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mardi 13 septembre 2022

À Chaillot, « Möbius », le cirque tranquille de Rachid Ouramdane avec la compagnie XY

Möbius, Photo Christophe Raynaud De Lage
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Avec Möbius, le chorégraphe contemporain français Rachid Ouramdane a ouvert en octobre 2019 un cycle de travail avec des circassiens. Il s'agit d'un ensemble déjà constitué, la compagnie XY, composée aujourd'hui de quarante acrobates, à l'histoire ancienne, déjà 15 ans. Ils prennent le temps nécessaire pour faire les choses, puisqu'on ne compte que cinq créations à ce jour.

Il s'est poursuivi avec Corps extrêmes, créée en mai 2021 (on peut lire notre article Les « Corps extrêmes » de Rachid Ouramdane). 

Ce soir, on découvre dix-neuf interprètes sur scène, quinze hommes et quatre femmes. Tous habillés d'un noir sobre et élégant. L'espace est vide, dépouillé, en fond de scène un mur nu noir ancien, et pas de pendrillons à droite et à gauche du plateau. Rien. Un sol d'un blanc un peu sale, vaste rectangle bordé de noir.  

Möbius, Photo Christophe Raynaud De Lage

Il existe sans doute deux façons de voir le spectacle. D'abord, le public, qui suit attentivement une proposition qui trace son chemin sans faiblir, sans temps mort ou errance, efficace. La forme spectaculaire est constamment assurée et assumée. Au moment des saluts, la plus grande partie des 1.200 personnes présentes se lève spontanément pour applaudir vivement. 
 
Il est possible d'avoir un autre regard, qui n'est pas une réserve. Möbius est une longue introduction, un travail de première approche, où se déploie le temps nécessaire à la rencontre d'un homme (le chorégraphe) avec 19 circassiens, au sens le plus prosaïque. Qui suis-je ? Qui êtes-vous ? Quel projet ? Quels états de corps ? Commençons à travailler dans le cadre d'ateliers ? Essayons cela ? Cela marche ? Cela ne marche pas ? Le chorégraphe ne donne pas le sentiment d'avoir voulu imposer sa marque ou son style, des automatismes à répéter et qui font gagner du temps. Pas de « Ok, vous êtes sympas, mais c'est moi le boss, je sais ce que je veux, et comment l'obtenir, et il va falloir m'obéir » C'est, ainsi, une co-production. Mais on ne construit pas une maison en un mois. En ce sens, c'est un artisanat, où l'on observe les ouvriers apporter les matériaux, les disposer, les bouger, et couler du béton par exemple. Des corps toniques, mais constamment doux, à rebours de beaucoup de spectacles de danse où les corps sont traversés de soubresauts violents. L'œuvre, au sens plus restreint du mot, apparaîtra ultérieurement, avec Corps extrêmes

Pour filer la métaphore technologique, on dira que Möbius n'est pas un Airbus A380, qui permet de voyager de Paris à Miami, New York ou Los Angeles, mais bien plutôt, plus tranquillement, plus modestement, une paisible 2 CV, qui vous transporte à bonne allure quand même, dans l'arrière-pays, et voit défiler, là une ferme qui vient de changer de propriétaire, là un champ avec ses vaches, là un ruisseau, bientôt la forêt qui approche, et enfin le village.
Fabien Rivière
Möbius, Compagnie XY en collaboration avec Rachid Ouramdane, du 7 au 18 septembre 2022, TND Chaillot. En savoir +    
Carte blanche à la Compagnie XY, samedi 17 septembre de 11h à minuit 
    ET Dimanche 18 septembre du 11h à 18h. En savoir +  


samedi 18 juin 2022

Les « Corps extrêmes » de Rachid Ouramdane ?

Corps extrêmes, de Rachid Ouramdane, Photo Pascale Cholette

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Corps extrêmes est une œuvre du chorégraphe Rachid Ouramdane, créée en mai 2021 à Bonlieu Scène nationale Annecy en Haute-Savoie, actuellement présentée par le Théâtre de la Ville Hors les murs à Chaillot - Théâtre national de la Danse à Paris du 16 au 24 juin 2022. Elle réunit des artistes du cirque. Le titre peut inquiéter, qui suggérerait quelque chose comme le Cirque de Pékin, qui a certes son public, mais que l'on peut trouver trop violent pour les corps, qui, certes, jeunes, peuvent encaisser, mais seront durablement abîmés. 

La vitesse, pourquoi pas. La performance, pourquoi pas. Mais quelle vitesse ? Quelle performance ? La vitesse des machines, des corps-machines, de la production industrielle de masse, du capitalisme qui exige une augmentation de la productivité, donc de la vitesse ? Pour quel projet de société ? Célébration des "jeunes" (versus "les vieux", les "usés", les "lents") ? 

Cela dit, les compétitions de gymnastique, à la télé par exemple, pourquoi pas. Mais rien de tel ici. La scène d'ouverture, de presque un quart d'heure, est saisissante. On doit en garder le mystère. On dira seulement que, simultanément, on observe une situation extra-ordinaire et on écoute les interrogations à voix haute d'un performer extrême (avec ou sans guillemets). 

