dimanche 21 juillet 2013

SOMMAIRE (articles ci-dessous)


REVOIR "COUR D'HONNEUR" DE JÉRÔME BEL
LONG WAY TO ALASKA (PORTUGAL), AIR
SEXY SUSHI (FRANCE), J'AIME MON PAYS
FESTIVAL D'AVIGNON IN : LA PAROLE DE LAZARE
FESTIVAL D'AVIGNON : « HARANGUE AVIGNON 2013 »
CGT SPECTACLES : CULTURE - LES ENGAGEMENTS DOIVENT ÊTRE TENUS !
FESTIVAL D'AVIGNON IN - DANSE : RENCONTRES AVEC LES ARTISTES
JEAN-LUC GODARD, ADIEU AU LANGAGE (BANDE-ANNONCE)
MARIAGES POUR TOUS : ELLES ONT 88 ET 70 ANS, ILS ONT 63 ANS 
CHANGER (DE GENRE)
CAROLYN CARLSON ET MARIE-AGNÈS GILLOT PARLENT DE "SIGNES"
CULTURE - LE BUDGET BAISSERA DE 2,8 % EN 2014
LA DANSE ET LA PERFORMANCE AU FESTIVAL D'AVIGNON IN
FESTIVAL D'AVIGNON - IN : LA FABRICA, UN NOUVEAU LIEU


samedi 20 juillet 2013

Revoir "Cour d'honneur" de Jérôme Bel

France 2 a diffusé en direct Cour d'honneur de Jérôme Bel – proposé dans le cadre du Festival d'Avignon In – le 19 juillet 2013. On peut revoir le spectacle à l'adresse ci-dessous. Il faut affronter une publicité (couper le son) et l'introduction bavarde d'une journaliste (on peut aussi couper le son d'autant plus qu'elle raconte des éléments du spectacle) : commencer à 02:33. Il vous reste cinq jours.  

ICI (cliquer sur "à revoir en streaming sur France 2") 

Capture d'écran Espaces Magnétiques

samedi 13 juillet 2013

Festival d'Avignon - In : La parole de Lazare

THÉÂTRE L'auteur et metteur en scène Français Lazare, interrogé par Jean-François Perrier, présentait le 13 juillet sa création Au pied du mur sans porte en savoir +, qui sera jouée du 15 au 18 juillet à la Tinel de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Le texte est publié aux éditions Voix navigables facebook et Les solitaires intempestifs ici.

Bande-annonce de Au pied du mur sans  porte

vendredi 12 juillet 2013

« HARANGUE AVIGNON 2013 »

Nous publions, pour information, le texte – à l'initiative d'organisations syndicales – lu le 6 juillet 2013 sur le plateau de la Cour d'honneur du Palais des Papes juste avant la première de Par les villages de Stanislas Nordey dans le cadre du Festival d'Avignon - In.
Cour d'honneur du Palais des Papes, Avignon, 2011, Photo Christophe Raynaud de Lage - Festival d'Avignon 


Juillet 2013… 

En Juillet 2012, nous avions décidé de ne pas intervenir durant les festivals. De nouveaux temps s’ouvraient, le mauvais rêve semblait appartenir au passé.  Les artistes et les acteurs du champ culturel voulaient  se fier aux promesses du Président en faveur de l’art et la culture. 

Un an plus tard, nous sommes obligés de revenir devant vous, pour des raisons nouvelles, et en partie hélas les mêmes – tant l’emprise de l’économie libérale influence les mieux intentionnés de nos dirigeants. Les promesses sont parties en fumée.  

Le budget de la Culture a subi cette année une baisse record, qui ne se dément pas dans le projet de budget 2014. Loin du rêve du 1% pour la Culture, nous en sommes à 0,7%. Et des esprits malins soufflent à l’oreille du pouvoir que le 0,4% d’avant 1981 permettait bien, somme toute, une politique culturelle.

