vendredi 24 octobre 2014

À voir - Débat - L'avenir de la danse à Toulouse

Annie Bozzini et Samuel Mathieu, Captures d'écran Espaces Magnétiques

Télé Toulouse a eu l'excellente idée d'organiser un débat le 14 octobre dernier consacré à l'avenir de la danse à Toulouse (département de Haute-Garonne, région Midi-Pyrénées, 4° ville de France en terme de population) suite à la déclaration du nouveau maire UMP selon laquelle le projet de Cité de la danse au sein de l'hôpital de La Grave en centre ville n'était plus d'actualité. 
Pour le débat, étaient réunis, Francis Grass, adjoint au Maire de Toulouse en charge de la Culture (site de la ville de Toulouse), Annie Bozzini directrice du Centre de Développement Chorégraphique (CDC) de Toulouse qui porte le projet, Samuel Mathieu, chorégraphe, et Coraline Lemaison, chorégraphe et metteur en scène. 
Fabien Rivière
> À VOIR ICI (puis cliquer sur l'image; ne pas tenir compte du texte à droite de celle-ci)

Vue de l'hôpital de La Grave, Toulouse, Photo DR

jeudi 23 octobre 2014

Démission de la chorégraphe Stéphanie Aubin du Manège, Scène nationale de Reims

Stéphanie Aubin, Photo DR

EXTRAIT (de L'Union L'Ardennais, 20 octobre 2014 > ICI)
Sa décision inattendue de démissionner, serait due à un profond désaccord avec Marie-Hélène Thienot, la présidente de l’association Le Manège de Reims. Dans un communiqué de presse, rédigé vendredi soir, Le Manège fait savoir que Stéphanie Aubin « a demandé à mettre fin à son contrat de travail avant la fin de l’année face au constat partagé d’une perte de confiance entre la direction et la présidence de la scène nationale, Le Manège de Reims, fragilisant le bon fonctionnement de l’établissement. Les membres du conseil d’administration, dont les représentants de l’État, de la Ville de Reims et de la Région Champagne Ardenne ont répondu favorablement à cette demande ».

Chet Baker Sextet, My Funny Valentine, Turin, 1959

Communiqué de Sud Emploi Solidaires - Chômage : contrôles partout, emploi nulle part !

La direction de Pole Emploi parle clairement de "coercition" dans leur politique de Contrôle des chômeurs : mettre la pression sur les agents pour qu'ils mettent la pression sur les chômeurs (communiqué Sud Emploi)

mercredi 22 octobre 2014

L'art n'est-il qu'un produit de luxe ?

(de gauche à droite) Le Président de LVMH/Moët Hennessy Louis Vuitton et Président de la Fondation Louis Vuitton Bernard Arnault (première fortune Française et 4° fortune mondiale selon Forbes en 2011) et sa femme Hélène Mercier-Arnault, pianiste canadienne, le Président de la République Française François Hollande, l'architecte de la Fondation Louis Vuitton Frank Gehry et sa femme, la Maire de Paris Anne Hidalgo et la Ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin posent devant la Fondation le jour de l'inauguration, Photo DR  

Avec des artistes et des intellectuels, des chorégraphes (Jérôme Bel, Xavier Le Roy et Fanny de Chaillé) et des performers (Frédéric Danos et Jean-Luc Verna) ont signé le texte L'art n'est-il qu'un produit de luxe ?

La Fondation Louis-Vuitton, un nouveau musée d'art contemporain créé par Bernard Arnault dans le Bois de Boulogne à Paris, est inaugurée ce lundi 20 octobre par François Hollande. Des écrivains, des philosophes, des artistes critiquent le rôle croissant des grands groupes financiers dans l'art contemporain et dénoncent les « nobles mécènes » qui « ne sont en vérité que des spéculateurs ». Paru dans Mediapart, le 20 octobre 2014. 

Le rôle toujours croissant, dans l’art contemporain, des grands groupes financiers liés à l’industrie du luxe y suscite encore moins de débats que celui des tyrannies pétrolières. Les intellectuels, critiques et artistes qui œuvrent ici, pourtant traditionnellement enclins aux postures « radicales » et aux discours contestataires, semblent aujourd’hui tétanisés par la peur d’une fuite des capitaux, comme si la plus petite réserve émise les exposait à des représailles qui les frapperaient au portefeuille. Dans ce milieu pourtant bavard, et qui sut être quelquefois frondeur, une véritable omertà règne dès qu’il s’agit de financement. Lorsqu'on émet des doutes sur le désintéressement de tel ou tel patron (au sens de « mécène »), on se voit répondre en général que nul n’est dupe, mais qu’il n’y a pas d’alternative – c’est la fameuse TINA (There Is No Alternative). Le désengagement des États, appauvris par une crise où les mêmes grands financiers ont joué un rôle majeur, condamnerait en effet le monde de l’art et de la culture à mendier chez les très riches. > SUITE

lundi 20 octobre 2014

« Ségrégation », de Pyotr Pavlensky, Moscou


William Forsythe - In the Middle, Somewhat Elevated avec Sylvie Guillem et Laurent Hilaire

Il est possible d'être exaspéré par la façon dont des compagnies reprennent, n'importe comment, des pièces de William Forsythe. Il se trouve que nous avons pu découvrir les œuvres quand elles étaient dansées par le Ballet de Francfort dirigé par Forsythe et présentées au Théâtre du Châtelet de 1989 à 1998. Il n'est donc pas inutile de revenir à l'original.
In the Middle, Somewhat Elevated a été créé le 30 mai 1987 pour le Ballet de l'Opéra national de Paris avec, notamment, Sylvie Guillem et Laurent Hilaire. 
Fabien Rivière

