vendredi 16 mai 2014

Benjamin Millepied filme le hip hop avec L'il Buck


Bacchanale (2012). Avec L'il Buck, Ron "Prime Tyme" Myles et Keviorr Taymor (New Styles Krew).


Aria (2012). Avec L'il Buck. 

Remarque : intéressant. Mais dans les deux vidéos — de façon plus accentuée dans la première —, on regrettera le montage très haché, qui ne laisse pas les scènes se développer. Ce qui tue la poésie et l'émotion. Les scènes de danse sont constamment coupées, mais pas la musique. Enfin, on peut trouver ambigu le rôle joué par la musique classique. Plus précisément, cette musique cadre et surplombe, étoufffe; comme une culture légitime face à une culture populaire ?
Fabien Rivière  

lundi 12 mai 2014

Jem Goulding, «Sergei Polunin: The Fragile Balance»


Publié initialement par Nowness.com le 22 août 2013. 


Sergei Polunin: The Fragile Balance

Jem Goulding’s New Film Captures the Inner World of the Restless Prince of Ballet
Leaving Ukraine at the tender age of 13 to join London's Royal Ballet School, Sergei Polunin became the youngest-ever principal dancer in the history of the Royal Ballet at 19, earning him comparisons to 20th century greats Mikhail Baryshnikov and Rudolf Nureyev.

In this touching portrait by artist and director Jem Goulding, Polunin reflects on early triumphs, autonomy and “playing with journalists” while performing at Moscow’s Stanislavsky Theatre. Known for his visceral, adrenaline-charged technique and emotive style, the dance prodigy is making a return to ballet since his controversial departure from London's Royal supertroupe last year.

Goulding assembled footage from a week spent with Polunin on and off the stage in Moscow, where he is currently under the mentorship of Igor Zelensky, the artistic director of the Stanislavsky Ballet. “Sergei was in the middle of an intense rehearsal schedule for his tour of Coppelia, and I sat in on rehearsals every day,” explains the filmmaker, “though I always planned to catch him outside of ballet; sometimes we would be at a restaurant, other times he was fresh out of the shower after training, and tired.”

Shooting on Super 8 and her 16mm Bolex camera, Goulding depicts a seldom seen side of Polunin: From candid moments in Red Square to a spontaneous tour of the Bolshoi. “Sergei is an adrenaline junkie, a thrill-seeker and fearless in many ways,” she adds, “even if some of it comes from youthful naivety, it's still compelling.”

« TOUT ME FAIT RIRE »

Le Riche qui pleure, Millepied qui rit

Le 15 octobre prochain, Benjamin Millepied, 36 ans, entrera officiellement dans ses fonctions de Directeur de la danse de l'Opéra national de Paris. Un poste que Nicolas Le Riche, 42 ans — danseur étoile à la retraite à la fin de la saison —, convoitait. Outre le fait de n'avoir pas été choisi, s'ajoute la déception sinon la colère que le Ministère de la Culture et de la Communication ne lui propose aucun autre poste à l'extérieur de l'Opéra de Paris. Ainsi, on a pu lire le dans Le Figaro du 12 avril dernier (ici) ceci : 

Il quitte l'Opéra et il est en colère. Tout roi de la scène soit-il, le roi est nu. «J'aurai fait une haute école d'administration, je devrais trois ou sept années à l'État. Là, j'ai été formé pendant trente-cinq ans par l'École nationale de danse et le Ballet national de l'Opéra de Paris et le ministère [de la Culture] ne m'a rien proposé. Quand vous avez fait toute votre vie dans le ballet pourtant “national” de l'Opéra de Paris, le ministère vous catalogue comme le protégé d'une institution et un représentant de la danse bourgeoise. Or si vous y êtes admis, que la concurrence y est si rude et que les plus grands créateurs s'y pressent, c'est tout de même que vous avez été bon à un moment donné!», dit-il, s'avouant «stupéfait du peu qu'une étoile de l'Opéra représente en France».

De fait, la candidature de son comparse Benjamin Pech [40 ans] à la tête du Ballet de Marseille, seconde compagnie hexagonale grâce à Roland Petit, n'a même pas été considérée par le ministère qui lui a préféré celle d'Emio Greco, chorégraphe contemporain italien [installé à Amsterdam; son travail fut présenté pendant plusieurs années au Théâtre de la Ville - Paris; ancien interprète de Jan Fabre].