Notre Ministre et son équipe se sont battus, ils ont obtenu de maintenir les centres de création le nez au-dessus de l’eau. Mais les Théâtres Nationaux et les opéras manquent à l’appel, alors qu’ils sont aussi étranglés que les autres. Et qui mieux est : l’essentielle et tant vantée politique d’éducation artistique reste en rade une nouvelle fois. La loi d’orientation sur la Création, dont les réformes sont attendues de tous, a été reportée d’une année. Aucun chapitre Culture ne figure dans la nouvelle loi de Décentralisation, ouvrant ainsi la porte à un désengagement des Collectivités Territoriales, assaillies par d’autres obligations ... Et nous continuons de demander une réforme favorable du régime spécifique d'assurance chômage des artistes et techniciens.  

De tous côtés, notre situation est à nouveau précarisée, exaspérante, au bord de la paralysie. 

Mais que l’opposition ne se rengorge pas pour autant. Durant ses dix dernières années de gouvernement, nous avons dû batailler, mois après mois, pour ne pas laisser livrer cette politique culturelle aux appétits privés, pour obtenir des sauvetages in extremis. Dans le même temps, sourdement, discrètement, nos financements n’ont pas suivi l’inflation, perdant ainsi d’année en année des possibilités de projets d’artistes. 

Une coïncidence historique permet aujourd’hui de renouveler les directeurs d’une part importante des Centres Dramatiques Nationaux, et donc de lancer une nouvelle génération dans la poursuite de notre histoire théâtrale. Les condamnera-t-on à la pénible gestion quotidienne d’une économie à peine plus favorable que leur misère antérieure ? Ou leur permettra-t-on d’ajouter une page à l’histoire créatrice du Théâtre ? Le monde dirigeant anticipera-t-il enfin les prochaines étapes d’une politique de l’Art et de la Culture dans notre société ? Nous défendons bien sûr notre Art, nos Arts puisqu’aujourd’hui ils se mêlent volontiers. Nous travaillons à être le cœur vivant d’une autre façon de penser le monde, le contrepoids vital face à l’hégémonie destructrice du libéralisme et de la soumission. Mais si cette nécessité fait toute notre vie, elle fait aussi la vôtre. Sans vous, quel sens aurions-nous ? 

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, si vous étiez ce soir parmi nous pour inaugurer cette fête de l’esprit, nous saurions que vous êtes avec nous sur le même bateau. Pouvons-nous en être certains ? Que nous direz-vous dans les temps qui viennent pour nous montrer que nous ne sommes pas simplement des dossiers ? 

Pour toutes ces raisons, nous vous convions, à l’appel de la CGT Spectacle et du SYNDEAC, de PROFEDIM (musique) et du Cipac (Arts plastiques), à une grande manifestation à Avignon le Samedi 13 Juillet à 11h30. 

Merci de votre écoute, bonne soirée, et très bon Festival. 

CGT Spectacles : « Politiques culturelles : les engagements pris doivent être tenus ! »

Nous publions, pour information, ce texte de la CGT Spectacles daté du 16 juin 2013. 

 *    *    * 
POLITIQUES CULTURELLES : LES ENGAGEMENTS PRIS DOIVENT ETRE TENUS !

MANIFESTATION À AVIGNON LE 13 JUILLET …

« La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable. La culture, ce n’est pas un luxe dont, en période de disette, il faudrait se débarrasser. La culture, c’est l’avenir, c’est le redressement, c’est l’instrument de l’émancipation et le moyen de faire une société pour tous ».

Cette déclaration n’est pas une  revendication de la Cgt : c’est l’engagement solennel du candidat  F. Hollande, à Nantes, en janvier 2012, devant des centaines de professionnels du spectacle vivant qui l’avaient alors applaudi. Engagement qu’il s’est empressé de renier une fois élu. 