La scénographie est dépouillée et efficace, le travail vidéo puissant et pertinent, les costumes à la fois sobres et colorés dans les rouges et marrons, la musique intéressante mais un peu trop présente parfois, des plages de silence seraient bienvenues.  

L'individu dans sa singularité, ses affirmations et ses doutes donc. Mais aussi le groupe en mouvement, où la confiance en l'autre est centrale. Il peut être appui, il vous aide à vous projeter dans l'espace et à vous recevoir. Importance du toucher. Du contrôle extrême et du lâcher prise sensuel. Corps extrêmes ? Plutôt corps extrêmement beaux, d'une beauté humaine et non (simplement) plastique. 
Fabien Rivière
Corps extrêmes, de Rachid Ouramdane, Théâtre de la Ville Hors les murs à Chaillot - Théâtre national de la danse (Paris), du 16 au 24 juin 2022. En savoir +  

TOURNÉE 2022 - 2023 : 
—  Grenoble, MC2 13 et 14 avril 2022
—  Annecy, Bonlieu scène nationale 1 et 2 juin 
—  Colombes,L’Avant-scène 10 juin 
     CHAILLOT TND - 16>24 juin
—  Bolzano, Italie 13 juillet 
—  Douai, Le Tandem 20 septembre
—  Bruxelles, Les Halles de Schaerbeek 28 au 30 septembre 
—  Lyon, Maison de la danse 5 au 8 octobre
—  St Nazaire, Le Théâtre Scène nationale 10 au 13 novembre 
—  Dijon, L’Opéra 1er décembre
—  Alès, Le Cratère 8, 9 décembre
—  Forbach, Le Carreau 13 janvier 2023
—  Rennes, Théâtre National de Bretagne 18 au 21 janvier 
—  Mulhouse, La Filature 27 janvier
—  Argenteuil, Le Figuier Blanc 03 février
—  Creil, La faïencerie 10 février
—  Arcachon, Théâtre Olympia 08 mars
—  Bourges, Maison de la Culture 13-14 avril
—  Londres, Sadler’s Wells 24 – 25 mai
—  Madrid, Teatros del Canal 03 juin
—  Sankt Pölten, Festspielhaus 16 juin

mardi 14 juin 2022

Danse : La renaissance de Chaillot

En ouverture de la présentation de la saison 2022-2023 de Chaillot - Théâtre national de la danse,
(de gauche à droite) Rachid Ouramdane (debout), Nacera Belaza, Faustin Linyekula, Kery James,
 Fanny de Chaillé, Yannick Kamanzi, Gisèle Vienne, Dorothée Munyaneza,
  l'animatrice Aurélie Charon - France Culture
 (debout), Photo Fabien Rivière
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Imaginez une maison où l'on confie soudain les clefs à un jeune talent, après le départ à la retraite des grands-parents. Ce rêve est arrivé à Chaillot - Théâtre national de la Danse à Paris avec la nomination surprise à la direction artistique, par décret du 16 mars 2021 du Président de la République, du chorégraphe contemporain français Rachid Ouramdane, à compter du 5 avril 2021. 

On le retrouve un an plus tard, ce lundi 13 juin 2022 pour une présentation publique de sa première saison, 2022-2023. Allait-il pouvoir insuffler l'air frais artistique nécessaire ? Va-t-il réussir à ouvrir le lieu à de nouveaux publics (populaires), notamment les jeunes ? La réponse à la première question est clairement positive. Pour la seconde, on verra ultérieurement. 

Ainsi, 51 programmes sont proposés, dont un de cirque (avec le collectif "Compagnie XY"), trois de musique (l'israélien Ori Lichtik, Kery James et Keren Ann) et un de théâtre (Pascal Rambert).

Dominique Bagouet, photo Marc Ginot

En danse, on trouve de grandes compagnies internationales et de grands noms qui en général ne font pas bailler d'ennui (Anne Teresa De Keersmaeker - Rosas, l'inoubliable Dominique Bagouet (1951-1992) avec le CNSMDP (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, en deux programmes), Sharon Eyal, la Batsheva Dance Company - Ohad Naharin, le Nederlands Dans Theater - NDT 2, le GöteborgsOperans Danskompani, Philippe Decouflé - DCA, Robyn Orlin en deux  programmes, le Ballet British Columbia de Vancouver). 
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Vue du buffet végan qui a suivi  la présentation de la saison 2022-2023 
de Chaillot - Théâtre national de la Danse à Paris, Photo Fabien Rivière

De jeunes pousses plus ou moins matures, forces vives, s'affirment : outre Rachid Ouramdane lui-même en deux programmes, on trouve Gisèle Vienne, Faustin Linyekula en deux programmes, le discret Sylvain Huc, François Chaignaud, Maud le Pladec, Dorothée Munyaneza, (LA)HORDE - Ballet national de Marseille, Smaïl Kanouté (notre article Danse élargie 2021 : acte 2 (avec Smaïl Kanouté et Mellina Boubetra)), Jonathan Drillet & Marlène Saldana, Mette Ingvartsen, Oona Doherty, Fanny de Chaillé, Nacera Belaza, pour l'essentiel. Et le récent duo de deux danseurs ayant travaillé avec William Forsythe : Brigel Gjoka et Rauf "RubberLegz" Yasit avec Ruşan Filiztek pour la musique.