Belgique - Le discours offensif de Martine Wijckaert

Martine Wijckaert

SCÈNES (La Libre.be, 14 octobre 2014) Les Prix de la critique ont été décernés lundi soir [13 octobre], au Théâtre national [Bruxelles], devant une assemblée vive, nombreuse et inspirée au sein de laquelle figurait la ministre de la Culture et de l'Enseignement, Joëlle Milquet, qui a ouvert la soirée en présentant sa politique culturelle. Place ensuite aux lauréats, à leurs remerciements, à leurs revendications et à leurs discours engagés. Parmi ceux-ci, celui de Martine Wijckaert, lauréate du Prix Bernadette Abraté a été particulièrement remarqué et très applaudi. Le texte de cette metteuse en scène, qui a créé et dirigé la Balsamine (ce lieu mythique de "résistance" et de création ouverte aux jeunes), incite à méditer, s'insurger, se réveiller. 

Son discours :

L'obtention de ce prix est un paradoxe.

Car recevoir un prix, qu'on le veuille ou non, fait du bien à l'âme et aux nerfs. > SUITE

PRÉCISIONS Charles Michel est le Premier Ministre — wallon, et membre du Mouvement Réformateur* [MR] — de la Belgique depuis le 11 octobre 2014. Le 7 octobre, un accord a été signé entre les quatre partis N-VA, CD & V, Open VLD et MR pour la formation d'un gouvernement de coalition de centre-droit. Il lui est reproché son alliance avec les nationalistes flamands du Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA**, en français, Alliance néo-flamande) dont le responsable est Bart De Wever, le très contesté bourgmestre [maire] de la ville d'Anvers depuis janvier 2013. Il milite notamment pour l'indépendance de la Flandre. Dans une interview accordée en décembre 2012 à La Libre.be, Jan Fabre s'inquiétait déjà de la montée en puissance de ce parti en Flandre, et notamment à Anvers, où il réside et travaille : « Leur programme est même dangereux. Ces extrémistes n’ont aucun sentiment pour la beauté, la vulnérabilité ou l’individu. Bart De Wever qualifie les artistes d’intellectuels gauchistes pervers. C’est ce qu’il pense de gens comme moi. On n’est rien pour lui. Etre artiste en Flandre, c’est parfois dangereux. Pour eux, la seule bonne culture est celle du Lion flamand. Je ne comprends pas pourquoi certains n’ont rien retenu de l’Histoire... » (ICI)
* Logo à droite. ** Logo ci-dessous. 

Trans, la marche amère

HÉLÈNE HAZERA, COFONDATRICE DE LA COMMISSION TRANS D’ACT UP-PARIS


TRIBUNE Pour la 18e fois, les trans et celles et ceux qui les soutiennent vont marcher dans Paris. C’est un moment de visibilité importante pour notre communauté, et un moment pacifique et joyeux. Mais cette année, le cœur y est à peine. En 2006, François Hollande avait promis une loi permettant aux trans un changement d’identité sans opération stérilisante. Il a réitéré cet engagement dans ses promesses électorales : la définition de transsexuel a évolué en «trans» incluant des personnes vivant leur vie sociale dans un autre genre sans changement de sexe génital.

Et puis, les égouts du Moyen Age se sont ouverts avec la Manif pour tous, et si le gouvernement a pu faire voter le mariage égalitaire, avec la PMA des lesbiennes, nous avons été sacrifiéEs aux cathos-fachos. Le gouvernement a eu peur. Avec le passage récent du Sénat à droite les chances que cette loi soit votée sont plus que ténues. 

vendredi 17 octobre 2014

sans titre

Harcèlement moral : l'Opéra de Paris condamné pour la troisième fois

Par Alexia Eychenne, L'Express, 17 octobre 2014.

Une caissière de l'institution lyrique vient d'obtenir gain de cause aux prud'hommes. L'Opéra de Paris a déjà fait l'objet de deux condamnations pour ses méthodes de management musclées. Une pratique "du passé", promet la nouvelle direction.

Harcèlement moral à l'Opéra de Paris, acte III. Après deux premières condamnations en avril puis en juin 2012, l'institution lyrique vient à nouveau de perdre un procès aux prud'hommes face à une salariée. D'après le syndicat SUD, l'Opéra devra lui verser 10 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que le remboursement de ses frais d'avocat.  > SUITE

Opéra de Paris - Soirée d'adieux à Brigitte Lefèvre

(de gauche à droite) Fleur Pellerin Ministre de la Culture et de la Communication, Brigitte Lefèvre, Philippe Jordan Directeur Musical de l'Opéra national de Paris, Manuel Valls Premier Ministre, Photo Sébastien Mathé - Opéra national de Paris.

Le samedi 4 octobre, à la salle Garnier de l'Opéra national de Paris, un gala exceptionnel a rendu hommage à Brigitte Lefèvre, directrice de la danse pendant 20 ans, qui cède sa place à Benjamin Millepied. 

VOIR la soirée ci-dessous (disponible jusqu'au 4 avril 2015), programme détaillé ICI
Quinze photos souvenir commentées par Brigitte Lefèvre ICI

jeudi 16 octobre 2014

Spectacles sans personne sur scène, un scandale ?

