lundi 23 janvier 2023

William Forsythe remet ses archives au ZKM | Centre d'art et de médias de Karlsruhe + Rencontre

William Forsythe, The Forsythe Company, Photo Dominik Mentzos

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On a appris le 11 janvier que le génial chorégraphe américain William Forsythe, 73 ans, a décidé de remettre ses vastes archives au ZKM | Zentrum für Kunst und Medien Karlsruhe, en français ZKM | Centre d'art et de médias de Karlsruhe, ville du sud de l'Allemagne à 5 kilomètres de la frontière française, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Strasbourg. 

William Forsythe est né en 1949 à New York. Sa première pièce date de 1976, Urlicht (pas de deux), présentée à Stuttgart (Allemagne). ll se voit proposer cette même année à 27 ans d'être chorégraphe résident au Stuttgart Ballet, pour quatre ans. Il prend la direction du Ballet de Francfort à 34 ans en septembre 1984, qu'il dirige vingt ans, jusqu'à sa dissolution en 2004. Succédera la Forsythe Company, pendant dix ans, entre Dresde et Francfort, de 2005 à juin 2015. 

Les archives couvrent toute la période de création de William Forsythe, depuis les années 1970 : du temps au Ballet de Stuttgart à partir de 1976, au Ballet de Francfort (1984-2004) et à la Forsythe Company (2005-2015), jusqu'à aujourd'hui où il est indépendant. Elles contiennent une vaste collection d'enregistrements vidéo d'archives de répétitions, de performances et d'installations ainsi que des programmes, des affiches, des critiques, des photos, des publications, de la correspondance, des prix et d'autres documents. À terme, les notes de production personnelles de William Forsythe seront également ajoutées. 

Plutôt qu'une université américaine, ce dépôt en Allemagne où il a travaillé quarante ans, va de soi. 
Fabien Rivière
— PS. Une conversation avec Peter Weibel est prévue (cf. ci-dessous), le directeur du ZKM depuis 1999, né il y a 78 ans à Odessa, de nationalités ukrainienne et autrichienne, artiste et curateur.   En savoir + (en allemand) 

— On peut lire aussi :  Forsythe avec le Ballet de Boston - Artifact (février 2017)  
                              ET  Forsythe avec le Ballet de Boston (mars 2019)


Rencontre avec William Forsythe et Peter Weibel - L'Archive performative William Forsythe et Peter Weibel en conversation  
Lieu : ZKM | Centre d'art et de médias de Karlsruhe (ZKM | Zentrum für Kunst und Medien Karlsruhe) - Théâtre des médias (Medientheater)
Vendredi 3 février 2023 à 18h. Entrée libre.  

samedi 21 janvier 2023

Merci, Hooman Sharifi (« Sacrificing While Lost in Salted Earth »)

Sacrificing While Lost in Salted Earth, Hooman Sharifi, Photo Impure Company


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On connaît peu en France le danseur et chorégraphe iranien Hooman Sharifi, à la vie assez étonnante. Né en Iran en 1974, il arrive en Suède à l'âge de 14 ans en tant que mineur isolé. Son intérêt pour la danse le mène dans un premier temps à la danse hip-hop et au street-jazz, puis à la danse classique et à la danse moderne. Il fonde sa compagnie en l'an 2000, et dirige la compagnie nationale norvégienne Carte blanche de 2014 à 2018. 

Il présente au Cent-Quatre Paris Sacrificing While Lost in Salted Earth, en français Se sacrifier en se perdant dans la terre salée, créée lors du dernier festival Montpellier Danse en juin 2022. La feuille de salle donne une piste de lecture très explicite, trop peut-être, au cinéma on dirait sans doute qu'elle spoile l'intrigue. On veut probablement aider le spectateur. Mais faut-il l'aider ? Et si oui, comment ? Vaste débat, si l'on veut. La piste donnée sinon imposée, Le Sacre du printemps,  musique Igor Stravinsky, chorégraphie originelle de Vaslav Nijinski et compagnie Les Ballets russes de Serge de Diaghilev est fameuse. On nous parle aussi de sacrifice. Peut-être. On ne sait pas. 

