jeudi 18 juin 2015

Anish Kapoor, Descension

L'œuvre est présentée, avec cinq autres, monumentales, dans les jardins du Château de Versailles dans le cadre de l'exposition Kapoor Versailles, du 9 juin au 1er novembre 2015. En savoir +

mardi 16 juin 2015

Revue - Actes de la Recherche en Sciences Sociales : Le poids des corps, n° 208, juin 2015


Le poids des corps inquiète. Parfois, ce sont des mannequins dont l’extrême maigreur suscite l’indignation. Plus souvent, c’est l’obésité que l’on présente comme une « épidémie » et à laquelle on associe nombre de pathologies (entre autres cardiovasculaires). 

Ce numéro d’Actes de la recherche en sciences sociales soumet à la critique sociologique l’obsession de l’équilibre pondéral et l’injonction au corps fin et musclé. Dans des sociétés où l’image que l’on renvoie de soi dépend pour une large part d’attributs corporels, le poids mobilise médecins, nutritionnistes, journalistes et essayistes. Il fait l’objet de politiques publiques de la part des États et des organisations internationales. L’idéologie de la minceur règne. Elle provoque haine de soi et des autres. Elle discrimine à l’école ou au travail. Entre désir de conformité à la « normalité » et crainte du regard des autres, beaucoup vivent leur différence avec un sentiment de culpabilité. Pourtant, la sociologie montre que les corps ne sont pas neutres socialement. Les dénonciateurs de l’embonpoint visent plus particulièrement les femmes et les classes populaires. Inversement, ils promeuvent un corps qui suppose des soins, une alimentation et un entretien que tout le monde ne peut s’offrir. Véritables marqueurs sociaux, les corps échappent en partie au contrôle des volontés individuelles. Ils enregistrent l’inégale distribution des ressources économiques et culturelles et contribuent ainsi au maintien de l’ordre social en stigmatisant ceux que l’on rend coupables de ne pas se soumettre à la norme dominante.

CE NUMÉRO PARAÎT LA SEMAINE PROCHAINE

Danse - Prix SACD à Robyn Orlin, Kaori Ito et Marie-Thérèse Allier

Robyn Orlin et Kaori Ito - Robyn Orlin et Daniel Larrieu (administrateur délégué à la danse à la SACD), Photo DR

15 juin 2015 
« Comme chaque année, le Conseil d’administration de la SACD [Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques] fête tous les auteurs.
Confirmés et nouveaux talentstoutes les disciplines et répertoires de la SACD sont célébrés : théâtre, mise en scène, cinéma, danse, animation, télévision, musique, multimédia, arts du cirque, arts de la rue, radio, humour / one man show. 
Deux prix exceptionnels sont remis à l’occasion de cette grande fête : le Grand Prix qui récompense un auteur pour l’ensemble de sa carrière, et le prix européen célébrant un auteur européen, qui souligne ainsi la dimension internationale de la SACD. Les 25 prix de la SACD et les médailles Beaumarchais sont remis dans les jardins de la SACD, ce soir 15 juin 2015, aux 36 lauréats par les membres du Conseil d’administration présidé par Sophie Deschamps. 

