lundi 15 février 2016

Samuel Churin - Vers une nouvelle convention d’assurance chômage : Mobilisation nécessaire !

Photo Fabien Rivière ©

Samuel Churin
14 hParis
PARTAGEZ ET DIFFUSEZ (publié le dimanche 14 février 2016)

Cher(e)s ami(e)s , 

Pour rappel, une nouvelle convention d’assurance chômage doit être signée pour être effective au 1er juillet 2016. La précédente (celle de 2014) avait entrainé un gros mouvement chez les intermittents suite à plusieurs mesures inacceptables. 

Pour éteindre le feu, Valls avait décidé de prendre en charge le différé d’indemnisation des intermittents et de mettre en place des tables de concertations auxquelles nous avons participées. Ces tables ont permis de confirmer définitivement que tout ce que nous disions depuis la grosse crise de 2003 était rigoureusement exact. Premièrement, la réforme de 2003 n’était pas économique mais idéologique puisqu’elle a coûté beaucoup plus cher tout en précarisant d’avantage. Deuxièmement, nos propositions ne sont pas plus coûteuses et permettent de réintégrer bon nombre d’intermittents en revenant à 507h sur 12 mois pour tous. 

Mais ces tables ont permis de constater aussi que la séparation, la division était une stratégie toujours très efficace. Ainsi il est toujours question de séparer les techniciens des artistes, les intermittents du reste des chômeurs. Et pourtant ! Il est toujours utile de rappeler que les intermittents sont des chômeurs à activité réduite, et comme le proposent bon nombre de personnalités, il serait grand temps que ce que nous disons depuis 13 ans soit admis : un système de couverture de l’activité réduite (qu’elle soit artistique, journalistique, ouvrière ou autre) doit être absolument généralisé. Nous ne cesserons jamais de rappeler que le grand scandale de ce dossier est que seuls 4 chômeurs sur 10 sont indemnisés (et les intermittents n’échappent pas à la règle). 

Pour creuser ces divisions, il a été décidé pour la première fois de négocier séparément les annexes 8 et 10 du reste de la convention. Ainsi la négociation générale commencera le 22 février au Medef avec les 5 confédérations de salariés (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) et les 3 confédérations d’employeurs (MEDEF, UPA, CGPME), et la négociation intermittent commencera le 25 février avec les fédérations spectacle de ces syndicats (CGT spectacle, etc …) et une fédération regroupant des syndicats d’employeurs du spectacle vivant et de l’audiovisuel : la FESAC. Si les syndicats du secteur ne se mettent pas d’accord, les confédérations décideront et on reviendrait alors à un schéma habituel. Je vous passe tous les détails et les problèmes qui nous attendent. 

Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra se mobiliser. Nos propositions justes ne seront pas adoptées si facilement. 

La campagne d’intox, toujours la même, a déjà commencé. Des arguments tellement faux que nous pourrions attaquer en diffamation tous les pseudo- économistes suivis par des journalistes qui ne vérifient rien ou n’y comprennent rien. Parmi ces arguments, il y a bien sûr le déficit, et, pire celui de la comparaison entre notre déficit et celui de l’assurance chômage en général. Pour la milliardième fois, je répète que nous sommes 3,5% de chômeurs indemnisés et que nous représentons 3,4% des dépenses. Autrement dit, un intermittent ne coûte pas plus cher qu’un chômeur. Autrement dit 110 000 intermittents indemnisés, ça coûte 1 milliard (différence entre cotisations versées et indemnisations perçues), mais une moyenne de 100 000 chômeurs indemnisés coûtent AUSSI 1 milliard. Autrement dit, agiter ce milliard (parce que c’est une grosse somme) comme un scandale est une grosse saloperie. Pour finir, sachez que ce déficit est une pure construction. En effet, les cotisations versées dépassent toujours largement les indemnisations perçues par les chômeurs : en 2011 par ex la différence cotisations-indemnités est de 4,5 milliards. On pourrait penser le système très excédentaire ! Et bien non puisque cette année-là, Pôle Emploi et l’Unedic avalent 6 milliards d’euros en coût de fonctionnement ! Donc on arrive à 1,5 milliards de déficit. Il fut un temps où l’ANPE était financée par l’état et non par les cotisations. Actuellement Pôle Emploi avale 10 % des recettes soit plus de 3 milliards d’euros par an. C’est aussi délirant que scandaleux. Mais ce déficit sert les arguments du Medef et du gouvernement pour systématiquement baisser les droits des chômeurs. La variable humaine sert toujours de variable d’ajustement. 

