lundi 13 octobre 2014

La nudité publique pose toujours problème en Croatie, Grèce et France

CROATIE
Trois artistes suisses arrêtés pour avoir défilé nus
Trois artistes suisses ont été arrêtés samedi à Zagreb, la capitale croate, au milieu de leur spectacle consistant à se promener tout nus dans le cadre d'un festival artistique alternatif. (Tribune de Genève, 13 septembre 2014) > ICI

Images de la télévision nationale Croate (HRT). 






.
GRÈCE
Matthias Langhoff arrêté par la police en Grèce  
Le metteur en scène suisse est poursuivi pour «outrage à un lieu sacré» alors qu’il tournait une scène de film. (Tribune de Genève, 21 septembre 2014) > ICI



.
FRANCE
Fontainebleau (sud de Paris) : poursuivi en justice pour s'être promené nu en forêt
Il voulait juste se promener nu dans la nature... mais après avoir croisé des policiers en patrouille, il se retrouve devant la justice pour exhibition sexuelle. (Le Parisien, 25 septembre 2014) > ICI
Joël (photo médaillon à gauche) est soutenu par l’association pour la promotion du naturisme en liberté (Apnel). (LP/Cathy Colin et Sé.B.)

FRANCE
Manifester seins nus, est-ce de l'exhibition sexuelle ?, Libération, 11 juillet 2014. ICI
Un sein dans un lieu saint, exhibition sexuelle ou pas ?, Libération Next, 16 octobre 2014. > ICI 
À LA BARRE Le tribunal correctionnel de Paris devra trancher cette question à propos d'une Femen qui avait mené une action topless à l'église de la Madeleine.


Femen France [16 octobre 2014]
Hier, le parquet de Paris a requis une peine de 1500 euros d’amende ainsi que 3 à 4 mois de prison avec sursis contre une ex-activiste FEMEN pour son action à la Madeleine menée en décembre 2013, pour exhibition sexuelle. Les partis civils ont quant à eux demandé 10 000 euros de dommages et intérêts, à bien entendu répartir entre tous les fidèles heurtés par l’action seins nus (nous leur souhaitons bien du courage). 
Encore une fois, ce n’est pas la nudité en tant que telle qui pose problème, mais bien le lieu de l’action, en l’occurrence l’église de la Madeleine. L’accusation d’exhibition sexuelle ne sert que de prétexte à une condamnation pour blasphème, comme l’a d’ailleurs bien fait comprendre l’avocat de la Madeleine.
Révisez votre anatomie, c’est un fait, les seins ne sont par un organe sexuel.  
 
Le verdict est attendu pour le 17 décembre. 

dimanche 12 octobre 2014

Exposition - Suisse - Retour vers les raves

Rudolf Steiner, RAVER, 1996, Schwarzweissfotografie

Adam Cruces, Greenscape, 2014, Foto: Martina Flury Witschi

 « En Suisse, de Langenthal à Fribourg [nord], un parcours en deux parties retrace la période euphorique du milieu des années 90 qui vit la techno et Internet sortir de l’underground. 

 En ce 5 février 1994, plus de 5 000 raveurs investissent l’usine de tissage désaffectée Gugelmann, à Roggwil, en Suisse, et s’agitent, extasiés, sur les basses jusqu’au petit jour lors de la première «Odyssey». Un an plus tard, ce sont 12 000 danseurs venus de toute la Suisse et des pays voisins - soit trois fois le nombre d’habitants que compte le village - qui affluent dans les neuf halles, inaugurant l’ère des mégaraves, jusqu’à ce qu’un grand incendie ne réduise en cendres, en 2001, une grande partie de ce lieu mythique et de ses idéaux.

