jeudi 21 septembre 2017

OrelSan, Basique

Hommages à Alain Buffard (1960 - 2013)

Alain Buffard, Photo Isabelle Meister

À l'occasion du dépôt au Centre national de la danse (CND) à Pantin (France), des archives du danseur et chorégraphe français Alain Buffard, décédé le 21 décembre 2013 à 53 ans du Sida dans sa commune natale de Les Rousses dans le Jura (notre article ICI), un ensemble d'événements sont organisés par le CND à Paris et à Lyon, auquel se joint le Centre Pompidou qui présente un spectacle à Paris. Mais il y a aussi Nîmes, Montpellier, Toulouse, Rennes, Bordeaux et Uzès pour la France et Bruxelles pour la Belgique (cf. le site de la compagnie pour les détails ICI

À Paris, cet hommage est composé de la reprise de trois pièces emblématiques (Good Boy, Mauvais Genre et Les Inconsolés), d'un colloque, d'une exposition, de deux installations sonores et d'une installation vidéo, d'un concert de Vincent Ségal et d'un solo de Pauline Le Boulba.

Alain Buffard dans Good Boy, Ménagerie de Verre, Paris, Photo Marc Domage

On peut aussi indiquer qu' Elisabeth Lebovici, longtemps journaliste à Libération dans le domaine des arts plastiques, vient de publier un ouvrage, Ce que le sida m'a fait, sous-titré Art et activisme à la fin du XX° siècle (éditions JPR Ringier, ICI), qui comporte un chapitre intitulé Good Boy, du nom de cette pièce d'Alain Buffard créée en 1998.
Fabien Rivière
> Site du CND


EXPOSITION    Buffard rembobine ! 
Du mercredi 4 octobre au vendredi 15 décembre, Gratuit, 10h>19h 
entrée libre, ouvert du lundi au vendredi 10h30 > 19h, vernissage vendredi 6 octobre, 18h; ouvert jusqu’au début de la représentation chaque soir de spectacle, ouverture exceptionnelle : samedi 7 octobre, 14:00 > 20:30 dimanche 8 octobre, 14h > 20h, fermeture exceptionnelle 1er novembre

SPECTACLE  Good Boy
Du mercredi 4 au dimanche 8 octobre 

INSTALLATIONS SONORES  The music roomUn murmure suspendu 
Du mercredi 4 au vendredi 13 octobre, par Ève Couturier & Jean-Jacques Palix 

INSTALLATION VIDÉO    Buffard interprète
Du mercredi 4 au vendredi 13 octobre  

SPECTACLE  Mauvais genre
Du jeudi 5 au samedi 7 octobre  

COLLOQUE Alain Buffard
Du vendredi 6 au dimanche 8 octobre
——— vendredi 6 octobre - 11h > 17:30 C’est très fastidieux d’être toujours le même
Intervenants :
Baron Buffard, résister aux tendances de l’histoire et de la mémoire, par François Frimat
Scintillement de surface. Le vacillement de la subjectivité dans la chorégraphie d’Alain Buffard par Noémie Solomon
Fictionner dans Dispositifs 3.1 par Pauline Le Boulba
En (dé)marche. Alain Buffard, politique par Lucille Toth
Good boy, good boy, good boy, well done par Élisabeth Lebovici
Être interprète pour Alain Buffard par Olivier Normand
Vernissage de l’exposition Buffard rembobine !, présentation des films par Marcella Lista
——— samedi 7 octobre - 14h > 17:30 — Histoires parallèles
Buffard avant Buffard par Mélanie Papin
Les Inconsolés, théâtralité et lyrisme par Frédéric Pouillaude
Politiques de l’esthétique chez Alain Buffard : transdisciplinarité, queerisation et créolisation dans Tout va bien et Baron Samedi par Anne Pellus
Le chevalier désenraciné. Alain Ménil, du sida à la créolisation par Pierre Lauret
Entre formalisme et post-colonialisme par Zahia Rahmani
———dimanche 8 octobre — 14h > 18h — Le mouvement du coude
Good Boy, une politique de l’intime par François Maurisse
We lost the night, la dernière pièce d’Alain Buffard (titre provisoire) par Thibaud Croisy
Table ronde Alain Buffard et les arts visuels avec Marie Muracciole, Marcella Lista, Bernard Blistène
Intervention de Daniel Larrieu
Table ronde Renconstruire les pièces d’Alain Buffard avec Cathy Bouvard, Matthieu Doze, Fanny de Chaillé, Enora Rivière
Conclusion du colloque par Lou Forster

