vendredi 26 juin 2015

La Danse au Festival d'Avignon 2015 - In

— Ordre de présentation chronologique.  www.festival-avignon.com

  Emmanuelle Vo-Dinh    Tombouctou déjà-vu 
Du 4 au 8 juillet - Théâtre Benoît XII - 1h50
Photo Laurent Philippe
Emmanuelle Vo-Dinh : Tombouctou déjà-vu (...) résume trois cycles de mon travail : un premier qui s’intéressait à la neurologie et aux émotions ; un deuxième centré sur la répétition du mouvement, sur des structures très hypnotiques ; un troisième qui creusait une recherche sur le corps et la voix. (...) Ce titre est piégeur. Il fait référence à un moment fort de mon enfance: le jour où j’ai appris que Tombouctou existait véritablement. Cette ville était pour moi l’objet d’un fantasme (...)
+ TERRITOIRES CINÉMATOGRAPHIQUES à l’Utopia-Manutention
Film Inside Rainbow-LH de Nicolas Simon — et Rencontre avec Emmanuelle Vo-Dinh - 7 juillet à 11h

LES ATELIERS DE LA PENSÉE Site Louis Pasteur de l’Université
Corps en présence, avec l’ANR [Agence nationale de la recherche], 10 juillet à 10h 

  Sujets à Vif       
proposition de la SACD Du 5 au 11 juillet - Jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph 
PRÉCISION : La SACD ne fournissant aucun visuel à la Presse ... nous avons décidé de piocher dans les profils Facebook des intéressé/e/s.  
— Programme A - 11h - durée : 1h15
Broyage - Jessica Batut et Latifa Laâbissi (danse) - Interprétation Jessica Batut (danse)
Connais-moi toi-même - Par Dominique Boivin (danse) et Claire Diterzi (musique)
Jessica Batut - photo de son profil Facebook / (noir et blanc) Dominique Boivin, Photo Denis Rion 

— Programme B - 18h - durée : 1h15
Rave - Matej Kejžar (Slovénie; danse) et Niño de Elche (musique)
Est - Justine Berthillot et Pauline Peyrade 
Cremation ritual, Bali, Facebook de Matej Kejžar

  Hofesh Shechter    Barbarians 
Du 12 au 15 juillet - La Fabrica - 1h30
Photo Jake Walters 
Hofesh Shechter :  Je conçois toujours des plans mais les respecte rarement. Chacune des trois pièces [de cette trilogie] développe un monde singulier; une énergie, des sentiments, une musique spécifiques. La première joue avec les codes de la musique et de la danse baroques mais s’avère assez grave. L’atmosphère de la deuxième sera beaucoup plus physique, groove, peut- être aussi plus simple et concrète. La troisième pièce est un duo, dont j’ignore à ce stade quelle sera la couleur. Les interprètes sont également très différents d’une pièce à l’autre, dans la première, ils sont assez jeunes, glabres, frais. Les danseurs de la deuxième sont plus physiques, voire plus bestiaux. Pour le dernier volet, j’ai choisi deux danseurs qui m’accompagnent depuis de très nombreuses années. (...)
Poser sur le plateau ce que j’ai dans la tête n’est pas ma priorité. J’essaie plutôt de faire circuler des énergies, de la puissance, des émotions. 
  Fabrice Lambert   Jamais assez 
Du 13 au 17 juillet - Gymnase du Lycée Aubanel - 1h 
Photo Bruno Moinard
Fabrice Lambert : J’ai vu le film Into Eternity [cf. bande-annonce ci-dessous] à un moment où je m’intéressais à la notion de mythologie, en tâchant de l’interroger dans son actualité. Qu’est-ce qui fait mythe aujourd’hui? Ce concept opère-t-il au présent ou bien ne vaut-il qu’en référence à une histoire, à une mémoire ? Into Eternity parle d’Onkalo, en Finlande, qui est le site d’un chantier prévu pour durer cent ans. Ce chantier a pour but d’enfouir à cinq cents mètres sous terre des déchets nucléaires pour les cent mille prochaines années, le temps que leur radioactivité ait disparu. Cette projection insensée dans le futur procède de réflexions scientifiques, philosophiques et politiques et en génère tout autant. Le projet d’Onkalo me semble à la démesure de notre présent. Sa durée et son intensité permettent de concevoir aujourd’hui le foyer d’une mythologie. 

