Virgil Abloh, styliste et directeur artistique des collections Homme de la maison Louis Vuitton depuis 2018 a succombé à un cancer ce dimanche à l'âge de 41 ans. Il avait fondé sa marque de vêtements, Off-White, en 2013. Il avait été le directeur artistique de l’album Watch the Throne des rappeurs Jay-Z et Kanye West, publié en 2011.
En hommage, nous proposons ci-dessus son Défilé de mode Louis Vuitton Homme automne/hiver 2021(Louis Vuitton men Fall/Winter 2021 fashion show), présenté sous la forme du film qu'il a réalisé, Contraste singulier, lumière parfaite (Peculiar Contrast, Perfect Light), mis en ligne le 21 janvier dernier.
Du mardi 2 novembre au samedi 4 décembre. En savoir +
8 — Le Musée d'Orsay (7°)
EXPOSITIONEnfin le cinéma ! Arts, images et spectacles en France (1833-1907)
Du mardi 28 septembre au dimanche 16 janvier 2022. En savoir +
Henri Rivière, Un couple rentrant dans un bâtiment public (entre 1885 et 1895) musée d'Orsay ADAGP, Paris 2021, Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
(Soirée Loïe Fuller : Rendez-vous le jeudi 16 décembre à partir de 19h, En savoir +)
9 — Opéra national de Paris
Ashton / Eyal / Nijinski
Sharon Eyal et Gai Behar Faunes >8 interprètes
+ Le Sacre du printemps Nouvelle production en accord avec la succession Vaslav et Romola Nijinski - Chorégraphie : Vaslav Nijinski - Recréation et adaptation chorégraphique : Dominique Brun >36 interprètes
+ Frederick Ashton Rhapsody >14 interprètes
Palais Garnier (9°), du lundi 29 novembre au dimanche 2 janvier. En savoir +
Démonstrations de l'École de Danse
Palais Garnier (9°), du samedi 4 au samedi 18 décembre. En savoir +
Rudolf Noureev Don Quichotte
Opéra Bastille (12°), du jeudi 9 décembre au dimanche 2 janvier. En savoir +
10 — La maison des Métallos (11°)
Michel Schweizer : ON PREND DES NOUVELLES DE NOTRE AVENIR En savoir +
Jeudi 2, vendredi 3 et sa. 4 décembre puis ve. 10, sa. 11 et dim. 12 décembre
Cheptel
Mardi 7 décembre 19h
Rencontre avec Alain Badiou
Mardi 14 décembre
Projection-rencontre du film Adolescentes de Sébastien Lifshitz
Vendredi 17 décembre
Before – soirée composée de formes brèves, performances, dispositifs interactifs, Djset…
11 — Centre national de la danse - CND, Pantin (93)En savoir +
Danse et rituel, une exposition 30/09>18/12/21
Avec des œuvres de Meris Angioletti, Minia Biabiany, Zheng Bo, Lilibeth Cuenca Rasmussen, Odonchimeg Davaadorj, Lola Gonzàlez, Anna Halprin, Thomas Hirschhorn, Joachim Koester, Anna Maria Maiolino, Myriam Mihindou, Lydia Schouten
PROJECTION Gisèle Vienne Jerk
Vendredi 3 décembre.
Latifa Laâbissi et Marcelo Evelin La Nuit tombe quand elle veut
Du jeudi 9 au samedi 11 décembre.
Marllon Araújo et Luyd Carvalho Rebirth + One for All + Routes
Navdhara India Dance Theatre - Ashley Lobo 11>25 décembre
14 — Louvre (1°)
EN SCÈNE ! Dessins de costumes de la collection Edmond de Rothschild
« Cette exposition réunit une centaine de feuilles provenant de l’un des plus importants fonds de dessins d’habits de spectacle, celui des volumes de Costumes de fêtes, de ballets et de théâtre au temps de Louis XIV offerts par le baron Edmond de Rothschild (1845-1934) au musée du Louvre. »
— Exposition Arts Graphiques, 28 octobre – lundi 31 janvier 2022. En savoir +
15 — Musée du quai Branly (7°)
ULTIME COMBATArts martiaux d'Asie EXPOSITION
Du 28 septembre au dimanche 16 janvier 2022. En savoir +
Extraits de l'album du groupe Stuck, en français Coincé, Content That Makes You Feel Good, en français Un contenu qui vous fait vous sentir bien, paru le 13 août 2021.
Façade du Théâtre Bourla (en néerlandais, Bourlaschouwburg), occupé par le théâtre municipal Toneelhuis (en français, Maison du Théâtre), Anvers (Belgique), novembre 2021, Photo Fabien Rivière
Avec le solo qu'il interprète, Elisabeth Gets Her Way, en françaisElisabeth obtient ce qu'elle veut, le danseur et chorégraphe anversois Jan Martens, 37 ans, nous fait découvrir la claveciniste polonaise installée en France Elisabeth Chojnacka (Varsovie, 1939 - Paris, 2017).
