dimanche 5 juin 2011

Agenda Danse et performance à Paris et en Île-de-France - juin 2011

         LIEUX   ou Chorégraphe        
1  Théâtre de la Ville                                     2  Théâtre de la Ville - Les Abbesses
Théâtre de la Cité Internationale     Parc de la Villette 
Opéra national de Paris                       6   Serge Ricci
Espace Culturel Bertin Poirée         Studio Le Regard du Cygne      
Cinémathèque de la danse              10  Mains d'Œuvres 
11  Point Éphémère                              12  June Events
13  After SKITe                                       14  Théâtre La Reine Blanche         
15  Maison de la Culture du Japon à Paris
16  Festival Danse Hip Hop Tanz            17  Casino de Paris
18  Musée Guimet                                            19  Festival 360°
20  Maison du Hip Hop - Block Party  
21  L'Appel (du 18 juin) à la parité dans le domaine de la culture 
Théâtre national de Chaillot
                                                                                                                      



1 Au Théâtre de la Ville (4°), 



▶    Pina Bausch   Allemagne 
« …como el musguito en la piedra, ay si, si, si… »  
(« ...Comme la mousse sur la pierre... ») INÉDIT À PARIS
 
Créé à Wuppertal le 12 juin 2009, quelques jours avant la mort de Pina Bausch, le 30 juin 2009.
Du mercredi 22 juin au vendredi 8 juillet.  En savoir +
Clémentine Deluy dans « ...Como el musguito en la piedra, ay si, si, si... », Photo Laurent Philippe 
Pièce travaillée au Chili. 
« Au mitan du spectacle, une chanson de Victor Jara, à qui la dictature chilienne avait coupé les mains pour qu’il ne puisse plus faire l’amour à la guitare, dit à elle seule la sève dansante qui fait douceur de la mousse sur la rugosité de la pierre : Deja la vida volar (Laisse voler la vie). Merci, Pina, de cet extraordinaire cadeau de deux heures et demie, viatique pour aller vers l’éternité. » Jean-Marc Adolphe

2 Au Théâtre de la Ville - Les Abbesses (18°),
  Gregory Maqoma   Sidi Larbi Cherkaoui    Shanell Winlock  Southern Bound Comfort
« Retour vers le passé. Gregory Maqoma, Shanell Winlock et Sidi Larbi Cherkaoui se sont rencontrés à PARTS, à l’école fondée par Anne Teresa De Keersmaeker. Dix ans ont passé. Gregory a beau vivre en Afrique de Sud, Shanell à Londres auprès d’Akram Khan, Larbi en Belgique, leur discussion ne s’est jamais interrompue. Ils la poursuivent aujourd’hui à travers leurs corps » Marie Borderel   
Du mardi 21 au mercredi 29 juin, 20h30. En savoir +
▷  Gregory Maqoma, Southern Comfort  2001 RE-CRÉATION NOVEMBRE 2009
    Créé et dansé par Gregory Maqoma & Shanell Winlock; et trois musiciens
▷  Sidi Larbi Cherkaoui, Bound  CRÉATION
    Créé et dansé par Gregory Maqoma & Shanell Winlock; et trois musiciens
3 Au Théâtre de la Cité internationale (14°), 

Pierre Droulers, De l'air et du vent, Pièce pour 5 danseurs - D'après une œuvre originale de 1996, du lundi 23 mai au mardi 7 juin. En savoir +
 
◯  à 20h30 lundi, mardi, vendredi, samedi ◯ à 19h30 jeudi  ◯ relâches mercredi, dimanche et exceptionnellement les jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 juin ● durée 1h10
▷ Rencontre avec l’équipe artistique, jeudi 26 mai après le spectacle.  
Apéro philo, vendredi 27 mai à 18h sur le thème «Hériter, interpréter». 


 Pierre Droulers   : « D’abord et avant tout, De l’air et du vent est donc un projet de danse pure qui donne le grand plaisir de voir des corps simplement (ou pas si simplement) bouger. Des corps qui doivent résister, se tordre, se blesser pour traverser les espaces du grand désordre avant de rejoindre l’accalmie, quand l’air se fait plus doux, les mouvements plus légers, presque envolés, quand il devient possible de retrouver une certaine douceur et même de toucher l’arc-en-ciel – et qui font tout cela avec un impressionnant et réjouissant savoir-faire technique. » (extrait d'une interview)

4  Au Parc de la Villette (19°), 




▶  Anna Halprin / Anne Collod & guests, parades & changes, replay in expansion 
Une réinterprétation de Parades & Changes, (1965) d’Anna Halprin et Morton Subotnick.
Conception et direction artistique : Anne Collod, en dialogue avec Anna Halprin et Morton Subotnick.
Du mercredi 15 au samedi 18 juin, à la Grande Halle de la Villette. En savoir +
  NOTRE AVIS     Une pièce importante et jouissive.
Photo Jérôme Delatour
▶   Mark Tompkins, Black'n'blues. A minstrel show  
Du mardi 21 au samedi 25 juin, Grande Halle de la Villette, Salle Boris Vian. En savoir +
Photo Gilles Toutevoix
« Pour sa dernière création, le chorégraphe Mark Tompkins s’est inspiré de la tradition des "minstrel shows" et du "blackface" du 19° siècle aux Etats-Unis : la farce des Blancs grimés en Noirs imitant des Noirs qui singent des Blancs...

Dans un décor en toiles peintes et palissades en bois évoquant le théâtre populaire du 19° siècle, les interprètes dansent, chantent et jouent un minstrel show contemporain qui libère, par la parodie, une force critique et humoristique.

