vendredi 4 juillet 2014

Intermittents - Intervention (non prévue) lors de la réunion des compagnies, Festival d'Avignon Off, Mairie d'Avignon, 3 juillet 2014

Deux photos : Un autre point de vue : le président de l'association qui gère le Festival d'Avignon Off Greg Germain, à la tribune, n'apprécie pas l'intervention d'intermittents. 

jeudi 3 juillet 2014

Décès du chorégraphe Bertrand d'At à 56 ans

Bertrand d'At, Photo DR

Le corps sans vie du chorégraphe Français Bertrand d'At a été retrouvé chez lui le 2 juillet 2014 à Mulhouse (est de la France, département de l'Alsace). Il devait se marier avec son compagnon ce samedi 5 juillet. Il allait avoir 57 ans le 23 de ce même mois.

Dans un premier temps, Bertrand d'At est recruté comme danseur chez Maurice Béjart, à l'école Mudra. Il y restera jusqu'en 1993, gravissant les échelons, de l'école au ballet puis au poste de maître de ballet et même de chorégraphe. Il part ensuite en Suède codiriger le Ballet Cullberg aux côtés de Carolyn Carlson, puis prend la direction du Ballet de l'Opéra national du Rhin (Strasbourg - Colmar - Mulhouse) en 1997 où il restera quinze ans, jusqu'en 2012.

PRESSE Le Figaro - L'Alsace - Portrait dans L'Alsace, 2011 (format Pdf) - Portrait dans L'Alsace (juillet 2014) - Dansercanalhistorique - Le Nouvel Observateur -

SACD, Hommage de Daniel Larrieu
Hommage d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, à Bertrand d’At
www.bertranddat.fr
Ballet de l'Opéra national du Rhin 


Diffusé le 18 juin 2012 par France 3 Alsace

mardi 1 juillet 2014

Danse et performance au Festival d'Avignon 2014

LA CGT SPECTACLE A INDIQUÉ RÉCEMMENT QUE LE FESTIVAL NE SERA PAS ANNULÉ - LES ANNULATIONS SERONT PONCTUELLES ET DÉCIDÉES AU FUR ET À MESURE
P.-S. Ce mardi 1er juillet, 80% du personnel a voté contre la grève. ICI

Après dix ans de forte présence, et la direction du Festival d'Avignon étant confié à un homme de théâtre, les milieux de la danse et de la performance se demandaient ce qu'ils allaient devenir. 

Au vu de cette première édition signée Olivier Py ils peuvent être plutôt rassurés. On passera sur Lemi Ponifasio dans la Cour d'honneur (voir plus bas) pour se concentrer sur ce qui s'annonce comme excellent, le Belge Alain Platel et la Sud-Africaine Robyn Orlin. Forte attente pour les Français Thomas Lebrun et Julie Nioche comme pour l'Israélien Arkadi Zaides. On ne sait pas à vrai dire ce que peut valoir le travail en commun des Belges Josse De Pauw et Kris Defoort. Sujets à Vif se poursuit cette année.  
Fabien Rivière

                           LEMI  PONIFASIO      I AM     18>23
Photo MAU

C'est une surprise de taille : Lemi Ponifasio est présenté dans la prestigieuse Cour d'Honneur du Palais des Papes. Nous avons découvert son travail au Théâtre de la Ville de Paris qui a proposé trois de ses pièces (Tempest : Without a Body en janvier 2010, Birds With Skymirrors en novembre 2011 et The Crimson House en mars 2014). Cette dernière, comme les deux autres à vrai dire, nous a laissé perplexe (lire notre  Bonzes en folie (The Crimson House)). On peut cependant faire crédit pour cette création, I am, du sujet : l'engagement des peuples du Pacifique dans la guerre de 14-18, « ces gens de Nouvelle-Zélande, d'Australie, des petites îles qui sont partis combattre pour des pays qu'ils ne connaissaient même pas, pour la gloire de l'empire britannique ou de l'empire français ».

