mercredi 9 mars 2016

Films - Deux jardins — Two gardens

 March 7, 2016

The Wild Garden

A walk through the perennials with High Line flora designer Piet Oudolf 

Renowned Netherlands-born garden designer Piet Oudolf uses his one-acre garden in the Dutch village of Hummelo to study perennials through the seasons. Known for inspirational projects including the High Line and Battery Park in New York, and the interior garden of the Serpentine Gallery Pavilion in London (in collaboration with Swiss architect Peter Zumthor), Oudolf is fascinated with all aspects of the life cycle of plants, seeing the beauty of them as they grow and die. As one of the owners of forward-looking company Futureplants, Oudolf has been able to cross-fertilize and cross-pollinate to create more than 70 new breeds of plants.

 September 9, 2015

The Historic Estate Garden: Chatsworth

The last of summer horticulture with the Duke of Devonshire 

As far as country piles go, Chatsworth is as grand as it gets. The garden grounds cover 105 acres seamlessly blended into the surrounding 1,000-acre park along the Derwent River valley in Derbyshire, England. “For a relatively formal garden, especially compared to the French or Italian, I love the wilderness they’ve allowed with wild pockets and connecting fields,” says director Marcus Werner Hed, who was given an intimate tour of the grounds by the 12th Duke of Devonshire, Peregrine Cavendish. 
“For a relatively formal garden, I love the wilderness they’ve allowed with wild pockets and connecting fields”
Chatsworth’s legacy has evolved over six centuries from its construction by Sir William Cavendish and Bess of Hardwick in 1555, taking in the 1st Duke of Devonshire’s (1684-1707) baroque features, such as the Cascade House; the naturalization of landscape architect Lancelot “Capability” Brown, who replaced ponds and parterres with trees and lawns; the 6th Duke’s (1826-58) partnership with Kew-trained gardener Joseph Paxton, who is credited with having the single greatest influence on the garden, bolstered by an era of plentiful plant-hunting expeditions; through to the additions made by Peregrine Cavendish’s late parents, the 11th Duke Andrew Cavendish and the ever-stylish Duchess of Devonshire, Deborah “Debo” Mitford. Cavendish and Mitford were both keen horticulturalists, playing a vital role in reviving the grounds after World War II, not only in restoring historical features, but also by adding to much of what the current Duke looks after today (with the help of 20 gardeners, two trainees and 25 volunteers).
“If I were reincarnated as a plant I would be something like a scots pine”
The Duke enjoys seeing the garden transformed each year by Sotheby’s annual Beyond Limits exhibition, which this September and October celebrates the best of British sculpture, featuring works by artists such as Lynn Chadwick and Barbara Hepworth. But planting is where his mind is at: “If I were reincarnated as [a plant] I would be something like a Scots pine, which would grow quite quickly and last for quite a long time, and look quite gnarled and nice when you get old.” 

Beyond Limits: The Landscape of British Sculpture 1950-2015 runs at Chatsworth House from September 14 – October 25, 2015. 

Lee C. Wallick is a journalist and editor based in Somerset.

mardi 8 mars 2016

Pédophilie dans l'Église - Lyon : deux témoignages

EN CAS DE PUBLICITÉ AVANT LES VIDÉOS, COUPER LE SON

(première vidéo) « Bertrand Virieux, l'une des victimes présumées du prêtre pédophile Bernard Preynat, dénonce le silence de l'Eglise et le fait que ce père ait été laissé en fonction jusqu'en 2015. »
(seconde vidéo) « Pierre-Emmanuel Germain-Thill est l’une des victimes présumées du père Bernard Preynat. Après un long silence, le Lyonnais âgé de 36 ans raconte ce qui le hante depuis l'enfance. »
Le prêtre pédophile Bernard Preynat   Lire : Le Progrès

lundi 7 mars 2016

The Kills, Doing It To Death

Le nouvel album des Kills, Ash & Ice, sortira le 3 juin.