On observera avec attention le focus Portugal sur 4 jours en octobre en 5 propositions dans le cadre de la saison France Portugal 2022 (Marlene Monteiro Freitas, Via Katlehong en deux parties avec Amala Dianor et Marco da Silva Ferreira, Vera Montero et Gabriel Godoi, Jonas & Lander) et le focus numérique en juin en trois parties (Adrien M & Claire B, le suisse Gilles Jobin, et la compagnie AΦE - Aoi+Esteban basée à Medway dans le Kent au Royaume-Uni fondée par le français Esteban Lecoq et la japonaise Aoi Nakamura d'une part, et d'autre part Julie Desmet Weaver, Eugénie Andrin et Claire Allante).

Ce changement de direction pourtant souhaitable sinon vital fera grincer quelques dents, mais il permet surtout de ne pas désespérer de la danse à Chaillot. 
Fabien Rivière
— Artistes associés : Compagnie XY (cirque), Nacera Belaza, Kery James (musique), Fanny de Chaillé, Gisèle Vienne, Dorothée Munyaneza, Aurélie Charon (animatrice radio, France Culture), François Chaignaud, Faustin Linyekula. 
— Fermeture pour travaux de la grande salle Jean Vilar de 1200 places en novembre 2022, qui doit réouvrir en septembre 2025 (mais la salle Firmin Gémier demeure en activité). Programmation hors les murs : Centre national de la danse, MAC Créteil, La Colline, MC 93 Bobigny, Grande Halle - La Villette.  

La saison 2022-2023 de ChaillotICI 
— Vidéo - présentation de la saison 2022-2023 de Chaillot > (à venir) 

vendredi 8 mars 2019

La « Gravité » sans gravité d'Angelin Preljocaj

Gravité, d'Angelin Preljocaj, Photo Jean-Claude Carbonne

Créée en septembre 2018 pour la Biennale de la danse de Lyon, Gravité, la nouvelle pièce pour 13 danseurs du Ballet Preljocaj, basé à Aix-en-Provence, était présentée à Paris au TND (Théâtre national de la danse) Chaillot, en février pour une série de 13 représentations.

Dans la feuille de salle, le chorégraphe explique :  
La gravitation est l’une des quatre forces fondamentales qui régissent l’univers. Elle désigne l’attraction de deux masses. Elle est invisible, impalpable, immanente. C’est pourtant elle qui crée ce qu’on appelle la pesanteur. 

Depuis des années, les notions de poids, d’espace, de vitesse et de masse ont traversé de façon intuitive ma recherche chorégraphique. (...)

(...) j’attends de cette problématique de la gravité qu’elle m’ouvre de nouveaux espaces d’écritures. // J’ai besoin régulièrement d’entrer dans la chair de mon langage, de réinterroger abstraitement le mouvement en revenant aux bases. 

À vrai dire, ce que l’on voit sur le plateau diffère sensiblement de ce que pense faire le chorégraphe. La pièce alterne des scènes qui sont travaillées par la question du couple (hétérosexuel) — où la femme est l’égale de l’homme voire le domine dans un rituel sado-masochiste, — et des ensembles assez mécaniques, rapides et efficaces. Pourquoi pas traiter du couple, en effet. On peut toujours prétendre qu’il incarne « l’attraction de deux masses », sauf que l’on est ici dans le registre de la psychologie traditionnelle et non pas dans celui de la physique des particules.

Angelin Preljocaj se dit « fidèle à un principe d’alternance entre des pièces de recherche pure et des ballets plus narratifs ». Dit autrement, il alternerait pièce de danse contemporaine et pièce de danse classique. Il aurait la souveraine liberté de pouvoir passer de l’un à l’autre. Mais ce que l’on voit c’est que ce travail qui se veut contemporain est en réalité très classique, plus précisément très plombé par les façons de penser et de faire de la danse classique. Preljocaj est de toute façon depuis longtemps plus un "classique" qu’un "contemporain". Il pense pouvoir jouer sur les deux tableaux. Mais le peut-on ? Et qui le peut ? Il faudrait aussi parler de ce passage étrange, faible, et hors sujet ?, vers la fin, où soudain retentit le Boléro de Maurice Ravel, qui demeure hanté par ce qu’en a fait magistralement Maurice Béjart en 1960 avec son Ballet du XX° siècle, autrement plus élégant, construit, puissant (par exemple avec Maia Plissetskaïa, en 1974, à voir ICI). 

Le tout est plus une machine spectaculaire qu’une œuvre, au sens de l’expression existentielle d’un créateur. 
Fabien Rivière
Gravité, d'Angelin Preljocaj, TND Chaillot, du 7 au 22 février 2019. En savoir +  TOURNÉES 

lundi 14 mai 2018

Vieillir avec Decouflé ? («Nouvelles pièces courtes»)

Visuel de Nouvelles pièces courtes à Chaillot, Photo Charles Fréger 

Officiellement, tout va bien. La compagnie de Philippe Decouflé, DCA, est une compagnie indépendante, soutenue depuis 2016 par le Ministère de la Culture et de la Communication en qualité de « compagnie à rayonnement national et international ». Il est « compagnie et artiste associés » au Théâtre national de la Danse Chaillot (Paris) depuis septembre dernier, jusqu'en 2020.