Situé à cinq kilomètres de là, le Kunsthaus Langenthal revisite ce passé à l’aune de notre société connectée. Sous l’intitulé «Megarave-Metarave», projet en deux parties réalisé avec WallRiss, jeune espace d’art contemporain indépendant de Fribourg, le centre d’art de Langenthal tisse des liens entre l’utopie des raves et celle portée par les débuts d’Internet, et leur inéluctable marchandisation. Le commissaire, Raffael Dörig, identifie l’année 1994 comme un moment charnière. Tandis que ces grands rassemblements font sortir la techno de l’underground, arrive sur le marché le logiciel Netscape Navigator 1.0 qui va populariser le World Wide Web et le transformer en média de masse. » (Marie Lechner, Libération, 21 septembre 2014) > SUITE

INTERVIEW de l'un des curateurs de l'expo, Sylvain Menétrey, Le Temps, oct. 2014. ICI

MEGARAVE METARAVE SUISSE
LIEU  Kunsthaus Langenthal [Maison d'art de Langenthal] 
Megarave
28 août − 16 novembre 2014 En savoir +
LIEU  WallRiss [à Fribourg]
Metarave I – it's only a fantasy
6 − 27 septembre 2014
Metarave II – Intersection
    Methaven & Holly Herndon with Mathew Dryhurst 
5 octobre − 1 novembre 2014
WallRiss Basecamp by Marco Neri 
[Le basecamp est un espace de consultation de documents sur les thèmes abordés, ainsi qu’un lieu d’accueil pour une série d’événements]
6 septembre − 1 novembre 2014

CATALOGUE : Megarave Metarave

Graphisme: Huber / Sterzinger. Distribution: Les presses du réel (France), 152 pages, 
nombreuses illustrations, English/Deutsch/Français. 33 €. En savoir +

SOMMAIRE

Introduction

Raffael Dörig, Nicolas Brulhart, Sylvain Menétrey & Lauris Paulus
Introduction / Einleitung / Introduction


Essays

Sadie Plant
Beating Time

Yann Chateigné
Théories de l'obscurité / Obscurity Theories 

Nicolas Brulhart
L'inconscient pharmacologique de l'art contemporain / The Pharmacological Unconscious of Contemporary Art 

Domenico Quaranta
Art and the Internet 1994–2014 – Notes and comments 

Melanie Bühler
Brand Immersion


Artists' pages

MSHR
Resonant Hyper Symbol Modulator

Kari Altmann

Lialina / Espenschied
Nightmare before Dotcom

Metahaven
Home


Exhibition Views

Kunsthaus Langenthal
Megarave Exhibition Views

WallRiss
Metarave Exhibition Views


Rave

Roggwil rave photos

Raffael Dörig
Mirosch Gerber in conversation / Mirosch Gerber im Gespräch

Rudolf Steiner
Ravers

Roggwil rave flyers


Contributors


Colophon
______________________________________________
MUSIQUE

Musique - Tournée de Bonaparte

À Paris le samedi 15 novembre au Point Éphémère (Site)

Perfect Hand Crew (Montpellier), Winter is Coming


jeudi 9 octobre 2014

Danse & cinéma - Yvonne Rainer à Paris

 The Yvonne Rainer Project , initié par la commissaire Chantal Pontbriand (née à Montréal, vit à Paris), est un projet qu’elle poursuit depuis de nombreuses années. Après une première occurrence à la BFI [British Film Institute] à Londres en 2010, le projet investit cette année trois lieux parisiens, le Centre d’art contemporain (CAC) de la Ferme du Buisson, le Jeu de Paume et le Palais de Tokyo et se déploie sous différentes formes.

CENTRE D'ART CONTEMPORAIN de la FERME DU BUISSON à Noisiel (77)
Exposition Lives of performers - 25 octobre - 8 février 2015 En savoir +  Facebook 
Yvonne Rainer, Lives of Performers, 1972, Babette Mangolte (Tous droits réservés)

« Cette exposition rend hommage à la légendaire danseuse, chorégraphe et cinéaste américaine Yvonne Rainer. Films, photographies, sculptures, peintures et performances de plusieurs artistes viennent questionner la notion de "live". 

Née en 1934 à San Francisco et figure de proue du Judson Dance Theatre, Yvonne Rainer exerce une influence majeure sur les artistes des nouvelles générations. Après avoir appliqué au mouvement chorégraphique ses recherches liées au croisement du privé et du politique dans la vie quotidienne, elle les a transposées dans son œuvre cinématographique. 

"Lives of performers" est une exposition dont le titre provient du premier long-métrage réalisé par Yvonne Rainer en 1972, lorsque de chorégraphe déjà renommée, elle se tourne de façon radicale vers le cinéma. Entre 1966 et 1969, elle avait déjà réalisé cinq films courts : Hand Movie, Volleyball, Rhode Island Red, Trio Film, et Line. 