Livre - "William Forsythe The Fact of Matter"




L'exposition William Forsythe The Fact of Matter, en français William Forsythe Le fait de la matière, a débuté le 17 octobre 2015 au Musée d'Art Moderne de Francfort (Museum für Moderne Kunst), et se poursuit jusqu'au 13 mars 2016 (NOTRE ARTICLE). Le livre qui l'accompagne vient juste de paraître fin février. 

Rappelons que William Forsythe est né aux Etats-Unis en 1949. Il a aujourd'hui 66 ans. Il s'installe en Allemagne en 1973, engagé comme danseur au Ballet de Stuttgart que dirige John Cranko, puis signe sa première chorégraphie en 1976 avec Urlicht [Primordial, en maori]. Il dirige le Ballet de Francfort (ou Frankfurt Ballet) de 1984 à 2004, puis The Forsythe Company de 2005 à fin juin 2015. 

City of Abstracts (2000), Photo Dominik Mentzos

L'exposition est consacrée à ce que le chorégraphe William Forsythe nomme ses Objets Chorégraphiques, c'est-à-dire ses travaux de plasticien en lien avec le mouvement.

Il souhaite aussi entrer en dialogue avec des œuvres du musée, comme Gray Corner Piece (1968) de Fred SandbackOne Candle (1988) de Nam June PaikHand Catching Lead (1968) de Richard SerraTwilight Arch (1991) de James TurrellDate Paintings (1966‒2000) de On KawaraProblem I, II, III (1966) de Cy Twombly’sWildroot (1959) de John Chamberlain, Perfect Balance (1989) de Bruce NaumanEvent, Stream, Object (2010) de Florian HeckerAire (2003) de Teresa Margolles ou High Energy Bar  and Certificate (1966) de Walter De Maria.  

Les installations de William Forsythe sont assez anciennes, puisqu'elles débutent en 1989, avec une commande de l'architecte mondialement connu Daniel Libeskind à Groningen (Pays-Bas). Cela donne The Books of GroningenMais elles n'ont pas eu jusqu'à aujourd'hui la visibilité des recherches en danse où le chorégraphe mène une véritable révolution. 

 Nowhere and Everywhere at the Same Time, N°3 (2015), Photo Dominik Mentzos

Le travail plastique va se poursuivre avec White Bouncy Castle (1997, en collaboration avec Dana Caspersen and Joel Ryan), City of Abstracts (2000), Scattered Crowd (2002), air drawing, whenever on on on nohow on (2004, en collaboration avec Peter Welz), Scattered Crowd (2002), You made me a monster (2005), Human Writes (2005, en collaboration avec Kendall Thomas, NOTRE ARTICLE), Additive Inverse (2007), The Defenders Part 1 [Les défenseurs Part. 1] (2007), The Defenders Part 2 (2008), The Defenders Part 3 (2009), The Fact of Matter (2009), Towards the Diagnostic Gaze (2013), Birds, Bonn 1964 (2014, NOTRE ARTICLE), Instructions (2015), Black Flags (2015, NOTRE ARTICLE), Abstand [Distance] (2015), Aufwand [Effort] (2015), Nowhere and Everywhere at the Same Time, N°3 (2015), A Volume, within which it is not Possible for Certain Classes of Action to Arise (2015). Les titres en rouge associent activement le public. Les titres en bleu mobilisent des danseurs de la Forsythe Company. 


A Volume, within which it is not Possible for Certain Classes of Action to Arise
(2015), Fabien Rivière ©

William Forsythe est libéré des contraintes de la direction d'une compagnie. Il développe une réflexion sur une définition élargie du "chorégraphique" qui n'est pas limité à la danse mais peut concerner les objets. Pour le visiteur de l'exposition, il s'agit de faire émerger ses compétences physiques inconscientes. L'ouvrage marque ainsi l'ouverture d'une nouvelle époque.
Fabien Rivière
www.williamforsythe.de