Il a livré il y a un an sa nouvelle création, Nouvelles pièces courtes, le 16 mai 2017 à La Coursive, scène nationale de la Rochelle. Il est passé par Quimper au Théâtre de Cornouaille le 14 novembre, qui le présente ainsi : « Sous les auspices conjoints de Merce Cunningham, Martha Graham et du rock’n’roll, entre autres, Philippe Decouflé rassemble plusieurs formes courtes. Un puzzle 100% ludique, qui renoue avec la fantaisie originelle du chorégraphe. » (nous publions à la fin de l'article le texte complet) Dans la capitale, elle a été proposée à partir du 29 décembre dans la salle Jean Vilar de Chaillot qui peut accueillir 1.217 spectateurs, en deux séries, de 13 et 17 représentations (pour un total de 36.510 personnes). La tournée se clôt en juillet prochain au Japon. Le dossier de presse parisien évoque « Sa danse malicieuse et inventive y fait depuis toujours merveille et revient en fanfare cet hiver et au printemps ! ». Dans la feuille de salle, pour expliquer sinon justifier que la proposition est constituée de pièces courtes et non d'une seule œuvre, il associe son nom à de très grandes figures de la danse : « Beaucoup de spectacles de danse moderne sont construits de la sorte : de Georges Balanchine à Merce Cunningham en passant par Martha Graham et Alwin Nikolaïs, les chorégraphes américains qui m’ont influencé. » Il ajoute aussi : « Il y a un truc, des vibrations dans la salle, c'est clair, c'est fort, c'est excitant ! » 


On allait voir ce qu'on allait voir. En cette dernière représentation parisienne, la 30° dans le lieu. Las, l'écriture de la danse s'est appauvrie, et a perdu sa poésie. Comme épuisée, lessivée. On se surprend même à se dire que ces corps sont hantés par la présence de la vieillesse et de la mort. À mi-parcours, une voix off d'homme déclare que c'est le printemps, « Et moi, je  continue de vieillir ». Personne ne semble l'avoir noté. On retrouve l'énergie du bonhomme une seule fois, quelques minutes, dans la 4° séquence, où les danseurs ne portent que slips et genouillères noirs. La vidéo n'apporte pas grand chose, qui se contente le plus souvent de projeter la danse live en fond de plateau, en plus grand, dans une qualité d'image plutôt faible. La scène qui se déroule dans le hall d'un aéroport, avant d'embarquer pour un pays étranger, voudrait avoir la légèreté et l'insouciance d'un Jacques Demy dans Les Demoiselles de Rochefort, mais c'est plutôt la grisaille qui saute aux yeux. Arrivé au Japon on a droit par exemple à la déclamation d'une liste d'achats, sans grand intérêt. 



Au moment des saluts de Nouvelles pièces courtes, Photo DR 

Qu'est-il arrivé à Philippe Decouflé ? Il semble travaillé par des questions existentielles profondes, qui sont en contradiction avec son cahier des charges d'amuseur public (quoique). Dans la feuille de salle, le chorégraphe évoque une scène où il a choisi Vivaldi « en hommage à ma mère disparue ». D'autre part, entre la date de création et cette dernière parisienne, il a perdu deux interprètes proches. Un danseur de la pièce, l'Américain Raphaël Cruz, circassien de 31 ans, rencontré en 2011 quand il travaillait pour Iris pour le Cirque du Soleil, a été retrouvé mort dans sa chambre le 26 janvier dernier. Le Français Christophe Salengro, compagnon de route de longue date, est décédé le 30 mars à 64 ans. 

Fabien Rivière
Texte de présentation de Nouvelles pièces courtes par le Théâtre de Cornouaille : 
Sous les auspices conjoints de Merce Cunningham, Martha Graham et du rock’n’roll, entre autres, Philippe Decouflé rassemble plusieurs formes courtes. Un puzzle 100% ludique, qui renoue avec la fantaisie originelle du chorégraphe.

Après un entracte américain le temps d’une production à Broadway, le plus fantaisiste des chorégraphes français revient aux sources de son inspiration et de sa danse. Infiniment savoureux, le résultat évoque ces portions de taille modeste mais de saveur intense, qui concentrent en une bouchée tous les plaisirs gustatifs. Un pas de deux de danse pure qui s’achève en acrobaties loufoques ; un piano qui valse ; un duo d’acrobates tournoyant dans les airs ou encore cinq lutins en costumes bariolés virevoltant sur la musique de Vivaldi : il suffit de quelques minutes devant ces Nouvelles pièces courtes pour retrouver l’émerveillement joyeux ressenti, il y a vingt-cinq ans déjà, devant la soirée d’ouverture des J.O. d’Albertville dont Philippe Decouflé fut le grand ordonnateur.