Pour essayer de rétablir quelques vérités, nous avions fait un Riposte 4 avec Mathieu Grégoire, hélas plus que jamais d’actualité. Regardez le jusqu’au bout, partagez le et affûtez vos arguments. Nous avons besoin de vous.

dimanche 14 février 2016

France - Festival Les Hybrides Hiphopées



Le Festival de danse hip hop Les Hybrides Hiphopées, dont c'est la première édition, se déroule à Divonne-les-Bains, ville de moins de 9.000 habitants, et Ferney-Voltaire, ville de plus de 9.000 habitants, toutes deux dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes, et limitrophes de la frontière Suisse. La première est située à une vingtaine de kilomètres au nord de Genève, la seconde longe l'aéroport de Genève. 
Fabien Rivière

samedi 13 février 2016

Attentats - « J'ai reçu trois balles de Kalachnikov »



« Djamel a reçu trois balles dans le corps le soir du 13 novembre 2015, alors qu'il prenait un verre en terrasse à « la belle équipe » avec une amie, qui elle n'a pas survécu à l'attentat. Il est aujourd'hui soigné à l'Hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé (94). Djamel n'est pas certain de pouvoir garder sa jambe droite. Une balle de kalachnikov a traversé sa cheville et l'a gravement endommagée. Il doit prendre la décision de se faire amputer ou garder une jambe qui le fait souffrir et avec laquelle il ne peut pas marcher. »

vendredi 12 février 2016

Berty, danseur hip hop, est décédé


Au premier plan Berty en 1984, à la salle de danse Jean Cocteau de La Verrière (78).

Le 9 février, Jean Djemad, co-fondateur de la compagnie Black Blanc Beur en 1979, a annoncé sur sa  page Facebook et celle de la compagnie, le décès de Berty, danseur de la première génération, à 50 ans, d'un cancer (cf. ci-dessous).  

Une - Hollande, Monsieur Bricolage

Une du Vendredi 12 février 2016

Nous avons dû "éduquer" tant de "ministres de la culture"

Une personnalité du milieu de la danse qui souhaite garder l'anonymat réagit à la nomination d'une nouvelle ministre de la culture et de la communication (notre article). 
Fabien Rivière
Quand je pense au nombre de "ministres de la culture" (???) que nous avons dû "éduquer" car ils ne connaissaient rien à rien !...

Je crois, du reste, que ce doit être un jeu prisé par les hommes politiques : forcer quelqu'un à affronter "les artistes", à les "écouter" (?), à les "comprendre (??!!), à amuser la galerie et, surtout, à ne pas lui donner les moyens pour réaliser un semblant de projet cohérent, pour lui retirer, enfin, son emploi à la seconde où il commence, enfin, à entrevoir la réalité des choses et où il pourrait devenir gênant....

Pauvre Fleur qui pensait avoir trouvé une sinécure pour le quinquennat !...

Aux oubliettes !

... Et on l'aura vite oubliée...

Qui est nommé à la direction du CDC de Toulouse ? La réaction de son président

Qui est nommé à la direction du Centre de Développement Chorégraphique (CDC) de Toulouse ? Hier, la ville de Toulouse a contredit le Ministère de la Culture (notre article). Le président du CDC a publié dans la foulée un communiqué que nous publions ci-dessous. 
Fabien Rivière

Toulouse, le 11 février 2016





Le Président du Centre de Développement Chorégraphique s’étonne de l’annonce par la Mairie de Toulouse de l’arrivée d’une « nouvelle équipe » à la direction du CDC, en contradiction avec le communiqué de presse de la Ministre de la Culture.