+ TERRITOIRES CINÉMATOGRAPHIQUES à l’Utopia-Manutention
Film Into Eternity de Michael Madsen — Rencontre avec Fabrice Lambert - 15 juillet 11h) 

  Gaëlle Bourges    À mon seul désir 
Du 14 au 20 juillet - Gymnase du Lycée Saint-Joseph - 55 minutes 
Photos Danielle Voirin
Gaëlle Bourges : C’est le nom [le titre de la pièce] de la sixième tapisserie de La Dame à la Licorne [XV° siècle], qui porte la mention « A. MON SEUL DÉSIR. I » (...) 
Je joue sur cette possible représentation de la virginité : Ève dans le jardin d’Eden. Au Moyen Âge néanmoins, on ne représente que très peu la nudité. À part dans les figures d’Adam et Ève justement, les images de corps nus, dans la peinture et la sculpture, sont ceux de la débauche. (...)

+ LES ATELIERS DE LA PENSÉE Site Louis Pasteur de l’Université
Dialogue artistes-spectateurs avec Gaëlle Bourges et l’équipe de A mon seul désir - 17 juillet 17h30 
TERRITOIRES CINÉMATOGRAPHIQUES à l’Utopia-Manutention
Hors Satan de Bruno Dumont - Rencontre avec Gaëlle Bourges - 17 juillet 14h  

  Sujets à Vif       
  proposition de la SACD Du 15 au 21 juillet - Jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph
PRÉCISION : La SACD ne fournissant aucun visuel à la Presse ... nous avons décidé d'aller piocher sur internet.  
— Programme C - 11h - durée : 1h15 
Allonger les toits — Frédéric Ferrer et Simon Tanguy (danse)
Et quand le soleil était au zénith, une voix transperçait le ciel… — Katia Guedes (Brésil, musique) et Pedro Kadivar (Iran, écrivain)
Visuel proposé pour Allonger les toits - Simon Tanguy, Capture d'écran Espaces Magnétiques







— Programme D - 18h - durée : 1h15 
a v i g n o n sen s  — Eleanor Bauer (danse) et Veli Lehtovaara (Finlande, danse)
Contrechamp — Kate Moran (performance) et Rebecca Zlotowski (cinéma); Interprétation Kate Moran
Veli Lehtovaara dans LIGHT AS A FEATHER, GREEN AS AN APPLE, Photo Bart Grietens


  Eszter Salamon    MONUMENT 0 : Hanté par la guerre (1913-2013)     Très bon travail 
Du 15 au 22 juillet - Cour du Lycée Saint-Joseph - 22h - 1h15
Photos Ursula Kaufmann
 