SPECTACLE de Pauline Le Boulba, La Langue brisée (3)
Du vendredi 6 au samedi 7 octobre, durée 30 minutes

CONCERT de Vincent Ségal
Dimanche 8 octobre grand studio durée 60 minutes 
entrée libre sur réservation avec la participation de Miguel Gutierrez

SPECTACLE Les Inconsolés  hors les murs au Centre Pompidou
Du jeudi 12 au samedi 14 octobre En savoir +

mardi 19 septembre 2017

Agenda Danse et performance - Paris et sa région - Octobre 2017

1  —  Théâtre Gérard-Philipe - Saint-Denis
2  —  Le Tarmac
3  —  La Commune centre dramatique national d'Aubervilliers 
4  —  Théâtre de la Ville au Théâtre du Rond-Point 
5  —  Théâtre de la Ville - Espace Pierre Cardin
6  —  Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale 
7  —  CentQuatre
8  —  Le Monfort
9  —  Théâtre de la Ville - Les Abbesses 
10  —  Centre Pompidou
11  —  Palais de la Découverte 
12  —  Foire internationale d'art contemporain - FIAC
13  —  TND Chaillot
14  —  Théâtre Antoine
15  —  Nuit Blanche
16  —  Opéra national de Paris 
17  —  Le Générateur - Gentilly 
18  —  Bobino
19  —  Point Ephémère
20  —  L'Onde, Vélizy-Villacoublay
21  —  L’-Théâtre des Louvrais, Pontoise
22  —  Atelier de Paris Carolyn Carlson
23  —  Les Folies Bergère
24  —  Centre culturel suisse de Paris
25  —  Étoile du Nord



1  —  Théâtre Gérard-Philipe (TGP), Saint-Denis (93), 
La Belle Scène Saint-Denis au TGP
[à l'origine présenté au Festival d'Avignon Off 2017] Danse et Théâtre. 
Danse : 
— samedi : Satchie Noro  mA (création en cours)  Sandrine Lescouran Icône (extrait)  
— dimanche : Sylvère Lamotte Ruines (extraits)
+   Mickaël Phelippeau   Juste Heddy (création en cours) NOTRE ARTICLE > ICI
Samedi 7 et dimanche 8 octobre. Photo Fabien Rivière En savoir + 


2  —  Le Tarmac (20°) 
  Dave St-Pierre   (Québec) Néant    Vivement conseillé
Du mercredi 11 au samedi 14 octobre. Photo Alex Huot En savoir + 


3  —  La Commune centre dramatique national d'Aubervilliers (93)
   Jérôme Bel     Disabled Theater      
 Vivement conseillé
Du vendredi 6 au lundi 9 octobre. En savoir + 
Dans le cadre du Portrait Jérôme Bel. En savoir +
À VENIR au Théâtre de la Ville - Espace Pierre Cardin du 3 au 6 novembre En savoir +
— Rendez-vous mensuel avec Jérôme Bel, dim. 22 octobre 16h (et 26 nov.). En savoir + 

Photo Michel Bause


4  —  Théâtre de la Ville au Théâtre du Rond-Point (8°)

   Jérôme Bel     Gala       Vivement conseillé
Du mercredi 4 au dimanche 15 octobre. En savoir + 
Dans le cadre du Portrait Jérôme Bel.  En savoir + 
Photos (haut) Photo Bernhard Müller - (bas) José Frade  


5  — Théâtre de la Ville - Espace Pierre Cardin (8°) 
   Jérôme Bel     Cédric Andrieux    solo   Conseillé
Du vendredi 20 au dimanche 22 octobre. En savoir +   
Dans le cadre du Portrait Jérôme Bel. Photo Caselli Nirmal En savoir + 