Si l'on considère l'histoire de la danse dans la Cour d'honneur — depuis 1966 ! —, on espère que la direction du Festival aura à l'avenir des choix plus exigeants et dignes de son glorieux passé.   

LA DANSE DANS LA COUR D'HONNEUR DU PALAIS DES PAPES

1966, 1967, 1968 et 1969 : Maurice Béjart. (...)

Merce Cunningham (Events 166, 167, 168, 169) et les Étoiles familières d'Avignon en 1976 (Afin qu'il n'y soit rien changé de Jean Guizerix, Avalanche de Lar Lubovitch, Bhakti de Maurice Béjart, Apollon musagète de George Balanchine, Giselle de Jean Coralli, Jules Perrot, Marius Petipa, Nikita Dolgouchine, Halte de cavalerie de P. Goussev d'après Marius Petipa), Alvin Ailey American Dance Theater en 1977 (The MoocheBlues suite, The Lark ascending, Pas de Duke, RevelationsNight Creature d'Alvin AileyAfter Eden et Facets de John Butler, Rainbow 'round my shoulder de Donald Mc Kayle, Hobo Sapiens et Gazelle de George Faison), Alwin Nikolais en 1978 (Casting, Divertissement et Suite from sanctum; Guignol (Dummy Dances), Triple duet from grotto et Styx), Twyla Tharp en 1979 (Country Dances / Cacklin'Hen; Eight Jelly RollsSue's Leg et The Fugue).

Lar Lubovitch (After the Time beforeNorth Star, Exultate, jubilate et Marimba, New Duet Les noces, Cavalcade), et Jennifer Muller  en 1980 (Armless, Beach act 1 et Speeds, Conversations, Chant), Jiry Kilan en 1981 (Kinderspielen, Messe Glagolitique, Symphonie des psaumes, La nuit transfigurée, Symphonie en D), Pina Bausch en 1983 (Tanzabend : Nelken), le Groupe de Recherche Chorégraphique de l'Opéra de Paris (GRCOP) en 1984 (Inlets 2 de Merce Cunningham, Raymonda de Rudolf Noureev, No man's land de Rudi Van Dantzig et GV 10 de Karole Armitage), Merce Cunningham en 1985 (Roaratorio et Inlets 2), Paul Taylor en 1986 (Roses), Martha Graham en 1987 (Temptations of the moonDiversion of angels, Errand into the maze et The Rite of spring), Merce Cunningham en 1988 (Five Stone Wind, Points in space et Rainforest), Maguy Marin en 1989 (Eh qu'est-ce que ça m'fait à moi!?). 

Le Ballet classique thaï de Bangkok (Khon) et le Ballet du Sultanat de Yogyakarta (Wayang orang) en 1990, William Forsythe - Ballett Frankfurt en 1991 (Die Befragung des Robert Scott, In the middle, somewhat elevated et Enemy in the figure), Jean-Claude Gallotta en 1992 (avec La Légende de Don Juan), Dominique Bagouet en 1993 (Jours étranges et So Schnell), le Ballet de l'Opéra national de Paris en 1994 (dans le cadre de Classiques du XX° siècleIn the middle somewhat elevated de William Forsythe, Speaking in tongues de Sandra Aberkains et In the night de Jerome Robbins),  Pina Bausch en 1995 (Café Müller et Le Sacre du Printemps), Bill T. Jones en 1996 (D-Man in the Waters et Sur la placeUrsonate de Daria Villani), Angelin Preljocaj en 1999 (Personne n'épouse les méduses).

Pina Bausch en 2000 (Le laveur de vitres), Jan Fabre en 2001 (Je suis sang), Sasha Waltz en 2002 (NoBody). Jan Fabre (Je suis sang) et Alain Platel (Wolf) étaient pévus en 2003 et furent annulés comme tout le Festival. Jan Fabre (L'Histoire des larmes et Je suis sang) et Mathilde Monnier (Frère et sœur) en 2005, Josef Nadj en 2006 (Asobu).   