Eszter Salamon : J’ai travaillé, entre autres, à partir de danses africaines, du Moyen-Orient, d’Irak et d’Iran, du Tibet, du Bali, des Philippines et de danses vaudoues des Caraïbes. (...) 
Il ne s’agit pas seulement d’une histoire au passé. C’est une histoire très actuelle. Je donne l’année 2013 comme indication finale, mais l’Histoire, elle, ne s’arrête pas là. Les guerres continuent en même temps que le néocolonialisme économique, culturel et artistique. Les normes imposées par l’Occident continuent en grande partie de prévaloir dans l’art, en désignant toujours l’autre comme autre. 
    Fatou Cissé    Le bal du cercle
Du 16 au 23 juillet -  Cloître des Carmes - 22h -  1h05 
Photo Elise Fitte-Duval
Fatou Cissé : Le Bal du Cercle parle en effet d’un bal réservé aux femmes, le Tanebeer. En woloff, ce mot signifie « bal de nuit ». Il y a une autre étymologie plus rurale du mot : « la danse sous l’arbre ». Il s’agit d’une pratique ancestrale, organisée exclusivement par des femmes, en l’honneur du roi ou d’autres personnalités. 
Au tamis de la modernité, le sens et les formes de cette pratique ont connu une bascule : elle est désormais le fait de femmes des quartiers et s’inscrit dans un cadre domestique. Ce bal regroupe aujourd’hui des rivales qui, à travers lui, se livrent à des règlements de comptes, à des batailles qui ne sont pas corporelles, mais vestimentaires et esthétiques. C’est cette dimension et ce glissement qui m’intéressent. Le Tanebeer n’est donc plus simplement une fête, mais c’est surtout un endroit, une occasion pour montrer sa valeur. Les femmes s’y présentent bien habillées, bien pouponnées, pour montrer à leurs pairs ce qu’elles sont, ce qu’elles peuvent devenir au-delà de leur condition. Elles se libèrent de leur quotidien, généralement rythmé par les tâches domestiques, par le soin à la famille ou à la belle-famille. Pendant le Tanebeer, la plus humble des femmes peut être Miss Monde. Ce jeu de rôles est bien entendu façonné par les influences de la société de consommation : plus on brille, plus on exhibe de bijoux, et plus on a de valeur.
+ LES ATELIERS DE LA PENSÉE Site Louis Pasteur de l’Université
Dialogue artistes-spectateurs avec Fatou Cissé et l’équipe du Bal du Cercle - 21 juillet 17h30 

  Angelin Preljocaj   Retour à Berratham [de Laurent Mauvignier] 
Du 17 au 25 juillet - Cour d’honneur du Palais des Papes - 22h - 1h45  
Couverture de l'ouvrage de Laurent Mauvignier, Photo (de répétition) Jean-Claude Carbonne 
Angelin Preljocaj : Cela reprend le sujet de la pièce, à savoir comment la guerre, même terminée, contamine les consciences, et aussi le thème de la relation amoureuse. 
+ LES ATELIERS DE LA PENSÉE Site Louis Pasteur de l’Université

Dialogue artistes-spectateurs avec Angelin Preljocaj et l’équipe de Retour à Berratham - 20 juillet 17h30 
FICTIONS FRANCE CULTURE
Laurent Mauvignier, Pages arrachées - 15 juillet  20h
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NOUS AVONS PUBLIÉ Danse - Les débats du Festival d'Avignon 2015

lundi 22 juin 2015

Danse - Les débats du Festival d'Avignon



 THEMA DANSE ET RENDEZ-VOUS OUVERTS
Vendredi 10 juillet. 
10h – Antenne régionale de Vaucluse - Hôtel d'Armand
« Quel est le rôle de l’action culturelle au sein de l’activité artistique des compagnies de danse? Comment peuvent-elles être porteuses d’inventivité en la matière, au service de la dynamique culturelle du territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur? 
Un temps d’échange autour de la place et de l’action de l’artiste au sein de notre société. Initié par le Service Arts Vivants de la Région Provence-Alpes- Côte d’Azur, un Thema-Danse est un espace de paroles libres, de réflexion et d’inventions, choisi en fonction des besoins des compagnies régionales. 
Il sera suivi d’entretiens et d’échanges à partir de 14h, avec et entre les compagnies et structures de la Région. Quelque que soit le sujet abordé, les Thema-Danse ont pour objectif d’accompagner les compagnies dans leur structuration artistique et économique à travers des échanges avec des professionnels du monde culturel. 
Avec Nathalie Anton, directrice adjointe du CNCDC de Châteauvallon, Michel Kelemenis, chorégraphe et directeur de Klap Maison Pour la Danse à Marseille, Emmanuelle Queroy, chargée de mission ressources professionnelles à l’Arcade festivalavignon.regionpaca.fr »
Modéré par Eva Antonini, chargée de mission à l’Arcade, Martine Mouton, chargée de mission à la Région PACA