Entre  masques, travestissement, parades, batailles de danse, joutes orales, la musique et les chansons de Black’n’blues couvre une période allant de 1830 à nos jours : minstrels songs des années 1830 à 1860, coon songs des années 1900, blues des années 20 et 30, soul et r’n’b des années 50 et 60 et rap des années 80.

La mise en scène des personnages opposés et contradictoires - blanc / noir, homme/femme, maitre/esclave interroge avec légèreté les notions de race, de classe et de genre.

Le spectacle préfigure plusieurs formes de divertissement américain du 20° siècle : le vaudeville, le burlesque, le stand up comedy, et même le rap. »

Et aussi, au WIP VILLETTE :  
(métro porte de  pantin, info  & inscription www.wip-villette.com/ – 01 40 03 75 33)
Derrière le masque – négociant la ligne de couleur, mercredi 22 juin à 17h30, Conférence de Mark Tompkins
Ateliers de découverte de danses noires américaines, vendredi 24 juin, 17h-19h30 et samedi 25 juin 15h-18h30, Avec Isnelle da Silveira, Yulia Tokareva, Mathieu Grenier (Cie I.D.A. - Mark Tompkins).
Le Bal Nègre, dimanche 26 juin, 16h-19h avec Mark Tompkins et ses interprètes, 16h : initiation aux danses noires américaines, 17h : bal.



5   À l'Opéra national de Paris (9° & 12°), 




 
RAIN
  ANNE TERESA DE KEERSMAEKER            
DU 25 MAI AU 7 JUIN
PALAIS GARNIER En savoir +
Capture d'écran Fabien Rivière
L'ANATOMIE DE LA SENSATION. POUR FRANCIS BACON
  WAYNE MCGREGOR   
DU 29 JUIN AU 15 JUILLET
OPÉRA BASTILLE En savoir +  
LES ENFANTS DU PARADIS
D’APRÈS LE SCÉNARIO DE JACQUES PRÉVERT ET LE FILM DE MARCEL CARNÉ 
  JOSÉ MARTINEZ   
DU 29 JUIN AU  15 JUILLET
PALAIS GARNIER En savoir +

6 Le danseur et chorégraphe français   Serge RiccI  présente quatre pièces :
Au bord de l'oubli (duo) / Là où rien du coeur ne se perd (quatuor) CRÉATIONS 2011 
En savoir +
Serge Ricci et Brigitte Asselineau dans Au bord de l'oubli, Photo DR
Jeudi 9 juin à 20h30 au Collectif 12 174, rue du Maréchal Juin 78200 Mantes la Jolie (Nord-ouest de Paris, Localisation : utiliser Google Maps Ici) Accès train : Gare de Mantes la Jolie. 
Une navette est mise en place depuis Paris, Départ Place du Châtelet à 18h45. Merci de réserver votre place par téléphone au 06 67 31 81 92.
▶  GRATUIT   Les hommes scotchés et autre performance (En savoir +) au Domaine de Chamarande (Essonne) , dimanche 12 juin, 15h30 & 17h.  En savoir +
▶  GRATUIT  Air Ball Pic Nic (En savoir +) au Domaine de Chamarande (Essonne), dimanche 19 juin, 15h30. En savoir +

7 Au Espace Culturel Bertin Poirée (1°), 
BUTÔ Festival, Du vendredi 3 au jeudi 30 juin à 20h30.
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« Depuis 10 ans, le Festival participe, année après année, à la mise en valeur de la danse butô dans une dynamique et dans un esprit d'ouverture, d'échange et de partage. Cette 11ème édition confirme l'intérêt grandissant d'un public, qu'il soit novice ou passionné, curieux de la danse ou de l'art en général, pour cette forme d'expression artistique né au Japon en 1960. »




Nanami Kohshou



8  Au Studio Le Regard du Cygne (20°),     
Spectacles Sauvages   En savoir +
     Jeudi 16, Vendredi 17 Juin à 15h & 19h30


« Formes courtes en danse contemporaine, extraits de spectacles, étapes de créations en cours…
Une formule ludique et surprenante pour échanger entre artistes, public et professionnels.
»
▶ Jeudi 16 juin : 
Duels d'Anne Lopez - Cie les Gens du quai
Sans Objet de Mié Coquempot, recréation pour le RIDC
Physis de Renata Arnedo

▶ Vendredi 17 juin :
▷ Les lauréats du concours Rosalia Chladek
Numéro d'ObjEt de Marie Lenfant
Elle. La Dame en noir. Le retour. de Roberte Léger 


9 À la Cinémathèque de la Danse, dans les murs de la Cinémathèque Française (12°),  

▶ La Cinémathèque de la Danse s'associe à la Cinémathèque Française pour l'hommage à Leslie Caron, le 6 juin, 20h. Un court montage fait par la Cinémathèque de la Danse sera présenté au début de la soirée. En savoir +
À l’occasion de la publication en français des mémoires de Leslie Caron, Une Française à Hollywood (éditions Baker Street, Paris, Cf. Facebook), la Cinémathèque française et la Cinémathèque de la danse organisent un dialogue avec Leslie Caron animé par Jacques Fieschi et Serge Toubiana. 
▷ Cette séance sera précédée à 19h d'une séance de dédicace de ses mémoires à la librairie de la Cinémathèque française.



▶ Présentation du dernier film de Dominique Delouche, Balanchine In Paris, le 4 juillet.
   

