mardi 13 août 2013

Violences homophobes en Russie, Jamaïque et à Bruxelles

   Russie   

– Extrait de l'article En Russie, la loi incite à l'homophobie, Emmanuel Grynszpan, Le Temps (Suisse), 8 août 2013. ICI (Accès gratuit, mais inscription obligatoire)

Ces derniers mois, une série de meurtres atroces d’homosexuels a défrayé la chronique en Russie, tandis que la violence verbale se déchaînait. Les imprécations fusent de tous les côtés. Mi-juillet, le patriarche orthodoxe Kirill a assimilé la légalisation du mariage gay en Europe à «un symptôme alarmant de l’approche de l’apocalypse». «Nous devons tout mettre en œuvre pour empêcher qu’en Sainte Russie, le péché soit approuvé par une loi», a-t-il poursuivi. Même l’écrivain en vogue Zakhar Prilepine, opposant à Poutine et proche de l’extrême ­gauche, affirme que «la tolérance envers l’homosexualité n’est pas le signe d’un accroissement des libertés. C’est le signe du dépérissement de l’Etat et de l’esprit national.» Dans le quotidien Izvestia, l’économiste de gauche Mikhaïl Deliaguine dénonçait pour sa part en mai un complot global homosexuel servant «d’instrument du remplacement d’une élite traditionnelle par une nouvelle».

Les langues se délient d’autant plus facilement que le «prosélytisme» homosexuel est dorénavant criminalisé par une loi promulguée en juin dernier par le président Vladimir Poutine. Vaguement définie, la «propagande homosexuelle» est punie d’amendes allant de quelques milliers à 1 million de roubles. L’Etat justifie ces mesures par la protection de l’enfance. Le mois passé, une autre loi a été votée, interdisant l’adoption par des couples homosexuels russes et étrangers.

«Les premières victimes de ces lois sont les jeunes homosexuels de province, qui n’ont plus accès à aucune information. Les associations d’entraide ne peuvent plus soutenir ceux qui sont en détresse», explique Sergueï Khazov, un journaliste gay de 33 ans. «Dire à un jeune gay que l’homosexualité est normale est désormais hors la loi.» En couple depuis huit ans avec un Français, Sergueï, qui a vécu plusieurs années en France, dispose d’un point de comparaison: «Notre gouvernement revient en arrière. Je ne me sens pas du tout à l’aise quand j’entends parler nos députés. C’est le parlement qui diffuse l’homophobie.»

   Jamaïque  

– Extrait d'une interview de Daniel «Danielito» Bravo, batteur du groupe Français à forte influence reggae Tryo, par Pascal Charras, Dépêche du Midi, 1er août 2013. ICI  

Dépêche Du Midi : Vous rendez un hommage à Brian Williamson, un acti-viste de la cause homosexuelle en Jamaïque, dans un de vos titres...

Daniel Bravo : La Jamaïque est un des pays les plus homo-phobes au monde, Brian Williamson y a été massacré il y a quelques années, à coups de machette, sous les hourras du gouvernement et de pas mal de musiciens. On a écrit cette chanson pour dire la difficulté qu’il y a à assumer sa sexualité partout dans le monde, mais aussi parce qu’on trouve des artistes dans les festivals en Europe qui prônent cette violence, les homosexuels au bûcher, etc; dans le reggae, une musique prétendûment tolérante, se cachent aussi parfois des messages... de haine. Notre chanson est une façon de dire aux jeunes qu’il faut faire attention à ça, parce que des fois on ne comprend pas les paroles, et on va sans se poser de questions aux concerts sans savoir ce qu’ils racontent.

– Extrait de l'article Dancehall : les gays toujours pas à la fête, David De Araujo, Libération, 11 août 2013. ICI 

En 1988 déjà, Buju Banton sortait Boom Bye Bye («Tirez une balle dans la tête des gays […] brûlez-les comme de vieux pneus»), bien avant que Capleton n’appelle à «brûler les pédés, saigner les pédés» en 2001, dans Burn Out Di Chi Chi : deux hymnes pour les actuels fans de dancehall. A tel point que la diffusion massive de ces chansons contribuerait aux violences anti-gays en Jamaïque, pays décrit en 2006 par le Time comme «l’endroit le plus homophobe de la planète», où le code pénal condamne toujours l’homosexualité. Selon le magazine, «les activistes des droits des homosexuels attribuent la flambée d’homophobie en Jamaïque essentiellement à une scène musicale reggae de plus en plus brutale».