Il rappelle que, conformément aux textes régissant le label des CDC, le conseil d’administration de l’association est actuellement saisi de la proposition de nomination de Mme Corinne Gaillard en qualité de directrice. Le Conseil d’administration sera réuni dans les meilleurs délais pour statuer sur cette nomination.





Philippe Raimbault, 
Président

jeudi 11 février 2016

Audrey Azoulay, une énarque nommée Ministre de la Culture et de la communication


Audrey Azoulay, 43 ans, est nommée Ministre de la Culture et de la communication, en remplacement de Fleur Pellerin, — une autre énarque, qui est restée 1 an 5 mois et 16 jours à ce poste — à l'occasion de la constitution d'un nouveau gouvernement ce jour (composition).

Elle était conseillère culturelle du président François Hollande à l'Elysée depuis juin 2014. 

Titulaire d’une maîtrise des sciences de gestion de l'Université Paris Dauphine et d’une maîtrise de gestion de l’Université de Lancaster (Royaume-Uni), c'est aussi une ancienne de Sciences Po puis de l'École nationale d'administration (ENA). Diplômée en 2000, elle est d'ailleurs issue de la promotion Averroès, la même que Fleur Pellerin.

Depuis ses débuts en tant que magistrate à la Cour des Comptes, cette énarque a su naviguer avec succès dans le monde de la haute administration, avant de s'amarrer en 2003 au CNC (Centre national du cinéma) dont elle était, jusqu'à présent [juin 2014], numéro 2 (depuis 2011). Promue à la direction financière de l'institution sous la présidence Sarkozy, elle y était devenue directrice déléguée chargée notamment du secteur de l'audiovisuel et de l'épineux dossier du numérique. (source)
Fabien Rivière
LIRE 
Sortie du gouvernement : la "claque" reçue par Fleur Pellerin, L'Obs, 11 fév. 2016. ICI Fleur Pellerin «en larmes» en apprenant son éviction du gouvernement, ladepeche.fr, 12 fév. 2016. ICI

Jan Fabre nommé directeur du festival d'Athènes


Jan Fabre, Photo DR

Le ministère grec de la Culture a annoncé mercredi la nomination de l’artiste belge remuant Jan Fabre à la direction artistique du festival d’Athènes et Epidaure, en quête de nouvelles têtes d’affiche après le limogeage de son président Georges Loukos (connu en France  comme Yorgos Loukos).

Le Festival avait été dépoussiéré et relancé par l'ancien directeur du ballet de l'opéra de Lyon, Georges Loukos.

Mais nommé en 2006, par le gouvernement conservateur de l'époque, M. Loukos a été limogé fin décembre 2015 de ses fonctions de président, après son inculpation pour des pertes de 2,7 millions d'euros infligées à l'État grec (lire Georges Loukos limogé du festival d'Athènes pour mauvaise gestion).

Le ministère de la Culture avait précisé s'être résolu à cette « difficile décision » malgré « sa profonde estime pour l'oeuvre de Georges Loukos » dans l'attente de la conclusion de l'instruction dont il fait l'objet.

Cette décision, sur fond de renouvellement par le gouvernement de gauche des directions de nombreuses institutions culturelles, avait nourri les inquiétudes des milieux artistiques quand à l'avenir du Festival, aux ailes déjà très rognées par six ans d'austérité.

Les propositions de Jan Fabre seront annoncées lors d’une visite, prochainement, à Athènes, a précisé le ministère dans un communiqué. Le chorégraphe et plasticien anversois, qui fête cette année les 30 ans de sa compagnie Troubleyn est connu pour son art explosif, mêlant danse, performance, musique et arts visuels où le corps est celui, comme il aime l'expliquer, d'un guerrier de la beauté.
Fabien Rivière

Qui est nommé à la direction du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse ?

Corinne Gaillard, Photo Facebook

Mais qui donc est nommé à la direction du Centre de Développement Chorégraphique (CDC) de Toulouse ? Selon un communiqué du Ministère de la Culture et de la communication c'est Corinne Gaillard. Selon un communiqué de la ville de Toulouse, c'est Corinne Gaillard comme « directrice » ET Pierre Rigal comme « directeur artistique associé  » (nous publions les deux communiqués ci-dessous). 