L’exposition s’articule autour de ces six films présentés en continu, tout en conviant des artistes contemporains à créer ou à présenter des œuvres dans le cadre des affinités qu’ils entretiennent avec Rainer. Elle s’ouvre par ailleurs sur une sélection des archives de la chorégraphe/cinéaste conservées au Getty Research Institute à Los Angeles : notes de travail, journal, partitions, photographies de répétitions ou de plateau, programmes, affiches, publications et documents sonores. 

Comme son titre le suggère, le projet s’attarde sur la question du "live" dans la performance. Quel est le rapport de la présence et de la représentation ? Comment la citation, ou ce qu’on appelle de nos jours le reenactment, interfèrent-t-ils sur le réel, sur la présence et les temps présents ? Quels sont les enjeux de la performativité ? Comment ceux-ci se jouent-ils sur le plan politique, et dans le champ des questions de genre ? 

JEU DE PAUME à Paris 
De la chorégraphie au cinéma - 4 au 30 novembre 2014 En savoir +
Yvonne Rainer, Kristina Talking Pictures, 1976

Programme
mar 4 novembre à 19h
Soirée d’ouverture « The Yvonne Rainer project. De la chorégraphie au cinéma »
Lives of Performers d’Yvonne Rainer (1972, 90’) En présence d’Yvonne Rainer et Chantal Pontbriand
réservation obligatoire : infoauditorium@jeudepaume.org

mer 5 novembre à 18h
MURDER and Murder d’Yvonne Rainer (1996, 113’) Séance en présence d’Yvonne Rainer et Chantal Pontbriand

samedi 8 novembre à 14h30
Entourage I
Maya Deren, Samuel Beckett, Hollis Frampton

16h30
Film About a Woman Who... d’Yvonne Rainer (1974, 105’)
Projection suivie d’une rencontre avec Philippe-Alain Michaud et Yvonne Rainer en partenariat avec le département Cinéma du MNAM , Centre Pompidou


dim 9 nov à 14h30
Entourage II
Bruce Nauman, Richard Serra, Vito Acconci, Michael Snow
16h30
The Man Who Envied Woman d’Yvonne Rainer (1985, 125’) Séance présentée par Jackie Raynal

mar 18 nov à 19h
YúYú de Marc Johnson (première, 2014, 14’)
Kristina Talking Pictures d’Yvonne Rainer (1976, 125’)


ven 21 nov à 11h30
Five Easy Pieces et les Contemporains I
Bea McMahon, Lili Reynaud-Dewar, Anri Sala Séance présentée par Chantal Pontbriand

sam 22 nov à 14h30
Table ronde « La Réception d’Yvonne Rainer aujourd’hui »
avec Julie Perrin, Jérôme Bel et Chantal Pontbriand
16h30
Yvonne danse, Yvonne joue
Danses historiques à la Dia Foundation, 2011, et films de Babette Mangolte

mar 25 nov à 18h
Conférence de Douglas Crimp, Professeur d’Histoire de l’art à l’Université de Rochester, États-Unis (sous réserve)
19h
Trio A d’Yvonne Rainer (1978, 10’)
Journeys from Berlin/1971 d’Yvonne Rainer (1980, 125’)


sam 29 nov à 14h30
Five Easy Pieces et les Contemporains II
Manon de Boer, Geneviève Cadieux, Michel François, Maïder Fortuné, Köken Ergun, Anri Sala
16h30
Privilege d’Yvonne Rainer (1990, 103’)

dim 30 novembre à 14h30
Five Easy Pieces et les Contemporains III
Yael Bartana, Mircea Cantor, Bea McMahon, Ulla von Brandenburg, Sonia Khurana, Florence Lazar, Natacha Nisic, Laurent Goldring
16h30
Entourage 3
John Cage et Andy Warhol 

PALAIS DE TOKYO à Paris 
Nexus Rainer - Vendredi 12 déc 2014, de 12h à 20h. www.palaisdetokyo.com

Yvonne Rainer, Trio Film, 1968, Courtesy de Video Data Bank, www.vdb.org

« Ce colloque vise à réunir un certain nombre de chercheurs et d’artistes qui s’intéressent de près à Yvonne Rainer aujourd’hui ou qui s’investissent dans des problématiques que l’on retrouve dans son œuvre et qui caractérisent également le projet : l’interdisciplinarité, la performance, le genre, l’autre, le langage...