Au Studio : Mustafa Kaplan & Filiz Sizanli Taldans  Dolap 
Du jeudi 19 au dimanche 22 octobre. Photo Isabelle Meister  En savoir + 
 


6  —  Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale (78)
  Hofesh Shechter   Grand Finale
Vendredi 29 et samedi 30 septembre. En savoir +  >   NOTRE ARTICLE ICI  

   Jérôme Bel     Cédric Andrieux    solo    Conseillé
Du mardi 17 au jeudi 19 octobre. En savoir +
Dans le cadre du Portrait Jérôme Bel.  En savoir + 


7  —  CentQuatre (19°)
FOUS DE DANSE 
Une initiative de Boris Charmatz 
GRATUIT. Dimanche 1er octobre 12h - 22h. En savoir +



8  —  Le Monfort (15°)
Dorothée Munyaneza Unwanted     Conseillé
Du mercredi 18 au samedi 21 octobre. Photo Bruce Clarke  En savoir +
À VENIR au Centquatre du 28 nov. au 1 déc. + Théâtre du Fil de l’eau, Pantin, 24 nov.


9  —  Théâtre de la Ville - Les Abbesses (18°)
Akram Khan [danse] et Sue Buckmaster [metteur en scène]  Chotto Desh à partir de 7 ans
Du mardi 24 octobre au mardi 4 novembre. En savoir + 


10  —  Centre Pompidou (4°)
Mette Ingvartsen  to come (extended)
Du jeudi 5 au dimanche 8 octobre. Photo Jens Sethzman En savoir + 

   Alain Buffard    (1960-2013)     Les Inconsolés
Du jeudi 12 au  samedi 14 octobre. Photo Marc Domage En savoir +

  Christian Rizzo   Comme crâne comme culte     performance 
Dimanche 22 octobre 14h et 17h. Avec la FIAC. En savoir +

Gerard & Kelly  Timelining    performance 
Du vendredi 20 au dimanche 22 octobre, de 11h à 21h. En savoir + 
Avec la FIAC (Foire int. d'art contemporain). Autre programme: Lieu n° 11 ci-dessous. 


11  —  Palais de la Découverte (8°)
Gerard & Kelly  Timelining    performance 
Mercredi 18 octobre 18h30. Gratuit.  En savoir + 
Autre programme: Lieu n° 10 ci-dessus. 


12 — Foire internationale d'art contemporain (FIAC) 
        PARADES FOR FIAC      performances  19-22 octobre En savoir +
Gerard & Kelly (Usa) State of Mercredi 18 octobre 18h30  Palais de la Découverte
Dimitri Chamblas & Boris Charmatz A bras-le-corps Jeudi 19 octobre 16h  Grand Palais
Violaine Lochu Superformer(s) #3 Jeudi 19 octobre 18h30  Palais de la Découverte
Raphaëlle Delaunay Jeudi 19 octobre 19h30 Musée de la Chasse et de la Nature
Ivo Dimchev Songs and Book Jeudi 19 octobre  20h  Palais de la Découverte
(haut) Ivo Dimchev - (bas) Trisha Brown Photos DR
Trisha Brown Dance Company Rogues & Locus Solo Ve. 20 oct. 14h & 16h  Petit Palais
Trisha Brown Dance Company Samedi 21 octobre midi & 14h Musée de l'Orangerie
Trisha Brown Dance Company Dimanche 22 oct. 20h30 Auditorium du Musée du Louvre
Gerard & Kelly (Usa)  Timelining Vendredi 20 octobre 18h-21h Centre Pompidou
Lionel Estève Une nuit sans sommeil Ve. 20 octobre 18h30 & 21h  Palais de la Découverte
Jeremiah Day The chair remains empty / but the place is set Ve. 20 oct. 19h30 P. de la Découverte
François Chaignaud & Marie Caroline Hominal Duchesses Ve. 20 octobre 21h Jardin du Petit Palais
David Wampach CASSETTE-DUET Samedi 21 octobre midi  Petit Palais
Christian Rizzo Comme crâne, comme culte Sa. 21 oct. 18h30 & 21h30 P. de la Découv.
Nicolas Paul POUR UN ABÎME Samedi 21 octobre 20h30 Palais de la Découverte
Robert Whitman Samedi 21 octobre 20h30  Auditorium du Musée du Louvre
Marie José Arjona Liberté Dimanche 22 octobre 17h Auditorium du musée du Louvre
Lina Lapelyte Candy Shop - the Circus Dimanche 22 oct. 19h30  Palais de la Découverte