D'un autre côté, si le chorégraphe a fixé au musicien Arash Moradi une direction de travail très contraignante, puisqu'il devait s'inspirer grandement d'une partition pour orchestre symphonique pour plus de cent musiciens, on le découvre sur scène assis tranquillement jouant sa création seul, accompagné d'un tambûr, instrument à cordes, dans une rythmique assez différente, méconnaissable pour dire vrai, sauf peut-être à être musicologue. Tant mieux finalement ? Peut-on dire qu'il a fait ce qu'il a voulu, idée assez sympathique, sinon réjouissante ? 

Dans un premier temps, les 7 artistes chorégraphiques et le musicien, tous iraniens, nous observent entrer dans la salle par le haut, et viennent nous parler de façon détendue un bref moment puis retournent sur la scène. 

Puis, on découvre des interprètes assis de part et d'autre du plateau, observant une succession de solos. Ils sont tous habillés de vêtements larges et confortables, d'un noir élégant et sobre. L'écriture est précise, acérée. On ne sait pas si il s'agit de faire une succession de gros plans d'une chorégraphie de groupe préexistante. Travail de qualité mais austère, dans le silence. Les interprètes se réunissent au bout de 38 minutes (la pièce dure 1h15), où la musique advient. Le groupe va se rassembler un temps sur la droite, on songe à des prisonniers dans une cour de prison. Pas de pathos, ou de tourisme culturel. Les corps vont se détendre enfin, des courbes apparaissent, pour une danse d'une élégance folle. Les 10 dernières minutes enivrent puissamment. On finit bouleversé, K.-O.

Au moment des saluts, le chorégraphe prend la parole, pour rappeler les manifestations qui secouent l'Iran depuis septembre dernier et la répression du pouvoir, expliquant que le problème n'est pas le hijab mais la lutte pour la liberté, dans un pays sous domination religieuse depuis maintenant 42 ans. 
Fabien Rivière

— Sacrificing While Lost in Salted Earth, de Hooman Sharifi, au Cent-Quatre Paris, dans le cadre du festival Les Singulier-es (18 janvier au 17 février, En savoir +), et Théâtre de la Ville - Paris Hors les murs, du 18 au 21 janvier 2023. En savoir + 

ET AUSSI :
MOUSSEM Centre nomade des arts (Bruxelles, Belgique), Festival Moussem Cities - Teheran, 02/2023 > ICI 

Saluts, Sacrificing While Lost in Salted Earth, Photo Fabien Rivière

vendredi 20 janvier 2023

Robert Forster (Australie), Tender Years

Directed by Robert Forster and Karin Bäumler 
Director of Photography Denny Ryan 
Choreography Karin Bäumler
— Extrait de l'album The Candle And The Flame, en français La bougie et la flamme, qui va paraître le 3 février 2023.  
— ALBUM (écoute gratuite et achat)  >  bandcamp

I see her through the ages
She's a book of a thousand pages
That you can thumb
Images of her are vivid
Her beauty has not withered
From her entrance in Chapter One
I'm in a story with her, I know I can't live without her
I can't imagine one
I know it's growing daily, lately I see how far we've come
Memory is a servant
And I've been observant
There is a story to tell
Laughter was distorted
Wind came plans were aborted
Love scenes are at night
I'm in a story with her, I know I can't live without her
I can't imagine one
Walking through salt and water, I see how far we've come
Time is important
Timing is more important
Without it a story can end
Heidelberg is a German city
By a river very pretty
And it was there that timing was our friend
I'm in a story with her, I know I can't live without her
I just can't imagine one
I know it's growing daily, lately I see how far we've come
Foreign names and places
These are the tender pages
Of short days and little sun
I remember carrying a baby
While you lay in bed waiting
For another baby to come
I'm in a story with her, I know I can't live without her
I just can't imagine one
I know it's growing daily, lately I see how far we've come
I'm in a story with her, I know I can't live without her
I just can't imagine one
Walking through salt and water, I see how far we've come
See how far we've come

jeudi 12 janvier 2023

Institut national d'histoire de l'art : Séminaires consacrés à la danse - 1er trimestre 2023


L'Institut national d'histoire de l'art (INHA), à Paris, propose chaque année une série de séminaires et événements. 