Palmarès des Prix SACD 2015

GRAND PRIX : Jean-Paul Rappeneau 
PRIX EUROPÉEN : Emma Dante 
PRIX CINÉMA : Sólveig Anspach 
PRIX NOUVEAU TALENT CINÉMA (ex-aequo) : Jeanne Herry et Thomas Cailley
PRIX SUZANNE BIANCHETTI : Marine Vacth
Récompense une jeune comédienne débutant une carrière cinématographique prometteuse
PRIX TÉLÉVISION RÉALISATEUR : Denis Malleval
PRIX TÉLÉVISION SCÉNARISTE : Anne Landois
PRIX NOUVEAU TALENT TÉLÉVISION : Magaly Richard-Serrano
PRIX ANIMATION : David AlauxÉric Tosti et Jean-François Tosti
PRIX NOUVEAU TALENT ANIMATION : Julien Berjeaut 
PRIX CRÉATION INTERACTIVE : Claire Bardainne et Adrien Mondot
PRIX RADIO : Caroline de Kergariou
PRIX NOUVEAU TALENT RADIO : François Pérache
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PRIX THÉÂTRE (ex-aequo) : Éric Assous et David Lescot
PRIX NOUVEAU TALENT THÉÂTRE : Pauline Bureau
PRIX DE LA MISE EN SCÈNE : Emmanuel Demarcy-Mota
PRIX DE LA TRADUCTION ET/OU ADAPTATION : Gérald Aubert
PRIX HUMOUR/ONE MAN SHOW :  Florence Foresti
PRIX NOUVEAU TALENT HUMOUR/ONE MAN SHOW : Kev Adams
PRIX ARTS DU CIRQUE : Elsa de Witte et Laurent Cabrol
PRIX ARTS DE LA RUE : Tartar(e)
PRIX CHORÉGRAPHIE : Robyn Orlin
PRIX NOUVEAU TALENT CHORÉGRAPHIE : Kaori Ito
PRIX MUSIQUE : Thierry Escaich
PRIX NOUVEAU TALENT MUSIQUE : Coralie Fayolle
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MÉDAILLES BEAUMARCHAIS : Marie-Thérèse Allier [fondatrice et directrice de la Ménagerie de Verre, Paris], Claude CoretBernard FoccroulleFrancis Nani et Viviane Reding
Honorent les personnalités qui ont œuvré pour les auteurs et pour la création »

lundi 15 juin 2015

Ben Charles Edwards, Suzie Lovitt



Sadie Frost x Rudy Law

​The mother-and-son duo unearth a whimsical short from the archives

Introducing Suzie Lovitt, the cross-dressing alter ego of Rudy Law, son of actress and producer Sadie Frost and Jude Law. Filmed several years ago, the Ben Charles Edwards-directed short captures the vivid imagination of Rudy’s childhood creation – a flamboyant dry cleaner from West Ham, London. 
“From the director of photography to the sound recorder, we all had a hot pair of heels.”
“Some people simply have natural rhythm or are really good at impersonations or accents, and Rudy, from a very young age, started to create characters,” explains Frost. “Lots of people began to know Suzie Lovitt – he entertained people, and I knew we had to write and shoot it. It was a cathartic moment.” 

Frost has served as producer and muse to Ben Charles Edwards since their first short film together, The Town That Boars Me, in 2008. The pair’s much-buzzed-about collaboration Dotty premieres on NOWNESS later this week, for which Rudy, putting aside Suzie Lovitt, steps into another character.

“We asked the male crew members to shoot the film wearing items of women’s clothes so that Rudy wasn’t alone in the high heels,” recalls Edwards. “From the director of photography to the sound recorder, we all had a hot pair of heels.” Next year will see the release of Frost and Edwards’ first feature, Set the Thames on Fire, but before that Frost makes her feature-production debut, Buttercup Bill, along with her Blonde to Black Pictures partner Emma Comley. Here, mother and son take a moment to reveal fixations and hidden talents.

Current fixation
Sadie Frost: Mind Calm by Sandy Newbigging.
Rudy Law: Football.

Most overused phrase
SF: Basic bitch.
RL: Selfie.

Hidden talent
SF: Standing on my head for an hour.
RL: Playing the bass.

Favorite film
SF: Rebecca.
RL: Jarhead.

Personal hero
SF: Ray Davies.
RL: Harry Kane.

Next project
SF: Shooting new film The Invisibles.
RL: School.

Dotty will premiere on NOWNESS this Friday, June 19.