         William Forsythe. The Fact of Matter         
Publication : February 2016
22 x 29 cm, 92 Pages, 87 colored and 15 b/w illustrations
Hardcover, bound. Languages: German, English
ISBN 978-3-7356-0199-5
Editor Susanne Gaensheimer, Mario Kramer
Photos Dominik Mentzos
Text by Susanne Gaensheimer, Mario Kramer. 
Contient une conversation entre William Forsythe et Mario Kramer
Prix : 34 €
Publié par Kerber Art SITE et MMK Museum für Moderne Kunst, Frankfurt am Main
— Exhibition: „William Forsythe – The Fact of Matter”, 10/17/2015 – 03/13/2016, MMK Museum für Moderne Kunst, Frankfurt am Main

mardi 1 mars 2016

Carlo Gesualdo (1566-1613), "O vos omnes, qui transitis per viam à 5"

Live performance by Cantores Musicæ Antiquæ, Jeffery Kite-Powell, director, on December 10, 1995, St. Thomas More Co-Cathedral, Florida, United States.

Où va le Ballet de l’Opéra de Lyon ?

Photo Fabien Rivière ©

Le Ballet de l’Opéra de Lyon (BOL) a présenté du 9 au 13 février au Toboggan de Décines, en banlieue de Lyon, le programme Révolution(s) qui comportait deux pièces de 2014, Sunshine d’Emanuel Gat (Israël - France) et Tout autour de Rachid Ouramdane (France) ainsi qu’une création de Tânia Carvalho (Portugal), Xylographie. Pourquoi Révolution(s) ? Mystère. Le dossier de presse ne donne aucune explication à ce titre. 

Du 20 au 27 février, le BOL se produisait au Théâtre de la Ville à Paris dans un programme proche.

Pièce pour 18 danseurs, le Xylographie de Tânia Carvalho est composée pour l’essentiel de poses qu’adopte le groupe. Il n’y a pas d’écriture chorégraphique ou de travail corporel chorégraphique. On peut sans doute parler de mime. On reste sur sa faim.

Sunshine d’Emanuel Gat relève de la danse, mais doit tout à William Forsythe. Façon de parler, car il en garde surtout une certaine façon de bouger dans l’espace, mais pas la pensée qui a permis d’arriver à cette corporéité si spécifique. Ce n’est pas un « hommage ». On re-produit. De plus le tout est déstructuré au-delà du raisonnable. 

Black Box de Lucy Guerin (Australie), contient, comme son titre l’indique, un grand caisson noir cubique, très lumineux à l'intérieur, ouvert d'un côté, l'ouverture étant orientée vers le sol, qui monte et descend. Quant il est au sol, le noir du plateau est quasi absolu. L’ensemble de la scène est vide et noir. À chaque déplacement du caisson, son nombre de danseurs, dans le caisson. Tout le monde est habillé de la même façon, plutôt dans un trip militaire, tissus de couleurs proches des blancs et des verts. La gestuelle est martiale. Et si Lucy Guerin interrogeait son rapport à l'ordre ? Bref, rien d’inoubliable.

Revoir One Flat Thing, Reproduced, de William Forsythe, est a priori une bonne chose. Sauf pour ceux qui, comme moi, ont vu la pièce à sa création en 2000 avec ses interprètes d’origine, ceux du Ballet de Francfort. On peut s’étonner que le patron du Ballet de l’Opéra de Lyon ait demandé une nouvelle version pour sa compagnie, et que cela ne soit pas explicitement indiqué dans le programme. En musique, on distingue les différentes versions, de l’original à toutes les autres. On parle souvent de remix. La version du BOL est-elle un remix ? D’autre part, les interprètes sont très loins des états de corps des danseurs de Forsythe. C’est la différence entre du 1.000 Volts et du 220. Le programme de salle parle de « virtuosité éclectique » pour désigner le BOL. Mais la virtuosité consiste à interpréter correctement une œuvre.      