13 — TND Chaillot (16°)
Blanca Li  Solstice
Du jeudi 21 septembre au vendredi 13 octobre. En savoir + 

Anne Nguyen  Kata 
Du mercredi 11 au vendredi 20 octobre. En savoir +

    Boris Charmatz    10000 gestes
 Du jeudi 19 au samedi 21 octobre.
Photo Tristram Kenton   En savoir +


14  —  Théâtre Antoine (10°)
François Alu Hors Cadre
« Deux soirées exceptionnelles avec François Alu, premier danseur de l'Opéra de Paris, réputé autant pour sa virtuosité époustouflante que pour sa personnalité hors normes, et quelques-uns des autres talents les plus singuliers du ballet de l'Opéra. » Une production du groupe 3° étage.
Dimanche 8 octobre 17h, et samedi 14 octobre 19h30. En savoir + 
Prix des places : 78, 52, 44 €/ 


15 —                          Nuit Blanche                     
Gratuit, du samedi 7 au dimanche 8 octobre. Facebook 
Thème : « Faire oeuvre commune ». Le maître-mot cette année est le « collectif », qui « fait bouger les perceptions et les représentations », « tout en poursuivant son ouverture vers d'autres disciplines artistiques ».
DANSE : 
— Parcours Centre - Canopée des Halles, 19h, durée 10 heures, 1001 Danses
Un rassemblement autour de la musique et de la danse aura également lieu dans le quartier des Halles. Le chorégraphe Olivier Dubois investira trois lieux culturels de la Canopée, avec La Place, le centre dédié au hip-hop, le conservatoire Mozart ainsi que la Maison de pratiques artistiques amateurs (MPAA).
— Parcours Nord - Halle Hébert 19h à 2h : 
 (LA)HORDE (Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel) s'appropriera une friche de la SNCF, dans le quartier de la Chapelle. (18°) Il recherche 100 amateurs (comprendre : non payés) + tournage pour un film 


16  —  Opéra national de Paris 
George Balanchine Joyaux [ÉmeraudesRubisDiamants]
Palais Garnier - Du mardi 19 septembre au 12 octobre. En savoir + 

Balanchine / Teshigawara / Bausch 
     George Balanchine Agon
     Saburo Teshigawara Création 
     Pina Bausch Le Sacre du printemps
Palais Garnier - Du mercredi 25 octobre au jeudi 16 novembre. En savoir +


17 — Le Générateur - Gentilly (94)
    FRASQ, rencontre de la performance     
Du  samedi 7 au samedi 28 octobre  — 9° édition  En savoir +
Performance / Installation / Vidéo / Concert / Danse / Poésie / Multimédia
Rencontre annuelle dédiée à l’art-performance en Région Ile-de-France.


18 — Bobino (14°)
Pockemon Crew  Hachtag 2.0 - Je tague donc je suis   hip hop 
Du jeudi 14 septembre au samedi 7 octobre, 19h. En savoir +   


Philippe Lafeuille  Tutu 
Du mercredi 11 octobre au dimanche 14 janvier.  En savoir +  


19  —  Point Ephémère (10°)
Organisé par Danse Dense : Chantier Mobile #3   
Mardi 10 octobre. En savoir +                                              
——— Les chantiers — 14h - 16h30
Benjamin FORGUES & Charlie-Anastasia MERLET  See you soon
David LLARI  Slave
Thierry MICOUIN  Backline
Hélène ROCHETEAU  La nuit manquante III
——— Les afters — 16h30 -17h30
Questions-réponses avec les artistes autour de leur démarche artistique 


20  —  L'Onde, Vélizy-Villacoublay (78)
  Olivier Dubois    Tragédie       Conseillé
Mardi 17 octobre 20h30. En savoir + 