  LES ATELIERS DE LA PENSÉE: 
THÉÂTRE EN TRAVAIL – PROFESSION PERFORMEUR
Vendredi 10 juillet. 
15h-17h – Site Louis Pasteur de l’Université d’Avignon
« Les restrictions budgétaires, la coproduction et la festivalisation déterminent-elles des conditions d’exercice communes pour les métiers du spectacle dans l’Union ? » 
Avec Chloé Déchery, universitaire/Royaume-Uni, Nathalie Garraud, Wang Jing, chargée de programmation/Chine, Olivier Martin-Salvan, Karel Vanhaesebrouck, professeur en arts du spectacle/Belgique. 
Animé par Christian Biet, professeur en études théâtrales 
En partenariat avec la revue Théâtre/Public
> Réunion publique

  LES JOURNÉES PROFESSIONNELLES DU SYNDEAC
Vendredi 10 juillet. 
16h30-18h – Salle de commission 1er étage – ISTS [Institut Supérieur des Techniques du Spectacle], Espace Saint-Louis 
Réunion du Secteur Danse 
Avec Héla Fattoumi, présidente déléguée du SYNDEAC 
> Réunion ouverte aux non-adhérentsa

  RÉSO@DANSE
11, 13, 16 et 19 juillet – 11h30 – Maison Jean Vilar 
Le CDC poursuit son cycle de rencontres Réso@danse. Emmanuel Serafini, son directeur, fera découvrir l’univers d’une vingtaine de chorégraphes présents à Avignon pendant le festival. Toutes ces rencontres seront diffusées en direct sur Radio L’Écho des planches et podcastables sur lechodesplanches.net
- Le 11 juillet à 11h30
  Avec Bouziane Bouteldja, Amala Dianor, Isida Micani, Frank Micheletti
- Le 13 juillet à 11h30
  Avec Jonah Bokaer, Roser Lopez Espinosa, Marcia Barcellos et Karl Biscuit, Bénédicte Mottart et Coralie Vanderlinden
- Le 16 juillet à 11h30
  Avec Yvann Alexandre, Norma Claire, Michèle Noiret, Mickaël Phelippeau 
- Le 19 juillet à 11h30
  Avec Myriam Soulanges, Jonathan Pranlas-Descours et Christophe Béranger, Yann Lheureux
Rencontres animées par Emmanuel Serafini
Organisées par le CDC-Les Hivernales en partenariat avec l’Association Jean Vilar 
> Réunion publique

  RENCONTRES DU SPECTACLE VIVANT DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES
Dimanche 12 juillet. 
14h30 – Péniche de la Région Rhône-Alpes
État de la jeune création
Avec Géraldine Bénichou, metteuse en scène et membre de HF Rhône-Alpes, Benoît Lambert, metteur en scène et directeur du Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Arnaud Meunier, metteur en scène et directeur de la Comédie de Saint-Étienne - CDN, Anne Nguyen, danseuse et ambassadrice pour les assises de la jeune création, Isabelle Paquet, metteuse en scène et membre de HF Rhône-Alpes, Cyril Teste, metteur en scène et directeur artistique du collectif MxM,
> Réunion publique

     Auteur de danses aujourd’hui ? 
     Samedi 18 juillet à 16h30, Cloître Saint-Louis.  
Table ronde organisée par Chorégraphes Associés et accueillie par le Festival d’Avignon en partenariat avec l’Association des Chercheurs en Danse (aCD)

Invités : 
Julie Desprairies, chorégraphe
Fred Guzda, artiste/auteur/philosophe
Anne Lopez, chorégraphe
Hélène Marquié, chorégraphe et maîtresse de conférence HDR
 à l’Université de Paris 8, membre de l’aCD

Modératrices : 
Betty Mercier-Lefèvre, anthropologue, professeur émérite à l’Université de Rouen, membre du Comité Scientifique de l’aCD
Micheline Lelièvre, chorégraphe

«  Pour cette rencontre nous voulons aborder les questions suivantes:

- la dimension historique du statut de l’auteur en général et de l’auteur chorégraphe en particulier

- la place de l’auteur dans la société d’aujourd’hui : statut, reconnaissance sociale et réalité des pratiques

- qu’est-ce qu’un auteur chorégraphe aujourd’hui dans la diversité de ses activités?