Photo Cuqui Jerez

À Genève (Suisse), le Festival La Bâtie a présenté le 28 août et le 1er septembre dernier   El Triunfo de La Libertad signée par « La Ribot, danseuse, chorégraphe établie à Genève. Juan Loriente, vu lors de la dernière édition de La Bâtie dans le Daisy de Rodrigo García, dont il est un complice fidèle. Juan Domínguez, compagnon de route de longue date de La Ribot, curateur, danseur et chorégraphe (cf. photo ci-dessus). ICI » À voir au Centre Pompidou - Paris en décembre prochain ICI.

Au dernier moment les trois performers ont décidé qu'ils seraient absents de la scène. Cette absence a suscité des réactions contrastées. Du côté de ceux qui condamnent cette proposition on trouve Sylvain Thévoz, conseiller municipal socialiste de la ville de Genève depuis 2011 et président de la commission culturelle de cette même ville, qui s'en explique dans un texte publié sur son blog le 4 septembre, La Bâtie: triomphe de quelle liberté ? ICI. Il écrit : « J'ai été touché par le désarroi de nombreux spectateurs ayant payé leur écot de 26.- [Francs Suisses; 21,45 €] s'étant fait une fête d'une rencontre, et s'estimant trahi dans leur confiance donnée, leurs attentes. Pour une spectatrice, c’était sa première pièce à la Bâtie. Est-ce qu'elle en a eu pour son argent ? Elle a juré qu’on ne l'y reprendrait plus. Le public des experts et critiques avait l’air satisfait. La Bâtie, pour quel public finalement, les convaincus uniquement ? » 

On trouve à la suite du texte, en défense, des réponses argumentées du chorégraphe basé à Genève Gilles Jobin, dans la vie compagnon de La Ribot, du chorégraphe Yann Marussich et de Myriam Kridi qui fut programmatrice arts vivants du Théâtre de l'Usine à Genève pendant six ans, jusqu'à juin 2014

El Triunfo de La Libertad a aussi été présenté à Essen (Allemagne) début septembre dans le cadre de la Ruhrtriennale ICI. Selon Gilles Jobin, sur sa page Facebook, le 5 septembre :  
« L'accueil à la Ruhrtriennale a été excellent, salle pleine, publique intéressant et intéressé, rencontre avec le public. Heiner Goebels, et l'équipe du festival trouvent la proposition fascinante, et l'immatérialisation est un des grands thèmes du festival (Castelluci, Goebells).... Pendant ce temps à Genève, des élus se transforment en critiques d'art du dimanche, remettent en question le financement du spectacle et des programmateurs accusent les artistes de manque de générosité! Au lieu de soutenir son "équipe" à l'éxterieur, on l'attaque! Quant aux allemands, face à une proposition qu'ils ne comprennent pas, ils ne vont pas accuser les artistes de ne pas comprendre mais essayer de chercher les réponses! Vraiment, au delà d'aimer ou pas un spectacle, l’accueil fait à ces artistes à Genève fut honteux. Ich bin ein Berliner... »
Ivana Müller, We Are Still Watching


Sur sa page Facebook, Gilles Jobin est revenu sur cette affaire, à l'occasion d'un spectacle d'Ivana Muller, We are Still Watching, présenté à New York, les 30 septembre, 1er et 3 octobre 2014 ICI, dans le cadre du Festival New York Live Arts, qu'il a pu voir alors. Il n'y pas de performers sur scène. Il décrit la pièce ainsi : « Il s’agit d’une pièce ou l’artiste est absente, et c’est le public qui doit lire un script. Des scripts sont ainsi disposés sous les chaises, et chacun doit lire quelques phrases, se passer les scripts des uns aux autres. Mais pas d’artistes en scène, un espace vide avec 50 spectateurs disposées en carrés. »

J’étais à New York hier et dans le festival Crossing The Line je me suis rendu à la représentation du spectacle d’Ivana Muller We are still watching.