Le ministère du Budget s'en est ouvertement et systématiquement pris aux crédits du ministère de la Culture et de la Communication. Il ponctionne les réserves des opérateurs de l’Etat, il siphonne les taxes payées par les professionnels aux Fonds de soutien qu’ils ont créés, il rackette les financements publics et il interdit aux collectivités territoriales de compenser les désengagements de l’Etat. Les crédits du ministère de la Culture, après les agressions répétées de N. Sarkozy (Révision Générale des Politiques Publiques, mandats de révision…), sont lourdement amputés par le gouvernement Ayrault. Pour en arriver à 0,68 % du budget de l’Etat : une première depuis 30 ans!

Le Président ne renie pas seulement ses promesses de campagne, il « oublie » aussi les priorités qu’il avait annoncées : « la jeunesse » et « l’éducation artistique et  culturelle », puisqu’il arbitre une Directive Nationale qui supprime toutes les bourses attribuées aux élèves les plus démunis des Conservatoires! La ligne budgétaire consacrée à la démocratisation culturelle est, quant à elle, sévèrement malmenée puisqu’elle subit des gels et des surgels (qui ne seront pas levés).

Après la « Culture pour chacun » de N. Sarkozy, la «Culture pour les riches» de F. Hollande? Nous avons eu ensemble la peau de la première, nous avons les moyens, ensemble,  de faire cesser la seconde.

Comment peut-on encore espérer qu’un ministère de la Culture, essoré et soumis, puisse élaborer les grandes lois d’orientation annoncées dont le pays a besoin ? La concertation n’a même pas commencé à cette date ! Comment peut-on croire qu'il assumera ses responsabilités lors des négociations des annexes 8 et 10 en faisant des 27 recommandations de la mission parlementaire sa feuille de route ?

Ensemble, nous affirmons aujourd'hui avec force «que l’austérité ne peut pas être aveugle. Un pays attractif, dynamique, enthousiaste, a plus de chance de rembourser sa dette qu’un pays que la vie a subrepticement quitté» (F. Hollande, Nantes janvier 2012). Pouvons-nous tolérer que tout ce dont N. Sarkozy rêvait, soit mis en œuvre aujourd’hui?

La Cgt invite les artistes, les techniciens, les salariés administratifs à venir nombreux manifester leur refus du mensonge et des reniements et à exiger que le changement en pire que nous vivons depuis un an cesse et reparte dans le bon sens : le vrai changement, c’est maintenant!

RDV A AVIGNON LE 13 JUILLET 2013 À 11H30 (rue de la République au niveau du Bureau de Tourisme, côté gare). Soyons nombreux à réaffirmer :

 « LE SPECTACLE VIVANT VEUT VIVRE! LES ENGAGEMENTS PRIS DOIVENT ÊTRE TENUS »

Paris,  le 18/06/2013

mercredi 10 juillet 2013

Festival d'Avignon In : rencontres avec les artistes

DANSE - Avec Faustin Linyekula - Christian Rizzo - Qudus Onikeku - Sujets à Vifs Programme A avec Daniel Larrieu Mamela Nyamza et Fanisma Yisa + Programme B Vincent Dissez et Pauline Simon - DeLaVallet Bidiefono - Sujets à Vifs Programme C avec Daniel Larrieu Pierre Rigal Hassan Razak [et Pierre Cartonnet] + Sébastien Le Guen [Jérôme Hoffmann] et Dgiz - Anne Teresa De Keersmaeker et Boris Charmatz - Jérôme Bel.

Jérôme Bel
(de haut en bas : les 17/07/2013, 7/12/12 au CDC Les Hivernales et 7/12/2012)

Jean-Luc Godard, adieu au langage (bande-annonce)

Mariages de couples de même sexe : elles ont 88 et 70 ans, ils ont 63 ans

« Âgées de 88 et 70 ans, Monique et Geneviève se sont dit oui samedi après-midi devant le maire de Cahors, après 43 ans de vie commune et de bonheur militant. » Photo DR
On doit lire l'article rédigé par l'AFP, 8 juillet 2013. ICI 

Capture d'écran de l'article paru dans Le Parisien, par Espaces Magnétiques
Article de Cindy Belhomme, publié par Le Parisien, 6 juillet 2013. ICI 

dimanche 7 juillet 2013

Changer (de genre)

Monique Bernard Sansonnens, Photo Yann Mingard

Le courage d'être soi, Isabelle Kottelat, Migros Magazine [prononcer "migro"], Suisse, 1er octobre 2012. ICI  

Précision : Monique réside à Estavayer-le-Lac, une commune du canton de Fribourg en Suisse – qui comptait 4.846 habitant/e/s fin 2008 – située sur la rive du lac de Neuchâtel, au Sud-Est.  