Jacques Dutronc, L'idole, 1967

Journée d'étude - « Replay, restitution, recréation… Pour une typologie de la reprise des archives »



Labex Arts-H2H - Journée d'étude             

« Replay, restitution, recréation… Pour une typologie de la reprise des archives »

Projet collectif associant les Archives nationales, le Centre national des arts plastiques (CNAP), le Centre national de danse contemporaine (CNDC - Angers), l’EPHA/Université Paris VII et l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy

Journée d’étude du vendredi 19 juin 2015.       Photo Université Paris 8-Labex Arts-H2H

PROGRAMME

9h45 – 10h : accueil

10h – 10h15 : mot d’accueil de Robert Swinston, directeur du CNDC et Claire Rousier, directrice adjointe du CNDC

10h15 – 11h : Patrice Marcilloux, Professeur des universités en archivistique, Université d'Angers, CERHIO-UMR 6258
« Entre injonction mémorielle et réactivation créatrice : quelques remarques sur les archives chorégraphiques »

11h – 11h45 : Les étudiants de l’école supérieure de danse contemporaine du CNDC
« 30 ans avec Bodinier »

11h45 – 12h : pause

12h – 12h45 : Milena Paez-Barbat, chargée de mission Labex Arts-H2H
« Mission de constitution d'un corpus d'archives dans le cadre du projet Replay : quelles trouvailles au CNDC ? »

12h45 – 14h15 : déjeuner

14h15 – 15h : Robert Swinston, directeur du CNDC, Anna Chirescu et Flora Rogeboz, danseuses
Intervention dansée à partir de la transmission de Changing Steps (1973), de Merce Cunningham 

15h – 15h45 : Elisabeth Verry, directrice des archives départementales de Maine-et-Loire
« Les Archives départementales et le CNDC, un effort partagé pour la préservation de la mémoire de l’institution »

15h45 – 16h : Pause

16h – 16h45 : Sébastien Pluot, historien de l’art et commissaire indépendant, enseignant en histoire et en théorie des arts à l’école supérieure des beaux-arts Tours Angers Le Mans
« Living Archives »

16h45 – 17h30 : Aurélien Richard et Christine Caradec, compagnie Liminal
« Processus de travail de Liminal : bords et limites de l'archive ».

17h30 – 18h : conclusion

LIEU et accès 
CNDC – studios Bodinier 28 rue Bodinier, à Angers https://goo.gl/maps/FP18I

De la gare Saint-Laud, vous pouvez soit vous rendre aux studios Bodinier à pied soir prendre le tramway (une seule ligne) à la station Gares, direction Avrillé-Ardenne, arrêt Ralliement (3e arrêt).

ENTRÉE libre sur réservation, dans la limite des places disponibles : nathalie.bourges@cndc.fr

vendredi 12 juin 2015

En Israël, le gouvernement ne finance pas les artistes qui ne lui plaisent pas

Miri Regev, nouvelle ministre de la Culture d'Israël, Photo DR

(Libération, 10 juin 2015) La nouvelle ministre de la Culture remet en cause les subventions allouées à certains artistes qui ne seraient pas dans la ligne gouvernementale.
Les artistes et les intellectuels israéliens s’attendaient au pire après l’attribution du portefeuille de la culture à la députée d’extrême droite Miri Regev (Likoud), une ancienne haut gradée de Tsahal, l’armée israélienne, passée à la politique. De fait, ils n’ont pas été déçus. Car, à l’occasion de sa première apparition officielle à Sderot, dont elle inaugurait mardi le festival du film annuel, celle que ses ennemis surnomment «la poissonnière» tant ses prises de bec peuvent être violentes, a annoncé qu’elle gèlerait désormais les financements alloués «à tous ceux qui délégitimisent Israël et son armée». Et de poursuivre : «Si ces gens-là veulent poursuivre sur leur voie, ils sont libres. Mais pas avec de l’argent public.» > SUITE