Cindy Van Acker en conversation avec Sarah Burkhalter
— Dans le cadre du programme  Chorégraphies. Écriture et dessin, signe et image dans les processus de création et de transmission chorégraphiques 
Mercredi 25 janvier 2023 - 18>20h  En savoir +

William Forsythe, chorégraphier pour interroger l’écriture
Intervenante :  Lucile Goupillon (danseuse, professeure de danse, docteure de l’EHESS)
— Dans le cadre du programme  Chorégraphies. Écriture et dessin, signe et image dans les processus de création et de transmission chorégraphiques 
Mercredi 22 février 2023 - 18>20h En savoir +

Sharon Lockhart, figures du mouvement de groupe
Intervenants : Pauline Chevalier (INHA), Lou Forster (INHA), Sharon Lockhart (artiste) (États-Unis)
— Dans le cadre du programme  Chorégraphies. Écriture et dessin, signe et image dans les processus de création et de transmission chorégraphiques 
Mercredi 29 mars 2023 - 18>20h  En savoir +

dimanche 8 janvier 2023

Montpellier Danse : « Non aux exécutions en Iran. Non à la peine de mort »

— Le 06/01/2023

NON AUX ÉXECUTIONS EN IRAN

NON À LA PEINE DE MORT

Nous, à Montpellier Danse, aimons passionnément les arts et les artistes iraniens : les voix magiques de Shajarian ou de Nazeri, les images somptueuses et bouleversantes de Kiarostami, de Panahi ou de Rassoulof, les danses envoûtantes de Hooman Sharifi, Ali Moini ou Sorour Darabi.

Aujourd’hui, la jeunesse iranienne qui réclame la liberté de vivre est arrêtée, torturée, condamnée à mort.

A Montpellier Danse, nous nous en sentons solidaires…

 

Non aux exécutions en Iran

Non à la peine de mort



samedi 31 décembre 2022

Danse et performance : le meilleur de 2022

Any attempt will end in crashed bodies and shattered bones, de Jan Martens, Photo Phile Deprez 


REMARQUE Si l'idée est de distinguer principalement des spectacles, cette année nous remarquons aussi des interprètes, malgré le spectacle. 

Jan Martens 
Any attempt will end in crashed bodies and shattered bones
[Toute tentative se terminera par des corps écrasés et des os brisés]
(pour 17 interprètes)
la Scène nationale d'Orléans (45)  En savoir + 

Tatiana Julien
AFTER
Grand Théâtre, Maison de la Culture, Amiens (80)  En savoir +

Pina Bausch avec des Danseurs africains  
Le Sacre du printemps   
Théâtre de la Ville Hors les Murs à La Villette, Paris En savoir + 

Pam Tanowitz - L.A. Dance Project Benjamin Millepied
Everyone Keeps Me
(programme 2, trois pièces)
Théâtre de la Ville Hors les Murs au Théâtre du Châtelet, Paris  En savoir +

Jan Martens 
FUTUR PROCHE    Notre ARTICLE
Festival d'Avignon - In

Rémy Héritier 
Une forme brève 
(solo qu'il interprète)
Atelier de Paris - CDCN (Centre de développement chorégraphique national)  En savoir +

William Forsythe - Ballet de l'Opéra de Lyon 
One Flat Thing, reproduced
(programme composé)
TND Chaillot, Paris   En savoir +

Oona Doherty 
Navy Blue
TND Chaillot, Paris    En savoir +

Sharon Eyal 
Chapter 3: The Brutal Journey of the Heart 
TND Chaillot, Paris   En savoir +

Nora Chipaumire
Nehanda - Manifesting Thinking   Notre ARTICLE
Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris

Amit Noy (Nouvelle-Zélande)  
A Big Big Room Full Everybody's Hope   Notre ARTICLE
Concours Danse élargie 
Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris 

Éloge de l'image - Parcours visuel et sonore autour de 5 films de Jean-Luc Godard
Ménagerie de Verre, Paris   En savoir +