En plus d’être chorégraphe et cinéaste, Yvonne Rainer est également auteure. Elle mène une réflexion autour de la « pensée en mouvement » - concept central dans son œuvre.

Organisation
Barbara Formis (philosophe), Julie Perrin (historienne de la danse) et Chantal Pontbriand
Avec
Emmanuel Alloa, Myrto Katsiki, Isabelle Launay, Catherine Quéloz, Noémie Solomon, Catherine Wood et David Zerbib (sous réserve)  »

NOUS AVONS PUBLIÉ PAR AILLEURS
Expositions et catalogue - Yvonne Rainer. Espace, Corps, Langage (2014)
Interview d'Yvonne Rainer (vidéo, par Artforum, 2011)

ON PEUT LIRE AUSSI
Une femme qui... – Ecrits, entretiens, essais critiques, Yvonne Rainer, Presses du réel. En savoir +

samedi 4 octobre 2014

Arte - "Let's Dance", une histoire de la danse en 3 parties


Le projet est ambitieux : proposer une histoire de la danse, en trois films de 52 minutes, qui seront diffusés trois dimanches de suite. Chaque numéro explore un thème, à partir du corps de l'interprète. On commence ainsi avec le pied, on poursuit avec la nudité et on clôt avec les corps "différents". 

Le pied dans la danse est étudié dans le premier film de la trilogie.
 Ici, Drew Dollaz, à New York. 

C'est le pied ! débute par de la danse classique au travers des témoignages de la danseuse étoile du Ballet de l'Opéra national de Paris Marie-Agnès Gillot et de Bénédicte Cardon, professeur de danse classique à l'institut Stanlowa à Paris. La première s'affaire à ses pansements et nous parle du travail d'élévation, la seconde, en plein cours de danse classique à de jeunes filles, leur dit-ordonne : « Ça fait mal » et « Je souffre en silence ! »

Puis l'on part aux États-Unis à la rencontre du danseur de hip hop Drew Dollaz, danseur pour Madonna à l'occasion d'une tournée, qui utilise la pointe (avec basket). À l'inverse, on rappelle heureusement la nudité du pied d'Isadora Duncan sans oublier l'épatante Anna Halprin, 94 ans, dans sa maison en bois construite par son mari architecte sous les séquoias géants de Californie.

On circule dans le vaste monde avec : Xolani Qwabe et Mpho Malotana qui pratiquent le bootleg en Afrique du Sud, une danse de résistance, avec bottes, de mineurs ;  l'Espagnol Israel Galván et son flamenco contemporain, qui précise : « En vieillissant, tous les danseurs de flamenco deviennent un peu fou » ; la danse indienne, plus précisément le kutshipudi, de Shantala Shivalingappa ; le chausseur et metteur en scène Christian Louboutin et la danseuse et coordinatrice Psykko Tico pour une exploration du Crazy Horse du côté du plaisir, et enfin le Sud-Africain Blanc installé en France Steven Cohen. 

La nudité dans la danse est le sujet du deuxième film. Ici, Tragédie, d'Olivier Dubois

Avec À poil !le deuxième épisode, il est question de nudité. La tâche est plus compliquée qu'il n'y parait puisque le film va voir aussi du côté de son statut dans la société, pour s'apercevoir que "la nudité" est prise en étau selon les lieux et les époques entre interdiction, valorisation du pouvoir politique dans le régime nazi avec le Surhomme, et exploitation capitaliste.   

Des artistes témoignent comme les chorégraphe Olivier Dubois et ses interprètes Thierry Micouin et Virginie Garcia, Raimund Hoghe, Jan Fabre et la danseuse Lisbeth Gruwez du solo Quando l'uomo principale è une donna, Doris Uhlich et Steven Cohen. Ainsi que les danseuses new burlesque Dita Von Teese, Dirty Martini et Julie Atlas Muz 

Aux États-Unis en 1965 Anna Halprin présente la pièce nue Parades and Changes, Yvonne Rainer Trio A en 1966. La première explique qu'elle fut sur liste noire pendant 15 ans... En France, Jérôme Bel crée Jérôme Bel en 1995 et Alain Buffard Good Boy en 1998. Au passage on peut regretter que la répression dont a été victime Steven Cohen en 2013 et 2014 pour sa performance sur l'esplanade du Trocadéro ne soit pas analysée. Se définissant comme queer, il n'est pas sûr qu'il faille traduire le terme par gay, puisque queer entend se définir et se construire contre la normalisation gay

En ouverture, le chorégraphe Angelin Preljocaj lâche un : « Mettre des corps nus sur scène, ça peut aussi être une posture, voire une imposture. » Peu apprécié d'un certain nombre de professionnels, l'argument peut se retourner contre lui.  