21  —  L’-Théâtre des Louvrais, Pontoise (L'apostrophe, Cergy-Pontoise) (95) 
  Olivier Dubois    Auguri 
Vendredi 20 octobre 20h30. En savoir + 



22  —  Atelier de Paris Carolyn Carlson (12°)
Deborah Hay, Photo Rino Pizzi
—— Masterclasse  Deborah Hay    25>29 sept.
   + Open Studio  vendredi 29 septembre à 16h  entrée libre sur réservation. En savoir +
—— Masterclasse  Benoît Lachambre   2>13 oct.
   + Open Studio vendredi 13 octobre à 16h  entrée libre sur réservation En savoir +
—— Masterclasse Alban Richard 23>27 octobre 
    + Open studio vendredi 27 octobre à 16h  entrée libre sur réservation En savoir +
—— Nadia Vadori-Gauthier  Mille et un jours / Parce que nos os brillent 
Avec Benoît Lachambre. Vendredi 13 et samedi 14 octobre. En savoir + 


23 — Les Folies Bergère (9°)
The Great Gatsby - Le ballet 
« Avec la star internationale Denis Matvienko du Marinsky Ballet, les Etoiles de Complexions New York et celles du Ballet de l'Opéra de Kiev, [par] le chorégraphe new yorkais Dwight Rhoden »
Du lundi 16 au mercredi 18 octobre. En savoir + 


24 — Centre culturel suisse de Paris (3°)
Yasmine Hugonnet  Se sentir vivant   (solo, 2017, 45', première française)
Du mardi 10 au jeudi 12 octobre 20h. Photo Anne-Laure Lechat  En savoir + 


Cindy Van Acker  Knusa   (solo, 2017, 20' environ)
Performance dans l’exposition de Christian Lutz, Insert Coins.
Du mardi 31 octobre au jeudi 2 novembre 20h. Photo Olivier Oberson En savoir +  


25 — Étoile du Nord (18°)
Avis de Turbulences #13
Du jeudi 28 septembre au jeudi 26 octobre En savoir + 
Sophie Bocquet  La vie est une fête on dirait…  création
Du jeudi 28 au samedi 30 septembre 20h30.
(samedi 30, rencontre à l’issue de la représentation avec Claire Fabre Clark spécialiste en littérature américaine)

Louis Barreau Klisis Kliseis  création
Mercredi 4 octobre 19h30 - Hors les murs Au Carreau du Temple. 

Sébastien Ly Aux portes de l'oubli  création
Du jeudi 5 au samedi 7 octobre 20h30.

Maxence Rey  Le moulin des tentations 
Mardi 11 & mercredi 12 octobre 20h30.


Sandra Abouav  À bouche que veux-tu 
Vendredi 13 & samedi 14 octobre 20h30.

François Stemmer  Les apprentis sorciers  création
Du jeudi 19 au samedi 21 octobre 20h30. Photo François Stemmer 

Mercredi 25 & jeudi 26 octobre 20h30 : 
Lucie Augeai & David Gernez Chronique diplomatique  création
Alina Bilokon & Léa Rault Almanac + C’est confidentiel  création - solos

lundi 11 septembre 2017

Court métrage - Adrien Dantou filme les danseurs de Millepied à Luma Arles : « How did you get there ? »

Adrien Dantou est modèle (chez Success), et danseur, diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Il a travaillé pour Daniel Dobbels, Benjamin Millepied à New York, Raimund Hoghe et Yves-Noël Genod. Il est aussi chorégraphe, pour des films publicitaires, et acteur. Il a par ailleurs réalisé les bandes annonces des ballets de l’Opéra National de Paris pour la saison 2015/2016,

Le cinéaste, basé à Paris (France), vient de rendre public sur le site de Nowness un court métrage de 9 minutes, How did you get there ?, en français Comment êtes-vous arrivé là ?, qu'il a réalisé avec les neuf danseurs du L.A. Dance Project de Benjamin Millepied. L'action se situe principalement dans la tour en construction de Luma Arles (sud de la France) (1) — où le chorégraphe est aussi en résidence outre Los Angeles —  qui est située le long d'une voie ferrée. 
Fabien Rivière
(1) Nous avons publié des articles : sur le projet Luma Arles ICI, des photos du lieu où travaille Benjamin Millepied ICI et sur la visite du président de la République en juillet 2016 ICI