Carolyn Carlson et Marie-Agnès Gillot parlent de Signes

Du 3 au 15 juillet à l'Opéra Bastille. Créé en 1997 avec le peintre Olivier Debré. En savoir + 

samedi 6 juillet 2013

Culture - Le budget baissera de 2,8 % en 2014

En 2014 l'État veut réaliser 14 milliards d'euros d'économies sur son budget. Tous les Ministères sont concernés, sauf ceux de l'Éducation et de la Recherche, de la Justice et de la Sécurité. Depuis fin juin, on sait que le budget du Ministère de la Culture et de la Communication baissera de 2,8 % en 2014, après une première baisse sous le quinquennat de François Hollande de 2,3 % en 2013, et malgré la promesse donnée par ce dernier lors de la campagne électorale pour les élections présidentielles de sanctuariser ce budget.

Cependant, la Ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti affirme dans un entretien au journal Le Monde le 3 juillet (cf. extrait ci-dessous) que « les lignes budgétaires de la création – qu'il s'agisse du spectacle vivant ou des arts plastiques – sont sanctuarisées. » Mais, sur le terrain, la plupart des budgets des théâtres baissent, ce qui, par contrecoup atteint les compagnies. En Avignon, nous informait l'Agence France-Presse (AFP), la première le 6 juillet de la création du co-artiste associé du Festival d'Avignon (In) Stanislas Nordey dans la Cour d'honneur du Palais des Papes Par les villages a débuté avec un quart d'heure de retard, une déclaration des syndicats du spectacle ayant été lue sur scène avant la représentation et appelant à manifester contre la rigueur budgétaire qui frappe la culture, le 13 juillet. Deux autres syndicalistes, présents en haut des gradins, ont ensuite pris la parole hors micro pour dénoncer pèle mêle le libéralisme sauvage, le vieillissement de la centrale de Tricastin et le black out de la télévision publique grecque. Photo Aurélie Filippetti, par Didier Plowy - Ministère de la Culture et de la Communication
Fabien Rivière

– Budget 2014 : comment l'Etat veut économiser 14 milliards d'euros, Claire Guélaud, Le Monde, 29 juin 2013 - mis à jour le 2 juillet 2013. ICI

Alerte sur le budget de la culture, Catherine Tasca (Sénatrice, ancienne ministre de la culture (2000-2002)), Le Monde, 2 juillet 2013. ICI 

– Interview - Aurélie Filippetti : "Frédéric Mitterrand regardait les trains passer ; moi je les aiguille", Sandrine Blanchard, Le Monde, 3 juillet 2013. ICI
EXTRAIT : 
Le projet de loi de finances pour 2014 réduit le budget de la mission culture de 2,8 %. Où vont se faire les économies ?
Je présenterai mon budget début octobre, comme l'année dernière. Mais, pour l'heure, le budget culture n'a pas été mis davantage à contribution que ce qui avait été décidé l'année dernière dans le budget triennal. Certains ministères ont eu des économies supplémentaires à faire dans le triennal, mais, pour la culture, le président de la République et le premier ministre ont jugé que l'effort fait était suffisant. Les lignes budgétaires de la création – qu'il s'agisse du spectacle vivant ou des arts plastiques – sont sanctuarisées. Tous les crédits d'intervention dans les régions sur ces domaines seront préservés ainsi que tout ce qui concerne l'enseignement supérieur (écoles d'architectes, d'art, de photo).