10 À Mains d'Œuvres (Saint-Ouen, 93), 
1ère édition du festival RespirationsEn savoir +
« 10 formes courtes, 10 inspirations, 10 façons de respirer le monde... Découvrez 10 compagnies résidentes en danse et en théâtre. A l’heure où Mains d’Œuvres fête ses 10 ans, 10 années dédiées aux artistes émergents et à leurs expérimentations. »
Vendredi 17 juin : Groupe ACM, Eau du Bain, François Laroche-Valière, Cie Le Dahu, Camille Mutel, Alexis O’Hara, Inari Salmivaara
Samedi 18 juin :  Mario Batista, Leila Gaudin, Cie Ginko, Groupe ACM, François Laroche-Valière, Cie Le Dahu, Camille Mutel, Alexis O’Hara, Inari Salmivaara
Dimanche 19 juin :  Mario Batista, Eau du Bain, Leila Gaudin, Cie Ginko, François Laroche-Valière, Camille Mutel, Alexis O’Hara, Inari Salmivaara


11 Au Point Éphémère (10°), 

 2° édition du festival Petites Formes (D)cousues consacré à la danse contemporaine, Du 6 au 10 juin.
En savoir +

« La seconde édition du festival Petites Formes (D)cousues laisse une place prépondérante à la ville, l’espace urbain mais aussi à la Cité au sens large. Les résidents en danse de la saison 2010/2011 de Point Éphémère ainsi que quatre chorégraphes invités (I. Catalan, R. Bottinelli, S. Auberville et A. Alègre) présentent des formes tantôt performatives, ou en devenir, limitées dans le temps à trente minutes »

 
12 À la Cartoucherie
le festival June Events.
En savoir +
 
« Du jeudi 16 au lundi 20 juin, le festival JUNE EVENTS, dirigé par la chorégraphe Carolyn Carlson vous propose une programmation danse sur le site unique de la Cartoucherie, à Paris. Avec 22 représentations, dont 6 créations, le festival vous invite à découvrir 16 compagnies et une centaine d’artistes... »


13 Après le festival June Events, Jean-Marc Adolphe propose After SKITe.
Du lundi 20 au jeudi 30 juin. En savoir +



14 Au Théâtre La Reine Blanche (18°),
2 bis, passage ruelle 75018 Paris, M° La Chapelle (ligne 2), M° Marx Dormoy (ligne 12). www.reineblanche.com/

Pièce chorégraphique Légend of Erebia, samedi 11 juin 19h.
Flamenco Laura Santamaria, Semilla, vendredi 17 & samedi 18 juin à 21h. 

15 À la Maison de la Culture du Japon à Paris (15°), 
danse traditionnelle avec Jiuta-mai - En Kanzaki, vendredi 3 et samedi 4 juin, 20h.  
Danse : En Kanzaki Chant : Seikin Tomiyama (Trésor National Vivant) Kiyohito Tomiyama Commentaires : Tamotsu Watanabe
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Photo Syunji Ôkura
16 Le Festival Danse Hip Hop Tanz est 
Une balade chorégraphique en Seine-Saint-Denis 
Du 21 mai au 18 juin. En savoir +

▶ 21 mai : Bobigny 
◯ Les échanges chorégraphiques amateurs du Réseau Danse HipHop Tanz
◯ Accueil de la jeune création hiphop professionnelle : compagnie MIM-H
22 mai : Rosny-sous-Bois
Danse HipHop Tanz en clôture de la semaine de la danse : Restitution de chantiers artistiques, Collectif O'Trip House,
R.A.F Crew

 
▶ 28 mai : Tremblay-en-France
Compagnie Wanted Posse / Junior Bosila : «Buanattitude»  A Photo Karlos
Compagnie Farid O - Farid Ounchiouene : «Nobody»  Photo Gaëtan Besnard 
▶ 29 mai : Aulnay-sous-Bois
Battle de l’association VNR – 8ème édition – Back to the roots !
▶ 3 juin : Aulnay-sous-Bois
Découverte 2011 de l’association VNR
Collectif Tout Konte Fait : work in progress de la pièce «1'Koruptible»
Compagnie X-Press : «Moukawamat»
17 & 18 juin : Pantin,
Juste Debout School
Prophenomen
X-Press
Vagabond Crew
Serial Stepperz

Passage de relais...
17 Le lundi 20 juin à Paris Hip Hop au Casino de Paris (9°), pour la coréalisation de Paris Danse Hip Hop.
18 Au Musée Guimet (16°), 
Pandit Gopal Dubey et sa troupe En savoir +
Danse Chhau de Seraikella (Inde du Nord), Vendredi 17 et samedi 18 juin à 20h30.
 « Enveloppé de mystère, le danseur de Chhau exprime ses émotions cachées par la cadence de ses gestes, les flexions de son corps et les orientations de son masque. Le mot Chhau est différemment traduit par les érudits. « Ombre », « déguisement » et « image » sont les interprétations les plus communes en raison de l'usage des masques. Mais les mouvements martiaux du Chhau ont mené d’autres interprétations telles « attaquer furtivement » ou « chasser ». 

Il existe trois styles de Chhau nés respectivement à Seraikella, Purulia et Mayurbhanj. Le Chhau de Seraikella a prospéré sous protection royale. Sa forme actuelle semble devoir beaucoup à l’œuvre du maharaja A. Pratap Singh Déo (1885-1969) et de sa famille, car les princes étaient non seulement des spectateurs avertis mais aussi des danseurs, des professeurs et des experts dans la réalisation des masques.

Les masques de Seraikella sont comparables à ceux utilisés dans le Nô japonais ou le Wayang Wong de Java. 