LIRE AUSSI Israël s’attaque à la culture non patriotique, Le Temps (Suisse). ICI

jeudi 11 juin 2015

Élection de Mister Afghanistan à Kaboul


« Les bodybuilders afghans avaient rendez-vous le 3 juin à Kaboul, pour l'élection de Mister Afghanistan. Le bodybuilding est l'un des sports les plus populaires du pays, au point d'avoir été autorisé sous le régime taliban entre 1996 et 2001. » (source : Lalibre.br, Bruxelles, Belgique)

mercredi 10 juin 2015

Thomas Wallner, Avant que le dernier rideau tombe (au sujet de Gerrit, de Gardenia, d'Alain Platel)

Before the Last Curtain Falls (en français, Avant que le dernier rideau tombe) ​: The life and times of Gardenia’s veteran drag queens and trans performers (La vie et l'époque de la vétéran des performers drag queens et trans de Gardenia [magnifique pièce des belges Alain Platel et Franck Van Laecke]. Avec GERRIT. 

Campagne de AIDES - « Moi, le Sida. »

mardi 9 juin 2015

Sylvie Guillem en couverture de Télérama

Couverture, et très belle interview de la danseuse étoile Sylvie Guillem dans Télérama du 6 au 12 juin 2015, n° 3412. Elle est sans illusions sur l'évolution du ballet classique.   
À LIRE > ICI

Didier Fusillier nommé à direction de La Villette

Didier Fusillier, Photo DR

Didier Fusillier, 56 ans, a annoncé lui-même, dès le lundi 1er juin, sa nomination à la présidence de l’Etablissement public du parc et de la Grande Halle de la Villette (EPPGHV), dans le dix-neuvième arrondissement de Paris. Il a été élu à ce poste lors d'un Conseil d'administration de l'EPPGHV, vendredi 29 mai, pour un premier mandat de cinq ans. Comme l'écrit Le Monde du 2 juin 2015 (ici)
C’est la fin du cumul des postes pour cet homme-orchestre qui dirige deux scènes nationales - le centre culturel transfrontalier « le Manège » à Maubeuge, depuis 1990, la Maison des arts de Créteil depuis 1993 - et pilote les festivités de Lille 3000 en tant que directeur général. Bientôt, probablement aux alentours du 10 juin, il ne sera plus « que » le patron de la Villette, tout en restant conseiller artistique de Lille 3000. (...) 
Voilà un vaste territoire [de 55 hectares] à administrer pour Didier Fusillier, personnalité du monde de la culture depuis vingt-cinq ans. Après ses débuts à Maubeuge et à Créteil, il a été nommé en 1998 commissaire général du Printemps du Québec. Puis commença l’aventure lilloise, auprès de Martine Aubry, maire de Lille depuis 2001 : Didier Fusillier fut directeur général de Lille 2004, puis directeur artistique de Lille 3000. Parallèlement, il a organisé diverses grandes expositions (au Tripostal, à Lille, au Centre national des arts plastiques, etc.). Enfin, depuis 2013, il est le directeur artistique des Berges de Paris.
Nous n'oublierons pas la qualité de la programmation Danse et performance de la Maison des Arts de Créteil (94) sous sa direction, la fidélité de son soutien à des créateurs exceptionnels comme le collectif japonais Dumb Type, le chorégraphe britannique Michael Clark (bêtement snobé à Paris) et le chorégraphe états-unien Bill T. Jones. Qu'il soit permis de célébrer la qualité de l'accueil (cela devient tellement rare).
Fabien Rivière 

vendredi 5 juin 2015

Le coup de force des Centres chorégraphiques

Logo des 30 ans des Centres chorégraphiques nationaux
Les 19 centres chorégraphiques nationaux (CCN), — regroupés au sein de l'Association des centres chorégraphiques nationaux (ACCN) depuis 1995 —  fêtent cette saison leurs 30 ans.