Tatiana Julien
Soulèvement
(solo qu'elle interprète)
Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale (78)  En savoir + 

Alessandro Sciarroni 
TURNING_Orlando's version
(4 interprètes, dans le cadre du Festival Séquence Danse Paris)
CentQuatre - Paris   En savoir +

Emmanuel Eggermont  
Aberration 
(solo qu'il interprète)
Le Carreau du Temple, Paris    En savoir +

Vincent Dupont & Bernardo Montet   
Silex et craie (calcédoine et coccolithe)
(duo qu'ils interprètent, en plein air, 30 minutes) 
Festival EXCENTRIQUES - La Briqueterie, CDCN, Vitry-sur-Seine (94)  En savoir +

Bernardo Montet
Vignette(s) - Soleil du nom
(solo interprété par Guillaume Drouadaine, troupe Catalyse, Centre National pour la Création Adaptée (CNCA), Morlaix, Finistère, Bretagne)
La Belle Seine-saint-Denis, Festival d'Avignon - Off  labellescenesaintdenis.com

EXPOSITION Dan Flavin - Épiphanies
Collection Lambert, Avignon (84)  En savoir +

CINÉMA DVD VOD   Thierry Demaizière et Alban Teurlai
ALLONS ENFANTS    En savoir +

Jérôme Bel  Corps, domination, émancipation
Le monde de l'art saisi au prisme de l'indistinction : art, institution, industrie 
Séminaire de recherche 2021 - 2022 - séance 7   En savoir +
Centre national de la danse, Pantin (93)   

Jérôme Bel   Penser le présent avec Jérôme Bel
(en fait solo qu'il interprète, Jérôme Bel)
(à l'invitation d'Emmanuelle Huynh, professeur, cheffe d'atelier)  
Amphithéâtre des Loges, Beaux-Arts de Paris   En savoir +

RENCONTRE  Dimitri Chamblas  Penser le présent 
(à l'invitation d'Emmanuelle Huynh, professeur, cheffe d'atelier)  
Amphithéâtre des Loges, Beaux-Arts de Paris   En savoir +

EXPOSITION Babette Mangolte - Capter le mouvement dans l'espace  
Arles - Les Rencontres de la Photographie    Notre ARTICLE 

Christian Rizzo 
miramar     Notre ARTICLE
CentQuatre - Paris  

Alexandre Roccoli 
Long Play (LP)   Notre ARTICLE
CentQuatre - Paris  

Benjamin Millepied - L.A. Dance Project Benjamin Millepied
Be Here Now
(programme 1)
Théâtre de la Ville Hors les Murs au Théâtre du Châtelet, Paris  En savoir +

Bobbi Jene Smith & Or Schraiber - L.A. Dance Project Benjamin Millepied
Quartet for Five 
(programme 2, trois pièces)
Théâtre de la Ville Hors les Murs au Théâtre du Châtelet, Paris  En savoir +

Benjamin Millepied
Roméo & Juliette Suite
La Seine Musicale, Île Seguin, Boulogne-Billancourt (92)    En savoir +

Hofesh Shechter  
Contemporary Dance 2.0
(interprété par la compagnie Shechter II)
Théâtre de la Ville - Les Abbesses, Paris  En savoir +

Rachid Ouramdane 
Corps extrêmes     Notre ARTICLE
Théâtre de la Ville - Hors les murs au TND Chaillot, Paris

Rachid Ouramdane 
Möbius    Notre ARTICLE
TND Chaillot, Paris   

Pippo Delbono
Amore
Théâtre du Rond-Point, Paris  En savoir +

Alexandre Fandard
Comme un symbole 
(solo qu'il interprète, Plateau partagé #1 : avec Leïla Ka) 
Festival Immersion Danse, L'Étoile du Nord, Paris  En savoir +

Leïla Ka
Se faire la belle
(solo qu'elle interprète, Plateau partagé #1 : avec Alexandre Fandard) 
Festival Immersion Danse, L'Étoile du Nord, Paris  En savoir +

EXPOSITION Gisèle Vienne TRAVAUX 2003 - 2021
Musée d'art moderne de Paris   En savoir +