Anne Teresa De Keersmaeker (Cesena) et Boris Charmatz (enfanten 2011, Jérôme Bel (Cour d'honneur) et Anne Teresa De Keersmaeker & Boris Charmatz (Partita 2. Sei Solo) en 2013.
  
                       direction artistique
         SERGE KAKUDJI, FABRIZIO CASSOL, ALAIN PLATEL    COUP FATAL   4>8
        sur une idée de        direction musicale
Coup Fatal (Répétitions), Photos de Chris Van der Burght





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                         ROBYN ORLIN       
AT THE SAME TIME WE WERE POINTING A FINGER AT YOU, WE REALIZED WE WERE POINTING THREE AT OURSELVES...   13>18
Photos Shush Tenin

                  THOMAS LEBRUN             LIED BALLET    6>13
Photos Frédéric Iovino 

                           ARKADI ZAIDES      ARCHIVE    8>14
(haut) Archive, Photo DR - (bas) Arkadi Zaides, Photo Yuval Tebol

                          JOSSE DE PAUW & KRIS DEFOORT       AN OLD MONK    16>21
Photo  Kurt Van der Elst

                           JULIE NIOCHE        MATTER    20>27
Matter, Capture d'écran Espaces Magnétiques


     Sujets à Vif 2014      8° édition  
Initiative de la SACD - au Jardin de la Vierge du Lycée Saint-Joseph
Photo Christophe Raynaud de Lage - Festival d'Avignon 
——— Programme A - 11h -  7>13 juillet (relâche le 10)
Un jour nous serons humains
Une commande à David Léon, Hélène Soulié et Emmanuel Eggermont 
Texte : David Léon - Mise en scène : Hélène Soulié 
Chorégraphie : Emmanuel Eggermont 
Interprétation : Emmanuel Eggermont et Marik Renner

Religieuse à la fraise 
Une commande à Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan
Conception et interprétation : Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan

——— Programme B - 18h 7>13 juillet (relâche le 10)
Tapis rouge  
Une commande à Nadia Beugré et Seb Martel 
Chorégraphie et interprétation : Nadia Beugré 
  Nadia Beugré >
Musique : Seb Martel, Conseiller artistique et dramaturgie : Boris Hennion

R2JE 
Une commande à Clément Dazin et Chinatsu Kosakatani 
Conception et interprétation : Clément Dazin et Chinatsu Kosakatani 
Bande originale : Spike Clément Dazin ci-dessous


——— Programme C - 11h 18>24 juillet (relâche le 21)
Il se trouve que les oreilles n’ont pas de paupières (prélude) 
Une commande à Benjamin Dupé et Pierre Baux
Conception, musique et mise en scène : Benjamin Dupé
Texte : d’après le livre La Haine de la musique de Pascal Quignard aux éditions Calmann-Lévy
Collaboration à la Scénographie : Olivier Thomas 
Collaboration informatique musicale IRCAM : Manuel Poletti 
Interprétation et musique : Pierre Baux et Garth Knox (alto)

Buffet à vif  
Une commande à Pierre Meunier et Raphaël Cottin 
Conception et interprétation: Pierre Meunier et Raphaël Cottin 
Collaboration artistique : Marguerite Bordat

——— Programme D - 18h 18>24 juillet (relâche le 21)
Irrévérence(s)  
Une commande à Marie-Agnès Gillot et Lola Lafon 
Conception et interprétation : Marie-Agnès Gillot et Lola Lafon

Je vais danser autour de ta tête jusqu’à ce que tu tombes 
Une commande à Manuel Vallade (comédien) et Volmir Cordeiro (danseur)
Conception et interprétation : Manuel Vallade et Volmir Cordeiro 
Collaboration artistique : Audrey Gaisan Doncel, Marie Alberto Jeanjacques 
Costumes : Frédéric Cambier (Haut) Volmir Cordeiro - (Bas) Manuel Vallade