Découvrir l'œuvre au théâtre Bourla à Anvers (Belgique), du nom de l'architecte qui l'a conçu, est une grande chance. Le bâtiment, inauguré en 1834, possède une salle à l'italienne magnifique de 900 places, aux fauteuils d'un rouge sombre intense. Outre la beauté de la vieille ville où il est situé, la beauté du solide bâtiment, il s'agit surtout ici du très bon rapport salle - scène, la première ne s'imposant pas à la seconde, contrairement à ces lieux qui réussissent hélas à neutraliser par sa structure, la scène. Cette dernière, ce soir, vide et tout de blanc, presque de forme cubique, dans son abstraction et son ampleur, sa hauteur, suggère un entrepôt. Intéressant contraste, entre hier et aujourd'hui, le savant et le populaire, l'historique et l'industriel, le centre et la périphérie, le propre et le sale, le distingué et l'impersonnel, l'incarnation et l'abstraction, le stable et l'instable.
Musique du spectacle, extrait.
Sur la scène, les événements sont surprenants. Absolument déroutants. Décrire ce que l'on voit est possible, difficile certes, mais un peu vain sans doute, car il est nécessaire de préserver la surprise au spectateur. Peut-être un désert la nuit, ou un entrepôt donc. Il est possible d'être stupéfait, et pourquoi pas bouleversé par telle scène, où l'approche de la musique par l'interprète est d'une intelligence exceptionnelle, redoutable (exemple : l'homme est au fond à droite, dans la pénombre, de dos puis de profil, dans une économie de mouvement un temps, comme possédé, mélange d'ultra contrôle et de relâché).
Jan Martens vient saluer à l'issue de Elisabeth Gets Her Way, Photo Fabien Rivière
En 7 étapes (et 7 musiques), on découvre un nouveau monde. Un art (musical) savant en effet, difficile peut-être, mais dans un premier temps seulement, intellectuel (avec ou sans guillemets), tenu, tendu, très contrôlé donc, mais auquel aussi bien Chojnacka que Martens, nous donnent un accès privilégié, avec le corps, acceptant la dimension intensément émotionnelle sinon pulsionnelle, mais souterraine de prime abord, de l'œuvre musicale.
Le libanais Ali Chahrour, 32 ans, qui vit à Beyrouth, a ouvert avec The Love Behind My Eyes le focus sur la création artistique dans le monde arabe que propose le Théâtre Jean Vilar à Vitry-sur-Seine sous la direction de Nathalie Huerta (6 - 14 novembre, ICI).
Pour l'occasion, le lieu s'est associé avec la Briqueterie - Centre de développement chorégraphique national du Val-de-Marne (CDCN), situé dans la même ville, qui présente l'œuvre. Cette structure connaît depuis septembre une sensible inflexion de sa programmation, grâce à sa nouvelle directrice, Sandra Neuveut.
Le chorégraphe clôt son second triptyque. Le premier est consacré à la place de la religion dans le monde arabe. Il comprend Fatmeh (conçue en 2014),Leïla se meurt (2015) (notre article)et May He Rise and Smell the Fragrance (2017) (notre article).
Le second s'intéresse à l'amour. Il est constitué de Night [Nuit] (2019), Told by my mother [Raconté par ma mère] (2020), et The Love Behind My Eyes [L'amour derrière mes yeux] (2020).
Ce dernier est un trio nocturne. Enveloppé par la nuit. La nuit des hommes, si l'on préfère, métaphore de leurs délires, de leurs folies, constant hors-champ, invisible et muet, mais qui cadre l'espace du possible, toujours.
Si le premier triptyque aborde la question de l'islam, dans l'espace public, le second triptyque suggère l'étude des relations privées. La religion est un espace de normes, de contrôles et d'interdits, de répression. Son opposé est la poésie, qui parle beaucoup d'amour, qui explore le désir, les désirs, les pulsions, la sexualité, les transgressions. La religion affirme savoir, et déploie sa force conquérante, quand la poésie cherche et doute, fragile espace de liberté. Le poète syrien installé en France Adonis, 91 ans, qui connait extrêmement bien l'histoire de l'islam explique dans son livre Violence et islam. Entretiens avec Houria Abdelouahed (2015, poche Points ICI), ce qui oppose les deux.
Sur le plateau, en ouverture, il y a, complètement à droite, cette femme debout, de profil, petite et aux formes courbes, habillée de noir, qui lâche un chant lent et puissant, magnifique. Elle semble être sur une falaise, face à l'océan. Elle a besoin de tout cet espace pour libérer cette énergie vitale.
Il y a aussi deux jeunes hommes, solides et barbus. Suit un art subtil de l'entrelacement des corps. S'agit-il de deux amants, ou de deux amis ? Puis la figure du Père surgit. Au fur et à mesure, l'identité des deux hommes se brouille : amants, amis, fils, pères ? Jusqu'à se dissoudre en deux entités, hors du temps et de l'espace. La pièce, physique, bascule alors vers la métaphysique.
Fabien Rivière
The Love Behind My Eyes, d'Ali Chahrour, La Briqueterie, Vitry-sur-Seine (94), 9 novembre 2021. En savoir +