  Bruxelles  

Cela se passe à Bruxelles en août 2013...
Compte Facebook d'une des victimes, Tristan Schotte ICI 

Reportage de Télé Bruxelles source 
REPORTAGE-VIDEO de Marie-Noëlle Dinant, Béatrice Broutout et Yannick Vangansbeeck - Intervenants :
- Geoffrey Boissy, plaignant
- Tristan Schotte, plaignant
- François Massoz, porte-parole de la Maison Arc-en-ciel
- Geoffroy Rocourt (Ecolo), conseiller communal à Ixelles
- Ilse Van de Keere, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles

dimanche 11 août 2013

Photos - La salsa du dragon


Mediapart publie un excellent portfolio commenté consacré à une école de salsa en Chine. ICI 
Photographe : Jordan POUILLE
« Il y a onze ans, l'ouvrier Zhao Lianqi introduisait la salsa dans une cité minière de l'Anhui dans l'est de la Chine. Aujourd'hui, son « Jardin de la Danse de la Terre de Chine » forme quelque 300 danseurs âgés de 5 à 12 ans. Reportage auprès de ces mini-miss du pays de l'enfant unique, et leurs cavaliers. »

lundi 5 août 2013

SDA, Vous êtes un arbre - 1992

David Byrne, Session au West 54th Street, New York, 15 novembre 1997 : Psycho Killer + tout

Le Centre chorégraphique national d'Orléans reconnu responsable de la mort de Philippe Ménigault

Capture d'écran de l'article de larep.fr [La République du Centre], par Espaces Magnétiques
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Le 6 octobre 2010, Philippe Ménigault, administrateur du Centre chorégraphique national (CCN) d'Orléans depuis plus de 13 ans se donnait la mort dans ses locaux à l'âge de 45 ans (cf. notre article à l'époque ici).

Chrystel Boismain, la compagne de Philippe Ménigault, a engagé une action devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) d’Orléans. 

Le Monde du 7-8 juillet 2013 a consacré un article signé Rosita Boisseau à la décision du Tribunal, titré "Le CCN d'Orléans reconnu responsable de la mort de Philippe Ménigault". Il fait état d'un... 
« jugement attestant de la « faute inexcusable » de l'employeur. Mardi 16 avril 2013, le tribunal s'est prononcé sur les responsabilités du centre chorégraphique. Il a précisé que, contrairement aux assertions de son employeur, l'administrateur « ne rencontrait aucune difficulté d'ordre familial ou privé pas plus qu'il ne présentait de pathologie dépressive avant  l'été 2010 ». 
Philippe Ménigault avait fait part d'une charge de travail trop importante pour lui à la suite de la suppression d'un poste. Le CCN d'Orléans est donc reconnu responsable de sa mort. Parallèlement à une majoration de la rente versée à sa compagne et leurs trois enfants, il a été condamné à verser 160.000 € de dommages et intérêts à la famille. Le CCNO, qui disposait d'un mois pour faire appel, n'a pas eu recours à cette procédure. ».   
La République du Centre du 28 juin 2013 explique que « Les salariés du CCNO ont rapporté que [Philippe Ménigault] (...) redoutait une réunion prévue le 6 octobre 2010. Les comptes du Centre étaient déficitaires et il se sentait responsable. »

Dans les attendus de son jugement, le tribunal précise :
« – Monsieur Philippe Ménigault ne rencontrait aucune difficulté d’ordre familial ou privé pas plus qu’il ne présentait de pathologie dépressive avant l’été 2010 ;

- Tant les salariés que le président de l’Association connaissaient les difficultés rencontrées par Monsieur Philippe Ménigault tant dans le cadre de la gestion de son travail que des répercussions de celles-ci sur son moral, et à l’exclusion de tout problème d’ordre privé ou pathologique ; 

- La démarche peu commune du salarié accompagné de sa compagne au domicile du Président de l’Association, démarche renouvelée en moins d’un mois, était à l’évidence un signal fort de gravité de la situation ; 