Il s’agit d’une pièce ou l’artiste est absente, et c’est le public qui doit lire un script. Des scripts sont ainsi disposés sous les chaises, et chacun doit lire quelques phrases, se passer les scripts des uns aux autres. Mais pas d’artistes en scène, un espace vide avec 50 spectateurs disposées en carrés.
Je ne développe pas ici la question de savoir si le spectacle est réussi ou non, la n’est pas la question. Mais par contre, il y a des artistes qui en ce moment, en 2014, questionnent la présence des artistes sur scène. Cela devrait faire réfléchir le public et les directeurs de festivals. Peut être qu’à force de voir tellement d’agitation vaine sur les plateaux, de pièces surproduites, des artistes se posent la question de la représentation et invitent le public à se poser la question ensemble ? Quand on «révolutionna» la danse en s’immobilisant questionnaient «la danse au kilomètre » au milieu des années 90, il y eu aussi des scandales et des cris. Des « scandales » qui ont consacrés ceux que désormais l’on appelle les « incontournables » ou les « références». Mais pour obtenir cette consécration il a fallu que ces artistes soient devenus en quelque sorte prévisibles, contextualisé, emballés par les textes des programmes, défendus par la critique.
Le système est fait de tel manière que l’on ne peut pas « décevoir les attentes du public ». Mais est-ce la bonne attitude pour un spectateur d’attendre un résultat ? N’enseigne-t-on pas dans les études d’art que l’artiste doit déjouer les attentes ? Godard n’a-t-il pas établi dans les années soixante déjà que le public devait travailler lui aussi ? Une position qui a guidé depuis bon nombre de programmation de festivals, Godard offrant sur un plateau le contexte théorique. L’art contemporain n’est pas un produit qui doit plaire mais constamment reposer des questions essentielles, sinon ce n’est pas de l’art contemporain mais de l’art décoratif. Un chercheur du CERN [Organisation européenne pour la Recherche nucléaire, anciennement « Conseil européen pour la Recherche nucléaire »] à qui on posait la question de savoir si ils trouvaient toujours ce qu’il cherchait a répondu que si les chercheurs trouvaient à tous le coups ce qu’ils cherchaient, ils ne seraient plus des chercheurs mais des producteurs ! Les questions posées par La Ribot, Juan Dominguez et Juan Loriente dans El Triunfo de la LIbertad sont des questions qui sont en cours dans l’art contemporain actuel. On peut trouver cela inintéressant, mais de la à se scandaliser et demander que des têtes roulent, il y a une différence… Si on continue à « exiger » (mais quoi au fait?) on arrive à des situations ou on censure une exposition, comme celle de Brett Bailey au South Bank Center de Londres (http://mg.co.za/…/2014-09-30-theatre-reps-brett-baileys-sho…), accusé de racisme du fait de sa description de la condition des esclaves… Il y a donc un mouvement moralisant en Europe et qui voudrait que le « petit peuple des spectateurs » s’exprime, alors que de fait la liberté d’expression des uns muselle celle des autres. Cela s’appelle de la censure et cela amène a l’auto censure et la lâcheté comme celle de la direction du South Bank Center qui ferme une exposition car on manifeste devant ses locaux. Les commentaires de ceux qui ont demandé la fermeture se teintent eux même de racisme.
Ce qui s’est passé autour de El Triunfo de la Libertad à Genève sont les prémices de cette censure morale. Car, en sous-texte on sous entend qu’un tel travail est moralement interdit car il remet en question la prévisibilité auquel le public a été habitué par les programmations ou tout est déjà dit avant même d’entrer dans la salle: un clip du spectacle sur le site du festival, un texte descriptif dans le programme, la réputaiotn d'un/e artiste. Quand un/e artiste sort de la boite, propose autre chose, on doit le remercier de nous aider à réfléchir. Ou juste passer son chemin. Mais en aucun cas le censurer ou se scandaliser, pire, demander à être remboursé. Cette demande étrange de remboursement face à la déception est étrange, le billet est le contrat entre le spectateur et le théâtre ou festival, c'est un contrat qui nous lie en tant que spectateur à l'inconnu et l'imprévisible.
Si on censure moralement on passe à côté de Marcel Duchamp (et bien d’autres artistes), ce qui il faut l’avouer serait quand même dommage quand on sait ce que Duchamp a apporté à la modernité. Et pas seulement au niveau de l’art mais de la perception de ce qu’est un objet dans notre société. On peut d'ailleurs dire que son commentaire sur la société de consommation fut de l’ordre de la prescience.

Voici donc des pièces versées au dossier, sans prétendre juger (en grande partie faute d'avoir vu les œuvres). 
Fabien Rivière

mercredi 15 octobre 2014

Une pétition pour sauver le Forum de Blanc-Mesnil


La nouvelle mairie UMP de la commune de Seine-Saint-Denis estime la programmation de cette salle de spectacles trop élitiste. 
Son crédo : du boulevard, de la variété et du stand-up. Les projets pour 2015 sont en suspens, le public se mobilise au travers d'une pétition, Sauvons le Forum, scène nationale conventionnée !

LIRE 
L’avenir incertain du Forum du Blanc-Mesnil, Le Monde, 8 octobre 2014. ICI
Main basse sur le Forum culturel du Blanc-Mesnil, L'Humanité, 13 octobre 2014. ICI 
Appel à la solidarité, culture en danger ! ICI

mardi 14 octobre 2014

Le Théâtre du Châtelet censure Espaces Magnétiques

Fabien Rivière pour Espaces Magnétiques ©

Il y a un mois j’étais à la première de Limb’s Theorem (1990) de William Forsythe, repris par le Ballet de l’Opéra de Lyon au Théâtre du Châtelet. Nous écrirons dans un autre article ce que l’on peut penser, d’un point de vue artistique, de cette soirée,.

Lors d’un entracte, je discutais tranquillement avec Éric Ruf, le nouveau patron depuis peu de la Comédie-Française. Soudain, une femme s’approche de nous, veut nous couper la parole. J’arrive malgré tout à finir ma phrase. Elle demande à Eric Ruf qu’il la suive immédiatement. Je les observe et m’aperçois qu’il est immédiatement "repris en main" par la responsable du service de presse du Châtelet, Anne Marret.