Directors' Cuts: Luma

Nine dancers become one in a poetic exploration of an ominous construction

Paris-based filmmaker Adrien Dantou teams up with the LUMA Foundation and Benjamin Millepied's LA Dance Project to explore Parc des Ateliers—an expansive cultural center being developed in Arles, France, by LUMA, alongside architects Frank Gehry and Annabelle Selldorf. Here, the director talks about his film:

“I chose choreography that emphasized the tower’s architecture and the human qualities that I wanted to explore. The dancers’ movements are abstract and reflect the human condition—unity, solitude, force, kindness, power, fear, and sensuality. By the end of the film, the dancers become one body. 
“The tower appears overbearing and dangerous at times, providing a brutal contrast with the sensual dances”

“The camera is in constant movement, capturing the space and the sensations it inspires. The camera follows the dancers and envelops the space from both the inside and the outside, at different heights and angles, exploiting the tower’s powerful and complex density. As a result, the tower appears overbearing and dangerous at times, almost vertiginous, providing a brutal contrast with the sensual dances.”   (August 30, 2017)

lundi 4 septembre 2017

Affiche - Berlin - Création : Robert Wilson, LUTHER dancing with the gods

Métro, Berlin (Allemagne), Août 2017, Photo Fabien Rivière

Martin Luther, 1483 - 1546, portraits par Lucas Cranach l'Ancien, c.1500 (gauche) et 1528

dimanche 3 septembre 2017

Affiche - Berlin - Si confortable... / So bequem...

Affiche dans le métro, Berlin, septembre 2017, Photo Fabien Rivière
Quelques jours après avoir découvert dans la rue de Berlin (Allemagne) l'affiche d'une publicité montrant un homme portant et posant fièrement en sous-vêtements féminins, seul (ICI), voici une nouvelle affiche, dans la même ville, avec la même thématique, mais pour une autre marque. L'homme est accompagné cette fois-ci d'une femme, sa compagne ? Le slogan dit So bequem, den sollte wirklich jeder mal probieren., en français Si confortable, cela devrait vraiment être essayé à chaque fois.
Fabien Rivière

vendredi 1 septembre 2017

Avec « El Baile », Mathilde Monnier déçoit (Berlin, Tanz im August)

Le plateau de El Baile, avant la représentation, à Berlin, Photo Fabien Rivière

Nous avons vu la nouvelle création de Mathilde MonnierEl Baile, en français Le Bal, lors du Festival Tanz im August à Berlin (Allemagne) à l'élégant Berliner Festspiele. La précédente création datait d'il y a quatre ans, Qu'est-ce qui nous arrive ?!?un projet avec des amateurs. Depuis, la danseuse et chorégraphe, présente dans le milieu de la danse contemporaine française depuis trente cinq ans, a été nommée directrice du Centre National de la Danse (CND), à Pantin (France). Expérience redoutable. 

Quoiqu'il en soit, une question se pose : où en est, artistiquement, Mathilde Monnier, à qui l'on doit des pièces aussi exceptionnelles que Pudique acide en 1984 et Extasis en 1985 avec son complice d'alors Jean-François Duroure puis, seule, Déroutes (2002), Publique (2004) pour des danseuses et autour de la musique de PJ Harvey, La place du singe (2005) avec l'écrivaine Christine Angot, frère&sœur (2005) créé dans la Cour d’honneur du Palais des Papes pendant le Festival d’Avignon, 2008 vallée (2006) avec le musicien Philippe Katerine, Tempo 76 (2007) sur la figure de l'unisson, Soapéra (2010), dans de la mousse, et  Twin paradox (2012) ? La réponse est aussi redoutable. 