On note un certain laissez-aller depuis quelque temps (1) : ainsi, en septembre 2014, au Théâtre du Châtelet, le BOL reprenait Limb’s Theorem de William Forsythe (site), un ballet en trois parties. Nous avions déjà vu la pièce, au même endroit, avec le Ballet de Francfort. Le ratage était terrible. Sans doute (humour) le décor était-il le même, comme les lumières et la musique, de Thom Willems; et sur le plateau « ça bougeait ». De quoi sans doute contenter un public qui découvrait l’œuvre. Mais c’était dansé de façon tellement approximative, que cela en était hallucinant. Alors qu’il faut 8 semaines de travail pour remonter cette création de 1990, les interprètes n’avaient bénéficié que de 5 semaines. Le miracle (réussir malgré tout) n’avait pas eu lieu. On peut se demander si tout le monde ne se moque pas de cette question. Pour avoir une idée de l’état de la réflexion dans une partie du milieu de la danse, on citera une anecdote : faisant part de notre perplexité à un ancien administrateur d’une chorégraphe contemporaine connue et exigeante, ce dernier nous affirmait que mettre un bras ici plutôt que là (dans une certaine distance entre "ici" et "là") était un « détail » (sic). Vu ainsi, pourquoi consacrer 8 semaines plutôt que 5 ? Faut-il alors parler d’une "logique" d’administrateur ? On peut imaginer en musique ce qu’une telle "analyse" peut donner : jouer approximativement les notes. Et, en théâtre, apprendre à peu près son texte. En peinture, même les faussaires tiennent à être le plus près de l'œuvre. 
Fabien Rivière
(1) D'autres éléments dans notre article Jan Fabre nommé directeur du festival d'Athènes       
Ballet de l'Opéra de  Lyon, Théâtre de la Ville (Paris), Du 20 au 27 février. Site

dimanche 28 février 2016

Nadj quitte le Centre chorégraphique d'Orléans + Appel à candidature

Josef Nadj, Photo Géraldine Aresteanu 

Josef Nadj quittera la direction du Centre Chorégraphique National d’Orléans fin décembre 2016. Créé en 1995, le Centre chorégraphique n'aura connu en vingt ans qu'un seul directeur. Cette nouvelle était annoncée en mai 2015. Le quotidien La République du Centre écrivait : « Il y a quelques mois déjà, l'artiste faisait part de son sentiment « de vivre la fin d'un gros cycle » et de son désir d'en « entamer un nouveau ». Où ? Pour l'instant, rien de bien défini. « J'aimerais retourner sur Paris, dans un lieu plus modeste qu'à Orléans. Je ne veux plus de grosses institutions. Je redeviens indépendant », confie-t-il. »
Fabien Rivière

           Appel à candidature        

Le Centre Chorégraphique National d’Orléans
recrute sa directrice ou son directeur 