- témoignages d’auteurs chorégraphes »
     Inventer les Centres Chorégraphiques de demain   
     Dimanche 19 juillet à 16h30, Cloître Saint-Louis.  

Table ronde organisée par Chorégraphes Associés et accueillie par le Festival d’Avignon.

Avec Patricia Ferrara, chorégraphe
Patrick Germain Thomas, sociologue
Alban Richard, chorégraphe et Directeur du CCN (1) de Caen
Emmanuel Sérafini, CDC Les Hivernales Avignon
(1) Centre chorégraphique national
Modératrice Micheline Lelièvre, chorégraphe
« D’abord la page blanche, aujourd’hui, de quels outils les chorégraphes auraient besoin, envie ?

Nous interrogerons dans un premier temps, de manière créative, nos désirs les plus fous, puis le sociologue nous redonnera quelques pistes sur ce qui est arrivé, comment les CCN  [Centres chorégraphiques nationaux] ont évolué, avant d’envisager une possible adéquation entre les rêves et de possibles contraintes ….. »

jeudi 18 juin 2015

Anish Kapoor, Descension

L'œuvre est présentée, avec cinq autres, monumentales, dans les jardins du Château de Versailles dans le cadre de l'exposition Kapoor Versailles, du 9 juin au 1er novembre 2015. En savoir +

mardi 16 juin 2015

Revue - Actes de la Recherche en Sciences Sociales : Le poids des corps, n° 208, juin 2015


Le poids des corps inquiète. Parfois, ce sont des mannequins dont l’extrême maigreur suscite l’indignation. Plus souvent, c’est l’obésité que l’on présente comme une « épidémie » et à laquelle on associe nombre de pathologies (entre autres cardiovasculaires). 

Ce numéro d’Actes de la recherche en sciences sociales soumet à la critique sociologique l’obsession de l’équilibre pondéral et l’injonction au corps fin et musclé. Dans des sociétés où l’image que l’on renvoie de soi dépend pour une large part d’attributs corporels, le poids mobilise médecins, nutritionnistes, journalistes et essayistes. Il fait l’objet de politiques publiques de la part des États et des organisations internationales. L’idéologie de la minceur règne. Elle provoque haine de soi et des autres. Elle discrimine à l’école ou au travail. Entre désir de conformité à la « normalité » et crainte du regard des autres, beaucoup vivent leur différence avec un sentiment de culpabilité. Pourtant, la sociologie montre que les corps ne sont pas neutres socialement. Les dénonciateurs de l’embonpoint visent plus particulièrement les femmes et les classes populaires. Inversement, ils promeuvent un corps qui suppose des soins, une alimentation et un entretien que tout le monde ne peut s’offrir. Véritables marqueurs sociaux, les corps échappent en partie au contrôle des volontés individuelles. Ils enregistrent l’inégale distribution des ressources économiques et culturelles et contribuent ainsi au maintien de l’ordre social en stigmatisant ceux que l’on rend coupables de ne pas se soumettre à la norme dominante.

CE NUMÉRO PARAÎT LA SEMAINE PROCHAINE

Danse - Prix SACD à Robyn Orlin, Kaori Ito et Marie-Thérèse Allier

Robyn Orlin et Kaori Ito - Robyn Orlin et Daniel Larrieu (administrateur délégué à la danse à la SACD), Photo DR

15 juin 2015 
« Comme chaque année, le Conseil d’administration de la SACD [Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques] fête tous les auteurs.
Confirmés et nouveaux talentstoutes les disciplines et répertoires de la SACD sont célébrés : théâtre, mise en scène, cinéma, danse, animation, télévision, musique, multimédia, arts du cirque, arts de la rue, radio, humour / one man show. 
Deux prix exceptionnels sont remis à l’occasion de cette grande fête : le Grand Prix qui récompense un auteur pour l’ensemble de sa carrière, et le prix européen célébrant un auteur européen, qui souligne ainsi la dimension internationale de la SACD. Les 25 prix de la SACD et les médailles Beaumarchais sont remis dans les jardins de la SACD, ce soir 15 juin 2015, aux 36 lauréats par les membres du Conseil d’administration présidé par Sophie Deschamps. 

