samedi 28 juin 2014

Intermittents - Travaux et interventions du sociologue Mathieu Grégoire

Face aux attaques dont le régime des intermittents est victime les travaux du chercheur Mathieu Grégoire sont précieux.

Mathieu Grégoire est sociologue, maître de conférences à l'Université de Picardie, chercheur au CURAPP [Centre Universitaire de Recherches sur l’Action publique et le Politique, Epistémologie et Sciences Sociales] et chercheur associé au Centre d’Études de l’Emploi. 

Il est l'auteur de  Les intermittents du spectacle : enjeux d’un siècle de lutte de 1919 à nos jours  (188 pages, 14 €, Éd. La Dispute, 2013) ICI
SOMMAIRE
Introduction
Chapitre premier. La corporation comme horizon d’émancipation (1919–1936)
Affirmer la souveraineté syndicale sur le marché du travail. – Fermeture professionnelle ou syndicalisme obligatoire ? – Les géométries incertaines des identités et des solidarités. – La solidarité comme seul rempart au marché
Chapitre 2. L’emploi comme horizon d’émancipation (1936–1979)
Instituer le travail dans l’emploi. – Promouvoir le plein-emploi de tous et de chacun. – Faire correspondre travail et emploi. – Les apories d’un horizon d’émancipation par l’emploi
Chapitre 3. La socialisation comme horizon d’émancipation (1979—…)
Le régime des annexes VIII et X de l’Unédic : genèse et développement. – Nouveaux acteurs, nouveaux discours. – Potentialités émancipatrices et limites de la socialisation. – La crise de 2003, ou la socialisation en question
Conclusion
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Mathieu Grégoire
"Les intermittents, seuls précaires à même de se faire entendre"Nouvel Observateur, 12 juin 2014. ICI 
Le sociologue Mathieu Grégoire nous invite à changer de regard sur ce mouvement qui sort de l'ombre 1,7 million de salariés précaires, touts secteurs confondus. Interview.

«Le modèle des intermittents, c’est une sortie du chômage de masse»Mediapart, 17 juin 2014. ICI
Pour le sociologue Mathieu Grégoire, le régime des intermittents est un des rares modèles de constitution de droits pour les salariés à emploi discontinu. Une question urgente à l’heure de la précarité généralisée.  

"Les intermittents ne sont pas des privilégiés", dit l'expert Mathieu Grégoire, AFP, 26 juin 2014. ICI

Une réserve d’Indiens 
pour les intermittents ? 
Mathieu  Grégoire, L'Humanité, 24 juin 2014 
«Main tendue », « geste historique ». Derrière ces éléments de langage du premier ministre se profile en réalité la menace d’une possible « solution définitive » du conflit des intermittents en forme de victoire définitive du Medef. Non seulement le premier ministre a cédé sur l’agrément de la convention d’assurance chômage, mais la « solution » vers laquelle il s’oriente n’est autre que celle que le CNPF puis le Medef n’ont eu de cesse de prôner depuis l’époque de M. Gattaz père jusqu’à celle de M. Gattaz fils : celle de l’exclusion (au moins partielle) des intermittents de l’assurance chômage et de la constitution d’une caisse « autonome » fondée sur une solidarité limitée aux seuls intermittents et abondée par leurs employeurs et par le contribuable. 
Les intermittents se résigneront-ils à accepter cette « réserve d’Indiens », pour reprendre les mots avec lesquels ils désignent la solution corporatiste que leur proposent MM. Valls et Gattaz ? Sans doute la tentation pourra exister d’un repli sur soi, dans ce qui sera inévitablement présenté comme un cocon spécialement aménagé pour des salariés d’exception au sein du ministère de l’exception culturelle et à l’écart d’un Medef hostile et de syndicats FO ou CFDT peu fraternels. 
Mais accepter serait une formidable régression non seulement pour les intermittents mais pour le salariat tout entier.
> SUITE
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Quelle indemnisation chômage pour les intermittents du spectacle ? (format Pdf) ICI
Rapport public remis au SYNDEAC (1) par Olivier Pilmis et Mathieu Grégoire, février 2014
(1) Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles 
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FRANCE CULTURE, LE 24 JUIN 2014 (En savoir +). Avec Jean-Patrick Gille (député), Mathieu Grégoire, Nathalie Heinich (sociologue) et Jean-Marie Hordé (directeur du Théâtre de la Bastille, Paris)

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