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LUNDI 14 JUILLET
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ASSOCIATION DES CENTRES CHORÉGRAPHIQUES NATIONAUX (ACCN)
14h-17h – Cloître Saint-Louis – Salle de commission 2e étage – iSTS
Contact Hélène Joly, secrétaire générale - helenejoly@yahoo.fr - 06 82 07 02 87 
Réunion interne des membres de l’ACCN

JEUDI 17 JUILLET 
RENCONTRES DU SPECTACLE VIVANT DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES
13h30 – Péniche de la région rhône-Alpes
L’action artistique dans le secteur chorégraphique: repousser les limites
Le secteur chorégraphique a toujours eu à cœur de sonder les frontières entre les œuvres et les spectateurs. À travers des projets remarquables, tels que Domaine nomade, Babel 8.3 ou les Mallettes pédagogiques, il s’agira de présenter de nouvelles perspectives de développement de l’art chorégraphique dans le monde. 
Avec Christiane Blaise, directrice artistique du Pacifique CDC (Grenoble), Raphaëlle Girard, Chargée des relations avec les publics des Subsistances (Lyon), Dominique Hervieu, chorégraphe, directrice de la Maison de la Danse et directrice artistique de la Biennale de la Danse de Lyon, Laurent Pichaud, chorégraphe, Yuval Pick, chorégraphe et directeur du CCN de Rillieux-la-Pape 
Proposé par le CCN de Rillieux-la-Pape, la Maison de la Danse de Lyon, Les Subsistances - Laboratoire international de création artistique et Le Pacifique CDC (Grenoble)
Réunion publique 

LUNDI 21 JUILLET 
16h-18h30 Un chorégraphe peut-il être à la direction d’un équipement culturel pluridisciplinaire ? 
Cour du Cloître Saint-Louis - Maison professionnelle - 
Avec Daniel Larrieu, chorégraphe, Didier Deschamps, directeur du Théâtre national de Chaillot, Philippe Boronad, metteur en scène de la compagnie Artefact, Christophe Haleb, chorégraphe. 
Modération Michelien Lelièvre, chorégraphe et membre du Conseil d’administration du syndicat
Organisé par le Syndicat des chorégraphes 
Entrée libre

MARDI 22 JUILLET 
RENCONTRE 11h à 13h - Chorégraphe, ta gueule !
Conservatoire du Grand Avignon, Salle Jolivet
Chorégraphes associés invite la profession de chorégraphe à l’OUVRIR autour de ces questions qui concernent TOUTES ET TOUS : quelle visibilité, quel avenir ? Et quel engagement, quelle solidarité pour faire avancer cette profession ?
En présence de Nadège Macleay, Isabelle Magnin, Micheline Lelièvre, Jean-Christophe Bleton, chorégraphes et membres du Conseil d’administration de Chorégraphes associés.

dimanche 29 juin 2014

William Forsythe - Birds, Bonn 1964

Attention : Publicité avant  la vidéo. Couper le son.  

  Birds, Bonn 1964   est une « Performance Acoustique » de William Forsythe (Site) — live du 6 au 8 juin puis enregistrée après — présentée dans le Pavillon Allemand de La Biennale de Venise - Architecture, 14° Salon International de l'Architecture, Thème : Fondements, Direction : Rem Koolhaas, 7 juin - 23 novembre 2014. Site

« The choreographer William Forsythe developed the acoustic performance Birds, Bonn 1964 for the Bungalow Germania, the German pavilion at the Venice Architecture Biennale 2014, by Alex Lehnerer and Savvas Ciriacidis. The singing of the birds, which lived in the park of the Chancellor's Residence in Bonn, has been sung live by the Italian bird-song singers (Imitatori canto deli uccelli) at the opening of the 14th International Architecture Biennale - la Biennale di Venezia 2014.

Chioccolatori: Daniela Cattivelli, Claudio Pin, Camillo Prosdocimo, Giorgio Rizzo, Ettore Scabin. Sound: Niels Lanz. Producer: Julian Gabriel Richter. Compositor: Daniela Cattivelli.