Ils ont organisé cette année en quatre volets qu'ils nomment ainsi : festif, numérique, régional, et réflexif. 
L'OBJECTIF

Dans le cadre « réflexif », l'ACCN conviait le 22 mai les professionnels du secteur chorégraphique à un « séminaire» à la Gaîté Lyrique (Paris). Elle y a présenté son projet. Elle souhaite mener ... 
... « une réflexion élargie à l’ensemble de la communauté chorégraphique. Aucun rassemblement d’importance du secteur n’a eu lieu depuis les Assises de la danse en 1998, aussi était-il important de réunir différents acteurs autour de problématiques communes, tant ils participent tous d’un même écosystème. L’objectif de cette démarche est que puissent émerger des propositions au plus proche des besoins artistiques d’aujourd’hui, permettant d’accompagner la vitalité chorégraphique. » (1) 
Il s'agit, « de rassembler le secteur chorégraphique (...) de manière élargie, bien au delà de nos structures. Cette journée est le fruit d'un travail collectif qui a eu lieu lors des journées du mois de mars et avril dernier (...). Il fallait créer un espace d'échanges qui soit représentatif de la diversité du secteur, désenclavé, non hiérarchique, et prospectif. » (2) 
Les centres chorégraphiques n'entendent plus s'occuper seulement de leurs propres intérêts, mais de ceux de l'ensemble du milieu chorégraphique. Ce qui pose un certain nombre de questions. La démarche est-elle désintéressée, est-elle légitime et est-elle efficace ? 
LA MÉTHODE

Dans un premier temps, il y a quelques mois, un premier groupe de travail issu de l'ACCN a été constitué — « qui a travaillé sur le repérage des éléments de contexte, sur des constats et sur la définition d'enjeux » (3). 

Dans un second temps, un second groupe d'une trentaine de personnes associant ACCN et des non-ACCN — a « enrichi [le tout] pour être partagé » (3). On trouvera sa composition à la fin de ce texte. Il a été mobilisé les 23 mars et 21 avril 2015 au Centre national de la danse dans le cadre d'« ateliers »

Selon l'ACCN, des gages de pluralité et de représentativité du milieu ont été donné. D'une part, le second groupe est composé « d'artistes-interprètes, d'administrateurs de compagnies, de directeurs de scènes conventionnées, de directeurs de centres de développement chorégraphique, de membres d'équipes de CCN, de deux directeurs de centres chorégraphiques nationaux, et d'une professionnelle suisse. » D'autre part : « Nous avons mixé aussi les générations et les esthétiques. » (3).

En réalité ce groupe s'est constitué par cooptation et dans le secret. 

La plus grande partie des professionnels a été mise devant le fait accompli, découvrant le projet le 22 mai. Lors de l'intervention de la salle, plusieurs personnes ont demandé à pouvoir participer aux travaux. Il n'y a pas eu d'engagement d'associer ceux qui le désiraient. La secrétaire générale de l'ACCN a répondu ceci : « Nous avons vos adresses mail. Donc on pourra imaginer un rapport plus direct si vous le souhaitez» Le vice-président de l'ACCN a rappelé les principes d'organisation. 

Au passage, il est permis de douter que le hip hop puisse être représenté seulement par la secrétaire générale d'un centre chorégraphique consacré au hip hop et une chorégraphe hip hop (qui vient d'être nommée artiste associée d'un centre chorégraphique), son administratrice et sa chargée de production. 

POURQUOI ?

Mais pourquoi en est-on arrivé là ? 

En 1997, accompagnant l'émergence d'une nouvelle génération de chorégraphes, deux collectifs se sont formés, Espace Commun et Les Signataires du 20 août, qui ont engagé un intense travail de réflexion sur la situation de la danse, afin de l'améliorer. Ces collectifs associaient jeunes chorégraphes, danseurs et universitaire/s. 

Lors des Assises de la danse de 1998, ils formaient un utile contrepoint au pouvoir des centres chorégraphiques, assurant une réelle pluralité et représentativité de la profession. 