Cela n'empêche pas Nicolas Le Riche de tourner à travers la France depuis peu son programme Itinérances — dansé par trois étoiles de l'Opéra de Paris — composé de Critical Mass de Russell Maliphant (interprètes : Nicolas Le Riche et Russell Maliphant), Annonciation d'Angelin Preljocaj (Clairemarie Osta et Eleonora Abbagnato / Isabelle Ciaravola), Odyssée de Nicolas Le Riche (Clairemarie Osta et Russell Maliphant), Shift de Russell Maliphant (Russell Maliphant) et Le jeune homme et la mort de Roland Petit (Eleonora Abbagnato / Isabelle Ciaravola et Nicolas Le Riche). 

Un autre programme sera présenté au Théâtre des Champs-Elysées les 4 et 5 novembre 2014, Carte Blanche à Nicolas Le Riche (ici) dans le cadre du Festival Transcendanse : Suite of Dances de Jerome Robbins (danseur : Nicolas Le Riche), Annonciation d'Angelin Preljocaj (Eleonora Abbagnato et Clairemarie Osta), Critical Mass de Russell Maliphant (Nicolas Le Riche et Russell Maliphant), Aires Migratoires. septuor chorégraphique de vol dansé d'Hervé Diasnas et Odyssée de Nicolas Le Riche (Clairemarie Osta et Nicolas Le Riche).
Fabien Rivière
Nicolas Le Riche, Photo Anne Deniau

dimanche 11 mai 2014

Pour le directeur du Festival d'Avignon, l'austérité dans la culture "c'est du meurtre"

Olivier Py devant l'affiche 2014 du Festival d'Avignon - Photo Christophe Raynaud de Lage - Festival d'Avignon

(AFP, Paris, 10 mai 2014) - Le directeur du festival d'Avignon, Olivier Py, a estimé que la politique d'austérité dans le domaine de la culture était un "meurtre", samedi sur France Inter. [Le 7/9 du week-end, 8h20-8h29, écouter (de "68:47" à "76:07" ]

"La situation de crise a réduit les budgets du ministère de la Culture. Je pense que c'est une mauvaise idée. Dans l'ensemble, la politique d'austérité me semble une très mauvaise politique. Et la politique d'austérité au ministère de la Culture, c'est du meurtre, tout simplement!", a-t-il déclaré, rappelant que son festival avait été touché par "un gel de 7%" de son budget. 

"Dans des économies qui sont aussi fragiles et, finalement aussi pauvres, ce sont des économies qui sont idéologiques", a jugé Olivier Py. 

"Par exemple, la ville d'Avignon met dans le festival 1,9 million, mais, en échange, la ville gagne [chaque année] 25 millions. Donc, il faut arrêter de considérer que la culture est une sorte de luxe nécessaire à la civilisation, c'est un secteur économique de pointe! C'est pour ça que les politiques d'austérité ne sont pas justes dans ce secteur", a-t-il insisté, expliquant que cette édition du festival serait centrée sur "la découverte et la jeunesse". 

Olivier Py avait menacé entre les deux tours des élections municipales de délocaliser la manifestation si l'extrême droite emportait l'élection. 

vendredi 9 mai 2014

Danse guerrière de la tribu des Abourés, Côte-d'Ivoire

Élections européennes : sabotage à la française

Les prochaines élections européennes auront lieu le dimanche 25 mai 2014 en France, à l’exception de certains départements et collectivités d’outre-mer. Du 22 au 25 mai, 500 millions d’Européens sont appelés à choisir les 751 représentants qui siègeront au Parlement européen pour les cinq prochaines années.

Nous sommes désolés pour la publicité avant les reportages. Couper le son. 