- Le fait d’y répondre par de simples conseils à l’intéressé pour l’inviter à prendre du repos et de la distance, ou à sa compagne pour inciter son compagnon à l’éloigner de son portable professionnel, était largement insuffisant ; 

- EN CONSÉQUENCE, IL EST ÉTABLI QUE L’EMPLOYEUR AVAIT CONNAISSANCE DU DANGER QU’IL FAISAIT COURIR À SON SALARIÉ ET N’A PAS PRIS LES MESURES POUR L’EN PRÉSERVER, SA FAUTE INEXCUSABLE SERA DONC RECONNUE. »
La compagne de Philippe Ménigault indique :
« Je considère que, sans cette faute inexcusable, le geste désespéré de Philippe n’aurait jamais eu lieu. Je constate que ce jugement, définitif puisque le CCNO n’a pas fait appel, fait entendre et rend justice à un homme clairvoyant et lucide, hautement responsable dans l’exercice de ses fonctions. Le suicide au travail n’a rien d’une fatalité. » 
ON PEUT LIRE 
Le Centre chorégraphique mis en cause dans le suicide d'un responsable, non signé, La République du Centre, 28 juin 2013. ICI

mercredi 31 juillet 2013

Marseille - Le chorégraphe Christophe Haleb et les danseurs ont travaillé avec les élèves de 6°6

Captures d'écran Espaces Magnétiques

« La restitution du travail mené par Christophe Haleb avec les élèves de la classe de 6° de Rhaliba Bounzoul en partenariat avec les danseurs de la compagnie, le photographe Sébastien Normand et le Festival de Marseille_danse et arts multiples a donné lieu à une exposition photographique et un vernissage le 5 juin dernier dans les locaux du collège Edgar Quinet. » DIAPORAMA

  REMARQUE   Trois mots nous semblent désigner le travail des élèves : concentration, précision et imagination.
Fabien Rivière

Danser l'art concret - Michaël Six et les élèves de 4°6 du collège Gérard Philipe

mardi 30 juillet 2013

Le danseur et chorégraphe Pierre Doussaint est mort


(AFP, avec Espaces Magnétiques) Le danseur et chorégraphe Pierre Doussaint, né en 1958, est décédé dimanche 28 juillet 2013 des suites d'un cancer à 55 ans, a annoncé mardi le syndicat Chorégraphes Associés dont il était membre fondateur et président depuis plusieurs années.

Pierre Doussaint s'était formé à la danse contemporaine auprès de Karin Waehner, Susan Buirge et Carolyn Carlson. Il s'était également formé à l'Aikido et au Butô.

Dès 1979 il chorégraphie Silence, puis en duo avec Isabelle Dubouloz Fragment 1 (primé en 1985  [et non en 1986] au concours chorégraphique international de Bagnolet), La beauté des fleurs (1988), Mi-Ange, mi-démon (1990).

Il crée sa propre compagnie en 1990, et travaille dans les quartiers difficiles avec des enfants. Dans les années 90, il échange avec le monde du cirque, et donne des cours, stages et master class en France, en Europe et en Afrique.

"Le syndicat perd un homme qui s'est battu toute sa vie pour la danse (...) Nous nous souviendrons de sa formidable énergie, de son enthousiasme et de son courage sans limite", lui a rendu hommage mardi le syndicat Chorégraphes associés.

Pierre Doussaint a eu deux filles avec sa compagne Nathalie Tissot.


*   *   * 

HOMMAGE À PIERRE DOUSSAINT
MERCREDI 31 JUILLET à partir de 16h30
studio One Step* - Paris

Voici le mot de Nathalie, sa compagne :

Pierre nous a quitté si vite mais en rêvant tranquillement.
Rien ne remplacera sa présence auprès de moi et de mes filles pourtant si vaillantes.

Nous serons au One step* demain 31 juillet dès 16h30 pour un hommage!

Venez parmi nous si vous le souhaitez!

à très bientôt 
Nathalie

* Studio de danse One Step, 18-20, rue du Fbg du Temple. 75011 Paris, Métro République.

*   *   * 

Communiqué de presse 

C'est avec une immense tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Pierre Doussaint.

Membre fondateur du syndicat Chorégraphes Associés et président depuis plusieurs années de celui-ci, Pierre a été un militant très actif à nos côtés.

Le syndicat perd un homme qui s'est battu toute sa vie pour la danse jusque dans sa plus grande expression.