Ce sont bien des chorégraphes appuyés par des chercheurs qui menaient alors les réflexions et les actions. Aujourd'hui, dans le cadre de ce « séminaire », ce sont des administrateurs qui sont en première ligne, qui organisent et prennent le parole. 

Mais, en réalité, ce sont bien des chorégraphes qui doivent porter une parole dans l'espace social, aussi bien professionnel que public. 

Rien de tel aujourd'hui, puisqu'il n'existe aucun regroupement de ce type dans le secteur indépendant. Les centres chorégraphiques profitent de ce vide pour s'engouffrer dans la brèche, avec la complicité du Ministère de la Culture et de la Communication, qui célèbre sa créature, le "Centre chorégraphique national". 

Le secteur des compagnies indépendantes doit fixer lui-même ses problématiques, sa temporalité et son organisation. Le degré de dépolitisation est préoccupant. Qu'est-ce que les aînés ont transmis (ou pas) aux jeunes ? 

Car il s'agit simplement d'un coup de force.  

RÉFLEXIF ?

On parle de volet « réflexif », mais la réflexivité consiste à s'interroger sur soi-même, de façon volontiers critique, et non tenter de diriger sinon de prendre le contrôle des autres.

En décembre 1999, Espace Commun écrivait : 
« Ainsi, quelques précisions à titre d'information et de rappel. Les centres chorégraphiques sont, de fait, des institutions. Comme toute institution, elle connaît une hiérarchie, une division du travail (chacun a (à) sa place), son cahier des charges (comment portent-ils le poids de ces charges épuisantes ?), son rapport aux tutelles (la ville, le ministère, etc.), et ses conseils d'administration, sans parler du fait d'être lancé dans une logique effrénée de production. 
Comment préservent-ils des exigences artistiques face aux lourdes contraintes de gestion administrative ? Ce qui fait problème c'est souvent le décalage entre les moyens financiers mis en œuvre et les résultats artistiques (en cinéma, c'est le décalage entre une superproduction américaine et un petit film français). 
Produire des spectacles, c'est bien, mais en plus y adjoindre la production d'une pensée, c'est mieux (cf. Merce Cunningham ou Jean-Luc Godard). Personne ne s'est interrogé pour savoir à quel prix on (r)entre dans une institution. Une institution institue et tue à la fois. Elle rend possible des choses, et en interdit d'autres. Il faut être très mobile pour conserver un certain type d'énergie, d'intégrité, de lucidité, de générosité, de respect des autres autour, dans toutes ces contraintes. »  
Ces questions demeurent actuelles. Mais elles sont taboues. Les centres chorégraphiques seraient les lieux de l'excellence artistique et du bonheur. Il est permis d'en douter. Sauf exceptions, la plupart des chorégraphes sortent exsangues de tels lieux.

Chacun doit porter sa responsabilité et non se décharger sur les autres. C'est bien en défendant une parole libre et généreuse pourquoi pas critique sans être menacé ou exclu que le milieu chorégraphique (re)gagnera du crédit dans la société. Un fonctionnement monarchique, vertical, a ses avantages. Mais c'est seulement en pratiquant un fonctionnement horizontal, non excluant et non autoritaire, construit en France dans le cadre d'une République, que le milieu s'en sortira.
Fabien Rivière
(1) Dans la brochure distribuée à l'occasion du séminaire ou sur le site internet www.accn.fr.
(2) Propos tenus par la secrétaire générale de l'ACCN. Source
(3) Propos tenus par le vice-président de l'ACCN. Source