Livre de photos - John Dwyer, Vinegar Mirror







John Dwyer, leader du redoutable groupe de rock garage psychédélique de San Francisco (USA) Thee Oh Sees a publié en 2013 un premier livre de photos, Vinagar Mirror (en français Miroir vinaigre), dont il fait la couverture. Le site Pitchfork, qui défend la musique indépendante depuis Chicago (USA), précise (ici) que l'ouvrage de 225 pages constitué de photos en couleur et en noir et blanc est tiré à 500 exemplaires et 80 numérotés et signés par Dwyer. L'article est illustré de ces photos.
Fabien Rivière    

John Dwyer, Vinegar Mirror, 225 pages, 2013, Vacation (San Francisco), 36 $ US. Site  

mardi 6 mai 2014

Bror Gunnar Jansson, "I Wonder if I Ever Gonna Find the Way Back Home" or "Blues for Belton"

Bror Gunnar Jansson (Suède), Ain't No Grave (Gonna Hold My Body Down)

Bror (« frère » en suédois) 
Album sorti en France le 19 avril 2014 > En écoute ici 

Invitation - Soirée de lancement de la revue numérique « Recherches en danse »


Soirée de lancement de   
Recherches en Danse 
 La revue numérique de l'aCD
   
L’association des Chercheurs en Danse 
vous invite
   
à l’occasion du lancement de sa revue 
Recherches en danse
 et de son premier numéro « Être chercheur en danse ».   

Cette soirée de l’aCD permettra de découvrir la revue numérique,  
d'en rencontrer les acteurs et certains auteurs,  
de fêter cet évènement autour d'un cocktail.      

Le mardi 27 mai 2014 à 19h 30 
à la Cité internationale des Arts
 8 rue de l'Hôtel de Ville, 75004 Paris 
(M° Pont Marie / Hôtel de Ville)   

Entrée libre sur réservation: contact@chercheurs-en-danse.com
   > SITE                    > FACEBOOK   

dimanche 4 mai 2014

Danse en Guyane - Festival des Cultures Urbaines : Retour en image sur la Block Party

La 6° édition du Festival des Cultures Urbaines (Concerts - ateliers - danse - battle - cirque - djs - graff - vjs) s'est déroulée du 26 avril au 3 mai 2014 à Saint-Laurent du Maroni, au nord de la Guyane française, proche de l'Océan Atlantique. La Block Party avait lieu au stade B. 

Témoignage de Josua Hoffalt, danseur étoile

Josua Hoffalt dans sa loge de l'Opéra Garnier, Capture d'écran Espaces Magnétiques


.
L'Opéra national de Paris compte 18 étoiles. « Parmi elles, Josua Hoffalt, nommé en 2012 après une représentation du ballet La Bayadère. La consécration suprême pour ce danseur de 29 ans, qui a choisi cette discipline exigeante à 8 ans, un peu par hasard. Blessures, régime, retraite... À quoi ressemble la vie d'un danseur étoile ? Témoignage. »

Être un garçon qui danse ne m’a jamais posé de problème. Petit, je n’ai pas le souvenir d’en avoir souffert et maintenant que je suis adulte et danseur étoile, encore moins. Alors oui, certains clichés sur la virilité ou la sexualité nous poursuivent encore, mais je ne m'en préoccupe pas. Libre aux gens d’être comme ils sont, non ? Ça n’a rien à voir avec la profession.

Il faut quand même parfois que je montre des extraits de mes spectacles aux sceptiques pour qu’ils se rendent compte que mon métier ne consiste pas à faire des petits tours sur moi-même en tutu. Quand ils voient que je porte des filles à bout de bras ou que je saute partout, ils saisissent vite que la danse est un sport. Et même un sport extrêmement physique.
> SUITE

« Connasse » - La danse classique (Canal +)

samedi 3 mai 2014

Exclusif - Pascale Henrot quitte la direction du Théâtre de la Cité internationale pour l'ONDA

Pascale Henrot

C'est effectif depuis une semaine : Pascale Henrot quitte la direction du Théâtre de la Cité internationale de Paris pour rejoindre l'Office National de Diffusion Artistique (ONDA), où elle succédera à son directeur actuel, Fabien Jannelle. Le nom de la personne qui la remplacera n'est pas encore connu. 

Pascale Henrot sera donc restée 6 ans à la tête de cet établissement. En effet, elle avait été nommée le 28 janvier 2008 sur proposition d'un jury qui s'était réuni le 21 janvier, pour une entrée en fonction effective le 1er mai 2008. Un jury quadripartite Cité internationale universitaire de Paris - État - Ville de Paris - Comité de suivi du Théâtre de la Cité internationale. Ainsi composé : Sylviane Tarsot-Gillery, Déléguée générale de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP), Marie-Hélène Bérard, vice-présidente de la CIUP, des représentants de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) d’Île-de-France, et de la Ville de Paris, ainsi que d’Alain Crombecque,  Directeur général du Festival d’automne à Paris et membre du comité de suivi du Théâtre de la Cité internationale. 