Le caractère martial vigoureux du Chhau en a fait une danse réservée aux hommes qui y jouent aussi les rôles de femmes. »

19 Au Festival 360° (Paris),
Le vendredi 24 juin à 20h30 au Café de la Danse, Paris 11°, Métro Bastille. En savoir +
▶ Cie Ziya Azazi (Turquie), Dervish In Progress, Chorégraphe et interpréte.
www.ziya-azazi.com/
 NOTRE AVIS  Très bon travail.
▶ Cie Poème d'un jour, Cristobal Colon, Chorégraphe : Eva Alonzo, Interprètes : Carlos Sanchez, Stanislas Siwiorek, Eva Alonzo.
▶  Cie Setho danse africaine, voyage de Sellou, Chorégraphes et interprètes : Nadège Sordet et Thomas Gueï.
▶  Cie Vent en poupe,  pour un instant, chorégraphe et interprète Misuzu Pavasovic.

20 Jazzeffiq, la Maison du Hip Hop & Paris Est Mouv' organisent une BLOCK PARTY
  GRATUIT    Mardi 21 juin, 18h-23h, au TEP Ménilmontant (11°).
« Bonjour,

Une block-party est une fête qui réunit un cercle de voisins, d’amis, autour d’artistes musiciens, danseurs et graffeurs.

Pour la 3° année nous renouons avec cette tradition festive, fondatrice du Mouvement, qui a eu une influence très importante sur l'éclosion de la culture Hip-hop dont  Rap, Dee jaying, Danses break ou debout, et Graf en sont les éléments indissociables.

Le collectif Jazzefiq et ses artistes de talents, ainsi que DJ Gone, ont bien voulu se joindre à nous pour construire ensemble cet événement festif.


En espérant vous accueillir à cette occasion.

Bien cordialement
Nathalie Barraux
  [Fondatrice de la Maison du Hip Hop, Paris]
»

21   GRATUIT  Au Théâtre de l'Est parisien (20°), 159 avenue Gambetta
 L'Appel (du 18 juin) à la parité dans le domaine de la culture
réunion ouverte H/F Ile-de-France à l'invitation de Catherine Anne
le samedi 18 juin à 16h00
État des lieux et perspectives sur la place des femmes dans les métiers de l'art et de la culture 
Interventions :
Hélène Marquié, Maîtresse de conférence, Centre d'études féminines / études de genre, Université de Paris 8
Delphine Naudier, chercheuse au CNRS en sociologie de la culture et sociologie du genre, auteure de travaux sur la question des écrivaines depuis les années 70.
Verre offert par le théâtre à l'issue de la rencontre. 
L’association H/F Île-de-France s’est constituée à l’initiative de femmes et d’hommes  travaillant dans le domaine du spectacle vivant, de la radio et du cinéma. Elle a pour double objectif : 
-     Le repérage des inégalités entre les hommes et les femmes dans les milieux de l'art et de la culture.
-      La mobilisation contre les discriminations observées afin de faire évoluer l'ensemble du paysage culturel vers l’égalité réelle et la parité.
Elle compte actuellement 200 adhérent/es. Contact : http://h.f.idf.free.fr /  h.f.idf@free.fr

 X_ LA CENSURE DU THÉÂTRE NATIONAL DE CHAILLOT
                 NE NOUS PERMET PAS DE RENDRE COMPTE DE SON ACTIVITÉ 
                                           REMERCIEMENTS à Dominique Hervieu et José Montalvo

Un documentaire consacré au Ballet de l'Opéra de Lyon, sur France 2

Le Ballet de l'Opéra de Lyon et sa trentaine de danseurs est le second ballet de France, après celui de l'Opéra de Paris, mais le premier pour son ouverture, la diversité et la qualité de son répertoire. C'est ce que montre fort bien le documentaire de Marie-Hélène Rebois, Le Ballet de l'Opéra de Lyon, un répertoire contemporain, qui débute cependant avec un chorégraphe néo-classique, le suédois Mats Ek, la danseuse Ana Laguna, son épouse dans la vie, faisant répéter son fameux Giselle. Suit One of a kind, d'un autre néo-classique, le Tchèque Jiří Kylián. Passé le passé, si l'on ose dire, après le studio de la compagnie à Lyon, puis un passage par Lille, la troupe s'envole pour New York, et, enfin, il est question de danse contemporaine, au Joyce Theater, avec Beach Birds de Merce Cunningham, Grosse Fugue de Maguy Marin, un quatuor de femmes en rouge, sur du Beethoven, et Trisha Brown avec Set and Reset / Reset. À cette occasion, le directeur du Ballet de l'Opéra de Lyon, le Grec Yorgos Loukos, s'interroge sur le futur de l'œuvre de Cunningham, après la mort de ce dernier en 2009, et la dissolution de sa compagnie fin décembre 2011. De passage à Paris, au Théâtre de la Ville, avec deux programmes, dont l'historique The show must go on de Jérôme Bel, la réalisatrice a la bonne idée de filmer la pièce et... les réactions des spectateurs. Édifiant ! Yorgos Loukos aura ainsi cette belle formule concernant les interprètes d'une œuvre que certains considèrent ne pas être de la danse : « Je trouve que la pièce de Jérôme [Bel] les a aidé à faire des progrès ». Enfin, de retour à Lyon, trois jeunes chorégraphes inconnus en France sont amenés à travailler avec les danseurs : Jason Akira Somma (USA) présente Angelic Dystopia, Otto Ramstad (USA) Mammal et Antony Hamilton (Australie) Black Project III.