Nous nous souviendrons de sa formidable énergie, de son enthousiasme et de son courage sans limite.

Nous pensons à Nathalie Tissot, sa compagne et à leurs deux filles.

CHOREGRAPHES ASSOCIES - 29 juillet 2013
Chorégraphes Associés - Maison des Auteurs 
7 rue Ballu 
75009 Paris. 

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Interview de Pierre Doussaint, décembre 2012 
Conservatoire de musique et de danse de Chartres


Paroles de Pierre Doussaint, mai 2011
Entrez dans la danse, Paris 

Pierre Doussaint, Les lions de glace (extraits) 
Avec Nathalie Tissot et Pierre Doussaint  

Légion d'honneur : La Danse dans la promotion du 14 juillet

La promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur n'a pas oublié la danse. Du côté des civils, on débute chevalier, on poursuit officier, on clôt commandeur.  
– Ministère de la culture et de la communication : 
Au grade de commandeur : 
Brigitte Lefèvre
Mme Lefèvre (Brigitte, Marie-Claude), ancienne danseuse et chorégraphe, directrice de la danse à l'Opéra de Paris. Officier du 5 mars 2007.

Au grade d'officier
M. Lacotte (Pierre, François), chorégraphe à l'Opéra de Paris ; 63 ans de services.

Au grade de chevalier :
M. Le Riche (Nicolas, Xavier), danseur étoile, chorégraphe ; 25 ans de services.
Dominique Mercy
M. Mercy (Dominique, Francis, Marc), danseur, chorégraphe ; 48 ans de services.
Danseur de la compagnie Pina Bausch - Tanztheater Wuppertal
M. Verret (François, Michel), danseur, chorégraphe ; 38 ans de services.

– Ministère des affaires étrangères - protocole :

Au grade d'officier
Mme Carlson (Carolyn, Anna), de nationalité américaine, danseuse et chorégraphe. Chevalier du 19 avril 2000.

Natacha Atlas - Belly dance, Festival du Bout du Monde, 2003

Le Festival du Bout du Monde se déroule sur la Presqu'île de Crozon, dans le Finistère, à l'ouest de la Bretagne (France) en août.  

Le danseur Français Brahim Zaibat dans la nouvelle campagne Dsquared² automne/hiver 2014

dimanche 21 juillet 2013

SOMMAIRE (articles ci-dessous)


REVOIR "COUR D'HONNEUR" DE JÉRÔME BEL
LONG WAY TO ALASKA (PORTUGAL), AIR
SEXY SUSHI (FRANCE), J'AIME MON PAYS
FESTIVAL D'AVIGNON IN : LA PAROLE DE LAZARE
FESTIVAL D'AVIGNON : « HARANGUE AVIGNON 2013 »
CGT SPECTACLES : CULTURE - LES ENGAGEMENTS DOIVENT ÊTRE TENUS !
FESTIVAL D'AVIGNON IN - DANSE : RENCONTRES AVEC LES ARTISTES
JEAN-LUC GODARD, ADIEU AU LANGAGE (BANDE-ANNONCE)
MARIAGES POUR TOUS : ELLES ONT 88 ET 70 ANS, ILS ONT 63 ANS 
CHANGER (DE GENRE)
CAROLYN CARLSON ET MARIE-AGNÈS GILLOT PARLENT DE "SIGNES"
CULTURE - LE BUDGET BAISSERA DE 2,8 % EN 2014
LA DANSE ET LA PERFORMANCE AU FESTIVAL D'AVIGNON IN
FESTIVAL D'AVIGNON - IN : LA FABRICA, UN NOUVEAU LIEU


samedi 20 juillet 2013

Revoir "Cour d'honneur" de Jérôme Bel

France 2 a diffusé en direct Cour d'honneur de Jérôme Bel – proposé dans le cadre du Festival d'Avignon In – le 19 juillet 2013. On peut revoir le spectacle à l'adresse ci-dessous. Il faut affronter une publicité (couper le son) et l'introduction bavarde d'une journaliste (on peut aussi couper le son d'autant plus qu'elle raconte des éléments du spectacle) : commencer à 02:33. Il vous reste cinq jours.  

ICI (cliquer sur "à revoir en streaming sur France 2") 

Capture d'écran Espaces Magnétiques