 – Tribune d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication : "La décentralisation dramatique ne doit pas se traduire par un immobilisme", Télérama, 3 juillet 2013. ICI (+ réponse de Télérama) - ICI (site Ministère de la Culture) 

– L'Ademe, le Centre Pompidou et le casse-tête des coupes budgétaires, Donald Hebert, Le Nouvel Observateur - Économie, 1er juiller 2013. ICI


Levée de fonds avant la levée de rideau, Sandrine Blanchard, Le Monde, 3 juillet 2013. ICI 

RAPPEL

La danse et la performance au Festival d'Avignon In

Affiche officielle du 67° Festival d'Avignon In,
par Kiripi Katembo Siku (photographe, Kinshasa, République Démocratique du Congo)

La 67° édition du Festival d'Avignon se déroulera pendant trois semaines du 5 au 26 juillet 2013. Ce sera la 10° et dernière sous la direction d'Hortense Archambault et Vincent Baudriller. Les artistes associés avec lesquels ils ont travaillé pendant deux ans sont cette année deux comédiens et metteurs en scène qui mènent leurs routes de façon autonome, le Français Stanislas Nordey et le Congolais Dieudonné Niangouna. Chacun réside dans une capitale : le premier à Paris, le second à Brazzaville.

Dieudonné Niangouna et Stanislas Nordey lors la conférence de presse en Avignon de présentation de l'édition 2013 du Festival d'Avignon In, Capture d'écran Espaces Magnétiques

C'est aussi la fin pour la maire UMP de la ville Marie-Josée Roig qui ne se représentera pas en 2014 à l'élection municipale.

À l'issue d'une présentation détaillée du nouveau lieu du Festival, La FabricA (voir notre article Festival d'Avignon : La FabricA, un nouveau lieu), en ouverture de la conférence de presse dédiée à l'édition 2013, Hortense Archambault donne la thématique de cette année : les banlieues, les quartiers, l'Afrique.

Il s'agira de « mettre en rapport, en dialogue toutes les capacités de violence que nos civilisations ont inventées et par lesquelles elles se sont inventées. »


*    *    * 
Du côté de la danse et de la performance, on peut hiérarchiser ses priorités entre le meilleur et le reste.

On peut attendre le meilleur de Jérôme Bel (avec Cour d'honneur, dans la Cour d'honneur du Palais des Papes, du 17 au 20 juillet), et d'Anne Teresa De Keersmaeker et Boris Charmatz (Partita 2. Sei Solo, Cour d'honneur du Palais des Papes, du 23 au 26). 

Jérôme Bel Cour d'honneur


Anne Teresa De Keersmaeker et Boris Charmatz Partita 2. Sei Solo
La vidéo démarrée, cliquer en bas à droite sur "Französisch" (en Français)

De même à l'Opéra-Théâtre dans le cadre d'une série nommée Des artistes un jour au Festival : Alain Platel (Out of Context. For Pina, 8 et 9), Pippo Delbono (Amore e Carne, le 19), Jan Fabre (Le pouvoir des folies théâtrales, pièce de 1984 d'une durée de 4h20, 15 à 21h + 16 à 13h et 21h), et Christoph Marthaler (King Size, 10 et 11).

Out of Context. For Pina, Alain Platel, Photo Chris Van der Burght site
Le pouvoir des folies théâtrales en 1984, Jan Fabre, Photo P. T. Sellitto

On peut s'intéresser à Faustin Linyekula (Drums and Digging, 9-16), Qudus Onikeku (Qaddish, 6-13), DeLaVallet Bidiefono (Au-delà, 19-25), et Christian Rizzo (D'après une histoire vraie, 7-15).
Fabien Rivière