Le Ballet de l'Opéra de Lyon, un répertoire contemporain, documentaire de Marie-Hélène Rebois, 2011, durée : 1 heure et 14 minutes. 

Diffusion : France 2, lundi 6 juin, le soir à 0h20, ou mardi 7 juin au matin à 0h20.
 Yorgos Loukos, directeur du Ballet de l'Opéra de Lyon, Photo DR ▶

▼ Extrait de Le Ballet de l'Opéra de Lyon, un répertoire contemporain, Durée : 4 mn. 17 s.

Beach Birds, de Merce Cunningham, Photo Michel Cavalca
Grosse Fugue, de Maguy Marin, Photo Michel Cavalca

lundi 30 mai 2011

Gratuit : Entrez dans la Danse, le dimanche 5 juin

200 artistes, 42 compagnies, 52 spectacles gratuits, et 18 initiations : une fête unique dédiée à la Danse 
Le dimanche 5 Juin 2011 à Paris  http://entrezdansladanse.fr/


vendredi 27 mai 2011

Nomination de Thomas Lebrun à la direction du Centre Chorégraphique National de Tours

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, annonce la nomination de Thomas Lebrun à la direction du Centre chorégraphique national de Tours.

En accord avec la ville de Tours, la région Centre et le département d’Indre-et-Loire, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, annonce la nomination de Thomas Lebrun à la direction du Centre chorégraphique national de Tours.

Chorégraphe et interprète, Thomas Lebrun a notamment dansé pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve, avant de fonder la compagnie Illico en 2000. Son écriture allie une danse précise à une théâtralité affirmée.

Depuis 2005 il  a été artiste associé au Centre de développement chorégraphique - Danse à Lille, s’impliquant pleinement dans ses activités à destination des publics. Ses productions ont été accompagnées avec constance par le festival des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Son projet pour le Centre chorégraphique national de Tours est guidé par l’affirmation de toutes les danses contemporaines et l’ouverture aux dialogues possibles entre la danse et la musique.

Il prendra ses fonctions de directeur au 1er janvier 2012, en succédant à Bernardo Montet.

Paris, le 27 mai 2011

▶ PRÉCISION Quatre chorégraphes demeuraient sur la short list : Thomas Lebrun,  Béatrice  Massin (danse baroque), José Montalvo et Robyn Orlin. Les deux derniers s'étant retirés, ne restaient plus finalement en liste que Thomas Lebrun et Béatrice Massin. 
▶ Nominations aux directions du CCN de Rillieux-la-Pape et du Ballet de Lorraine



mercredi 25 mai 2011

Danse : Les surprises de la saison 2011-2012

   RÉSUMÉ    Le Théâtre de la Ville manifeste un bel appétit, en allant de l'avant, quand la Maison de la Danse de Lyon, le Théâtre national de Chaillot et l'Opéra national de Paris reviennent sur leurs ouvertures passées à la modernité. 

  THÉÂTRE DE LA VILLE Paris

Emmanuel Demarcy-Mota présentait ce lundi 24 mai sa troisième saison comme directeur. Elle se déroulera du 5 septembre  2011 au 12 juillet 2012, en « flux continu », c'est-à-dire même pendant les  différentes vacances scolaires, avec 90 programmes, dont 26 en théâtre, 27 en danse et 36 en musique (du monde et classique), proposant 260.000 places.

Le thème de l'enfance sera abordé dans plusieurs créations, comme lors du dernier Festival de Cannes et du prochain Festival d'Avignon In. En danse, Boris Charmatz travaille avec 27 enfants et 9 danseurs professionnels dans enfant. Josette Baïz reprend des pièces de chorégraphes avec 23 enfants de 8 à 19 ans. En théâtre, le metteur en scène Arnaud Meunier crée avec 45 adolescents de trois lycées de Seine-Saint-Denis et 5 comédiens dans 11 septembre 2001. Le directeur du lieu, Emmanuel Demarcy-Mota, n'est pas en reste avec Bouli année zéro. Une programmation "Enfance et jeunesse" apparait même : 9 spectacles dans 5 théâtres parisiens.


PROGRAMMATION                                                www.theatredelaville-paris.com/
 Hans was Heiri, création de Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot, Photo Augustin Rebetez
Sofian Jouini hip hop 3° prix Concours Danse élargie 2010
Simon Tanguy + Noé Soulier 2° et 1° prix Concours Danse élargie 2010
DV8 Lloyd Newson 
Boris Charmatz
François Verret
Lemi Ponifasio
Jérôme Bel Cédric Andrieux (au théâtre de la Cité internationale) + version courte > jeunes, Th. Abbesses
Robyn Orlin au 104, puis au Théâtre de la Ville
Merce Cunningham 2 programmes
Rachid Ouramdane
Israel Galván
Marie Chouinard
Christian Rizzo
Hofesh Shechter
Fabrice Lambert
Ambra Senatore Italie
Sébastien Ramirez & Hyun-Jung Wang
Pina Bausch
Anne Teresa De Keersmaeker
Peeping Tom
Faustin Linyekula, avec le Ballet de Lorraine
Savion Glover claquettes
Groupe Grenade - Josette Baïz (23 enfants de 8 à 19 ans) Chorégraphie (extraits) Jérôme Bel, Philippe Decouflé, Jean-Claude Gallotta, Michel Kelemenis, Jean-Christophe Maillot, Angelin Preljocaj
Danse élargie Concours 2°édition 16 & 17 juin