Hedi Thabet (3° partie). 

Le troisième et dernier opus, Ceci est mon corps, qui examine les corps qui ne sont pas dans la norme, est sans doute le plus convaincant, émouvant même. Aux États-Unis, il faut attendre l'après-guerre dans les années 50 pour que les Noirs puissent danser avec des Blancs, notamment dans des compagnies professionnelles. Plus proche de nous, le voguing — où se mélangent gays, lesbiennes et transgenres — est abordé, même si il est dommage de ne pas dire que le Sida a durement frappé les corps et les âmes. On écoute ainsi avec intérêt les témoignages de la transgenre Carmen Xtravaganza, "Mother" des House of Xtravaganza, et de Kassandra Ebony.

Pour la France, défilent Olivier Dubois, Maguy Marin et Blanca Li, et d'autres qui viennent y présenter leurs travaux, comme Dominique Mercy, danseur de la Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, Raimund Hoghe, Steven Cohen et les frères Thabet. Au Japon le danseur de butoh Akaji Maro nous rappelle les conditions d'émergence du butoh en 1959 avec Tatsumi Hijikata.

On n'oubliera pas de sitôt le solo de Bones The Machine, A Toxic City, dansé en plein air à Los Angeles (cf. vidéo ci-dessous)


Il n'en demeure pas moins un gros problème de construction : prétendre faire une histoire de la danse en passant pour l'essentiel à côté de la danse contemporaine française depuis les années 70 est stupéfiant. Ainsi, pas de Dominique Bagouet, Régine Chopinot, Jean-Claude Gallotta, Daniel Larrieu, Catherine Diverrès, Bernardo Montet, ou Boris Charmatz, etc. Pour l'étranger, pas de Merce Cunningham, de Trisha Brown, de William Forsythe ou d'Anne Teresa de Keersmaeker ! Proprement hallucinant. La trilogie pied-nudité-hors des normes apparait bien comme une fausse bonne idée. Ou alors, il aurait fallu adjoindre un quatrième volet.  
Fabien Rivière

Raimund Hoghe dans son An Evening With Judy (3° partie). 

   LET'S DANCE !   Une collection documentaire réalisée par Olivier Lemaire, écrite par Florence Platarets et Olivier Lemaire, coproduction Arte France, Agat Films & Cie (3 x 52 minutes)
— Dimanche 5 octobre 2014, 22h25. 
  Épisode 1 : C'est le pied !   (puis visible une semaine sur Arte +7 ICI
Précédé à 20h45 du film CHANTONS SOUS LA PLUIE de Stanley Donen et Gene Kelly (1952, États-Unis, 103’) avec Gene Kelly, Debbie Reynolds, Jean Hagen, Donald O’Connor

— Dimanche 12 octobre, 22h30. 
   Épisode 2 : À poil !   (puis visible une semaine sur Arte +7 ICI)
Précédé à 20h45 du film TOUS EN SCÈNE de Vincente Minnelli (1953, États-Unis, 107’) avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Jack Buchanan

— Dimanche 19 octobre, 22h30.
  Épisode 3 : Ceci est mon corps   (puis visible une semaine sur Arte +7 Manifester seins nus, est-ce de l'exhibition sexuelle ?, Libération, 11 juillet 2014. ICI
" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">ICI)
Précédé  à 20h45 du film FAME de Alan Parker (1980, États-Unis, 135’) avec Irene Cara, Lee Curreri, Laura Dean, Eddie Barth