Si officiellement tout va bien, il est difficile de voir dans ce départ le constat d'un succès (insuccès ?) pour celle qui a pris la relève de la très respectée Nicole Gautier qui aura œuvré 17 ans à ce poste. Le lieu comptant désormais trois salles depuis 2004 (respectivement de 428, 207 et 140 places) dont une complètement reconstruite et l'autre créée (coût des travaux : 8,67 millions €) sous la direction de cette dernière.

Le bilan est mitigé : une fréquentation qui a faibli, une ligne artistique floue sinon faible, des choix hasardeux et une certaine frilosité (le contraire de la programmation de la grande salle du Centre Pompidou, en quelque sorte). Il est possible de penser que la programmation était plus soucieuse d'être à la mode (avec le risque de devenir démodée) que de défendre un véritable travail de fond. Par ailleurs, certains ont été choqués de l'absence de Pascale Henrot pendant plusieurs mois début 2011, partie rejoindre Philippe Decouflé à Montréal puis Los Angeles où il préparait une production pour le Cirque du soleil, Iris, au Kodak Theatre, pour 72 artistes, dont la première a eu lieu le 25 septembre. « Je ne peux rien refuser à Philippe [Decouflé] » arguait cette ancienne danseuse puis administratrice de la compagnie, sans convaincre. Rappelons que le budget d'un spectacle du Cirque du Soleil est de 50 millions de dollars. Enfin, nous avons assisté au violent esclandre du responsable de la presse du Théâtre de la Cité internationale Philippe Boulet contre une professionnelle qui avait osé le critiquer (avec menaces de la mettre immédiatement à la porte), qui fut immédiatement blacklistée ainsi que le journaliste qui la défendait. « Il a mauvais caractère », nous confiait il y a quelques mois un professionnel qui connaît bien ce responsable. 

Est positif, au contraire, pour consolider les financements du lieu, la signature d'une « convention cadre pluriannuelle d’objectifs 2013-2014-2015 avec la Fondation nationale Cité internationale universitaire de Paris (14°), la Ville de Paris et l’Etat, ministère de la Culture et de la Communication (Drac Île-de-France). » 
Fabien Rivière

vendredi 2 mai 2014

Souffrance au travail : interrogations sur le cabinet qui conseille l'Opéra de Paris

— Publié par L'Express, Alexia Eychenne, 13 mars 2014.  

« Condamnée aux prud'hommes pour harcèlement moral et visée par une enquête, l'institution lyrique s'en remet à un cabinet de conseil pour l'aider. Mais le choix d'un expert de la gestion des salariés "difficiles" inquiète les représentants du personnel. »

Un nouveau thème figurera à l'agenda de la prochaine saison de l'Opéra de Paris: la souffrance au travail. Deux ans après deux condamnations aux prud'hommes pour harcèlement moral - dont elle a fait appel - et visée par une information judiciaire, la "maison" a lancé le 12 février une cellule "d'observation, d'analyse et d'accompagnement", animée par un cabinet de conseil. Après visites dans les services et entretiens avec les salariés volontaires, elle accouchera en juin d'un plan d'action, base de négociations avec les partenaires sociaux. 

A priori, les syndicats devraient applaudir, eux qui réclamaient depuis plusieurs mois des mesures pour la prévention des "RPS", les risques psycho-sociaux. Ils font en fait tout le contraire: dans un tract commun, la CFDT, FO, SUD Spectacle et le Snac-FSU appellent les salariés "à ne pas se laisser manipuler". >SUITE 

jeudi 1 mai 2014

Une municipalité supprime un festival de danse

Fanion du Festival de danse dans la ville d'Auterive, Photo parue dans un article de La Dépêche

Le site Friture Mag - Média des possibles dans le Grand Sud (ici), relayé cinq jours plus tard par Mediapart (ici), a publié le 24 avril un texte sobre et triste du danseur et chorégraphe Samuel Mathieu, fondateur du Neuf9 Festival (de danse) — dont il rappelle les actions et leurs impacts —, voué à disparaître suite à la décision du nouvel élu à la culture de la ville qui l'accueille, Auterive. Ainsi, la sixième édition qui devait se dérouler cette année fin novembre et début décembre est annulée. Auterive est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne (31) en région Midi-Pyrénées, à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse (cf. carte ci-dessous). Elle comptait 9.191 habitants selon le chiffre du recensement de 2011.