Un premier appel d'offre pour la direction du lieu avait retenu les présélectionné/e/s suivants : Rostan Chentouf, Catherine Meneret, Cécile Reverdy, Pierre Rigal (avec Corinne Gaillard). Il avait été déclaré infructueux fin novembre. Mi-décembre un second appel d'offre avait été lancé. 

La période de tension entre la ville de Toulouse et le Ministère de la Culture n'est pas terminée. La ville voulant que le chorégraphe Pierre Rigal soit nommé, et le Ministère de la Culture et de la Communication répondant que les Centres de Développement Chorégraphique (CDC) ne peuvent pas être dirigés par un chorégraphe, contrairement à un Centre chorégraphique national (CCN).

Par ailleurs, la ville a baissé sa subvention au CDC, et annulé l'important projet de Cité de la danse (Une pétition contre la décision du Maire de couler le projet de Cité de la danse), dans un contexte budgétaire pour la Culture dégradé (Toulouse - La situation de la Culture s'aggrave). Corinne Gaillard (avec ou sans Pierre Rigal) devra donc faire preuve de beaucoup d'intelligence et de ténacité
pour redresser la situation.
Fabien Rivière
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 11 février 2016

Nomination de Corinne Gaillard à la direction du Centre de Développement Chorégraphique (CDC) de Toulouse

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, et Carole Delga, présidente de la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, ont donné leur agrément à la proposition de nomination de Corinne Gaillard à la direction du Centre de Développement Chorégraphique (CDC) de Toulouse.

Corinne Gaillard a défendu un projet novateur qui permettra à la danse d'être présente à Toulouse et dans la nouvelle région tout au long de l'année grâce à un nouveau rythme de saison chorégraphique, qui s’étendra de septembre à juillet.

Elle souhaite donner une place importante aux différentes esthétiques de la danse, aux projets collaboratifs avec la jeunesse, au jeune public, et à la coopération avec l'ensemble des équipes et structures chorégraphiques de la région.

Corinne Gaillard était jusqu'alors responsable des arts vivants du Lieu Unique à Nantes.

Elle succédera à Annie Bozzini qui a porté pendant plus de vingt ans avec passion et enthousiasme le projet du CDC.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA VILLE DE TOULOUSE
11 février 2016

Corinne Gaillard et Pierre Rigal nouveaux directeurs du Centre de développement Chorégraphique CDC de Toulouse

Après un appel à candidature la Ville de Toulouse annonce une nouvelle direction du Centre de Développement Chorégraphique Languedoc Roussillon Toulouse Midi-Pyrénées. Corinne Gaillard est nommée au poste de directrice et Pierre Rigal à celui de directeur artistique associé
Corinne Gaillard vient de Nantes où elle était auparavant responsable des arts vivants à la Scène Nationale Le Lieu unique. Pierre Rigal, chorégraphe reconnu et directeur de la compagnie Dernière minute, est Toulousain d'origine. 
La Ville de Toulouse, qui a soutenu la candidature de ce tandem, salue l'alliance de ces « deux belles compétences réunies pour proposer un projet ambitieux » à la tête du plus ancien centre de développement chorégraphique français, selon les mots de Francis Grass, Adjoint au Maire à la Culture

Elle rend hommage au travail d'Annie Bozzini qui a œuvré en faveur de la danse, à la direction du CDC, pendant plus de vingt ans. 

mercredi 10 février 2016

Danse à l'Opéra de Paris - La saison 2016-2017 de Benjamin Millepied

Conférence de presse de présentation de la saison 2016-2017 de l'Opéra national de Paris au Palais Garnier, (de g. à d.) Benjamin Millepied, directeur de la Danse - Stéphane Lissner, directeur - Philippe Jordan, directeur musical, Photo Fabien Rivière ©

La saison 2016-2017 de l'Opéra national de Paris a été présentée ce matin lors d'une conférence de presse à 10h au Palais Garnier. 

On trouvera ci-dessous la liste complète des programmes Danse, auxquels on a adjoint les deux opéras mis en scène par des chorégraphes. Pour s'en tenir à la Danse, quinze sont proposés à la vente, quatorze si l'on ne tient pas compte de la soirée de Gala de septembre. C'est la seconde et dernière saison signée Benjamin Millepied. 