La direction sera confiée à un/e artiste jouissant d’une reconnaissance nationale et internationale dans le domaine chorégraphique et manifestant une ouverture aux autres champs artistiques. 
Le CCN d’Orléans appartient au réseau des 19 établissements qui constituent en France le socle de l’activité de création, de production et de diffusion d’œuvres chorégraphiques et qui sont régis par la circulaire de 2010, révisée en 2013 et le Cahier des charges des CCN. 
Le CCNO a son siège social à Orléans, commune du Centre Val de Loire. La ville compte près de 115 000 habitants et appartient à l’agglomération Orléans Val de Loire regroupant 22 communes pour un total d’environ 280 000 habitants et à l’aire urbaine d’Orléans comprenant 90 communes pour un total d’environ 417 000 habitants. Orléans est classée « Ville d’art et d’histoire ». 
L’histoire du CCN d’Orléans est articulée avec celle du Théâtre d’Orléans. Aujourd’hui le Théâtre d’Orléans regroupe 4 structures dans le cadre d’une convention cadre pluripartite : la Scène Nationale, le Centre Dramatique National, le CADO théâtre et le CCNO. 
Après 20 ans d’histoire, sous l’impulsion de son directeur, le CCNO s’articule aujourd’hui à travers trois axes majeurs : 
  • Une démarche artistique pluridisciplinaire déployée autour de la danse et la pratique chorégraphique croisant d’autres champs artistiques.
  • Un projet d’envergure internationale à la fois pour la production, la création et la diffusion de l’artiste directeur, et dans le choix des artistes invités au CCNO.
  • Un ancrage territorial significatif à travers le soutien à l’implantation de compagnies régionales, le développement de la culture chorégraphique et les collaborations avec les partenaires culturels de la ville et en région.
Il convient aujourd’hui à la fois de faire évoluer le projet artistique du CCNO et de s’inscrire dans une dynamique collaborative et complémentaire avec les structures qui composent le Théâtre d’Orléans. 
Au 1er janvier 2017, l’Etat et les collectivités territoriales recruteront un/e directeur/directrice de CCN et un/e directeur/directrice de CDN. Ces nominations conjointes sont propices à la mise en place de deux projets à la fois distincts et complémentaires, en écho à l’aspect pluridisciplinaire des projets artistiques d’aujourd’hui. Le cas échéant les candidatures concertées entre le/la directeur/directrice du CCN et le/la directeur/directrice du CDN seront étudiées avec grand intérêt. 
Le CCNO dispose de locaux dédiés à son activité permanente, avec 1 grand studio équipé d’un gradin modulable, 3 studios de répétitions, 1 espace dédié aux expositions, installations et performances, 1 atelier de construction, 1 costumerie, 1 espace de stockage, 2 loges et 6 bureaux.
 
Le CCNO est subventionné par l’État (DRAC Centre Val de Loire), la Région Val de Loire, la Ville d’Orléans, le Département du Loiret et reçoit ponctuellement le soutien d’autres partenaires publics. L’ensemble des financements publics atteignait 1 087 230€ TTC, en 2015 sur un budget total d’environ 1 349 917€. 
Outre la direction, l’équipe du CCNO compte 10 emplois permanents. 
MISSIONS 
Le CCN d’Orléans assume une mission principale de création et de production de spectacles chorégraphiques. En cohérence avec son projet artistique, le/la directeur/trice aura pour mission, outre le développement de son propre travail de création, de : 
  • Travailler à la diffusion locale, nationale et internationale de ses productions.
  • Constituer une ressource pour la scène nationale, dès la saison 2017/2018, pour construire une programmation danse ouverte à l’ensemble des esthétiques.
  • S’inscrire dans une dynamique territoriale, développer l’offre de danse et favoriser la rencontre des publics avec la création chorégraphique, en initiant des propositions qui pourraient fédérer les structures culturelles à l’échelle de la Région Centre Val de Loire notamment dans un dialogue constructif avec le CCN de Tours.
  • Renforcer le partage de l’outil avec les compagnies chorégraphiques, en portant une attention particulière aux équipes issues du territoire régional, mais plus largement en accueillant et en accompagnant des artistes chorégraphiques d’envergure nationale ou internationale, à travers l’accueil studio. 
  • Poursuivre la politique de transmission de la culture chorégraphique qui est un des axes forts des missions des CCN, notamment en direction des jeunes et des amateurs, en nouant des partenariats avec les acteurs culturels, scolaires, universitaires et avec le secteur associatif. 
  • Affirmer le rôle de lieu de référence, garant d’une pluralité d’esthétiques, à la fois ouvert à la recherche et lieu de valorisation de la danse.
  • Manifester une ouverture aux autres champs artistiques.
MODALITES PRATIQUES 
Les candidat/e/s sont invité/e/s à envoyer leur dossier au plus tard pour le 4 mars 2016
Ce dossier comprendra : 
  • une lettre de motivation indiquant les axes majeurs du projet artistique envisagé (2 à 3 pages)
  • un curriculum vitae détaillé accompagné de tous les documents d’information sur les réalisations antérieures (descriptif et argument des créations, articles de presse, enregistrements vidéo, calendrier de tournées).
Les candidat/e/s peuvent transmettre leur candidature par voie postale et / ou par voie électronique. 
Dans un premier temps, une commission de recrutement sélectionnera une liste réduite de candidat/e/s. Ceux/celles-ci se verront remettre les documents leur permettant de présenter 
un projet artistique détaillé et une projection budgétaire de sa mise en œuvre complète sur la période concernée. Les projets et projections budgétaires devront parvenir avant le 20 mai 2016. 
Dans un second temps les candidat/e/s pré-sélectionné/e/s seront reçu/e/s par le jury le 9 juin 2016. La prise de fonction interviendra au 1er janvier 2017 dans le cadre d’un premier mandat de 4 ans. 
Les candidatures sont à adresser par courrier à : 
Monsieur le Président du Centre Chorégraphique National d’Orléans 
37 rue du Bourdon Blanc, CS 42348, 45023 Orléans cedex 1 ’ 
et / ou par mail à president@ccn-orleans.com 