Adèle Haenel et Henriette Wallberg 
(dans L'étang, de Gisèle Vienne ; "duo")
Théâtre Amandiers Nanterre (92)   En savoir +
 
Baptiste Cazaux, Piet Defrancq et Daan Jaartsveld 
(dans SIMPLE, de Ayelen Parolin ; trio) 
CentQuatre - Paris  En savoir +

EXPOSITION  Renverser ses yeux -  Autour de l'arte povera 1960 - 1975 : photographie, film, vidéo
REMARQUE Comprend une série de performances
Jeu de Paume, Paris  En savoir +
ET BAL, Paris    En savoir +

EXPOSITION  Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander 
Centre Pompidou   En savoir +

EXPOSITION  Charles Ray 
Centre Pompidou, Paris     En savoir + 
ET Bourse de Commerce - Pinault Collection, Paris    En savoir + 

EXPOSITION  Ilya Répine (1844-1930) Peindre l’âme russe
Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris   En savoir +

EXPOSITION  La collection Morozov. Icônes de l'art  moderne
Fondation Louis Vuitton, Paris   En savoir +

EXPOSITION  Chefs d'œuvre photographiques du MOMA* - La collection Thomas Walther
* Museum of Modern Art, New York, USA
Jeu de paume, Paris  En savoir +

EXPOSITION  Andy De Groat, inspirations et libertés
Centre national de la danse (CND), Pantin (93)  En savoir + 

EXPOSITION  Boris Mikhaïlov - Journal ukrainien   Notre ARTICLE
Maison européenne de la photographie (MEP), Paris  En savoir +

Jerson Diasonama (France) 
CORE      Notre ARTICLE
Concours Danse élargie
Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris 

Tidiani N'Diaye (Mali - France)
Mer Plastique     Notre ARTICLE
Concours Danse élargie
Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris 

Dovydas Stimaitis (Lituanie - France) 
HAIRY     Notre ARTICLE
Concours Danse élargie
Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris 

Monika Gintersdorfer  
Trio (for the beauty of it)  
MC93, Bobigny (93)    En savoir +  

Lucinda Childs - Ballet national de Marseille  
Concerto
(dans le cadre du programme Roommates [Colocataires]) 
Théâtre de la Ville - Espace Cardin, Paris     En savoir +

Cecilia Bengolea et François Chaignaud - Ballet national de Marseille 
Grime Ballet (Danser parce qu'on ne peut pas parler aux animaux)  [seconde partie]
(dans le cadre du programme Roommates [Colocataires]) 
Théâtre de la Ville - Espace Cardin, Paris    En savoir + 

Via Katlehong (Afrique du Sud) 
VIA INJABULO : 
Marco Da Silva Ferreira førm Inførms +  Amala Dianor Emaphakathini
Maison des Arts de Créteil (MAC) (94)   En savoir +

Dominique Boivin 
Road Movie 
(solo qu'il interprète ; version avec des invité-e-s, qui interviennent ponctuellement : Pascale Houbin, Daniel Larrieu, un film de Louis Ziegler, Yan Raballand, Dominique Rebaud, Philippe Priasso)
La Maison des Métallos, Paris   En savoir +

mardi 27 décembre 2022

Cinéma - Bande-annonce de « Joyland » (vostf)

JOYLAND - Un film de Saim Sadiq (Pakistan)      En salles le 28 décembre 2022
Prix du Jury Un Certain Regard - Festival de Cannes 2022 
Queer Palm - Festival de Cannes 2022
Affiche de Joyland

dimanche 25 décembre 2022

Inuit Games And Songs / Chants et Jeux des Inuit - Canada

Katajjaq from Hudson Bay 
Shaman song (Ungava Bay)  
Two Katajjaq: Baffin Land / Ungava Bay  
Publié à l'origine en 1978 sous forme de vinyl (ICI), ultérieurement en cassette et CD (ICI) en 1991, à l'initiative du chercheur en musicologie canadien Jean-Jacques Nattiez. 
Il fait paraître l'ouvrage La musique qui vient du froid : arts, chants et danses des Inuit (ICI) le 9 février 2023 aux Presses de l'Université de Montréal (PUM, Canada). 
Fabien Rivière
Pochette du vinyl original
Couverture de l'ouvrage La musique qui vient du froid

samedi 17 décembre 2022

« Dance » dans l'exposition « Boris Mikhaïlov - Journal ukrainien »