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Deux journées d’ateliers réunissant une trentaine de professionnels se sont déroulées en mars et avril au Centre National de la Danse à Pantin.
Ont participé à ces ateliers :
Cornelia Albrecht (administratrice générale du CCN Montpellier Languedoc-Roussillon) ; Christophe Béranger (artiste – Sine Qua Non Art) ; Edwige Blondeaut (administratrice - Compagnie Par Terre, Anne Nguyen) ; Christine Bombal (artiste – administratrice de production); Fanny de Chaillé (artiste – Association Display) ; Rostan Chentouf (administrateur général du CCN Tours) ; Mié Coquempot (artiste – K622) ; Eliane Dheygère (directrice - scène conventionnée danse et théâtre Le Vivat Armentières) ; Vincent Dupont (artiste – J’y pense souvent) ; Massimo Fusco (artiste) ;  Anne-Françoise Geneix (secrétaire générale du CCN La Rochelle) ; Anne-Lise Gobin (directrice de production – Alma Office) ; Caroline Haigron (administratrice / Figure Project - Latifa Laâbissi) ; Deborah Hankey (chargée de production Compagnie Par Terre, Anne Nguyen) ; Béatrice Hanin (directrice - scène conventionnée danse Le Rive Gauche St-Etienne-du-Rouvray) ; Kevin Jean  (artiste) ; Stéphane Jouan (directeur – scène conventionnée danse L’Avant-Scène Cognac) ; Stephan Lauret (directeur - CDC Le Cuvier Artigues) ; Daniel Larrieu (artiste - Astrakan) ; Cécile Loyer (artiste- Compagnie Cécile Loyer) ; Thierry Malandain (directeur - CCN Malandain Ballet Biarritz) ; Mathilde Monnier (artiste - directrice - CND) ; Anne Nguyen (artiste - Compagnie Par Terre, Anne Nguyen) ; Frédéric Pérouchine (chargé de diffusion et de production de compagnies) ; Jonathan Pranlas - Descours (artiste – Sine Qua Non Art) ; Carole Rambaud (directrice – scène conventionnée danse et théâtre Espaces Pluriels Pau) ; Claire Rousier (Directrice adjointe - CNDC Angers) ; Nina Santès (artiste) ; Loïc Touzé (artiste – Association Oro) ; Gisèle Vienne (artiste - DACM) ; Emmanuelle Vo-Dinh (directrice - CCN du Havre) ; Isabelle Vuong (directrice – Reso / Réseau danse suisse)
co-animateurs / Hélène Joly (secrétaire générale de l'ACCN), Olivier Perry (administrateur général - CCN  Rillieux-la-Pape), Solenne Racapé (directrice déléguée - CCN du Havre), Laurent Vinauger (secrétaire général - CCN-Ballet de Lorraine)

lundi 1 juin 2015

Agenda Danse et performance - Paris et sa région - Juin 2015

1  Grande Halle - La Villette 
2  Théâtre de la Ville 
    (Chantiers d'Europe : à l'Atelier de Paris Carolyn Carlson 
     et au CentQuatre)
3  Atelier de Paris Carolyn Carlson
4  Centre Pompidou 
5  RCISS 
6  Opéra national de Paris 
7  Maison de la Culture du Japon à Paris 
8  Festival ONZE BOUGE
9  La Quinzaine du hip hop
10  Musée du Quai Branly 







1 - Grande Halle, La Villette (19°)
   Michael Clark   (Royaume-Uni)  come, been and gone    Magnifique
Du mercredi 3 au samedi 6 juin. En savoir + 


2 - Théâtre de la Ville (4°) 
cirque Yoann Bourgeois  Celui qui tombe 
Du mercredi 3 au mardi 9 juin. En savoir +

   Anne Teresa De Keersmaeker    Golden Hours (As You Like It)  2015    Attendu
Inspiré par Another Green World, Brian Eno (1975)
Du samedi 13 au dimanche 21 juin. En savoir + 
Anne Teresa De Keersmaeker et Brian Eno, Photo Anne Van Aerschot