Palmarès des Prix SACD 2015

GRAND PRIX : Jean-Paul Rappeneau 
PRIX EUROPÉEN : Emma Dante 
PRIX CINÉMA : Sólveig Anspach 
PRIX NOUVEAU TALENT CINÉMA (ex-aequo) : Jeanne Herry et Thomas Cailley
PRIX SUZANNE BIANCHETTI : Marine Vacth
Récompense une jeune comédienne débutant une carrière cinématographique prometteuse
PRIX TÉLÉVISION RÉALISATEUR : Denis Malleval
PRIX TÉLÉVISION SCÉNARISTE : Anne Landois
PRIX NOUVEAU TALENT TÉLÉVISION : Magaly Richard-Serrano
PRIX ANIMATION : David AlauxÉric Tosti et Jean-François Tosti
PRIX NOUVEAU TALENT ANIMATION : Julien Berjeaut 
PRIX CRÉATION INTERACTIVE : Claire Bardainne et Adrien Mondot
PRIX RADIO : Caroline de Kergariou
PRIX NOUVEAU TALENT RADIO : François Pérache
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PRIX THÉÂTRE (ex-aequo) : Éric Assous et David Lescot
PRIX NOUVEAU TALENT THÉÂTRE : Pauline Bureau
PRIX DE LA MISE EN SCÈNE : Emmanuel Demarcy-Mota
PRIX DE LA TRADUCTION ET/OU ADAPTATION : Gérald Aubert
PRIX HUMOUR/ONE MAN SHOW :  Florence Foresti
PRIX NOUVEAU TALENT HUMOUR/ONE MAN SHOW : Kev Adams
PRIX ARTS DU CIRQUE : Elsa de Witte et Laurent Cabrol
PRIX ARTS DE LA RUE : Tartar(e)
PRIX CHORÉGRAPHIE : Robyn Orlin
PRIX NOUVEAU TALENT CHORÉGRAPHIE : Kaori Ito
PRIX MUSIQUE : Thierry Escaich
PRIX NOUVEAU TALENT MUSIQUE : Coralie Fayolle
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MÉDAILLES BEAUMARCHAIS : Marie-Thérèse Allier [fondatrice et directrice de la Ménagerie de Verre, Paris], Claude CoretBernard FoccroulleFrancis Nani et Viviane Reding
Honorent les personnalités qui ont œuvré pour les auteurs et pour la création »

lundi 15 juin 2015

Ben Charles Edwards, Suzie Lovitt



Sadie Frost x Rudy Law

​The mother-and-son duo unearth a whimsical short from the archives

Introducing Suzie Lovitt, the cross-dressing alter ego of Rudy Law, son of actress and producer Sadie Frost and Jude Law. Filmed several years ago, the Ben Charles Edwards-directed short captures the vivid imagination of Rudy’s childhood creation – a flamboyant dry cleaner from West Ham, London. 
“From the director of photography to the sound recorder, we all had a hot pair of heels.”
“Some people simply have natural rhythm or are really good at impersonations or accents, and Rudy, from a very young age, started to create characters,” explains Frost. “Lots of people began to know Suzie Lovitt – he entertained people, and I knew we had to write and shoot it. It was a cathartic moment.” 

Frost has served as producer and muse to Ben Charles Edwards since their first short film together, The Town That Boars Me, in 2008. The pair’s much-buzzed-about collaboration Dotty premieres on NOWNESS later this week, for which Rudy, putting aside Suzie Lovitt, steps into another character.

“We asked the male crew members to shoot the film wearing items of women’s clothes so that Rudy wasn’t alone in the high heels,” recalls Edwards. “From the director of photography to the sound recorder, we all had a hot pair of heels.” Next year will see the release of Frost and Edwards’ first feature, Set the Thames on Fire, but before that Frost makes her feature-production debut, Buttercup Bill, along with her Blonde to Black Pictures partner Emma Comley. Here, mother and son take a moment to reveal fixations and hidden talents.