En catégorie Théâtre (on peut y voir plutôt du cirque et de la danse) Zimmermann & de Perrot
Théâtre Romeo Castellucci
Théâtre Bob Wilson avec le Berliner Ensemble
Théâtre Scali Delpeyrat Dance is a dirty job but somebodys got to do it Prix du public Concours Danse élargie 2010

AU SUJET DU CONCOURS DANSE ÉLARGIE > Le concours Danse élargie en photos

   MAISON DE LA DANSE Lyon




Guy Darmet et Dominique Hervieu, Photo Christian Ganet

Guy Darmet présentait toute la semaine du 9 mai, lors de sept rendez-vous avec le public, sa 32° et dernière saison (rappelons toutefois que le lieu a été fondé en 1980 par un collectif de jeunes chorégraphes — composé de Lucien Mars, Michel Hallet Eghayan,  Claude Decaillot,  Hugho Verreghia et Marie Zighéria — qui confia la direction artistique à Guy Darmet, avant que ce dernier ne s'autonomise du groupe). C'est lui qui a préféré nommer à sa succession (la très contestée) Dominique Hervieu, plutôt que de respecter le choix d'un jury dont c'était pourtant la responsabilité. La profession a protesté, à travers notamment une lettre ouverte envoyée au Ministre de la Culture et de la Communication, signée par des personnalités de la danse, par l'Association des centres chorégraphiques nationaux (ACCN), le réseau des centres de développement chorégraphique (CDC) et le Synavi (compagnies indépendantes). Par ailleurs, dans un communiqué distinct, le SYNDEAC qui regroupe près de 300 structures de spectacles subventionnées par l'Etat, a estimé que « le mépris affiché par les pouvoirs publics pour les procédures de nomination est préoccupant ».

Cette saison prend un sens particulier, condensant les coups de cœur de Guy Darmet et son idée de la danse.

On peut accepter l'idée d'une pluralité des goûts, et donc d'une pluralité des genres de spectacles proposés, mais remarquer aussi que certains "oublis" sont problématiques, pour manier l'euphémisme, d'autant plus quand ils sont massifs.

Ainsi, cette programmation de la Maison de la Danse de Lyon est fascinante dans sa capacité à ne pas proposer ce qui se fait de mieux. Ainsi, on ne verra pas sur scène les pièces de tous les chorégraphes suivants : Pina Bausch, Merce Cunningham, William Forsythe, Anne Teresa de Keersmaeker, Alain Platel, Jan Fabre, Meg Stuart, Robyn Orlin, Bob Wilson, Dominique Bagouet, Wim Vandekeybus, VA Wölf, Trisha Brown, Mathilde Monnier, Boris Charmatz, Michael Clark, Christian Rizzo, Marco Berrettini, Gisèle Vienne, Foofwa d'Imobilité, etc...

Ces choix manifestent une singulière défiance, sinon détestation, de la modernité, ce qui n'était pourtant  pas le cas les premières années de la Maison de la Danse.

PROGRAMMATION
 Hans was Heiri, création de Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot, Photo Augustin Rebetez
En gras ce qui nous semble le plus intéressant (sans prétendre être exhaustif).
Compagnie Käfig - CCN [Centre Chorégraphique National] de Créteil - Mourad Merzouki, Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou (Lyon), Grupo Corpo (Brésil), Eugénie Rebetez (Suisse), Octopus de Philippe Decouflé, Lauréats 2010 Concours [re]connaissance, Concours [re]connaissance 2011, le cabaret transformiste de Chicos Mambo, Gaspard Delanoë - Yalda Younes - Israel Galván, Meryl Tankard (ancienne danseuse de Pina Bausch), Cie Balades qui remonte une pièce de 1989 de Bernard Glandier, Legend Lin Dance Theatre (Taïwan), la comédie musicale Un violon sur le toit, Herman Diephuis (France), Tap Dogs, Cie Stylistik (Clarisse Veaux & Abdou N'gom) + Anothaï Cie (Thô Anothaï), flamenco de Rafaela Carrasco, Michel Kelemenis (France), Barak Marshall (Israël), Cedar Lake (USA), Jesus Sevari (solo), soirée Tchaïkovski / Minkus avec les 55 danseurs du Ballet de l'Opéra de Perm, Davy Brun (Lyon), Orchestre national de Lyon (avec Marion Lévy), Zimmermann & de Perrot (Suisse), Danza Contemporanea de Cuba, Che... Malambô ! (le malambo est une danse nationale de l'Argentine), Brahim Bouchelaghem (France), le flamand Pieter Ampe et le portugais Guilherme Garrido, Maguy Marin, Cie Les Choses de rien (Boris Gibé, cirque), Thomas Lebrun (France), Carolyn Carlson - CCN [Centre Chorégraphique National] de Roubaix, Béjart Ballet Lausanne, Jeune Ballet du CNSMD de Lyon 


   THÉÂTRE NATIONAL DE CHAILLOT 
 
 http://theatre-chaillot.fr/


Présentation de la saison 2011-12 au public, salle Jean Vilar : de gauche à droite, Agnès Chemama (directrice du développement et des publics & conseillère à la programmation jeune public), Sylvaine Van den Esch (conseillère artistique), José Montalvo (directeur artistique) et Dominique Hervieu (directrice générale), Photo Fabien Rivière ©

Dominique Hervieu présentait le jeudi 12 mai sa dernière saison au Théâtre national de Chaillot, partant pour la direction de la Maison de la Danse de Lyon (José Montalvo reste à Chaillot). Devant une salle dont la moyenne d'âge dépassait les 60 ans, l'efficacité de son sourire, auquel les professionnels savent qu'il ne faut pas se fier, atteignait ses limites, entre rôle de Gentil Organisateur (ou Gentille Organisatrice) et abattage de Commercial. C'est Didier Deschamps, qui vient de la direction du Ballet de Lorraine, qui lui succédera le 1er juillet.