Ce qui relient ces saynètes et ces tableaux, ce sont la créativité de leur auteur et le talent de leurs interprètes. Dans ce kaléidoscope de gestes parfaits, de sons, d’émotions et de couleurs, il n’hésite pas à jouer avec tous les artifices de la scène pour enchanter les yeux. « Le théâtre est un jouet avec lequel j’aime m’amuser », avoue-t-il. Ça tombe bien, nous aussi !

jeudi 15 février 2018

On ne peut être que femme ou homme ? (Sigfúsdóttir - Johannessen - Constantinou, Chaillot)

Une découverte, le chorégraphe Andreas Constantinou, Photo Facebook

Le Théâtre national de la danse de Chaillot a présenté en janvier dernier pendant douze jours un Festival nordique en cinq programmes (1). L'idée est de donner une visibilité à la création chorégraphique des cinq pays d'Europe du nord que sont le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège et la Suède. Il s'est clos dans la (petite) salle Gémier avec un programme de trois pièces. 

 Tide, Bára Sigfúsdóttir, Photo Nanna Dís 

Tide de l’islandaise Bára Sigfúsdóttir est un duo de 30 minutes. La scénographie est sobre, sinon austère : sol blanc, pendrillons noirs sur tout le fond du plateau, lumière fixe. La chorégraphe entre par le fond droit suivie du musicien, une trompette à la main. Elle en jogging noir et T-shirt gris foncé sévère, lui en chemise bleue délavée, souriant. Les deux sont pieds nus. Elle entend manifestement se situer du côté du "sensible", du "non spectaculaire", du "peu". Pourquoi pas. Mais le danger est d’être plutôt du côté de l’ennui et d’une aridité peu intéressante. 

Le titre se traduit par La marée. Il s'agit de suivre « l'alternance montante et descendante de la mer due à l'attraction de la lune et du soleil » et se veut  « une invitation à une expérience inoubliable des sens » (« an invitation to an unforgettable experience of the senses »). On observe plutôt un temps un grand échassier fragile, suivi d’un travail au sol qui peut laisser perplexe. On ne peut pas dire que cela respire la joie de vivre. La gestuelle est assez pauvre, comme la musique. Et pourquoi les deux se situent-ils toujours dans la frontalité ? Avec Beach Birds, en français Les oiseaux de la plage, Merce Cunningham réussissait, lui, à restituer une certaine ambiance, organicité et puissance maritime. Et, tant qu'à explorer les relations danse - musique, on avoue préférer le travail d'Anne Teresa De Keersmaeker, ou celui de Merce Cunningham.   

Camilla Spidsøe et Ole Willy Falkhaugen dans Schéhérazade
d’Ina Christel Johannessen, Photo Erik Berg

Schéhérazade, de la norvégienne Ina Christel Johannessen propose une nouvelle version du ballet de 1910 de Michel Fokine (1880 - 1942). Soit un duo entre un homme qui d’emblée impose son emprise mentale et sexuelle sur une femme. On pense tout de suite à DSK, Cantat et Weinstein. Ici, il est franchement pénible de regarder un homme dominer une femme, la jeter vers le sol, et sembler vouloir l’étrangler à plusieurs reprises. Le point de vue de la chorégraphe n’est pas très clair, et la gestuelle peu inventive, si les costumes sont élégants. Les 14 minutes de la pièce sont très longues. Et pourquoi jeter du haut des ceintres quelques livres, puis une quantité industrielle ? Il s’agit de signifier que la femme est cultivée. Mais un lecteur ou une lectrice ne balanceront jamais de cette façon tellement brutale des livres.  

Thewomanhouse, d'Andreas Constantinou, Photo Allan Hoegholm

Il faut attendre la fin de l’entracte pour découvrir Thewomanhouse, d'Andreas Constantinou, directeur artistique du collectif danois Himherandit, une proposition de 45 minutes enfin consistante, véritablement en prise avec le réel. Quatre interprètes surgissent soudain. Quatre hommes. Qui mobilisent et exhibent les stéréotypes liés à leurs genres. À vrai dire, la question de la véritable identité des personnes constitue le cœur névralgique de la pièce. Hommes ?  Femmes ? Ou peut-être une autre possibilité ? Ou un mix, en quelque sorte ? Il est préférable de ne pas lire le programme de salle qui dévoile et impose sans respect ni finesse une réponse, qui se révèle en réalité bien plus complexe. Au contraire, le projet se construit avec intelligence et surprises. Il y a ce personnage qui nous explique qu'il s'appelait jadis « Max », et qu'il se nomme dorénavant « Max », façon habile de garder le mystère sur le sens de sa transformation : de femme à homme ou d'homme à femme ? L'explication est franche sinon crue sans être pour autant voyeuriste. Qu'est-ce donc qu'un homme ? Ou une femme ? Pour soi et dans le regard tellement intrusif des autres ?   
Fabien Rivière
(1) Composé successivement d'une soirée d'ouverture, du Ballet Cullberg avec une bonne création de Jefta van Dinther, Protagonist (notre article), de Tero Saarinen avec Morphed,  et du GöteborgsOperans Danskompani avec le Kodak d'Alan Lucien Øyen. 

Festival nordique 

dimanche 14 mai 2017

Danse à Paris - Saison 2017-2018 : Que choisir ?