François Fregonas, cadre commercial retraité, le nouvel adjoint à la culture de la nouvelle municipalité (Liste Union de la Droite, B.A.S.T.I.A.N.I, pour Bien Administrer Solidairement Tous les Intérêts des Auterivains par de Nouvelles Initiatives, nom aussi du nouveau maire, Jean-Pierre Bastiani; ce dernier a fondé son entreprise il y a 29 ans, dont l'objet est le « conseil en relations publiques et communication ») a répondu : « le 10 décembre 2013, onze personnes représentant les élus de l'ancienne municipalité, les associations, l'Office du Tourisme, les services techniques, ont rédigé un compte rendu accablant de huit pages sur la présence, le comportement et les prestations de la compagnie Samuel Mathieu, dans la Ville (...) Les exigences de la Compagnie Samuel Mathieu et du Neuf9 Festival, en matière d'espaces, de moyens financiers et techniques sont au-dessus des possibilités de la Ville. Celle-ci était devenue une vitrine d'exposition professionnelle, où les auterivains étaient absents. (...) À cela s'ajoute le coût exorbitant de plus de 20 000 € à la charge de la commune, que représentait le Neuf9 Festival. » (source : un article de La Dépêche ici) 
Sur le site Auterive Autrement, l'analyse est plus nuancée : « Nous regrettons la position ferme et définitive de l'élu en charge de la culture, Mr FREGONAS quant à l'arrêt brutal du partenariat avec la compagnie Samuel Mathieu. La résidence de la compagnie assurait un travail artistique et culturel de qualité. Ce sont aujourd'hui les enfants des écoles, les associations, l'économie locale et l'image de la ville qui vont pâtir de cette décision arbitraire prise sans concertation.


Depuis la dernière édition du festival, nous savions les difficultés organisationnelles que soulevait la mise en oeuvre d'un tel projet. Une remise à plat en concertation avec l'ensemble des acteurs concernés aurait du permettre la pérennisation de ce moment culturel important pour la ville.

Force est de constater que la Culture ne fait pas partie des grandes orientations de l'équipe de Mr Bastiani.

Nous ne pouvons que regretter la défection d'une partie de la Gauche le 30 mars dernier [second tour des élections municipales] qui a permis que de telles décisions soient prises aujourd'hui.

Nous réaffirmons notre attachement à l'accès à la Culture pour tous et notre soutien à la compagnie Samuel Mathieu. » (source : ici)

De son côté, l'ancien maire (PS), Christophe Lefèvre, a écrit sur la page Facebook du Festival de danse ces mots : « C'est une honte ! Dommage pour les enfants d'Auterive »  
Fabien Rivière
Site du Neuf9 Festival www.neuf9.eu
Facebook du Neuf9 Festival Facebook 
Site de la compagnie Samuel Mathieu www.ciesamuelmathieu.com  

mardi 29 avril 2014

Musique & Danse - DJ Rashad meurt à 34 ans

Le DJ Rashad, né à Chicago (USA), vient d'y mourir, à 34 ans. On parle d'overdose.

DJ Rashad (photo tirée d'une affiche d'un concert)

Extrait d'un article de Libération du 28 avril 2014 (ici) : 
Hâchée, répétitive et saccadée, elle [cette musique électronique] était spécialement taillée pour répondre aux pas sans cesse plus rapides des danseurs, dans la foulée de l'explosion ghetto house notamment portée par le label Dance Mania. (...)

«C’est une musique de danse, expliquait Rashad à Libération, en 2011. Il y a ces grilles rythmiques complexes et ces sons qui peuvent être incompréhensibles si on ne bouge pas. Les gamins à Chicago ont besoin de ça. Quand on a lancé des soirées footwork, c’était aussi pour évacuer les problèmes. Quand les jeunes viennent se défier en battles, ils ne zonent pas.» Une tentative de réponse aux innombrables problèmes que connaissent les rues de Chicago, qui n'a pas empêché de nombreux musiciens et danseurs de la scène d'avoir des démêlés avec la justice ou de menacer leur santé.
MIX DJ Rashad Ghost - DJ Manny Smoke Trees - DJ Spinn You Blow My Mind, Baby 
- DJ Rashad & DJ Spinn Space Juke - Réalisateur Jon Casey 

DJ Rashad Ghost