Du côté de la programmation artistique, dont 20 programmes de danse, Dominique Hervieu affirme « présenter un panorama très contrasté », où le « fil rouge de la saison » est « le rapport à la sensibilité », tout en précisant par ailleurs qu'elle n'aime pas dans la danse le « conceptuel » et le « radical ». Excluant le "conceptuel" de sa saison, elle ne peut prétendre proposer un panorama « très (sic) contrasté ». Il est possible aussi de trouver artificiel l'opposition absolue effectuée entre "sensibilité" et "conceptuel". À vrai dire il y a du bon et du mauvais dans les deux. Elle le saurait peut-être si elle avait passé plus de temps dans les salles, et moins dans un activisme excessif au sein du Conseil de la Création Artistique — création de Nicolas Sarkozy qui vient juste d'être dissous, et dont les résultats se révèlent minuscules. Mais il est vrai qu'elle a été récompensée par le pouvoir qui lui a attribué le grade de Chevalier de la Légion d'honneur, par un décret daté du 2 avril 2010 (Ici). Quant à sa valorisation de la « sensibilité », il faut quand même savoir qu'elle ne se prive pas, notamment, de remarques vachardes à des chorégraphes. Au nom de quelle sensibilité au juste ?

La programmation est assez terne, manifestant une absence de prise de risque flagrante. Les jeunes chorégraphes sont  peu soutenus. Le festival Anticodes prétendait y remédier en partie, mais il était assez fade. Conçu ailleurs (au Quartz de Brest), il en retenait étrangement, et pour l'essentiel, le moins intéressant. On regrettera aussi l'absence de hip hop.

Le Studio de 80 places ne sera pratiquement jamais mobilisé (seulement à trois reprises, dont deux pour des Centres Chorégraphiques Nationaux avec un solo et un duo, joués à 3 et 4 reprises, et 4 fois), et la salle Gémier de 418 places, pour la danse, peu (à quatre reprises respectivement 8, 3 et 4 fois, dont une pour les Hervieu-Montalvo, 21 fois). Quant à la salle Jean Vilar, de 1.200 places, elle sera  fermée au public, en tout, cinq mois et vingt jours (elle est fermée en juillet et en août, puis ouverte 9 jours en septembre, 8 en octobre, 16 en novembre, 15 en décembre, 17 en janvier, 10 en février, 14 en mars, 4 en avril, 9 en mai et 6 en juin). Combien de chorégraphes auraient pu présenter leurs travaux pendant cette période ? Comment en est-on arrivé là ?

La  pièce Lalala Gershwin de Montalvo-Hervieu bénéficie d'une longue série de 21 représentations. Très physique, on peut s'étonner qu'elle soit jouée à six reprises deux  fois dans une journée, ce qui met à rude épreuve les corps, et sans qu'un dispositif d'accompagnement de ces derniers ne soit mis en place (en clair, un excellent ostéopathe pour "retaper" les corps). Ne devrait-on pas interdire ce genre de pratique, ou imposer un  professionnel digne de ce nom ? 

Dominique Hervieu et José Montalvo auront réussi à affronter et surmonter la franche hostilité que leur nomination avait suscité dans une partie du personnel du théâtre, à assurer la difficile transition vers une programmation essentiellement consacrée à la danse, et atteindre des taux de fréquentation plutôt satisfaisants, semble-t-il. Des activités complémentaires comme des rencontres avec les artistes, des répétitions publiques, des conférences, auront permis au public de mieux appréhender la danse. 

Il appartiendra au nouveau directeur de miser sur de nouveaux talents, ce que l'ancienne direction aura été incapable de faire, de rétablir une plus grande pluralité des esthétiques proposées, d'élargir les publics par des séries de représentations plus longues, et de remonter le niveau artistique globalement assez faible de l'établissement pour le hisser enfin à un niveau digne d'un théâtre national. Apparaissant à la toute fin de la présentation de saison, Didier Deschamps a exposé trois points de son action : des séries de représentations plus longues, la mise en place de résidences d'artistes dans les murs de Chaillot, et un resserrement des liens entre Chaillot et le Centre National de la Danse (CND). Sur ce dernier point, il devra être vigilant et préserver l'exigence d'un désir pour mettre en place une programmation, contre une certaine logique d'empilement administratif des pièces (ou effet "bottin téléphonique") qui a cours au CND. Programmer c'est choisir, et pas proposer tout et n'importe quoi pour faire plaisir aux uns (Ministère de la Culture et de la Communication, Centres chorégraphiques) et aux autres.  