                                                                             

 LIEUX :
        
  THÉÂTRE DE LA VILLE      —    OPÉRA NATIONAL DE PARIS      
   TND CHAILLOT    —    THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES  
     MAC CRÉTEIL    —      FESTIVAL D'AUTOMNE À PARIS    
CENTQUATRE   —   LA VILLETTE

À la demande d'internautes qui souhaitent s'abonner à certains théâtres nous proposons notre sélection, où nous distinguons ExcellentConseilléPourquoi pas et Sans opinion. L'exercice est délicat car nous n'avons pas vu la majorité des créations, sauf exceptions. On peut seulement se référer aux travaux précédents des chorégraphes. Il ne s'agit donc pas d'une science exacte. Et tout dépend de jusqu'où le/la spectat/eur/rice est prêt/e à aller (artistiquement).

                                                                             


  THÉÂTRE DE LA VILLE  

Couverture du programme de la saison 2017 - 2018 du Théâtre de la Ville, 
Honji Wang et Sébastien Ramirez, Photo Johan Persson
> Site
Artiste associé :  Israel Galván

DANSE : 
Autour du concours Danse élargie : 
  — Danse élargie Suite ! (avec La (Horde)Mithkal Alzghair, Lyon Eun Kwon, 
                                       Seyoung Jeong et Gaëtan Boulourde)  
  —   Mithkal Alzghair   (Syrie)  Déplacement 
  — Lyon Eun Kwon (Corée du Sud)  Glory 
  — Paula Rosolen (Allemagne)  Puppets 
  — Danse élargie 5° édition - 16 & 17 juin 2018  [Notre article sur la 4° édition ICI]
Wen Hui (Chine)  Red - A Documentary Performance   
Akram Khan & Sue Buckmaster  Chotto Desh 
Portrait Jérôme Bel  (avec le Festival d'Automne à Paris) : 
  —   Jérôme Bel   Cédric Andrieux
  —   Jérôme Bel   Véronique Doisneau [film]
  —   Jérôme Bel   Jérôme Bel 
  —   Jérôme Bel & Theater Hora  [Zurich]  Disabled Theater 
  —   Jérôme Bel   Gala
  —   Jérôme Bel  The show must go on 
Ballet de l'Opéra de Lyon - William Forsythe / Trisha Brown / Jérôme Bel
                                            Second Detail  /  Set and Reset/Reset  /  Création 2017
Jan Martens (Belgique)  Rule of Three 
Gaëlle Bourges  Conjurer la peur 
Euripides Laskaridis (Grèce)  Titans
Maguy Marin  Création 2017 
Angelin Preljocaj  La Fresque 
Georges Appaix  What do you think ? 
Robyn Orlin  Oh Louis... we move from the ballroom to hell while we have to tell ourselves stories at night so that we can sleep... 
 Salva Sanchis et Anne Teresa De Keersmaeker  A Love Supreme 
Daniel Linehan  Flood 
Wang Ramirez & Nitin Sawhney  Dystopian Dream 
Ambra Senatore Scena madre 
Clément Dazin  Humanosptère 
Amala Dianor  Quelque part au milieu de l'infiniNew School 
Dimitris Papaioannou (Grèce) The Great Tamer 
Emanuel Gat & Awir Leon [musique] Sunny 
María Muñoz & Dan Tepfer [piano]  Bach
Hofesh Shechter  Clowns 
Salia Sanou  Du désirs d'horizons 
Ballet de l'Opéra de Lyo- Russell Maliphant  Critical Mass / 
                                     Benjamin Millepied Sarabande / William Forsythe Steptext 
Cloud Gate Dance Theatre de Taïwan  FORMOSA 
Israel Galván  La Fiesta 
Kyle Abraham  Live ! The Realest MC
Tanztheater Wuppertal - Pina Bausch  Nefés 

ENFANCE ET JEUNESSE (Danse) : 
Mustafa Kaplan & Filiz Sizanli Taldans Dolap
 Jérôme Bel   Cédric Andrieux 
Akram Khan & Sue Buckmaster  Chotto Desh 
Christian Rizzo d'à côté    40 mn.
Gaëlle Bourges  Revoir Lascaux

THÉÂTRE :
Vincent Macaigne  En manque
Phia Ménard  Les Os Noirs


  OPÉRA NATIONAL DE PARIS  

NOUS AVONS PUBLIÉ : 


   THÉÂTRE NATIONAL DE LA DANSE CHAILLOT   

Couverture du programme de la saison 2017 - 2018 du Théâtre national de la danse Chaillot, 
Andrés Marín, Photo Benjamin Mengelle
> Site
Artistes associés :
 Philippe Decouflé - Emanuel Gat - Anne Nguyen - Lia Rodrigues -
 Rocío Molina - Jann Gallois 

La réouverture de la salle Firmin Gémier (390 places) après de profonds travaux qui auront duré quatre ans, et non deux comme initialement prévu, aura lieu du 14 au 17 septembre. 