Une thématique anglo-saxonne forte sinon massive se manifeste, avec l'invitation de l'American Ballet Theatre (ABT) et de chorégraphes venant des pays suivants : États-Unis avec Balanchine, présent dans trois programmes, dont deux entièrement, Jerome Robbins, Justin Peck et Merce Cunningham ; Royaume-Uni avec Antony Tudor, Wayne McGregor et Tino Sehgal ; Canada anglais avec Crystal Pite. Forte place aussi de William Forsythe, certes né aux États-Unis, mais qui a vécu plus de temps en Allemagne que dans son pays natal. Benjamin Millepied quant à lui crée deux pièces. Ainsi, quatre programmes ne relèvent pas de cette thématique anglo-saxonne (Noureev, Lacotte, Chamblas-Charmatz et Chorégraphes issus du Ballet de l'Opéra de Paris).  

Le directeur Stéphane Lissner a consacré son introduction à sa préoccupation principale : « Quelle est l'obsession (...) d'un directeur de théâtre ? (...) C'est de rendre plus accessible l'Opéra », puis a présenté avec le directeur musical les opéras de la prochaine saison. Il a introduit la Danse par un hommage à Benjamin Millepied, qui a ensuite exposé ses choix. À la fin, Stéphane Lissner a exigé que les questions des journalistes ne portent que sur la programmation 2016-2017, provoquant la stupéfaction de la salle, muette. Heureux de son effet, trahi par un sourire, il s'est levé, mettant fin à la séance. Stéphane Lissner ne se rendait alors pas compte qu'il contredisait son affirmation première « de rendre plus accessible l'Opéra », en interdisant aux journalistes de faire leur métier. Tout cela était un peu monarchique, vertical. Benjamin Millepied qui se dit pourtant nourri de culture américaine, disparaissait sinon s'enfuyait, quand le directeur musical, de culture suisse (il est né à Zurich), répondait volontiers aux questions des journalistes, avec le sourire (c'est le seul qui, en s'asseyant au début, avait salué la salle). 
Fabien Rivière
OPÉRA BASTILLE


Sarah Lane et Herman Cornejoa dans La belle au bois dormant [The Sleeping Beauty], de Marius Petipa & Kevin McKenzie, American Ballet Theatre, Photo Rosalie O'Connor  

      —— American Ballet Theatre - Marius Petipa & Kevin McKenzie La belle au bois dormant

—— Ballet de l'Opéra national de Paris : 

      Rudolf Noureev Le Lac des cygnes 

      George Balanchine Le Songe d'une nuit d'été

      Benjamin Millepied & Philippe Parreno CRÉATION 

PALAIS GARNIER 


William Forsythe, Photo DR

       —— Semperoper Ballett, Dresden (Allemagne) William Forsythe Impressing The Czar

—— Ballet de l'Opéra national de Paris : 

      Gala - Ouverture de la saison (24 sept.) : Crystal Pite (Canada) CRÉATION + William Forsythe Blake works + Défilé du Ballet de l'Opéra national de Paris

      Justin Peck (USA) In Creases + Crystal Pite (Canada) CRÉATION + William Forsythe Blake works + Tino Sehgal (Royaume-Uni) CRÉATION DANS LES ESPACES PUBLICS

      George Balanchine Mozartiana + Violin Concerto + Brahms-Schönberg Quartet 

      Antony Tudor (Royaume-Uni) The Leaves are Fading  + Benjamin Millepied CRÉATION 

      Wayne McGregor (Royaume-Uni) Tree of Codes CRÉATION

      Merce Cunningham Walkaroundtime + William Forsythe Trio + Workwithinwork

      Jerome Robbins En Sol + George Balanchine La valse + Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet & Marina Abramaovic Boléro

      Chorégraphes de l'Académie de l'Opéra national de Paris - Sébastien Bertaud + Bruno Bouché + Nicolas Paul + Simon Valastro