Trisha Brown, Photo DR

PROGRAMMATION  
R = Représentation/s
DANSE                        
Mikhail Baryshnikov Duo avec Anna Sinyakina OUVERTURE DE SAISON Choix du nouveau directeur (Dans le cadre du festival Les étés de la danse)
salle Jean Vilar 10R
Trisha Brown Les yeux et l'âme (première européenne), Opal Loop/Cloud Installation #72503 (1980), Watermotor (1978), et une création, salle Jean Vilar 1200 places 8R
Legend Lin Dance Theatre (Taïwan),
salle J. Vilar 2R 
William Forsythe Artifact (1984) par le Ballet Royal de Flandre, salle Jean Vilar 5R
William Forsythe Impressing the Czar (1988) par le Ballet Royal de Flandre, salle J. Vilar 5R
William Forsythe, une création avec sa compagnie, salle Jean Vilar 1200 places
3R
Richard Siegal (ex-Forsythe) et R&Sie(n) (architecture-design) dans le grand foyer,
3R
Russell Maliphant, une création salle Jean Vilar 1200 places
8R
Hervé Robbe - CCN Le Havre (duo),
le Studio 80 places 4R
Johanne Leighton - CCN de Belfort (solo), le Studio 80 places 3R
Carolyn Carlson - CCN de Roubaix, salle Jean Vilar 1200 places 3R
José Montalvo et Dominique Hervieu, Orphée (reprise) salle Jean Vilar 1200 places
6R
José Montalvo et Dominique Hervieu, Lalala Gershwin  (reprise) salle Gémier 418 places
21R
Thomas Lebrun, salle Gémier 418 places
3R
Saburo Teshigawara, salle Jean Vilar 1200 places
3R
Rosalba Torres Guerrero (danse)
et Lucas Racasse (vidéo) - les ballets C de la B, le Studio 4R
Koen Augustijnen, les ballets C de la B salle Gémier 418 places
4R
Jean-Claude Gallotta - CCN de Grenoble (Le Sacre du printemps (création), précédé de I. Tumulte et II. Pour Igor), salle Jean Vilar 1200 places
4R
Luc Petton, Swan (avec de véritables cygnes sur le plateau), salle Jean Vilar 1200 places
8R
Marion Lévy (jeune public), salle Gémier 418 places
12R
THÉÂTRE 
Patrice Thibaud [sous-Deschiens], salle Gémier 418 places 6R
Vincent Macaigne, salle Jean Vilar 1200 places 9R
Bertrand Bossard (jeune public), salle Gémier 418 places 12R
Dirk Roofthooft et Kris Defoort (théâtre/musique),  salle Gémier 418 places 8R
Marc Lainésalle Gémier 418 places 4R
Krzysztof Warlikowskisalle Jean Vilar 1200 places 6R
Wajdi Mouawad, Temps  salle Jean Vilar 1200 places 9R
CIRQUE
le Cirque Éloize  salle Jean Vilar 1200 places 26R
MAGIE 
Raphaël Navarro et Clément Debailleul  salle Gémier 418 places 6R


CHARGES FINANCIÈRES Source : Ministère du Budget, 2007
( SUBVENTION DE L'ÉTAT 2010 : 13 972 644 € )
Le tableau ci-dessous est intéressant car il montre, dans le cas des cinq théâtres nationaux,  la place de la masse salariale des personnels permanents, le coût de fonctionnement par jour, ainsi que la part de l'État dans le budget total.






 * Ce pourcentage ne prend pas en compte la masse salariale variable affectée aux spectacles et incluse budgétairement dans les dotations globalisées de l’activité artistique. Une majeure partie de ces crédits correspond à du personnel technique et artistique.

  OPÉRA NATIONAL DE PARIS                                     


Saison 2011-12 des ballets

Sur les 14 programmes de danse que présente l'Opéra national de Paris,  dont deux de l'école de danse, 9 relèvent de la danse classique et néo-classique (soit presque 65 %), 1 associe un chorégraphe classique à un chorégraphe moderne (un peu moins de 7 %), 1 ressorti de la danse moderne (idem), et 2 de ce que nous nommerons "la danse contemporaine classique" (un peu plus de 15 %), au sens où il s'agit d'une forme tellement sage et propre sur elle qu'il est permis de se demander si elle peut être encore qualifiée de danse contemporaine (et 1 présente les cours de l'école de danse de Nanterre). La pièce de Pina Bausch, Orphée et Eurydice. Opéra dansé, appartient ainsi à la fin de sa première période, néo-classique, où elle cherche encore son univers, avant la deuxième période, de 1975 à 1990, inouïe. Quant à Sasha Waltz, ses pièces oscillent selon les cas entre une véritable nécessité qui s'incarne dans une très belle organicité des corps et un formalisme sans urgence plutôt ennuyeux. C'est hélas le cas de ce Roméo et Juliette. ll s'agit en plus de reprises récentes (2005 pour le Bausch, et 2007 pour le Waltz). Où sont les créations ? Ainsi, on peut affirmer qu'il n'y a pas de danse contemporaine proprement dite cette saison à l'Opéra national de Paris. La profession et le Ministère de la Culture et de la Communication qui exerce une tutelle sur l'établissement doivent-ils laisser faire ? Pas sûr.

SUBVENTION DE L'ÉTAT 2010 Opéra national de Paris (dont école de danse de Nanterre) : 114 056 284 €

PROGRAMMATION
DANSE CLASSIQUE ET NÉO-CLASSIQUE
Serge Lifar + Alexei Ratmansky
Jean-Guillaume Bart
Rudolf Noureev, Cendrillon
Rudolf Noureev, La Bayadère
John Cranko
Ballet royal du Danemark
, Napoli. d'après August Bournonville
Kenneth MacMillan
Frederick Ashton
École de danse. Spectacle de l'école de danse (Violette Verdy, David Lichine, Nils Christe

▶ DANSE MODERNE
Tokyo Ballet > Maurice Béjart 
▶ DANSE MODERNE + DANSE NÉO-CLASSIQUE
Jerome Robbins + Mats Ek   
DANSE CONTEMPORAINE CLASSIQUE 
Pina Bausch, Orphée et Eurydice.Opéra dansé de Pina Bausch 1975
Sasha Waltz, Roméo et Juliette
▶ DIVERS
École de danse. Démonstrations de l'école de danse (présentation de cours)
Photo Christian Leiber/ONP