À l'initiative de Dominique Dupuy : Silence(s)   (sept.-déc.)
Bals (Bals d'ouverture, Bal de Blanca Li, Bal de  Mathilde Monnier, bal du CNDC d'Angers)

—— Salle Jean Vilar  (1.200 places) : 
Blanca Li  Solstice
Boris Charmatz 10000 gestes
Troisième biennale d'art flamenco :    7-25 novembre 
        Andrés Marín  D.Quixote
        Rafaela Carrasco  Nacida Sombra
        Rocío Molina et Rosario La Tremendita  Afectos
Mathilde Monnier et Alan Pauls  El Baile
Angelin Preljocaj  La Fresque
Philippe Découflé  Nouvelles pièces courtes 
Festival Nordique :   16 - 27 janvier
          Soirée d'ouverture : Alan Lucien Øyen ...and Carolyn  duo - 8 mn. 
                  + film Ingmar Bergman dans l'œil des chorégraphes (Alexander Ekman, 
                                                   Pär Isberg, Joakim Stephenson et Pontus Lidberg)
          Tero Saarinen  Morphed 
          GöteborgsOperans Danskompani - Alan Lucien Øyen Kodak
José Montalvo  Carmen (s)
Alonzo King LINES Ballet  The Propelled Heart 
Sydney Dance Company  Rafael Bonachela Lux Tenebris 
                            + Gabrielle Nankivell  Wildebeest + Cheng Tsung- lung Full Moon
 Merce Cunningham - Centre National de Danse Contemporaine (CNDC) d'Angers  
                     How to Pass, Kick, Fall and Run + Inlets 2Beach Birds
École supérieure du CNDC d'Angers (20 étudiants danseurs) Alwin Nikolais 
                                                            + Dominique Boivin + Philippe Decouflé  
Les Ballets de Monte-Carlo Jean-Christophe Maillot  Le Songe 

—— Salle Firmin Gémier (390 places) : 
Anne Nguyen  Kata   
Troisième biennale d'art flamenco (7-25 novembre) : 
       Alan Lucien Øyen  Simulacrum 
       Mayte Martín  Flamenco Clásico
       Jesús Méndez  Voz del Alba
       David Coria et Ana Morales  Espiral
       Patrice Thibaud  Franito
Tatiana Julien et Pedro Garcia-Velasquez  Initio [LIVE] — Opéra chorégraphique
Roser Montlló Guberna et Brigitte Seth ¡ Esmérate ! (Fais de ton mieux !) 
 Lia Rodrigues   Pindorama
Yuval Pick  Amplifié [titre provisoire]
Festival Nordique : 
         Ballet Cullberg - Jefta van Dinther Protagonist
        Bára Sigfúsdóttir Tide +  Ino Christel Johannessen Scheherazade 
                           + Andreas Constantinou (collectif Himherandit)  The WOMANhouse
Christian Rizzo d'à côté  (avec le Théâtre de la Ville)  40 mn.
Annabelle Bonnéry   Two, seul 
Héla Fattoumi et Éric Lamoureux OSCYL
Fabrizio Favale (Italie)  Circeo   
Jann Gallois  Quintette 
Dancenorth - The New Zealand Dance Company  
                                    Kyle Page & Amber Haines Syncing Feeling 
                                    + Stephen Shropshire  The Geography of an archipelago 
                                    Louise Potiki Bryant  In transit
Liquid Loft - Chris Haring  False Colored Eyes 
Paul-André Fortier Solo 70   
Hervé Robbe  A New Landscape 

—— Grand Foyer :
Troisième biennale d'art flamenco (7-25 novembre) :  
José Galván  Tablao 


        THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES      

                                                                      Visuel page d'accueil du site internet du L. A. Dance Project, mai 2017
— Ballet national du Canada - John Neumeier  Nijinsky  (2000)
— Momix - Moses Pendleton  Viva Momix Forever 
— Irina Kolesnikova - Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre  Marius Petipa Le Lac des cygnes 
— Irina Kolesnikova - Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre : 
                    Michel Fokine Chopiniana + Marius Petipa Paquita 
— L.A. Dance Project Benjamin Millepied :  
                    Ohad Naharin Yag (2017) 
                  + Benjamin Millepied Orpheus Highway (2017)  Closer, pas de deux (2006)
— Hommage à Ingmar Bergman (1918 - 2018) :
             Alexander Ekman Thoughts on Bergman (création française, solo qu'il interprète
           + Johan Inger Création 2018 (5 danseurs) 
            +  Mats Ek & Ana Laguna Memory (nouvelle version 2016 interprétée 
                                                           par Mats Ek et Ana Laguna)
— Le LAAC en scène(s) - 3° éd. Nicolas Le Riche & Clairemarie Osta 
— Tanztheater Wuppertal Pina Bausch  Nefés   (avec le Théâtre de la Ville)


   MAC CRÉTEIL  

Direction : José Montalvo
Artistes associés : (La)Horde 
[Collectif : Marine Brutti, Jonathan Debrouwer & Arthur Harel] 
et Kaori Ito Danseuse & chorégraphe 