vendredi 26 février 2016

Paris - Exposition - Institut des Cultures d'Islam - Regards croisés : Hammams de la Médina de Tunis

> LE PROGRAMME COMPLET (format Pdf)

Paris, Bercy - Juste Debout 2016 : 14° Rencontre internationale de danses Hip Hop, 6 mars 2016

Toulouse - Journée d'études : Corps en guerre dans les arts: de la plaie à la cicatrice - 20 mai 2016


Lecomte de Nouy, Mort pour la patrie, 1892, Musée des Beaux-Arts d’Angers 

VENDREDI 20 MAI 2016
Organisé par le laboratoire LLA-CREATIS En savoir +

9h Accueil et Ouverture de la journée
Hélène BEAUCHAMP, Renaud BRET-VITOZ, Mireille RAYNAL-ZOUGARI

9h15 Pascale CHIRON, Maîtresse de conférences en Littérature Française, UT2J 
Le corps supplicié de la France au temps des guerres de religion

10h Florence FIX, Professeure en Littératures et Arts de la modernité, Université de Nancy :
Le corps d’armée blessé(e) : représentations fin de siècle des grognards

10h45 Pause

11h Odile ROYNETTE, Maîtresse de conférences HDR en histoire contemporaine, Université de Bourgogne-Franche-Comté :
Les écritures de la blessure de guerre : le cas Céline

11h45 Mireille RAYNAL-ZOUGARI, Maîtresse de conférences en Etudes Visuelles et Etudes Cinématographiques, UT2J :
Corps abîmé dans l’image, corps réparé par le film

12h30 Déjeuner

14h Olivier ERNEST, ATER, Département de Français, Mary Immaculate College, Limerick (Irlande) :
La perception du corps blessé et mutilé dans Les Chevaux du soleil de Jules Roy

14h45 Karine SAROH, Doctorante Art&Com, UT2J :
Le corps en situation de handicap physique dans une scène de guerre comme image du peuple opprimé dans La Mort de Klinghoffer de John Adams et Alice Goodman

15h30 Flore GARCIN-MARROU, Maîtresse de conférences en Etudes Théâtrales, UT2J
Les fonctions possibles du théâtre dans le récent courant critique des Trauma Studies 

16h15 Débat et fin de la journée

jeudi 25 février 2016

Simon Tanguy parle le « inging »

Simon Tanguy dans inging, Photo Fabien Rivière ©

Lors de la 38° édition des Hivernales à Avignon, Simon Tanguy présente au Théâtre du Chêne Noir sa nouvelle création, un solo qu'il interprète, inging. La scène ne sera pas utilisée, restant plongée dans le noir. Il occupe la salle de cet ancien garage, un espace rectangulaire vide, aux murs de pierres, au sol recouvert d'un linoleum vert. On y trouve des chaises pliables rouges pour les spectateurs et une petite table en bois, sur laquelle sont posés une pile de livres à gauche et un MacBook Air à droite. Une caméra filme le performer, installée en face de lui, au niveau des ouvrages. Devant, au sol, un vidéo projecteur envoie sur le mur de gauche d'autres images (muettes) de lui-même assis à une table, dans trois situations différentes.