      Pierre Lacotte La Sylphide 

      École de danse ——
DÉMONSTRATIONS —
SPECTACLE — George Balanchine Divertimento n°15 +  Rudolf Noureev d'après Marius Petipa Raymonda, Acte III + William Forsythe The Vertiginous Thrill of Exactitude 
GALA DES ÉCOLES DE DANSE DU XXI° SIÈCLE — L'École de danse de l'Opéra national de Paris invite : The Royal Danish Ballet School [Copenhague], The Vaganova Academy (Saint-Pétersbourg), The Royal Ballet School (Londres), Sans Francisco Ballet School, Canada's National Ballet School [Toronto], John Cranko Schule - Stuttgart Ballet, Ballettschule des Hamburg Ballett [John Neumeier]

PALAIS GARNIER - ROTONDE DU GLACIER


Palais Garnier, Rotonde du Glacier, Photo Fabien Rivière ©

      Dimitri Chamblas & Boris Charmatz À bras le corps [duo]

CHORÉGRAPHE DIRIGEANT UN OPÉRA

PALAIS GARNIER Anne Teresa De Keersmaeker (ATDK) Così fan tutte [Mozart] 
Deux distributions en alternance : compagnie d'ATDK et Ballet de l'Opéra national de Paris

AMPHITHÉÂTRE BASTILLE Thomas Lebrun Les fêtes d'Hébé [Jean-Philippe Rameau]

mardi 9 février 2016

Square Artiste - Carte blanche à Raimund Hoghe

Le danseur, chorégraphe et metteur en scène allemand Raimund Hoghe consacre un portrait à Marie-Thérèse Allier, directrice depuis 1983 de la Ménagerie de Verre à Paris, lieu dédié à la danse et à la performance.
Vidéo disponible jusqu'au dimanche 14 février 2015 13h. 

lundi 8 février 2016

Violette Verdy rejoint George Balanchine au paradis

Violette Verdy dans Miss Julie de Birgit Cullberg pour l'American Ballet Theatre (ABT), 1958, Photo Maurice Seymour 

Violette Verdy vient de disparaître ce 8 février à l'âge de 82 ans victime d'un AVC. Elle a fait carrière comme danseuse au New York City Ballet de 1958 à 1976 alors dirigé par George Balanchine, qui crée des rôles pour elle. Ainsi, dans Tschaikovsky Pas de Deux (1960), The Figure in the Carpet (1960), Liebeslieder Walzer (1960), A Midsummer Night's Dream [Le Songe d'une nuit d'été] (1962), Emeralds [Émeraudes] (1967), Glinkaiana (1967), La Source (1968), Pulcinella (1972), et Sonatine (1973). Elle devient directrice de la danse du Ballet de l'Opéra de Paris de 1977 à 1980, puis codirige le Boston Ballet. 
Fabien Rivière
INTERVIEW de Violette Verdy (août 2015) ICI
Interview de l'historienne Florence Poudru au sujet de Violette Verdy (décembre 2014) ICI

LIVRE Violette Verdy, de Dominique Delouche et Florence Poudru, Éditions Centre national de la danse, décembre 2008, 35 €. En savoir + 

Travaux colossaux au Théâtre national de Chaillot


Les travaux ont été lancés en 2014, afin de rénover le site classé au patrimoine de l'Unesco. Un chantier colossal qui va durer encore deux ans. Cette phase consiste à reconstruire entièrement la salle Firmin Gémier, — deuxième salle en terme de nombre de spectateurs accueillis, après la grande salle Jean Vilar —  et ses abords. 
— En savoir + : Les salles de Chaillot

vendredi 5 février 2016

Yoga - Ian Derry, "Felix"

 January 18, 2016

Felix

Pushing the boundaries of flexibility through extreme yoga

London-based instructor Felix Price fuses ancient and modern yogic practices with weight training, calisthenics and martial arts in a delicate balance that aids practitioners' search for inner peace. Here, British photographer Ian Derry captures a quiet portrait of the tutor pushing his flexible form to the limit.