William Forsythe: Birds, Bonn 1964. Venice, Italy, June 6, 2014.

William Forsythe's Birds, Bonn 1964 is a production for Bungalow Germania in the German Pavilion for the 14th International Architecture Exhibition - La Biennale di Venezia and for Performing Architecture, a series of events by the Goethe-Institut.

PS: Many thanks to Daniela Cattivelli and Giorgio Rizzo! »


Ci-dessous : (en haut) inauguration de l'installation de William Forsythe (à droite sur la photo de profil), (en bas) siffleurs (de gauche à droite : Claudio Pin, Ettore Scabin, Camillo Prosdocimo, Martin Baasch, Giorgio Rizzo, Daniela Cattivelli). Photo Facebook de Performing Architecture / Venice 2014

Le breakdance de Christy Bikoyi, alias B-boy Daemon, membre de The Answer Crew

Attention : Publicité avant la vidéo. Couper le son.   
Facebook de B-boy Daemon

Homophobie - Suicide de Peter, 22 ans


« C'est le choc et la consternation au Refuge [de Montpellier]. Jeudi soir, à quelques heures de la tenue de la marche des fiertés (Gay Pride) de ce samedi 28 juin, l'un des protégés de cette association spécialisée dans le soutien apporté aux jeunes homos, bi' et trans' en rupture avec leur famille, a été retrouvé sans vie par un randonneur, en contrebas d'un pont de la commune de Valmorel, en Savoie.» 

samedi 28 juin 2014

Bobby Womack, The Bravest Man In The Universe

HOMMAGE. Bobby Womack vient de disparaître à 70 ans. Extrait d'un album de 2012.

Intermittents - Travaux et interventions du sociologue Mathieu Grégoire

Face aux attaques dont le régime des intermittents est victime les travaux du chercheur Mathieu Grégoire sont précieux.

Mathieu Grégoire est sociologue, maître de conférences à l'Université de Picardie, chercheur au CURAPP [Centre Universitaire de Recherches sur l’Action publique et le Politique, Epistémologie et Sciences Sociales] et chercheur associé au Centre d’Études de l’Emploi. 

Il est l'auteur de  Les intermittents du spectacle : enjeux d’un siècle de lutte de 1919 à nos jours  (188 pages, 14 €, Éd. La Dispute, 2013) ICI
SOMMAIRE
Introduction
Chapitre premier. La corporation comme horizon d’émancipation (1919–1936)
Affirmer la souveraineté syndicale sur le marché du travail. – Fermeture professionnelle ou syndicalisme obligatoire ? – Les géométries incertaines des identités et des solidarités. – La solidarité comme seul rempart au marché
Chapitre 2. L’emploi comme horizon d’émancipation (1936–1979)
Instituer le travail dans l’emploi. – Promouvoir le plein-emploi de tous et de chacun. – Faire correspondre travail et emploi. – Les apories d’un horizon d’émancipation par l’emploi
Chapitre 3. La socialisation comme horizon d’émancipation (1979—…)
Le régime des annexes VIII et X de l’Unédic : genèse et développement. – Nouveaux acteurs, nouveaux discours. – Potentialités émancipatrices et limites de la socialisation. – La crise de 2003, ou la socialisation en question
Conclusion
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Mathieu Grégoire
"Les intermittents, seuls précaires à même de se faire entendre"Nouvel Observateur, 12 juin 2014. ICI 
Le sociologue Mathieu Grégoire nous invite à changer de regard sur ce mouvement qui sort de l'ombre 1,7 million de salariés précaires, touts secteurs confondus. Interview.

«Le modèle des intermittents, c’est une sortie du chômage de masse»Mediapart, 17 juin 2014. ICI
Pour le sociologue Mathieu Grégoire, le régime des intermittents est un des rares modèles de constitution de droits pour les salariés à emploi discontinu. Une question urgente à l’heure de la précarité généralisée.  