Extrait de la série Dance, Photos Fabien Rivière
(haut) Tirage gélatino-argentique, 16,2 x 24,5 cm © Boris Mikhaïlov,
VG Bild-Kunst, Bonn. Courtesy Galerie Suzanne Tarasiève, Paris. 




La Maison européenne de la photographie (MEP) (Paris) propose une importante rétrospective consacrée au photographe ukrainien Boris Mikhaïlov, né en 1938 à Kharkiv, au nord-est du pays, conçue avant l'attaque russe. On y découvre la série Dance, qui date de 1978, ainsi présentée : « À Kharkiv, Mikhaïlov assiste à des cours de danse en plein air. Ces scènes de loisirs légères marque sa préférence pour les anti-héros, ces sujets ordinaires. « Dance ne décrit rien de spécifiquement soviétique. Il s'agit d'un groupe de personnes qui pourraient venir de n'importe où et qui, avec leur singularité générale, incarnent une vision globale et humaniste de la vie. » Le plus souvent, les femmes dansent entre elles, comme si, inconsciemment, elles se préparaient déjà à la guerre, à un monde sans hommes. » 
Fabien Rivière
— Boris Mikhaïlov - Journal ukrainien, 07/09/22 > 15/01/23. En savoir + 
— Catalogue Boris Mikhaïlov. En savoir +   
Affiche de l'exposition

vendredi 9 décembre 2022

Dominique Bagouet disparaissait il y a trente ans

Dominique Bagouet, Photo DR

Le danseur, chorégraphe et pédagogue Dominique Bagouet disparaissait il y a exactement 30 ans, le 9 décembre 1992, emporté par le Sida, à l'âge de 41 ans. Sa compagnie s'était installée à Montpellier fin 1980, pour devenir Centre chorégraphique régional de Montpellier puis Centre chorégraphique national de Montpellier en 1984. Il fonde le Festival Montpellier Danse en 1981. Il appartenait à la première génération de chorégraphes contemporains français qui émergent autour de 1975, à la fois humainement respectueux et respecté, et artistiquement remarquable. À sa mort, les danseurs de la compagnie vont fonder Les Carnets Bagouet afin de préserver et transmettre le patrimoine artistique du chorégraphe. Plus qu'un long discours, nous proposons trois vidéos (où l'on peut découvrir le doux Bernard Glandier, décédé le 7 décembre 2000, à l'âge de 43 ans, des suites de la maladie de Charcot), où l'on peut l'observer, ainsi que son œuvre.  
Fabien Rivière

—  Les Carnets Bagouet ont créé une page Facebook pour partager tous
les évènements qui ont lieu en cette saison de 30° anniversaire  >  ICI  
— LIVRE  Les Carnets Bagouet, Ed. Les Solitaires intempestifs, 2007  >  ICI
— Disparition d'Orazio Massaro, danseur de la compagnie  >  ICI 
— VOIR  Collection Bagouet sur Numeridanse  >  ICI
Dominique Bagouet au sujet de Merce Cunningham

mardi 6 décembre 2022

Pile (Nashville), Poisons

Pile, de Boston et dorénavant à Nashville, annonce son nouvel album, All Fiction, pour le 5 février 2023. En attendant, voici le deuxième extrait en vidéo, publié ce jour, Poisons, après un premier, Loops (ICI). 
— ALBUM (future écoute gratuite et achat) > bandcamp   

dimanche 4 décembre 2022

Slaves (Kent, UK), Bugs + One More Day Won't Hurt (Live At Glastonbury, 2019)