La note d'intention (française, la pièce est présentée en novembre au Théâtre national de Chaillot, cf. ICI) explique notamment ceci : 
À l’origine il y a Le Bal, pièce sans parole créée en 1981 par le metteur en scène Jean-Claude Penchenat et la compagnie du théâtre du Campagnol, devenue par la suite un film d’Ettore Scola. Mathilde Monnier et Alan Pauls, auteur argentin, inventent aujourd’hui un nouveau Bal qui s’ancre en Argentine, dans l’Histoire du pays de 78 à nos jours, plus spécifiquement à Buenos Aires, une ville où la danse a une place significative et qui s’inscrit dans un contexte politique et social fort.
Mais, à vrai dire, la pièce d'origine (extrait à voir ICI) comme le film (bande-annonce ICI) ne sont pas fameux, qui sentent la naphtaline (malgré le fait qu'ils affichent l'influence du Kontakthof  de Pina Bausch). Quelle est donc la pulsion qui mène à y trouver un intérêt et à construire un projet, en 2017 ? 

PEU DE DANSE

Le plateau est vide, si ce n'est une quinzaine de chaises noires, en deux rangées en face à face qui bordent le centre de la scène à droite et à gauche, et une table blanche, qui font penser à Rosas dans Rosas, pièce de 1983 d'Anne Teresa De Keersmaeker, d'ailleurs reprise et en tournée de septembre à juin 2018 (ICI).

Il y a étonnamment peu de danse, au profit d'un théâtre sans parole pour l'essentiel, si ce n'est quelques cris, gloussements et chants (non sous-titrés). La chorégraphe explique : « Le vocabulaire scénique puise en partie dans une déconstruction des danses urbaines et populaires de l’Argentine (tango, escondido, chacarera, valse tanguera, chamamé, cumbia, cuarteto, samba argentine). » Mais, à tellement « déconstruire », il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent. Déconstruire ne consiste pas à passer à la moulinette et à laisser les choses en plan, mais à, aussi, reconstruire. Dans ce sens, on est bien loin du travail de véritable déconstruction, par exemple, du flamenco, d'un Israel Galván présentant en juillet dernier dans la Cour d'honneur du Palais des Papes pendant le Festival d'Avignon, le puissant Fiesta (ICI). Il n'y aura qu'une scène véritablement de danse, remarquable, qui dure 9 minutes, de la 18° à la 27° minute, qui assume le fait de construire. 

RELÂCHÉ

Le projet demeure ainsi beaucoup trop relâché. Mathilde Monnier affirmant ne jouer qu'un rôle modeste, dans un projet qui est pourtant très ambitieux puisqu'il s'agit de retracer cinquante années d'histoire contemporaine de l'Argentine, des années 70 à aujourd'hui, de la dictature sanglante à la "démocratie" actuelle (Le pays est actuellement secoué par la disparition le 1er août du militant Santiago Maldonado, manifestement arrêté par des gendarmes (ICI). Une déclaration est d'ailleurs lue à l'issue de la représentation pour rappeler ces faits et protester de la réception en Allemagne d'un officiel argentin comme si de rien n'était).     

Mais revenons à la modestie affichée. Mathilde Monnier déclare :  
Moi, je suis une étrangère dans ce projet, cette pièce est leur pièce. Je suis là pour activer quelque chose qui leur appartient. J’amène une trame pour que surgisse leur histoire. J’ai décidé de ne pas montrer de mouvements car je souhaite que toute la matière vienne d’eux. Ensemble, nous avons composé une sorte d’abécédaire à travers lequel nous avons déconstruit toutes les danses traditionnelles. Ce travail nous a permis d’élaborer un vocabulaire commun. Sans trop les dénaturer, en les épurant. Et je pense, qu’ensemble, nous avons sélectionné des éléments chorégraphiques disant quelque chose de l’Argentine d’aujourd’hui.
En fait, on réalise soudain que cette méthode de travail est celle de Pina Bausch. Il n'est alors pas sûr que la modestie affichée soit réelle.  

Il est question d'Histoire mais Mathilde Monnier stipule : « Il nous appartient dans cette nouvelle pièce d’aborder l’histoire d’un pays non à partir de la grande Histoire des évènements mais plutôt de mettre en scène ce que l’histoire ne retient pas, ce qu’elle ne montre pas, ce qu’elle oublie ». Le résultat est qu'on ne dispose d'aucune information quant au contexte historique, et rien sur "ce que l'Histoire ne retient pas". 