CHANTIERS D'EUROPE 2015 - 6° édition - Grèce Italie Pologne Portugal Turquie
                                                Du mercredi 10 au dimanche 28 juin 
DANSE : 
Marco da Silva Ferreira (Portugal )  Hu(r)mano     
Samedi 20 juin 19h30. En savoir + (à l'Atelier de Paris Carolyn Carlson, festival June Events) 

Kat Válastur (Grèce ) Ah ! Oh ! – A Contemporary Ritual  
Samedi 20 juin 21h. En savoir + (à l'Atelier de Paris Carolyn Carlson, festival June Events) 

PERFORMANCE : 
Komuna Warszawa (Pologne)        Paradise Now ? RE// MIX Living Theatre    
(au CentQuatre)
Dimanche 14 juin, 17h30, 40 minutes. Photo Akasia Chmura  En savoir +

3 - Atelier de Paris Carolyn Carlson (12°)
    Festival June Events   
 du mardi 8 au samedi 20 juin. 9° édition. 
4 - Centre Pompidou (4°) 
Le Nouveau Festival du Centre Pompidou
Thème : air de jeu, 6° édition, 15 avril - 20 juillet En savoir +

5 - Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis - RCISS (93) 
Du mardi 5 mai au samedi 13 juin
25 compagnies - 12 créations - 10 théâtres - 15 pays 
ON PEUT SE CONCENTRER SUR : 
— Clément Dazin  Bruit de couloir  solo - 30 minutes - cirque (soirée partagée)
       samedi 6 17h et dimanche 7 juin 15h, Studio Théâtre, Stains. En savoir +  
Capture d'écran Espaces Magnétiques

6 - Opéra de Paris, Garnier (9°) 
José Martinez Les enfants du paradis 
Du jeudi 28 mai au samedi 6 juin. En savoir +
— TARIFS  (entre parenthèses : mauvaise visibilité)
(12€, 25€, 50€, 80€), 110€, 130€
29, 30 mai, 5, 6 juin (12€, 27€, 55€, 88€), 121€, 143€
1 juin (12€, 22€, 45€, 72€), 99€, 117€


7 - Maison de la Culture du Japon à Paris (15°)    proche de la Tour Eiffel
    Dairakudakan       En savoir +
Ode à la chair 
Chorégraphie et inter­pré­ta­tion : Emiko Agatsuma 
Direction artis­ti­que : Maro Akaji 
Pièce pour 10 dan­seu­ses
Du jeudi 4 au samedi 6 juin à 20h. 

La planète des insectes
Chorégraphie, direc­tion artis­ti­que et inter­pré­ta­tion : Maro Akaji 
Pièce pour 22 dan­seurs
Du jeudi 11 au samedi 13 ­juin, jeudi 18 et ven­dredi 19 ­juin à 20h, samedi 20 ­juin à 15h. 
Photo Hiroyuki Kawashima



Rencontres après le spec­ta­cle : 
— Vendredi 5 juin : ren­contre avec Akaji Maro (direc­tion artis­ti­que) et Emiko Agatsuma (cho­ré­gra­phie) 
— Jeudi 18 ­juin : ren­contre avec Akaji Maro (direc­tion artis­ti­que et cho­ré­gra­phie).

8 - Dans le 11° arrondissement : 
      Festival ONZE BOUGE 19° édition GRATUIT http://festivalonze.org

9 - LA QUINZAINE DU HIP HOP 10° édition
Du vendredi 19 juin au lundi 6 juillet. http://paris-hiphop.com

10 - Musée du Quai Branly (7°)    Proche de la Tour Eiffel 
  DeLaVallet Bidiefono   - Cie Baninga (Congo-Brazzaville)  Au-delà
Du mercredi 3 au dimanche 14 juin. Photo DR  En savoir +

RENCONTRES AVEC L'ÉQUIPE DU SPECTACLE
Profitez d’un temps d’échange avec les artistes, à l’issue des représentations de 17h, les dimanches 7 et 14 juin 2015, au théâtre Claude Lévi-Strauss.