"Les intermittents ne sont pas des privilégiés", dit l'expert Mathieu Grégoire, AFP, 26 juin 2014. ICI

Une réserve d’Indiens 
pour les intermittents ? 
Mathieu  Grégoire, L'Humanité, 24 juin 2014 
«Main tendue », « geste historique ». Derrière ces éléments de langage du premier ministre se profile en réalité la menace d’une possible « solution définitive » du conflit des intermittents en forme de victoire définitive du Medef. Non seulement le premier ministre a cédé sur l’agrément de la convention d’assurance chômage, mais la « solution » vers laquelle il s’oriente n’est autre que celle que le CNPF puis le Medef n’ont eu de cesse de prôner depuis l’époque de M. Gattaz père jusqu’à celle de M. Gattaz fils : celle de l’exclusion (au moins partielle) des intermittents de l’assurance chômage et de la constitution d’une caisse « autonome » fondée sur une solidarité limitée aux seuls intermittents et abondée par leurs employeurs et par le contribuable. 
Les intermittents se résigneront-ils à accepter cette « réserve d’Indiens », pour reprendre les mots avec lesquels ils désignent la solution corporatiste que leur proposent MM. Valls et Gattaz ? Sans doute la tentation pourra exister d’un repli sur soi, dans ce qui sera inévitablement présenté comme un cocon spécialement aménagé pour des salariés d’exception au sein du ministère de l’exception culturelle et à l’écart d’un Medef hostile et de syndicats FO ou CFDT peu fraternels. 
Mais accepter serait une formidable régression non seulement pour les intermittents mais pour le salariat tout entier.
> SUITE
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Quelle indemnisation chômage pour les intermittents du spectacle ? (format Pdf) ICI
Rapport public remis au SYNDEAC (1) par Olivier Pilmis et Mathieu Grégoire, février 2014
(1) Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles 
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FRANCE CULTURE, LE 24 JUIN 2014 (En savoir +). Avec Jean-Patrick Gille (député), Mathieu Grégoire, Nathalie Heinich (sociologue) et Jean-Marie Hordé (directeur du Théâtre de la Bastille, Paris)

Quand un gouvernement de gauche n'agréait pas la convention d'assurance chômage

PARU SUR LA PAGE FACEBOOK DU SOCIOLOGUE MATHIEU GRÉGOIRE
Mathieu Grégoire
À l'heure où le gouvernement s'apprête à agréer la convention d'assurance chômage, il n'est pas inintéressant de relire cet article du Monde du 25 juillet 2000 qui rapporte les arguments de Mme Aubry et M Fabius pour ne pas agréer la convention d'assurance chômage. Contrairement à ce que disent le gouvernement et le "médiateur" Jean-Patrick Gille, la décision est motivée par une question d'opportunité politique (Points 1,2,3 et 4) et non seulement d'opportunité juridique (point 5).