Current fixation
Sadie Frost: Mind Calm by Sandy Newbigging.
Rudy Law: Football.

Most overused phrase
SF: Basic bitch.
RL: Selfie.

Hidden talent
SF: Standing on my head for an hour.
RL: Playing the bass.

Favorite film
SF: Rebecca.
RL: Jarhead.

Personal hero
SF: Ray Davies.
RL: Harry Kane.

Next project
SF: Shooting new film The Invisibles.
RL: School.

Dotty will premiere on NOWNESS this Friday, June 19.

Jacques Dutronc, L'idole, 1967

Journée d'étude - « Replay, restitution, recréation… Pour une typologie de la reprise des archives »



Labex Arts-H2H - Journée d'étude             

« Replay, restitution, recréation… Pour une typologie de la reprise des archives »

Projet collectif associant les Archives nationales, le Centre national des arts plastiques (CNAP), le Centre national de danse contemporaine (CNDC - Angers), l’EPHA/Université Paris VII et l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy

Journée d’étude du vendredi 19 juin 2015.       Photo Université Paris 8-Labex Arts-H2H

PROGRAMME

9h45 – 10h : accueil

10h – 10h15 : mot d’accueil de Robert Swinston, directeur du CNDC et Claire Rousier, directrice adjointe du CNDC

10h15 – 11h : Patrice Marcilloux, Professeur des universités en archivistique, Université d'Angers, CERHIO-UMR 6258
« Entre injonction mémorielle et réactivation créatrice : quelques remarques sur les archives chorégraphiques »

11h – 11h45 : Les étudiants de l’école supérieure de danse contemporaine du CNDC
« 30 ans avec Bodinier »

11h45 – 12h : pause

12h – 12h45 : Milena Paez-Barbat, chargée de mission Labex Arts-H2H
« Mission de constitution d'un corpus d'archives dans le cadre du projet Replay : quelles trouvailles au CNDC ? »

12h45 – 14h15 : déjeuner

14h15 – 15h : Robert Swinston, directeur du CNDC, Anna Chirescu et Flora Rogeboz, danseuses
Intervention dansée à partir de la transmission de Changing Steps (1973), de Merce Cunningham 

15h – 15h45 : Elisabeth Verry, directrice des archives départementales de Maine-et-Loire
« Les Archives départementales et le CNDC, un effort partagé pour la préservation de la mémoire de l’institution »

15h45 – 16h : Pause

16h – 16h45 : Sébastien Pluot, historien de l’art et commissaire indépendant, enseignant en histoire et en théorie des arts à l’école supérieure des beaux-arts Tours Angers Le Mans
« Living Archives »

16h45 – 17h30 : Aurélien Richard et Christine Caradec, compagnie Liminal
« Processus de travail de Liminal : bords et limites de l'archive ».

17h30 – 18h : conclusion

LIEU et accès 
CNDC – studios Bodinier 28 rue Bodinier, à Angers https://goo.gl/maps/FP18I

De la gare Saint-Laud, vous pouvez soit vous rendre aux studios Bodinier à pied soir prendre le tramway (une seule ligne) à la station Gares, direction Avrillé-Ardenne, arrêt Ralliement (3e arrêt).

ENTRÉE libre sur réservation, dans la limite des places disponibles : nathalie.bourges@cndc.fr

vendredi 12 juin 2015

En Israël, le gouvernement ne finance pas les artistes qui ne lui plaisent pas

Miri Regev, nouvelle ministre de la Culture d'Israël, Photo DR

(Libération, 10 juin 2015) La nouvelle ministre de la Culture remet en cause les subventions allouées à certains artistes qui ne seraient pas dans la ligne gouvernementale.
Les artistes et les intellectuels israéliens s’attendaient au pire après l’attribution du portefeuille de la culture à la députée d’extrême droite Miri Regev (Likoud), une ancienne haut gradée de Tsahal, l’armée israélienne, passée à la politique. De fait, ils n’ont pas été déçus. Car, à l’occasion de sa première apparition officielle à Sderot, dont elle inaugurait mardi le festival du film annuel, celle que ses ennemis surnomment «la poissonnière» tant ses prises de bec peuvent être violentes, a annoncé qu’elle gèlerait désormais les financements alloués «à tous ceux qui délégitimisent Israël et son armée». Et de poursuivre : «Si ces gens-là veulent poursuivre sur leur voie, ils sont libres. Mais pas avec de l’argent public.» > SUITE