Visuel associé à Drums and Digging de Faustin Linyekula, Photo DR

QADDISH, Qudus Onikeku, Photo Christophe Raynault de Lage - Festival d'Avignon

QADDISH, Qudus Onikeku, Photo Christophe Raynault de Lage - Festival d'Avignon

Au-delà, DeLaVallet Bidiefono

Visuel associé à D'après une histoire vraie, Christian Rizzo

vendredi 5 juillet 2013

Festival d'Avignon (In) : La FabricA, un nouveau lieu

        La FabricA      
La FabricA, côté face : au premier plan l'entrée, au second plan la salle de répétitions et de spectacles, 
Architecture Maria Godlewska / ASSID-design 
La FabricA côté pile : au second plan, à gauche le bâtiment technique (toiture rouge), au premier plan
au centre le cloître pour les équipes artistiques, Architecture Maria Godlewska / ASSID-design  

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UNE SALLE + UN CLOÎTRE + UN ESPACE TECHNIQUE 
Projet initié il y a huit ans par les directeurs Hortense Archambault et Vincent Baudriller, cet équipement manquait au Festival. Avec sa salle aux dimensions de la scène de la Cour d’honneur du Palais des papes (38 m par 24 m ; 12,5 m de hauteur sous grill), son cloître en bois composé de dix-huit studios pour y loger artistes et techniciens au 1er étage et de loges et cuisine au rez-de-chaussée, elle permettra d’accueillir tout au long de l’année les équipes artistiques (de 18 à 25 voir 30 personnes) invitées par le Festival pour y répéter leurs créations. La salle pourra accueillir pendant le Festival des spectacles grâce à un gradin de 600 places, pour un plateau de 24 m sur 16 de profondeur. Selon Vincent Baudriller, la hauteur de l'équipement, 12,5 m, sans équivalent à 50 kilomètres à la ronde, permettra d'inviter des spectacles qu'il ne pouvait sinon recevoir. « La FabricA accueillera une dizaine de résidences d'artistes par an pour des durées de quatre à six semaines. Ils seront nourris et logés. Ils vivront ici, travailleront ensemble, testeront immédiatement leurs idées sur le plateau. Cela leur fera gagner un temps fou », expliquent les directeurs (source). Une équipe technique sera à disposition ainsi qu'une cuisinière et une femme de ménage. On y trouve aussi un espace technique de stockage du gradin, un petit atelier de construction et le logement du gardien.    

« Dessinée par l’architecte Maria Godlewska, financée à parts égales par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Ville d’Avignon, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Département de Vaucluse, La FabricA aura été réalisée en une année. » Le budget total est de 10 millions d'euros hors taxe.


Inaugurée début juillet 2013 la FabricA est située dans un quartier pauvre de la ville, à 900 mètres au sud des remparts. Cette construction s'inscrit dans un mouvement plus large : la collection (d'art contemporain) Lambert va emménager à l'école d'art, qui va elle-même s'installer à proximité de la FabricA. Cette dernière sera aussi un lieu de médiation artistique avec le quartier. Lors de la conférence de presse de présentation de l'édition 2013 du Festival Hortense Archambault faisait état du « manque de services publics » dans les quartiers et marquait une obligation pour les collectivités territoriales : « la nécessité de rouvrir un centre social en parallèle et de créer des aménagements urbains est crucial pour la réussite du projet. »
Fabien Rivière

   Photos Ilka Kramer  
Deux photos ci-dessus : Vue du cloître et d'un de ses appartements; le tout est à destination des équipes artistiques

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FÉVRIER 2012 : Conférence de presse de présentation du projet
Conférence de presse en Avignon le 23 février 2012 qui dévoile le projet de la FabricA,
avec Hortense Archambault, co-directrice du Festival d'Avignon In, Marie-Josée Roig, maire d'Avignon et Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, SOURCE La Provence du 24/02/12 

▷ Avignon : la FabricA ouvre des horizons au In, Joël Rumello, La Provence, 24 février 2012. ICI
▷ Le Festival d'Avignon va se doter d'une salle de répétitions permanente, Nathaniel Herzberg, Le Monde, 24 février 2012. ICI
▷ Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication, 23 février 2012. ICI
▷ Présentation du projet, Ministère de la Culture et de la Communication. ICI