Tournée française du Ballet national de Pologne



Reportage en Pologne, Le Parisien, 5 octobre 2014. ICI

TOURNÉE FRANÇAISE 
4 Octobre : Nancy - Espace Chaudeau  billet
5 Octobre : Châlons en Champagne - Le Capitole  billet
6 Octobre : Paris - Casino de Paris  billet
7 Octobre : Saint Amand Les Eaux - Pasino  billet
8 Octobre : Saint Amand Les Eaux - Pasino  billet
10 Octobre : Nantes - Cité des Congrès  billet
11 Octobre : Niort - L'Acclameur  billet
12 Octobre : Lyon - L'Amphithéâtre  billet
14 Octobre : Montluçon - Athanor  billet
15 Octobre : Chalon sur Saône - Salle Marcel Sembat  billet
16 Octobre : Chevigny St Sauveur (Dijon) - L'Ogive  billet
17 Octobre : Evry - Les Arènes de l'Agora  billet
18 Octobre : Besançon - Micropolis  billet


Exposition Malevitch à la Tate Modern de Londres

    Malevich. Revolutionary of Russian Art    Tate Modern, Londres, 16 juillet - 26 octobre 2014. Site
LÉGENDES 
Kazimir Malevich, Self Portrait 1908-1910 - State Tretyakov Gallery, Moscow
                   Black Square [Carré noir] 1913, State Tretyakov Gallery, Moscow
                   Shroud of Christ  [Linceul du Christ] 1908, State Tretyakov Gallery, Moscow
                   Suprematism 1915, State Russian Museum, St Petersburg
                   Dynamic Suprematism 1915 ou 1916, Tate Gallery 1978

vendredi 3 octobre 2014

Français, ne mangez plus de croissants*, leur origine est orientale !

Communiqué de presse
édité le 2/10/2014

Français, ne mangez plus de croissants*, leur origine est orientale !
Marc-Etienne Lansade, maire FN de Cogolin
Lors d’une fête des associations, Marc-Etienne Lansade, le maire FN de Cogolin* dans le Var a fait interdire un spectacle de danse orientale en justifiant son acte par cette phrase : « On est en Provence, pas en Orient » avant de poursuivre : « S’ils veulent vivre comme en Orient, les frontières sont ouvertes. » Triste époque que celle où certains élus de la République agitent le spectre de l’étranger pour faire passer des messages xénophobes!

En effet, le Front National continue de nuancer son discours raciste en l’orientant vers des restrictions budgétaires pour les associations ou vers des formes de censure des œuvres artistiques : une œuvre murée par-ci, une autre repeinte en bleu par-là, maintenant un spectacle interdit....

La danse, comme la plupart des disciplines artistiques, est un langage universel. Les danseurs de hip-hop reconnaissent une part de leur gestuelle dans la danse indienne; la capoeira brésilienne ressemble à s’y méprendre à certaines danses de combats venues d’Asie. L’art de la danse ne reconnaît aucune frontière.

Le syndicat Chorégraphes Associés regroupe toutes les esthétiques chorégraphiques. Il est attentif à l’expression de la diversité. Il s’élève avec vigueur contre toutes les formes de censure en particulier lorsqu’elles stigmatisent une population. Les Chorégraphes Associés invitent les habitants de Cogolin et l’ensemble des habitants de la Provence à manifester en dansant partout et à pratiquer toutes les danses afin de faire reculer la peur des autres.

* Le croissant serait né à Vienne lors de l’invasion des troupes ottomanes
** Cogolin est une toute petite commune du sud-est de la France, l’Orient de la Provence…
_________________________________________

Cette décision rappelle celle prise récemment par le maire frontière d'Hayange [département de la Moselle, en région Lorraine; nord est de la France], Fabien Engelmann. Selon Francetv info, une professeur de danse d'une association souhaitait organiser un atelier de danse orientale au sein de la commune. Réponse catégorique du maire de la ville: "La danse orientale est incompatible avec le Front national". (source : lexpress.fr)  
_________________________________________

TÉMOIGNAGE d'Aude Mathis, Professeur de danse orientale. ICI 

jeudi 2 octobre 2014

La culture est-elle sacrifiée à Toulouse ?

« La multiplication des projets abandonnés ou reportés inquiète les acteurs culturels. Le maire met en avant la contrainte budgétaire qui ne vise pas la culture.