LIRE AUSSI Israël s’attaque à la culture non patriotique, Le Temps (Suisse). ICI

jeudi 11 juin 2015

Élection de Mister Afghanistan à Kaboul


« Les bodybuilders afghans avaient rendez-vous le 3 juin à Kaboul, pour l'élection de Mister Afghanistan. Le bodybuilding est l'un des sports les plus populaires du pays, au point d'avoir été autorisé sous le régime taliban entre 1996 et 2001. » (source : Lalibre.br, Bruxelles, Belgique)

mercredi 10 juin 2015

Thomas Wallner, Avant que le dernier rideau tombe (au sujet de Gerrit, de Gardenia, d'Alain Platel)

Before the Last Curtain Falls (en français, Avant que le dernier rideau tombe) ​: The life and times of Gardenia’s veteran drag queens and trans performers (La vie et l'époque de la vétéran des performers drag queens et trans de Gardenia [magnifique pièce des belges Alain Platel et Franck Van Laecke]. Avec GERRIT. 

Campagne de AIDES - « Moi, le Sida. »

mardi 9 juin 2015

Sylvie Guillem en couverture de Télérama

Couverture, et très belle interview de la danseuse étoile Sylvie Guillem dans Télérama du 6 au 12 juin 2015, n° 3412. Elle est sans illusions sur l'évolution du ballet classique.   
À LIRE > ICI

Didier Fusillier nommé à direction de La Villette

Didier Fusillier, Photo DR

Didier Fusillier, 56 ans, a annoncé lui-même, dès le lundi 1er juin, sa nomination à la présidence de l’Etablissement public du parc et de la Grande Halle de la Villette (EPPGHV), dans le dix-neuvième arrondissement de Paris. Il a été élu à ce poste lors d'un Conseil d'administration de l'EPPGHV, vendredi 29 mai, pour un premier mandat de cinq ans. Comme l'écrit Le Monde du 2 juin 2015 (ici)
C’est la fin du cumul des postes pour cet homme-orchestre qui dirige deux scènes nationales - le centre culturel transfrontalier « le Manège » à Maubeuge, depuis 1990, la Maison des arts de Créteil depuis 1993 - et pilote les festivités de Lille 3000 en tant que directeur général. Bientôt, probablement aux alentours du 10 juin, il ne sera plus « que » le patron de la Villette, tout en restant conseiller artistique de Lille 3000. (...) 
Voilà un vaste territoire [de 55 hectares] à administrer pour Didier Fusillier, personnalité du monde de la culture depuis vingt-cinq ans. Après ses débuts à Maubeuge et à Créteil, il a été nommé en 1998 commissaire général du Printemps du Québec. Puis commença l’aventure lilloise, auprès de Martine Aubry, maire de Lille depuis 2001 : Didier Fusillier fut directeur général de Lille 2004, puis directeur artistique de Lille 3000. Parallèlement, il a organisé diverses grandes expositions (au Tripostal, à Lille, au Centre national des arts plastiques, etc.). Enfin, depuis 2013, il est le directeur artistique des Berges de Paris.
Nous n'oublierons pas la qualité de la programmation Danse et performance de la Maison des Arts de Créteil (94) sous sa direction, la fidélité de son soutien à des créateurs exceptionnels comme le collectif japonais Dumb Type, le chorégraphe britannique Michael Clark (bêtement snobé à Paris) et le chorégraphe états-unien Bill T. Jones. Qu'il soit permis de célébrer la qualité de l'accueil (cela devient tellement rare).
Fabien Rivière