Anne Marret, responsable du service de presse du Théâtre du Châtelet 

Un peu plus tard, je discute avec deux personnes, dans la salle. Quand nous nous séparons, je constate avec surprise qu’un homme est à ma gauche, immobile, écoutant la conversation. Il apparait comme mécontent. Il m’ordonne de regagner ma place… J’apprendrais plus tard qu’il s’agit du responsable de la sécurité du Théâtre du Châtelet…

À la fin du spectacle, après les applaudissements, dans la salle, je croise le secrétaire général du Théâtre du Châtelet, Jean-François Brégy, un homme d'un certain âge, aux cheveux blancs. Je demande à lui parler. Je sens bien que cela ne l’intéresse pas. Il me dit que ce n’est pas le moment, mais ne propose aucun autre espace d’échange. Je suis alors immédiatement ceinturé et écarté par… le responsable de la sécurité du Théâtre du Châtelet… 

Depuis quand la responsable du service de presse intervient pour interdire à un journaliste de parler avec un autre professionnel ? Depuis quand le responsable de la sécurité d’un théâtre écoute les conversations d’un journaliste, et lui ordonne de regagner sa place ? Depuis quand ce même responsable ceinture et écarte un journaliste sous l’œil indifférent du secrétaire général du théâtre ? Un membre de la sécurité digne de ce nom doit toujours garder son sang froid, et n’intervenir que dans les domaines qui sont de sa compétence. 

Ces comportements violents témoignent-ils de l’idée que le Théâtre du Châtelet se fait de la liberté de la Presse ?

De l'autre côté de la place du Châtelet, le Théâtre de la Ville manifeste heureusement une tout autre idée et pratique de la démocratie. 

Le Théâtre du Châtelet demeure-t-il toujours un lieu de Culture ? Il faut rappeler qu’il est subventionné uniquement par la Mairie de Paris, sur des fonds publics, comme le Théâtre de la Ville

Ces faits sont-ils liés à ma longue analyse (perplexe) du programme que le Los Angeles Dance Project de Benjamin Millepied présentait lors de son deuxième passage au Théâtre du Châtelet en mars dernier (Être soi-même, quel pied !) ? Ce texte figure dans la revue de presse du Théâtre, en bonne place (des pages 32 à 37, sur 137). Mais le service de presse refuse de nous accréditer. 

En conclusion, émettons une hypothèse : quand cette structure ne peut pas contrôler un journaliste, elle refuse de lui donner accès, elle le surveille, et elle utilise même la force physique pour l'écarter. 
Fabien Rivière

Benjamin Millepied et l'histoire de la danse


EXTRAIT : « [L'Opéra de Paris] C'est vraiment le temple de la danse, puisque toute l'histoire... toute... [se reprenant] une grande-grande majorité de l'histoire de la danse a commencé ici. C'est la seule compagnie qui a pu garder une  intégrité, une approche vraiment personnelle dans le monde... (...) L'idée c'est vraiment de... faire avancer le Ballet, de perpétuer cette école Française fantastique tout en la faisant évoluer. » (La vidéo a été publiée le 22 septembre 2014)
   REMARQUE :   Il est possible de trouver l'affirmation concernant l'Opéra de Paris selon laquelle « C'est vraiment le temple de la danse, puisque toute l'histoire... toute... [se reprenant] une grande-grande majorité de l'histoire de la danse a commencé ici » pour le moins ambigüe, sinon contestable. Si l'on considère les trois derniers siècles, peut-être. Mais depuis l'après-guerre, d'autres lieux ont constitué des foyers vitaux, comme le Théâtre de la Ville de Paris depuis son ouverture en 1968. On ne peut pas dire que l'on se fasse une vaste culture en danse à l'Opéra de Paris... Benjamin Millepied manifeste une vision hégémonique de l'histoire de la danse assez préoccupante, qui semblait avoir disparu de l'Opéra depuis les années 80. Il ne connait pas l'histoire de la danse de son pays, nous faisait remarquer une professionnelle récemment. Difficile de la contredire.  
Fabien Rivière

Centre national de la danse - Forum International Danse et Santé #1 - Danse : entre performance et santé, 27 & 28 novembre

Visuels créés par le CND

« Le Centre national de la danse organise son premier Forum International consacré à la Santé, grâce au mécénat et à la collaboration du groupe Harlequin Floors. 

Pendant deux jours, professionnels français et étrangers viendront échanger, témoigner et apporter leur contribution sur les enjeux et pratiques en matière de santé. 

Tables rondes et ateliers permettront d’aborder les questions d’éducation, de nutrition, d’entraînement, de récupération, et de prévention des risques liés à la pratique professionnelle de la danse. 

Ce temps fort souhaite confronter les pratiques développées dans plusieurs pays afin de sensibiliser les professionnels de la danse et de contribuer à une médecine mieux adaptée aux spécificités de la danse. 

PROGRAMME 
Jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2014, de 10h à 18h.
30 propositions : 4 tables-rondes, 13 conférences, 10 ateliers, 3 « Regards d’artistes ».
Simultanément dans 3 studios.
En français et en anglais.
Pour échanger, expérimenter, comprendre, découvrir et construire.

QUELS INTERVENANTS ? 
50 intervenants français, allemands, néerlandais, suisses, anglais…
Médecin du sport, kinésithérapeute, ostéopathe, chorégraphe, danseur, responsable de ballet, de compagnie ou de formation, praticien somatique, spécialiste du mouvement, pédagogue, directeur technique...

Avec des intervenants des structures suivantes : INSEP, Ballet de l’Opéra national de Paris, Ballet de l’Opéra de Lyon, Malandain Ballet Biarritz, Ballet Preljocaj, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), École supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower, Universités Paris 8 et 10, Audiens, CMB Médecine et Santé du Travail …

En ouverture : Pr Didier Sicard, Président du comité consultatif national d’éthique jusqu’en 2008, professeur de médecine à l’Université Paris Descartes, ancien chef de service de médecine interne à l’hôpital Cochin de Paris.