Maison de l'image abandonnée, Cité de la danse reportée, Mix'art Myrys [collectif d'artistes indépendant et autogéré qui entend croiser différentes disciplines artistiques : la sculpture, la peinture, l'art vidéo, le théâtre, la musique, le multimédia, la photographie] à la Cartoucherie revu à la baisse, La Machine en suspens [théâtre de rue], l'ex-Printemps de septembre [arts plastiques] amputé une année sur deux… La liste des projets culturels amendés, retardés ou annulés se rallonge. Et qu'en sera-t-il une fois les arbitrages budgétaires, qui s'annoncent si rigoureux, rendus d'ici mars 2015 ? Les nombreux festivals toulousains pourraient bien, pour certains, ne plus être au rendez-vous. La Novela [Fête Connaissance], par exemple, portée par la communauté urbaine, ne sera-t-elle pas réduite à la portion congrue ?  » (La Dépêche.fr, 2 octobre 2014)
> SUITE

mercredi 1 octobre 2014

Des visages des figures - Frannie LC

Des visages des figures - Foofwa d'Imobilité (Suisse)

Source : Facebook du Centre national de la danse, Pantin, France

Grand Avignon - Une rallonge de près d'un million d'euros pour l'opéra


« Au conseil communautaire de rentrée lundi soir, on a parlé gros sous. Une dizaine de délibérations ont été présentées au vote pour le budget supplémentaire qui permet d'ajuster les prévisions du budget primitif aux réalités, et ainsi récupérer un équilibre. Parmi les opérations et ajustements techniques, il y a en une qui a fait débat : une subvention supplémentaire versée au budget annexe de l'opéra Grand Avignon de...926 788 € ! 

Le rapporteur du budget, Patrick Vacaris (Cécile Helle vient de prendre sa succession) précise dans la foulée : "Nous avons demandé à l'opéra de proposer une programmation pluriannuelle des financements, car on ne peut pas voter de subvention supplémentaire chaque année, on ne peut plus fonctionner à guichet ouvert. Il faut une évaluation plus claire."  » (So. M., City Local News, 30 septembre 2014)  > SUITE

Précision : « Le transfert des compétences de l'Opéra d'Avignon à la communauté d'agglomération, depuis le 1er janvier 2013, apporte des moyens supplémentaires et un nouveau dynamisme à l'établissement culturel. » (source : site de la Communauté d'Agglomération du Grand Avignon).

Réponse à la réponse (Ladanse.com vs Centre de Développement Chorégraphique d'Avignon)

Mis en cause dans un article du directeur de la Ladanse.com Philippe Madala (PM), le directeur du Centre de Développement Chorégraphique (CDC) Les Hivernales d'Avignon Emmanuel Serafini (ES) a répondu. Ladanse.com répond à son tour. 

Retour sur quelques phrases (réponses) d'Emmanuel Serafini à propos de mon texte "Censure et auto-censure..." :

ES : pour se créer des occasions d’ivresse devant son blog… PM :  Il ne s'agit en rien d'ivresse ni de jouissance mais de partage et circulation d'informations reçues par des ami(e)s (chorégraphes, danseurs et opérateurs) que je m'autorise à rendre publique comme je le fais depuis L'ART-trose, l'autre journal de danse de 1995 à 1997. Partant du constat que certains agissements troubles, pour ne pas dire intolérables, au sein du milieu chorégraphique sont monnaies courantes et trébuchantes, qu'ils sont tout à fait connus et reconnus mais restent en catimini dans nos barbes et perpétuent des fonctionnements et méthodes pour le moins dégueulasses, immondes, injustes... et qui surtout ne nous permettent pas de faire avancer et améliorer la place, les espaces et les circulations de l'art chorégraphique dans notre pays. Surtout ne rien changer...
 
ES : Ainsi, toi, Philippe Madala - que je connais depuis 30 ans - qui sais trouver mon numéro – et même mon courriel – pour me demander d'acheter une pub pour faire fonctionner ton site, aujourd'hui, tu n’as pas su trouver le temps ni, me dis-tu, l’envie de m’appeler pour savoir ce qui s’était exactement passé… Non ! tu préfères colporter des rumeurs, des « on-dit » qui attentent gravement à ma personne, qui visent de facto mon équipe mais surtout qui ne reflètent pas LA VERITE… PM : Je préfère ne pas revenir sur ma demande d'achat de pub sur ladanse.com, 50 euros 1 fois en 5 ans, excuse moi d'avoir sollicité ton soutien au site ladanse.com. Rumeurs et "on-dit", donc les artistes concernés sont donc des colporteurs de rumeurs, "on-dit", mensonges...
 
