on sait que la chorégraphe veut être au plus près des visages. On ne comprend pas trop le court passage où un danseur portant un casque audio, très concentré sur sa musique et sa danse, les yeux quasi fermés, traverse l'espace. La scène finale est finalement très kitsch avec cette grande et cette petite aile d'ange découpées dans un carton blanc dont le sens demeure mystérieux. 

On peut avoir le sentiment que la chorégraphe développe des processus qui se déploient dans des séquences plus ou moins réussies, mais que manque un propos solide. 
Fabien Rivière
Soft virtuosity, still humid, on the edge, Marie Chouinard, Cour du Lycée Saint-Joseph, du dimanche 17 au samedi 23 juillet (relâche le 21 juillet), 22h. En savoir +
— Ateliers de la pensée, Dialogues artistes-spectateurs avec Marie Chouinard, le jeudi 21 juillet à 17h30 sur le site Louis Pasteur de l'université d'Avignon. 

dimanche 17 juillet 2016

Roser Montlló Guberna & Elsa Wolliaston, «Sisters»


Sisters, Roser Montlló Guberna & Elsa Wolliaston, Photos Fabien Rivière

Sisters, Roser Montlló Guberna & Elsa Wolliaston, dans le cadre de Sujets à vif (initiative de la SACD), Programme C, Jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph, Festival d'Avignon (In), du lundi 18 au dimanche 24 juillet (relâche le 21 juillet), 11h (programme précédé par Il est trop tôt pour un titre, de Malory Goerger et Martin Palisse). En savoir +

La rencontre entre Roser Montlló Guberna & Elsa Wolliaston est une initiative de la SACD. 

ROSER MONTLLÓ GUBERNA
« Metteuse en scène, chorégraphe, danseuse et comédienne, Roser Montlló Guberna dirige, avec Brigitte Seth, la compagnie Toujours après Minuit qui lie le théâtre, la danse et la musique. Roser Montlló Guberna n’a eu de cesse d’ouvrir son bagage classique en s’installant en France et en le frottant à d’autres danses – contemporaine, baroque, flamenco – et en l’enrichissant auprès d’autres formes – littérature, opéra, musique. Tout ce qu’elle touche lie les langages, les langues et les générations, le plus souvent avec un humour et un appétit jubilatoires. »

ELSA WOLLIASTON
« Danseuse, chorégraphe et comédienne, Elsa Wolliaston a étudié, chorégraphié et enseigné les danses classiques, improvisées et ancestrales sur quatre continents. Curiosité, recherche et amour des collaborations jalonnent un parcours atypique. Depuis cinquante ans, elle sillonne le monde – des États-Unis à la France, terre d’installation, de l’Afrique à l’Asie, elle est cette femme puissante qui va au-devant de l’inconnu et de l’improvisation pour mieux percevoir rites et traditions. Elsa Wolliaston travaille aussi pour le cinéma, le théâtre et l’opéra. »