Avec les « Regards d’artistes » : Dorothée Gilbert, Benjamin Millepied, Mathilde Monnier.

Public 
Ce rendez-vous s’adresse aux acteurs du secteur chorégraphique et aux acteurs de la santé. Danseurs, chorégraphes, professeurs de danse, médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues, spécialistes du mouvement, responsables des institutions chorégraphiques (CCN, ballets de la ROF, écoles supérieures de danse, conservatoires régionaux…), équipes techniques, venez participer à ces rencontres.

Avec le soutien de Harlequin floors, mécène fondateur du secteur de la santé du CND. »

Inscription préalable indispensable reservation@cnd.fr – 01 41 83 98 98. En savoir +
TARIFS 
Plein tarif : 39 € pour les 2 jours – 23 € pour 1 journée
Tarif réduit : 32 € pour les 2 jours – 18 € pour 1 journée
Tarif spécial si inscription avant le 27 octobre : 30 € pour les 2 jours
Tarif étudiant : 26 € pour les 2 jours – 14 € pour 1 journée

   REMARQUE :   Le programme ne concerne que les danseurs (on notera l'utilisation unique du terme masculin), sans qu'ils soient associés pour l'essentiel aux rencontres pour y prendre aussi la parole. La santé concerne bien l'ensemble des professionnels, notamment les administrateurs (avec le phénomène bien connu du burn out ou « syndrome d'épuisement professionnel » sans même parler du suicide d'un administrateur de Centre chorégraphique national en 2013 ICI). La dimension psychologique et sociologique est aussi absente, comme si le danseur n'était qu'un corps. Rappelons que le danseur et chorégraphe Français Dominique Bagouet (1951-1992) expliquait qu'il travaillait jadis avec "des danseurs", et maintenant avec "des êtres humains dansants". En effet. 

lundi 13 octobre 2014

Exposition photo - Hedi Slimane Sonic

De 15 années d’archives musicales seront extraits les portraits de studio, dont les tirages noirs et blancs, exposés pour la première fois, évoquent les figures héroïques du rock, de Lou Reed, à Brian Wilson, d’Amy Winehouse à Keith Richards. 

Une installation vidéo complètera ce dispositif, juxtaposant les cycles musicaux Londoniens (2003-2007) et Californiens (2007-2014) sous forme documentaire, brossant le portrait alternatif de deux générations de performers et de leurs fans. En savoir + 
(en haut) Nick Robinson - (en bas) Amy Winehouse

La nudité publique pose toujours problème en Croatie, Grèce et France

CROATIE
Trois artistes suisses arrêtés pour avoir défilé nus
Trois artistes suisses ont été arrêtés samedi à Zagreb, la capitale croate, au milieu de leur spectacle consistant à se promener tout nus dans le cadre d'un festival artistique alternatif. (Tribune de Genève, 13 septembre 2014) > ICI

Images de la télévision nationale Croate (HRT). 






.
GRÈCE
Matthias Langhoff arrêté par la police en Grèce  
Le metteur en scène suisse est poursuivi pour «outrage à un lieu sacré» alors qu’il tournait une scène de film. (Tribune de Genève, 21 septembre 2014) > ICI



.
FRANCE
Fontainebleau (sud de Paris) : poursuivi en justice pour s'être promené nu en forêt
Il voulait juste se promener nu dans la nature... mais après avoir croisé des policiers en patrouille, il se retrouve devant la justice pour exhibition sexuelle. (Le Parisien, 25 septembre 2014) > ICI
Joël (photo médaillon à gauche) est soutenu par l’association pour la promotion du naturisme en liberté (Apnel). (LP/Cathy Colin et Sé.B.)

FRANCE
Manifester seins nus, est-ce de l'exhibition sexuelle ?, Libération, 11 juillet 2014. ICI
Un sein dans un lieu saint, exhibition sexuelle ou pas ?, Libération Next, 16 octobre 2014. > ICI 
À LA BARRE Le tribunal correctionnel de Paris devra trancher cette question à propos d'une Femen qui avait mené une action topless à l'église de la Madeleine.


Femen France [16 octobre 2014]
Hier, le parquet de Paris a requis une peine de 1500 euros d’amende ainsi que 3 à 4 mois de prison avec sursis contre une ex-activiste FEMEN pour son action à la Madeleine menée en décembre 2013, pour exhibition sexuelle. Les partis civils ont quant à eux demandé 10 000 euros de dommages et intérêts, à bien entendu répartir entre tous les fidèles heurtés par l’action seins nus (nous leur souhaitons bien du courage). 
Encore une fois, ce n’est pas la nudité en tant que telle qui pose problème, mais bien le lieu de l’action, en l’occurrence l’église de la Madeleine. L’accusation d’exhibition sexuelle ne sert que de prétexte à une condamnation pour blasphème, comme l’a d’ailleurs bien fait comprendre l’avocat de la Madeleine.
Révisez votre anatomie, c’est un fait, les seins ne sont par un organe sexuel.  
 
Le verdict est attendu pour le 17 décembre. 

dimanche 12 octobre 2014

Exposition - Suisse - Retour vers les raves

Rudolf Steiner, RAVER, 1996, Schwarzweissfotografie

Adam Cruces, Greenscape, 2014, Foto: Martina Flury Witschi

 « En Suisse, de Langenthal à Fribourg [nord], un parcours en deux parties retrace la période euphorique du milieu des années 90 qui vit la techno et Internet sortir de l’underground. 

