dimanche 30 décembre 2012

Espagne : la culture face aux coupes budgétaires

Drapeau espagnol
"Le gouvernement espagnol n'a aucun intérêt pour la culture. C'est très grave, même si ce problème existe ailleurs." Sans tabous ni effusion, avec ses airs de ne pas y toucher, sa voix douce et posée, Gerard Mortier multiplie les critiques contre la politique d'austérité de Madrid. Il est coutumier du fait : au fil des interviews parues dans la presse espagnole, le directeur du Teatro Real, l'Opéra de Madrid, démontre que sa liberté d'opinion et ses choix artistiques ne souffrent aucune censure. Alors qu'il présente un spectacle du danseur de flamenco Israel Galvan (une oeuvre polémique [LE RÉEL / LO REAL / THE REAL] qu'il a produite lui-même sur le massacre des Gitans par les nazis inspirée de la politique anti-Roms de Nicolas Sarkozy), ce directeur artistique iconoclaste belge est capable de mêler dans une conversation l'héritage franquiste en politique, les dérives nationalistes en Europe, la rigueur que la crise impose aux directeurs d'institutions culturelles et les limites à ne pas franchir. Suite
Gerard Mortier, le Don Quichotte belge, Sandrine Morel, Le Monde, 20 déc. 2012

Selon les propos de Gerard Mortier, les subventions allouées au Teatro Real site à Madrid, qu'il dirige, sont passées de 28 millions d'euros en 2011 à 17 millions en 2012, et 12 millions en 2013. 

LE RÉEL / LO REAL / THE REAL, d'Israel Galvan, sera présenté au Théâtre de la Ville - Paris, du 12 au 20 février 2013. En savoir + - Tournée www.israelgalvan.com 

Israel Galvan dans LE RÉEL / LO REAL / THE REAL, Photo Javier del Real/Teatro Real 

La crise n'aura pas la peau du flamenco, Rosita Boisseau, Le Monde, 17 décembre 2012. ICI


Gerard Mortier : "Hay que acabar con la idea de que el arte es un lujo" [Il faut en finir avec l'idée que l'art est un luxe], Ana Marcos, El País (Espagne), 27 septembre 2012. ICI 

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