Chris "Hot Dog" Bunn (Dallas, USA)

jeudi 4 février 2016

Danse - « Colère » contre la non revalorisation de la subvention Accueil-studio. Les enjeux

Photo Fabien Rivière ©

Nous publions ci-dessous un courrier envoyé le 17 décembre 2015 à la Ministre de la Culture et de la Communication par l'Association des centres chorégraphiques nationaux (ACCN) et l'Association des Centres de développement chorégraphique (L'A-CDC). Les deux associations viennent d'apprendre que le montant de la subvention «Accueil-studio» que reçoivent les CCN et les CDC pour accueillir les compagnies indépendantes, ne sera pas revalorisé, contrairement à ce qui avait été promis. Le montant de 45.000 € n'a pas augmenté depuis 1998, c'est-à-dire depuis 18 ans. 

Annuler une mesure annoncée depuis des mois est une décision étrange. Comme le fait que depuis 18 ans le montant de 45.000 € n'ait pas suivi au moins l'évolution de l'inflation. 

Évolution de l'inflation en France de 1999 à 2014, Source Insee

Évolution du montant annuel de la subvention «Accueil-studio» si elle tenait 
compte de l'inflation, Mis au point par Espaces Magnétiques

Les deux tableaux ci-dessus montrent que si la subvention annuelle «Accueil-studio» ne suivait ne serait-ce que l'inflation, elle serait non plus de 45.000 € mais bien en 2014 de 57.534,73  €.

Par ailleurs, on notera que les compagnies indépendantes ne sont pas associées à la signature du texte. Il n'existe d'ailleurs pas de regroupement/s de compagnies indépendantes. 

Ce courrier peut faire penser que l'«Accueil-studio» est (et doit être) l'alpha et l'oméga de l'aide aux compagnies indépendantes. Il faut dire que les CCN pratiquent ces derniers temps un lobbying intense en direction du Ministère de la culture et de la communication afin de pouvoir exercer une emprise incontournable sur le milieu (cf. notre Le coup de force des centres chorégraphiques). Mais quel bilan tirer des aides directes de l'État aux compagnies ? Comment ont-elles évoluées depuis vingt ans ? Et où en est l'aide (co-production et achat) des théâtres ? L'absence de données publiques, exhaustives, fiables, partagées et discutées n'aide pas à y voir clair et à définir des actions. 

Le constat général est celui d'un délitement général et constant des aides financières, dans l'indifférence des autorités politiques nationales comme locales. Sans mobilisation collective contre ce déclin. La politisation est faible voire inexistante. 

Cette misère est rendue possible par le discours politique qui parle de « déficits publics » à combler comme d'une réalité alors qu'il s'agit en fait d'un discours idéologique ultra-libéral, et, maintenant, de guerre sans fin contre le terrorisme (et des moyens alloués pour y faire face). Concrètement, en avril 2014, un « plan d'économies de 50 milliards » a été annoncé par le gouvernement (cf. Le Monde), dont 11 milliards concernent les collectivités locales. La baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de l'État aux collectivités locales en 2015 (cf. Le Monde) est sensible. Elle a eu pour conséquence une baisse du budget de la Culture de ces dernières, par exemple à Lyon de 7 millions (cf. notre article), Toulouse (idem) et le département de l'Allier (idem). 

On ne doit pas oublier que les « déficits publics » sont creusés en grande partie par la fraude fiscale et l'évasion fiscale. Ainsi, « Le syndicat Solidaires-Finances publiques estime que le montant de la fraude fiscale se situe dans une fourchette de 60 à 80 milliards d'euros pour la France. Des chiffres repris à son compte en 2013 par Bernard Cazeneuve, alors ministre du Budget. Dans un rapport d'information sur la lutte contre les paradis fiscaux, les deux députés Alain Bocquet (PCF) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) écrivaient également, fin 2013, que la fraude fiscale entraînait un manque à gagner de 60 à 80 milliards d'euros par an.  Une somme conséquente puisque le déficit de l'Etat s'est élevé à 85,6 milliards d'euros en 2014, selon Bercy.» (cf. Le JDD) (On peut aussi lire l'ouvrage instructif d'Alexis Spire, Faibles et puissants face à l'impôt ici