 En ce 5 février 1994, plus de 5 000 raveurs investissent l’usine de tissage désaffectée Gugelmann, à Roggwil, en Suisse, et s’agitent, extasiés, sur les basses jusqu’au petit jour lors de la première «Odyssey». Un an plus tard, ce sont 12 000 danseurs venus de toute la Suisse et des pays voisins - soit trois fois le nombre d’habitants que compte le village - qui affluent dans les neuf halles, inaugurant l’ère des mégaraves, jusqu’à ce qu’un grand incendie ne réduise en cendres, en 2001, une grande partie de ce lieu mythique et de ses idéaux.

Situé à cinq kilomètres de là, le Kunsthaus Langenthal revisite ce passé à l’aune de notre société connectée. Sous l’intitulé «Megarave-Metarave», projet en deux parties réalisé avec WallRiss, jeune espace d’art contemporain indépendant de Fribourg, le centre d’art de Langenthal tisse des liens entre l’utopie des raves et celle portée par les débuts d’Internet, et leur inéluctable marchandisation. Le commissaire, Raffael Dörig, identifie l’année 1994 comme un moment charnière. Tandis que ces grands rassemblements font sortir la techno de l’underground, arrive sur le marché le logiciel Netscape Navigator 1.0 qui va populariser le World Wide Web et le transformer en média de masse. » (Marie Lechner, Libération, 21 septembre 2014) > SUITE

INTERVIEW de l'un des curateurs de l'expo, Sylvain Menétrey, Le Temps, oct. 2014. ICI

MEGARAVE METARAVE SUISSE
LIEU  Kunsthaus Langenthal [Maison d'art de Langenthal] 
Megarave
28 août − 16 novembre 2014 En savoir +
LIEU  WallRiss [à Fribourg]
Metarave I – it's only a fantasy
6 − 27 septembre 2014
Metarave II – Intersection
    Methaven & Holly Herndon with Mathew Dryhurst 
5 octobre − 1 novembre 2014
WallRiss Basecamp by Marco Neri 
[Le basecamp est un espace de consultation de documents sur les thèmes abordés, ainsi qu’un lieu d’accueil pour une série d’événements]
6 septembre − 1 novembre 2014

CATALOGUE : Megarave Metarave

Graphisme: Huber / Sterzinger. Distribution: Les presses du réel (France), 152 pages, 
nombreuses illustrations, English/Deutsch/Français. 33 €. En savoir +

SOMMAIRE

Introduction

Raffael Dörig, Nicolas Brulhart, Sylvain Menétrey & Lauris Paulus
Introduction / Einleitung / Introduction


Essays

Sadie Plant
Beating Time

Yann Chateigné
Théories de l'obscurité / Obscurity Theories 

Nicolas Brulhart
L'inconscient pharmacologique de l'art contemporain / The Pharmacological Unconscious of Contemporary Art 

Domenico Quaranta
Art and the Internet 1994–2014 – Notes and comments 

Melanie Bühler
Brand Immersion


Artists' pages

MSHR
Resonant Hyper Symbol Modulator

Kari Altmann

Lialina / Espenschied
Nightmare before Dotcom

Metahaven
Home


Exhibition Views

Kunsthaus Langenthal
Megarave Exhibition Views

WallRiss
Metarave Exhibition Views


Rave

Roggwil rave photos

Raffael Dörig
Mirosch Gerber in conversation / Mirosch Gerber im Gespräch

Rudolf Steiner
Ravers

Roggwil rave flyers


Contributors


Colophon
______________________________________________
MUSIQUE

Musique - Tournée de Bonaparte

À Paris le samedi 15 novembre au Point Éphémère (Site)

Perfect Hand Crew (Montpellier), Winter is Coming


jeudi 9 octobre 2014

Danse & cinéma - Yvonne Rainer à Paris

 The Yvonne Rainer Project , initié par la commissaire Chantal Pontbriand (née à Montréal, vit à Paris), est un projet qu’elle poursuit depuis de nombreuses années. Après une première occurrence à la BFI [British Film Institute] à Londres en 2010, le projet investit cette année trois lieux parisiens, le Centre d’art contemporain (CAC) de la Ferme du Buisson, le Jeu de Paume et le Palais de Tokyo et se déploie sous différentes formes.

CENTRE D'ART CONTEMPORAIN de la FERME DU BUISSON à Noisiel (77)
Exposition Lives of performers - 25 octobre - 8 février 2015 En savoir +  Facebook 
Yvonne Rainer, Lives of Performers, 1972, Babette Mangolte (Tous droits réservés)

« Cette exposition rend hommage à la légendaire danseuse, chorégraphe et cinéaste américaine Yvonne Rainer. Films, photographies, sculptures, peintures et performances de plusieurs artistes viennent questionner la notion de "live". 

Née en 1934 à San Francisco et figure de proue du Judson Dance Theatre, Yvonne Rainer exerce une influence majeure sur les artistes des nouvelles générations. Après avoir appliqué au mouvement chorégraphique ses recherches liées au croisement du privé et du politique dans la vie quotidienne, elle les a transposées dans son œuvre cinématographique. 

"Lives of performers" est une exposition dont le titre provient du premier long-métrage réalisé par Yvonne Rainer en 1972, lorsque de chorégraphe déjà renommée, elle se tourne de façon radicale vers le cinéma. Entre 1966 et 1969, elle avait déjà réalisé cinq films courts : Hand Movie, Volleyball, Rhode Island Red, Trio Film, et Line. 