ES : Il y a deux attitudes possibles dans la vie : suspecter ou faire confiance. PM : Pour ma part je préfère l'attitude "être digne de confiance", il y a des nuances à opérer entre tes 2 attitudes possibles "suspecter ou avoir confiance"...
 
ES : Il me semble que dans les moments assez compliqués que nous vivons où tout est sans arrêt remis en cause, il faille s’attaquer ensemble aux vrais ennemis et non pas tirer sur ses amis, sinon ses alliés… PM : Mais qui et où sont les "ennemis", les empêcheurs de changements nécessaires, les faiseurs et découvreurs d'artistes, les fuyants et invisibles aux débats contradictoires, à une construction plus coopérative de la culture...
 
ES : A tremper ainsi ta plume dans le fiel, tu auras mis en cause un directeur et son équipe qui depuis des années travaillent sans relâche à défendre les artistes... PM : Je trempe ma plume dans ce qui me semble être des postures et agissements peu dignes et louables.
 
ES : Sans doute auras-tu perdu un peu de crédibilité aux yeux de tes lecteurs... car j'ai bon espoir que les gens ne soient pas dupes... PM : Libre à chacun de se forger sa vérité et libre, sommes nous encore, d'exprimer son propre avis...
 
ES : Quel gâchis ! PM : Oui que de temps perdu à se voiler la face et de voir te réfugier dans l'attitude de l'opressé mis en cause... Pathétique.
 
ES : Avec ce qui se passe et se dit, je me faisais la réflexion que j'ai passé plus de temps à accompagner des artistes (1987 - 2003) soit 16 ans que d'être Directeur (cinq ans tout juste) et ce qui me plait c'est que j'apprends à diriger en essayant de me servir de ce que j'ai traversé lorsque j'étais "de l'autre côté" c'est à dire avec la responsabilité de la promotion des compagnies des artistes... Et contrairement à ce qui est dit - ayant été aussi plusieurs années dans un syndicat et l'ayant dirigé, le SYNDEAC - je suis non seulement pour le débat, la discussion mais dans l'intérêt de faire avancer au moins la vérité... Je suis toujours choqué, moi qui essaye de ne pas changer mon fusil d'épaule, de voir que ceux qui m'ont soutenu pendant que j'étais dans des compagnies, parce que je suis devenu Directeur, nous la joue "lutte des classes" et que forcément, maintenant que je suis "diffuseur" je suis un salop et je renie mes idées voire mes idéaux... C'est incompréhensible... Cela m'étonne toujours... PM : Je ne détaillerais pas ici mon parcours d'artiste chorégraphique interprète et de triblion éditeur et coopérateur de l'ART-trose, ladanse.com, AC PACA et TAC [danses]. Mais quant à ta citation de mon jeu sur "la lutte des classes", je joins un texte, contribution d'une amie très à propos : Contribution aux journées de réflexion fin août 2014 à Breil sur Roya d’Anne-Marie Chovelon

lundi 29 septembre 2014

CONTRE LA HAINE - Pétition contre la "Manif pour tous" du dimanche 5 octobre 2014


98.681 personnes soutiennent cette campagne. Aidez-nous à atteindre 100.000

« Dimanche prochain [le 5 octobre 2014] la "Manif pour tous" revient avec une manifestation géante contre l'égalité à Paris et Bordeaux. Elle redouble les attaques contre les gays et lesbiennes, ces 'personnes' dangereuses pour qui les enfants sont des "objets" et qui veulent "créer des orphelins". Vous ne rêvez pas, ces mots viennent de leur appel à manifester.

La dernière fois ils étaient 100 000. Ils sont en train d'affréter des bus et des trains entiers pour cette nouvelle mobilisation. Déjà plusieurs politiques ont annoncé soutenir eux aussi l'abrogation du mariage pour tous. Même l'ancien Président Sarkozy leur fait des appels du pied.

Il nous reste plus que quelques jours. Voici le plan : si nous rassemblons 100 000 Français pour l'égalité avec une pétition géante, l'équipe d'All Out en France ira la remettre aux politiques, sur les plateaux télé et même pendant la manifestation anti. Ensemble nous pouvons contrer les anti en montrant que des milliers de Français se mobilisent pour l'égalité.

Signez la pétition maintenant et faites signer DEUX proches : nous pourrions atteindre 100 000 avant leur manifestation anti de dimanche. » 
> POUR SIGNER LA PÉTITION