Simon Tanguy accueille le public debout et mobile, affable : « Bonjour ! », « Vous pouvez vous mettre là », « Vous n’êtes pas obligés d’être en cercle (autour de moi) », « Vous pouvez prendre les chaises à votre droite », « On attend un peu, ça va ? ». Un professionnel répond : « Vous inquiétez pas, je sais faire tout seul ». Les spectateurs se détendent, osent un « Vous n’avez plus de plâtre ? ». C’est qu’en effet, il avait joué en juillet dernier en Avignon dans le cadre des Sujets à Vif avec une attelle, allongé sur un lit médicalisé, s’étant blessé lors de la représentation du trio Gerro, Minos and Him à Beyrouth (Liban). 

Il s’assoit devant la table, et commence à parler. Ce qu’il ne va pas cesser de faire pendant 45 minutes. Assez vite, il va expliquer cette règle du jeu. Pas de texte écrit à lire ou à réciter, et changer de sujet souvent. Il débute aussi par rendre compte du titre de la pièce : inging réfère au suffixe anglais ing qui est utilisé pour des actions en train de se dérouler. Il ira sous la table, sur la table, et se déplacera dans l'espace, pour revenir à cette table. Il n’y aura pas de musique.  

Simon Tanguy dans inging, Photo Fabien Rivière ©

Au début, on est inquiet. C’est que, la veille, nous avons fait l’expérience opposée de deux pièces où la parole est très présente : Traduction, de deux étudiants de la formation supérieure de danse exerce à Montpellier, et Vers un protocole de conversation ? du Marseillais Georges Appaix. La première était bavarde, creuse, et pseudo-intellectuelle, la seconde spirituelle et délicieuse. On craint un instant de revivre la première expérience. 

Il faut préciser aussi que les jeunes gens qui sortent des écoles supérieures en danse en France, Belgique, Allemagne, Pays-Bas et Suisse manifestent un fort attrait pour la mise en place d'un processus, qui ne réfère qu'à lui-même, dans une démarche très mentale mais aussi malheureusement le plus souvent assez ennuyeuse, sauf exception (comme Removing du Français Noé Soulier). 

À l’origine, inging est une création de la New Yorkaise Jeanine Durning, que Simon Tanguy découvre en 2010 à Amsterdam, — où il étudiait à la School for New Dance Development (SNDO), autre école supérieure de danse, — et qui le fascine. En 2013, elle lui transmet la pièce à Rennes (France). En 2016 la voici jouée par le Français sous son seul nom. Mais pourquoi la pièce n’est-t-elle pas co-signée « Simon Tanguy et Jeanine Durning » 

Donc, ça parle. Un flux régulier de parole, rythmé. Mais ça respire aussi. La diction est bonne. C'est sobre, et clair. Pas d'attitude de surplomb, pas de prétention, pas de cabotinage ou de pathos. Nous voici embarqués. Dans un cadre tenu, la parole peut larguer les amarres. L'association libre permet de subvertir les conventions et censures de la parole commune ou bourgeoise. Les différents niveaux de consciences s'entrecroisent. L'histoire (personnelle, et universelle). La géographie. Aussi bien « la grosse langue velue », « la colonne vertébrale qui fait des vagues », que le génocide de la dernière guerre mondiale. À travers cette polyphonie, émerge, aux meilleurs moments, l'humanité d'un homme mise à nue. Et voici Simon Tanguy comme dépassé par sa création - créature. 

mercredi 24 février 2016

Tribune - Juger les Femen pour «exhibition sexuelle», c’est pervertir la loi

Action d'une Femen sur la voiture de DSK 

Par Edith Cresson, Ancienne première ministre, Erri de Luca, Ecrivain, Taslima Nasreen, Écrivaine, Alain Touraine, Sociologue, Adonis, Poète, Eve Ensler, Ecrivaine et scénariste, Rosen Hircher, Survivante, Georges Kiejman, Avocat et ancien ministre, Jean-Marie Larrieu, Cinéaste et Agnès Jaoui, Actrice et réalisatrice 