Bugs est extrait de l'album Acts Of Fear And Love, publié en août 2018. 
— One More Day Won't Hurt est extrait du mini-album 4 titres, The Velvet Ditch, paru en juillet 2019.
L'ALBUM The Velvet Ditch sur deezer 
SLAVES sur bandcamp 
— NOUS AVONS DÉJÀ PUBLIÉ : 

mercredi 30 novembre 2022

«DREAM», le monde intérieur d'Alessandro Sciarroni

DREAM, d'Alessandro Sciarroni (au CentQuatre-Paris), Photo Alessandro Sciarroni    
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Le chorégraphe italien Alessandro Sciarroni, 46 ans, l'un des plus talentueux de la scène européenne sinon mondiale, présente au CentQuatre-Paris, dont il est « artiste associé international » depuis 2016, DREAM, du mardi 29 novembre au dimanche 4 décembre.  

On connaît ses propositions toniques sinon explosives, son goût pour le répétitif, on découvre son exact opposé, une immersion dans un espace plutôt tranquille. En l'espèce, « une exposition performative » de 5 heures, avec entrées, par exemple, à 19h, 20h30, 21h30 ou 22h30, et sortie libre à tout moment. Passer de l'agitation parisienne à cette méditation peut nécessiter un temps d'adaptation. 

Dans ce bâtiment, inscrit au titre des monuments historiques, anciennes Pompes funèbres pendant 120 ans, on descend au niveau –1, aux Écuries Sud, un très bel espace presque parfaitement vide, de 700 m², 40 mètres de long sur 18 de large, sol de béton poli, plafond de briques rouges, murs en pierres recouverts de ciment brut, séparés en 4 sous-espaces par d'épaisses cloisons, où évoluent les 7 interprètes (cf. photo ci-dessus). 

À droite, un solide gaillard à l'épaisse barbe sombre joue du piano droit noir, entouré, au sol, de partitions, où l'on observe les noms de CAGE, BEETHOVEN, CHOPIN, BRAHMS, et vraisemblablement SCARLATTI, ainsi qu'un ouvrage musical, I miei primi moderni, en français Mes premiers modernes. Dans les autres sous-espaces, les interprètes sont disposés ainsi : à sa gauche, un homme et une femme ; puis un homme et une femme ; enfin, deux hommes. Habillés plutôt en noir, avec des bottines ou des bottes, pantalons amples coupés au niveau du genou. 

Le pianiste joue quelques notes, puis le silence s'installe, puis quelques notes, suivi du silence de nouveau, etcetera. Parfois il joue un morceau entier, par exemple du Bach, puis il évolue dans l'espace. 

Le public, silencieux, constamment attentif, s'assoit sur le sol ou passe d'un sous-espace à un autre. Les danseurs sont debout le plus souvent, dans des mouvements d'amplitude et de tonicité faibles, qui tendent vers la raréfaction. On peut donc sortir et rentrer dans la salle. Quand on sort, on peut avoir le sentiment d'avoir été, sans s'en rendre compte, en apnée. Le programme de salle indique que le public peut aussi rêver. Il est plutôt saisi par le réel. Sciarroni y parle aussi de la barrière qu'il entend maintenir entre les interprètes et le public. C'est peut-être aussi cela qui saisit le public.

On peut penser à la vaste exposition Disappearing Acts, en français Actes de disparition, du plasticien américain Bruce Nauman, 76 ans, que nous avons vu à la fois au Schaulager à Bâle (Suisse, mars - août 2018), puis au MoMA et à son annexe contemporaine MoMA PS1 à New-York (États-Unis, octobre 2018 - février 2019). Dans les premières vidéos datant des années 70 il apparaît dans des performances joyeuses et mobiles, la plus récente le montre sombre dans un mouvement répétitif. À l'inverse, Merce Cunningham, jusqu'à la fin de sa vie, à 90 ans, a conservé le même tonus vital. 

On trouve dans le dossier de presse la phrase qui affirme qu'il s'agit d'« une méditation sur l'être humain ». Peut-être plutôt sur la disparition de l'être humain, sa disparition physique et la disparition de relations humaines véritables, qui le constitue. 
Fabien Rivière
DREAM, d'Alessandro Sciarroni, au Cent-Quatre Paris, 29 novembre - 4 décembre 2022. En savoir +  

lundi 28 novembre 2022