Le gouvernement refuse le « plan d'aide au retour à l'emploi » du Medef
Article paru dans l'édition du 25.07.00
Dans une lettre aux partenaires sociaux, Martine Aubry et Laurent Fabius annoncent que le gouvernement n'agrée pas la convention d'assurance-chômage signée par le patronat, la CFDT et la CFTC. Il propose de nouvelles négociations, avec ou sans sa participation
SOCIAL Par une lettre adressée, lundi 24 juillet, aux responsables patronaux et syndicaux, ainsi qu'aux gestionnaires de l'Unedic, Laurent Fabius et Martine Aubry annoncent que le gouvernement refuse d'agréer la nouvelle convention d'assurance-chômage et demandent « une reprise des négociations ». Les ministres des finances et de l'emploi contestent les termes du texte signé par le Medef, la CFDT et la CFTC, le 29 juin, et font valoir qu'il comporte de nombreuses « clauses illégales ». LE PATRONAT DE L'INTÉRIM a fait des offres de service aux signataires du projet pour participer à l'évaluation des chômeurs prévue par le plan d'aide au retour à l'emploi (PARE). LA CFDT, qui, comme le patronat, avait brandi la menace de quitter le régime d'assurance-chômage en cas de refus d'agrément de la part du gouvernement, a le dos au mur. 
SÉVÈREMENT annotée, la copie est renvoyée à ses auteurs. Lundi 24 juillet, au terme du délai légal, Martine Aubry et Laurent Fabius argumentent point par point, dans une lettre commune, sur les raisons qui conduisent le gouvernement à « ne pas pouvoir agréer » la convention d'assurance-chômage signée par le patronat, la CFDT et la CFTC. Jugeant plusieurs clauses de l'accord « contradictoires avec les objectifs affichés » du plan d'aide au retour à l'emploi (PARE), le gouvernement estime qu' « une reprise des négociations est souhaitable ». Cependant, mardi, deux arrêtés seront publiés au Journal officiel pour agréer les avenants relatifs à la reconduction de l'ARPE et des conventions de conversion, afin de « ne pas pénaliser les chômeurs ». Ces dispositifs, selon le gouvernement, peuvent être séparés de la convention Unedic.
Pour les signataires, la rebuffade est réelle. Le 11 juillet, le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière affirmait encore que « l'accord ne sera pas renégocié, de manière indirecte, avec un gouvernement qui dirait "je suis d'accord avec ceci, pas d'accord avec cela" ». Le soutien apporté au PARE par Jacques Chirac, le 14 juillet, n'a rien arrangé. Au lendemain de l'intervention du président de la république, Mme Aubry ne cachait pas son irritation, estimant que le nouveau dispositif contribuerait, au contraire du souci affiché par M. Chirac, à élargir la « fracture sociale ».
Le courrier de cinq pages signé par la ministre de l'emploi et le ministre de l'économie a été envoyé, lundi, dans la matinée, aux numéros uns patronaux et syndicaux, ainsi qu'à Denis Gautier-Sauvagnac (Medef), président de l'Unedic, et à son vice-président, Michel Jalmain (CFDT).
Le 3 juin, avant la signature de la convention, les deux ministres avaient déjà lancé un avertissement écrit aux négociateurs (Le Monde du 6 juin). Cette fois, tout en affirmant partager pleinement l' « objectif de développement de l'aide personnalisée aux demandeurs d'emploi », ils contre-attaquent sur tous les points essentiels. Ainsi, sur 75 milliards de francs d'excédents attendus par l'Unedic d'ici à 2003, les ministres soulignent que « moins de 4 milliards » sont consacrés à l'extension de la couverture-chômage et que le passage de huit à quatre mois de travail dans les quatorze derniers mois pour bénéficier de cette couverture aboutirait à « 30 000 entrées supplémentaires par an », soit une « augmentation de 0,2 point » seulement du nombre de chômeurs indemnisés. Les ministres rappellent que la proportion des chômeurs indemnisés « a baissé de plus de 11 points depuis 1993 ».
Deuxième critique : « la convention ne garantit pas les moyens financiers » nécessaires à la création du PARE, qui s'accompagne de la fin de la dégressivité des allocations. Le gouvernement relève que « 71 milliards de francs seraient consacrés à des baisses de cotisations », en priorité celles des employeurs, « dont la baisse est de 40 % plus élevée que celle prévue pour les salariés ». « Aucune enveloppe spécifique » n'étant prévue pour le PARE, celui-ci ne serait financé que par des radiations et des suppressions d'allocation. Or « il est clair qu'on ne peut préjuger du montant de ces économies », estiment les ministres. Mme Aubry et M. Fabius observent aussi qu'il « n'est plus possible d'opérer la clarification des relations » entre l'Etat et l'Unedic, alors que « les efforts des contribuables et, notamment, les 30 milliards de francs décidés en 1993 pour éviter la faillite du régime d'assurance-chômage ne peuvent rester à sens unique ».
Le gouvernement refuse - troisième point - l' « émergence d'un système à double vitesse ». Il considère que, si les sanctions sont « normales » pour les chômeurs « qui ne font pas de réel effort », elles « doivent rester de la responsabilité de l'Etat », d'autant plus que la définition des emplois qu'un chômeur n'aurait pas le droit de refuser est floue. « DES CLAUSES ILLÉGALES » Quatrièmement, le gouvernement condamne la suppression de mesures telles que les conventions de conversion. Dans un argumentaire préparé séparément, il relève qu' « aucun système équivalent » de substitution « n'est prévu ». Or ces conventions sont utilisées pour les salariés licenciés économiques employés dans des PME qui n'ont pas obligation de bâtir des plans sociaux. Il en va de même pour l'allocation de formation reclassement (AFR), dont la disparition est elle aussi programmée.
Cinquième point, les ministres se réfèrent à une décision du Conseil d'Etat de 1995, selon laquelle l'Etat ne peut agréer une convention sous réserve d'une validation législative ultérieure pour certains dispositions. Par conséquent, « le seul fait que la convention comporte des clauses illégales fait obstacle à un agrément de l'ensemble de la convention ». En 1992 - mais c'était avant l'arrêt de 1995 -, Mme Aubry avait agréé la convention avant que les modifications législatives nécessaires ne soient présentées au Parlement.
En conclusion, le gouvernement « appelle chacun à ses responsabilités » et demande la réouverture de négociations, en proposant éventuellement sa participation. Ce scénario ayant toujours été rejeté par le Medef, la CFDT et la CFTC, jamais le risque de rupture n'a été aussi grand. Si le patronat quittait l'organisme paritaire, le tribunal de grande instance devrait être saisi et un administrateur provisoire nommé pour appliquer, sans délai, l'ancienne convention. Si ce départ s'accompagnait de celui de la CFDT, le gouvernement serait alors dans l'obligation de créer un établissement public avant d'édicter de nouvelles règles et de reconfier, à ceux qui les voudraient, les clés du régime d'assurance-chômage."
Isabelle MANDRAUD