L’exposition s’articule autour de ces six films présentés en continu, tout en conviant des artistes contemporains à créer ou à présenter des œuvres dans le cadre des affinités qu’ils entretiennent avec Rainer. Elle s’ouvre par ailleurs sur une sélection des archives de la chorégraphe/cinéaste conservées au Getty Research Institute à Los Angeles : notes de travail, journal, partitions, photographies de répétitions ou de plateau, programmes, affiches, publications et documents sonores. 

Comme son titre le suggère, le projet s’attarde sur la question du "live" dans la performance. Quel est le rapport de la présence et de la représentation ? Comment la citation, ou ce qu’on appelle de nos jours le reenactment, interfèrent-t-ils sur le réel, sur la présence et les temps présents ? Quels sont les enjeux de la performativité ? Comment ceux-ci se jouent-ils sur le plan politique, et dans le champ des questions de genre ? 

JEU DE PAUME à Paris 
De la chorégraphie au cinéma - 4 au 30 novembre 2014 En savoir +
Yvonne Rainer, Kristina Talking Pictures, 1976

Programme
mar 4 novembre à 19h
Soirée d’ouverture « The Yvonne Rainer project. De la chorégraphie au cinéma »
Lives of Performers d’Yvonne Rainer (1972, 90’) En présence d’Yvonne Rainer et Chantal Pontbriand
réservation obligatoire : infoauditorium@jeudepaume.org

mer 5 novembre à 18h
MURDER and Murder d’Yvonne Rainer (1996, 113’) Séance en présence d’Yvonne Rainer et Chantal Pontbriand

samedi 8 novembre à 14h30
Entourage I
Maya Deren, Samuel Beckett, Hollis Frampton

16h30
Film About a Woman Who... d’Yvonne Rainer (1974, 105’)
Projection suivie d’une rencontre avec Philippe-Alain Michaud et Yvonne Rainer en partenariat avec le département Cinéma du MNAM , Centre Pompidou


dim 9 nov à 14h30
Entourage II
Bruce Nauman, Richard Serra, Vito Acconci, Michael Snow
16h30
The Man Who Envied Woman d’Yvonne Rainer (1985, 125’) Séance présentée par Jackie Raynal

mar 18 nov à 19h
YúYú de Marc Johnson (première, 2014, 14’)
Kristina Talking Pictures d’Yvonne Rainer (1976, 125’)


ven 21 nov à 11h30
Five Easy Pieces et les Contemporains I
Bea McMahon, Lili Reynaud-Dewar, Anri Sala Séance présentée par Chantal Pontbriand

sam 22 nov à 14h30
Table ronde « La Réception d’Yvonne Rainer aujourd’hui »
avec Julie Perrin, Jérôme Bel et Chantal Pontbriand
16h30
Yvonne danse, Yvonne joue
Danses historiques à la Dia Foundation, 2011, et films de Babette Mangolte

mar 25 nov à 18h
Conférence de Douglas Crimp, Professeur d’Histoire de l’art à l’Université de Rochester, États-Unis (sous réserve)
19h
Trio A d’Yvonne Rainer (1978, 10’)
Journeys from Berlin/1971 d’Yvonne Rainer (1980, 125’)


sam 29 nov à 14h30
Five Easy Pieces et les Contemporains II
Manon de Boer, Geneviève Cadieux, Michel François, Maïder Fortuné, Köken Ergun, Anri Sala
16h30
Privilege d’Yvonne Rainer (1990, 103’)

dim 30 novembre à 14h30
Five Easy Pieces et les Contemporains III
Yael Bartana, Mircea Cantor, Bea McMahon, Ulla von Brandenburg, Sonia Khurana, Florence Lazar, Natacha Nisic, Laurent Goldring
16h30
Entourage 3
John Cage et Andy Warhol 

PALAIS DE TOKYO à Paris 
Nexus Rainer - Vendredi 12 déc 2014, de 12h à 20h. www.palaisdetokyo.com

Yvonne Rainer, Trio Film, 1968, Courtesy de Video Data Bank, www.vdb.org

« Ce colloque vise à réunir un certain nombre de chercheurs et d’artistes qui s’intéressent de près à Yvonne Rainer aujourd’hui ou qui s’investissent dans des problématiques que l’on retrouve dans son œuvre et qui caractérisent également le projet : l’interdisciplinarité, la performance, le genre, l’autre, le langage...

En plus d’être chorégraphe et cinéaste, Yvonne Rainer est également auteure. Elle mène une réflexion autour de la « pensée en mouvement » - concept central dans son œuvre.

Organisation
Barbara Formis (philosophe), Julie Perrin (historienne de la danse) et Chantal Pontbriand
Avec
Emmanuel Alloa, Myrto Katsiki, Isabelle Launay, Catherine Quéloz, Noémie Solomon, Catherine Wood et David Zerbib (sous réserve)  »

NOUS AVONS PUBLIÉ PAR AILLEURS
Expositions et catalogue - Yvonne Rainer. Espace, Corps, Langage (2014)
Interview d'Yvonne Rainer (vidéo, par Artforum, 2011)

ON PEUT LIRE AUSSI
Une femme qui... – Ecrits, entretiens, essais critiques, Yvonne Rainer, Presses du réel. En savoir +