Il aurait fallu parvenir à construire et développer un propos. Ce n'est pas le cas. Par exemple, en ouverture, Martin Gil, que l'on sent être une forte personnalité, bascule le bassin de l'avant à l'arrière et inversement, un certain temps, très sexuel. Puis on passe à autre chose. Un danseur pointe une arme imaginaire en direction d'une danseuse, tire, elle tombe, morte. Puis on passe à autre chose. Un homme habillé en femme, un transsexuel ? (renseignement pris, non), s'avance. Puis on passe à autre chose. La scène finale montre un homme jouant seul au foot, projetant un ballon sur une grille derrière laquelle un danseur en boîte de nuit danse. On réalise alors qu'on ne saura rien des Argentins. Une scène entière montre un cour de danse où le prof vire un à un les présumés mauvais élèves (à Berlin des gens rient). Pour quel sens et quel intérêt ? 

Soudain, les interprètes, alignés, sont au bord du plateau, dirigés vers le public. On songe à Pina Bausch. La consigne qui leur a été donnée est claire : engagez un strip-tease. Pourquoi pas ? Tout est dans la façon de le faire. Ici, sentiment de gêne. 

À l'issue des saluts, une danseuse lit une déclaration, Photo Fabien Rivière 

« UNE FEMME D'ÉTAT »

À l'issue de la représentation, une rencontre était organisée entre la performeuse espagnole basée à Genève (Suisse) La Ribot et Mathilde Monnier. La première dit d'entrée de la seconde, ceci, en français : « C'est une femme d'État ! ». Mais de quel État ? La première grève de l'histoire du CND a eu lieu sous la direction de Mathilde Monnier le 4 octobre dernier (ICI et ICI). Les syndicats expliquent qu'un quart du personnel a quitté le CND depuis sa venue en janvier 2014. Ils contestent les méthodes de la nouvelle équipe de direction arrivée avec la chorégraphe. Des travaux de restructuration du rez-de-chaussée du bâtiment pour 1,5 millions d'euros, et dont l'utilité est contestée (ICI), ont été réalisés. Les syndicats auraient préféré qu'une partie de cette somme serve à revaloriser les salaires. Les conditions de la nomination à un poste de direction ont été contestées (ICI). Il a aussi été fait appel à une boîte privée connue pour sa brutalité pour s'occuper des relations avec la presse. Notre premier contact avec la nouvelle équipe a été mouvementé (ICI). 

De fait, on peut constater que la chorégraphe a installé autour d'elle une cour comme au temps de Louis XIV. Le monde s'organise ainsi entre "Amis" et Ennemis (ceux qui émettent une critique ou réserve ou pensent différemment sont ipso facto exclus). Bref, si le bilan de la direction Monnier du point de vue artistique est plutôt bon, il est humainement mauvais. Il serait d'ailleurs judicieux que la directrice s'interroge sur cette violence, sur sa violence. Et investisse ces questionnements dans un spectacle ? Mais peut-être ou sans doute est-il trop tard. 

La pièce est signée aussi d'un écrivain, Alan Pauls, argentin. Lors de cette même rencontre Mathilde Monnier expliquait avec satisfaction travailler avec une dramaturge, ce que personne ne fait dans le milieu de la danse en France. Son rôle est notamment de la « documenter ». Sauf que ce travail donne le sentiment d'être insuffisamment travaillé. Il faut dire que la durée des répétitions a été fort brève : un mois et demi. Enfin, elle a indiqué qu'elle se situait dans le champ de la performance, avec l'idée sous-jacente, que c'est très valorisant. En réalité, El Baile est un gentil spectacle inoffensif dont une professionnelle allemande importante nous confiait à raison qu'il n'est pas possible d'imaginer qu'elle en est l'auteure. 
Fabien Rivière

El Baile, de Mathilde Monnier et Alan Pauls, Haus der Berliner Festspiele [Maison du Festival de Berlin], Festival Tanz im August, Berlin, Allemagne, 29 et 30 août 2017. ICI