vendredi 27 juin 2014

Ambiance au Festival Montpellier Danse, le 25 mai

Annulée trois fois, la création d'Angelin Preljocaj Empty Moves (Parts I, II & III) a pu être présentée le 25 juin 2014 à l'Agora, mais annulée de nouveau le 26 juin (soir de la dernière).

jeudi 26 juin 2014

Appel à candidature pour la direction du Centre chorégraphique national de Montpellier

La publication de l'appel à candidature pour la direction du Centre chorégraphique national  (CCN) de Montpellier Languedoc-Roussillon est une excellente nouvelle. Depuis le départ de Mathilde Monnier à la fin de l'année dernière pour le Centre national de la Danse (CND) à Pantin, rien ne semblait se passer. Pire, des informations faisant état de la suppression du Centre ont même circulé. Reste à choisir le/la candidat/e dont il faut espérer qu'il/elle alliera qualité du travail chorégraphique et éthique personnelle, dans le respect de l'histoire du Centre, qui n'a connu depuis sa création en 1980 que deux directeurs/directrices, très marquants, Dominique Bagouet (1980-1992) et Mathilde Monnier (1994-2013). 
Fabien Rivière

Expositions hommage à la performeuse espagnole Esther Ferrer

Du 11 janvier au 14 avril 2013, le Frac Bretagne à Rennes a présenté la première exposition rétrospective en France d’Esther Ferrer, artiste espagnole pionnière de l’art action et de la performance née en 1937, Le chemin se fait en marchant (face A). Il s’agissait de la Face A de l’exposition menée en partenariat avec le MAC/VAL (à Vitry-sur-Seine, au sud de Paris). 

La Face B nommée Esther Ferrer, « Face B. Image / Autoportrait » est à découvrir du 15 février au dimanche 13 juillet au MAC/VAL En savoir +.

Rio Parada Funk - 2014.4.4