Libération, 22 février 2016

Trois membres du collectif Femen doivent comparaître pour avoir manifesté lors du procès du Carlton, au cours duquel ceux qui ont reconnu avoir eu des pratiques sexuelles violentes à l’encontre de prostituées, ont été relaxés.
Monsieur le procureur de la République, le 24 février, trois militantes du mouvement Femen comparaîtront, à la suite de votre décision, devant le tribunal de Lille pour répondre de l’accusation d’«exhibition sexuelle». Le 10 février 2015, elles avaient manifesté le torse recouvert de slogans contre la prostitution et les violences sexuelles faites aux femmes devant le palais de justice de Lille, à l’occasion du procès dit «du Carlton».

Au cours de ce procès pour proxénétisme, ceux qui ont reconnu avoir eu des pratiques sexuelles violentes à l’encontre de femmes prostituées ont été relaxés. Et ce sont finalement les militantes venues dénoncer ces violences qui sont poursuivies sur le fondement inique d’une prétendue «agression sexuelle». Les femmes seraient-elles encore et toujours coupables et jamais victimes ?  > SUITE 
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LIRE AUSSI 
« Trois mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende. C'est ce qu'a requis le procureur de la République à l'encontre de trois militantes des Femen jugées ce mercredi matin à Lille pour exhibition sexuelle » Le Parisien

Spectacle vivant - Gagnants et Perdants de l'augmentation de 15 millions du budget


Télérama, 23 février 2016.
Fleur Pellerin l'avait évoqué dans son dernier discours public aux Biennales internationales du spectacle, à Nantes, le 21 janvier : en plus des 7 millions prévus pour soutenir le compagnonnage entre artistes, les résidences de création et les lieux intermédiaires, 8 millions seront consacrés aux « Ensembles musicaux et compagnies indépendantes » dans le cadre de la loi de finances 2016. Soit un budget en faveur de la création dans le spectacle vivant augmenté de 15 millions ! Sous l'égide d’Audrey Azoulay, héritière de ce projet déjà inscrit au budget, la nouvelle directrice générale de la création artistique (DGCA) Régine Hatchondo devait l'annoncer prochainement, quand un article de La Lettre du Spectacle, le 19 février dernier, a révélé en amont les contours de ce nouveau soutien.

Il s'agirait d’un dispositif ciblant des « compagnies nationales », appellation jusque-là inusitée. > SUITE

mardi 23 février 2016

Exposition de photos de danse de Thomas Bohl


(du haut vers le bas) Jean-Sébastien Lourdais, La Chambre anéchoïque, Pôle culturel de Sorgues — Cie Ex Nihilo (Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot), Amalgame(s), Palais des Papes, Hivernales 2014 —  Anthony Egéa - Cie Rêvolution, Rage, Auditorium Jean Moulin, Le Thor — Salia Sanou - Cie Mouvements Perpétuels, Clameur des arènes, Théâtre Benoît XII. 

Nous avons découvert l'excellent travail du photographe professionnel Thomas Bohl lors du Festival Les Hivernales, à Avignon (France), qui se déroulait du 3 au 20 février. Une exposition de ses œuvres en noir et blanc, Inspirations, était présentée au Pixel Avignon, dont le hall était transformé en billetterie et en salle d'expo. 

Installé depuis onze ans en Avignon, Thomas Bohl nous explique qu'il a « véritablement découvert la danse il y a 3 ans de cela. Alors que je faisais du collage de photographies dans la rue, je rencontrais Emmanuel Sérafini [directeur des Hivernales] qui m'a invité à venir voir ce qu'il se passait au Centre de Développement Chorégraphique (CDC)… Une histoire qui dure depuis et nous a permis d'imaginer le dispositif Déclenche, initiation à la photographie de danse à destination de jeunes issus de centres sociaux de la ville ainsi que du centre d'insertion type mission locale. Dans ce cadre, 3 belles expositions ont été présentées aux Hivernales durant la période estivale. »
Fabien Rivière