Le renoncement s'inscrit dans les esprits qui l'intériorisent comme une fatalité. Mieux, si l'on peut dire, l'évocation de la dimension économique et politique de la situation, — en parlant par exemple de mutation du capitalisme, d'un capitalisme fordiste à un capitalisme actionnarial — lors de rencontres professionnelles provoque une réaction très agressive de dénégation, alors qu'il s'agit simplement de la réalité économique. Cela dit, cette réaction ne peut que satisfaire le/s politique/s puisqu'elle affaiblit les milieux culturels et singulièrement la danse dans leurs négociations pour la défense de leurs légitimes intérêts. Ainsi, la danse pratique l'art de se tirer une balle dans le pied.  
Fabien Rivière
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Madame Fleur Pellerin
Ministre de la Culture et de la Communication 
3 rue de Valois
75001 Paris

copie à

Monsieur Fabrice Bakhouche, Directeur de cabinet, ministère de la Culture et de la Communication,

Monsieur Laurent Dréano, conseiller chargé du spectacle vivant, de la musique et des arts plastiques, cabinet du ministère de la Culture et de la Communication,

Monsieur Michel Orier, Directeur Général de la Création Artistique

Madame Marie-Christiane de la Conté, Présidente de l’Association des Directeurs Régionaux des Affaires Culturelles

Madame Vanessa Charles, Déléguée adjointe à la Danse

Monsieur Stéphane Werchowski, Président de l’Association des Conseillers Danse et Musique des DRAC

Madame Madeleine Louarn, Présidente du SYNDEAC
Monsieur Frédéric Pérouchine, Président de LAPAS / L’Association des Professionnels de l’Administration du Spectacle
Monsieur Jean-Christophe Bleton, co-président du Syndicat Chorégraphes Associés



Paris, le 17 décembre 2015

Madame la Ministre,

Nous venons d’apprendre que la revalorisation de la subvention «accueil-studio» pour les Centres chorégraphiques nationaux et les Centres de développement chorégraphique, n’a pas été prise en compte dans les mesures nouvelles arbitrées par la DGCA.

Nous sommes stupéfaits et en colère.
Nous défendons auprès de vos services depuis de longues années cette mesure absolument essentielle pour l’ensemble du secteur chorégraphique, et particulièrement pour les artistes émergents et les équipes indépendantes, que nos deux réseaux accompagnent.
Nous avons eu l’occasion de vous dire à quel point ces soutiens constituent aujourd’hui un maillon fort et indispensable de la chaîne de production et de diffusion des œuvres chorégraphiques, jusqu’à leur accessibilité la plus large. Lors d’un rendez vous avec l’ACCN le 30 janvier dernier, vous êtes convenue que cette mesure de 45.000 euros, qui n’a jamais été réévaluée depuis sa création en 1998, se devait d’être renforcée.
Enfin, nous avons largement pu débattre avec vos services de cet « effet levier », extrêmement porteur pour l’ensemble du champ chorégraphique.

Le directeur général de la création artistique avait considéré, au cours de nos derniers échanges, la mise en œuvre de cette mesure comme nécessaire à l’égard du secteur indépendant et de la vitalité de nos maisons.

Par ailleurs, cette nouvelle vient contester les axes que vous avez annoncés en septembre dernier en faveur de la danse.
Elle vient également contredire les indications qui nous ont été transmises par nos DRAC, émanant des préconisations de la DGCA, nous incitant à inscrire dans nos budgets prévisionnels 2016 cette augmentation. Pour la plupart d’entre nous, ces budgets ont été votés en conseil d’administration, et portés à la connaissance de nos partenaires locaux, qui ont par ailleurs salué cette mesure nécessaire.

Nous ne pouvons accepter un tel recul aujourd’hui. C’est l’ensemble du champ chorégraphique, dont la fragilité ne cesse de s’accroître, qui va en pâtir.

En ce sens, Madame la Ministre, nous vous demandons solennellement de veiller au rétablissement de cette mesure permettant l’augmentation du montant actuel du dispositif « accueil-studio ». Nous demandons également à pouvoir vous rencontrer en urgence.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à notre grande inquiétude, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour l’ACCN, Emmanuelle Vo-Dinh, Présidente 
Pour l’A-CDC, Stephan Lauret, Président