Cie Nationale de Danse de Corée - José Montalvo Shiganè naï
Jean-Charles, alias JoYsS  Swing !  performance et bal - Festival hyper Harlem 
Festival Kalypso hip hop
Mourad Merzouki - Cie Kafïg Boxe Boxe Brasil
Le Théâtre de la Ville hors les murs : 
 Ballet de l'Opéra de Lyon - William Forsythe / Trisha Brown / Jérôme Bel
                                            Second Detail  /  Set and Reset/Reset  /  Création 2017
 Ballet de l'Opéra de Lyo- Russell Maliphant  Critical Mass / 
                                     Benjamin Millepied Sarabande / William Forsythe Steptext 
 Maguy Marin  Création 2017 
Blanca Li Elektrik Masters 
Kaori Ito  Robot, l'amour éternel Trilogie #3
Kaori Ito et Théo Touvet  Embrase-moi 
José Montalvo Carmen(s) 
(La)Horde Carte blanche : 
          To Da Bone     2 & 3 févr. 20h
           Novacieries   Film de 16 mn. - 2 & 3 févr. 21h
           50 BPM Free Party spectaculaire et participative…  3 fév. 22h
           Exposition : Collectif de curateurs Le Syndicat Magnifique
Carolyn Carlson  Crossroads to Synchronicity 
São Paulo Dance Company  The seasons [Édouard Lock] + Gnawa [Nacho Duato]
Boogie Lockers  20 ans !  hip hop 
XS, le festival fait escale à Créteil  (initiative du Théâtre National Wallonie-Bruxelles) 
                                                          Théâtre, danse, cirque et marionnettes


   FESTIVAL D'AUTOMNE À PARIS    
—— DANSE :    
Noé Soulier  Performing Art
Wen Hui (Chine)  Red
Boris Charmatz Fous de danse
Boris Charmatz 10000 gestes
Mette Ingvartsen  to come (extended)
 Dorothée Munyaneza  Unwanted
    Portrait Jérôme Bel (huit pièces et un film [d'une pièce]) :  
  —   Jérôme Bel   Cédric Andrieux
  —   Jérôme Bel   Véronique Doisneau [film]
  —   Jérôme Bel   Jérôme Bel 
  —   Jérôme Bel & Theater Hora  [Zurich]  Disabled Theater 
  —   Jérôme Bel   Gala
  —   Jérôme Bel  Candoco Dance Company (Royaume-Uni)  The show must go on 
  —  Jérôme Bel  Pichet Klunchun and myself
  —  Jérôme Bel   Un spectacle en moins   CRÉATION
Ballet de l'Opéra de Lyon - William Forsythe / Trisha Brown / Jérôme Bel
                                            Second Detail  /  Set and Reset/Reset  /  Création 2017
Marcelo Evelin (Teresina, Brésil / Amsterdam)  Dança Doente
Jan Martens (Belgique)  Rule of Three
Maguy Marin  Création 
Gisèle Vienne  Crowd
Nadia Beugré Tapis rouge
Marlene Monteiro Freitas  Bacchantes – prélude pour une purge

—— INSTALLATION : 
 William Forsythe  Nowhere and everywhere at the same time [cf. nos articles 1 et 2]
    + Ryoji Ikeda Test Pattern

 Nowhere and everywhere at the same time,  de William Forsythe, Photo Julian Gabriel Richter 

—— PERFORMANCE :
Gerard & Kelly (Los Angeles)  Reusable Parts/Endless Love
Gerard & Kelly (Los Angeles)  State of
Gerard & Kelly (Los Angeles)  Timelining
Meg Stuart et Tim Etchells  Shown and Told


     CENTQUATRE     

> Site

Boris Charmatz  Fous de danse   1er oct. 12h > 22h
Dorothée Munyaneza  Unwanted
Clédat & Petitpierre  Ermitologie
Gérald Kurdian A Queer Ballroom for Hot Bodies Bal Les Singuliers - Fest. Les Singuliers
— Festival Séquence Danse 6° édition :    13 mars > 13 avril
   Amala Dianor  Quelquepart au milieu de l'infini + cellule 
      Christian Rizzo   Le Syndrome Ian 
                         [notre article Avec "Le syndrome Ian", Christian Rizzo se révèle alchimiste]
   Aurélien Bory pour Kaori Ito  Plexus 
   Olivier Dubois Auguri
   Cie Black Sheep (Johanna Faye et Saïdo Lehlouh)  Afastado Em   Iskio
   Cie Black Sheep (Johanna Faye et Saïdo Lehlouh)  Afastado Em  +  Wild Cat
   Amala Dianor  Une
   Omar Rajeh / A Maqamat (Liban)   Beytna  danse - culinaire 
   Ula Sickle & Daniela Bershan  Extended Play 
   Raphaëlle Delaunay et Sylvain Prudhomme  It's a Match
   Dominique Boivin et Claire Diterzi  Connais-moi toi-même
   Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero  B 
   Ayelen Parolin Hérétiques  
   Kaori Ito  Robot, l’amour éternel 
   Pierre Rigal  Même 
   Lia Rodrigues De Ste-Foy-lès-Lyon à Rio de Janeiro. May B à la Maré : une fraternité
   Mathieu Desseigne  Création 2017 
   Salia Sanou  Du désir d'horizons
   Sylvère Lamotte Les Sauvages
 

    LA VILLETTE   
> Site
 Jan Fabre  Mount Olympus  durée : 24h - 15-16 septembre 
Festival Kalypso Escale Villette danse hip hop 
Festival Freestyle street culture - gratuit 
Installations  William Forsythe  Nowhere and everywhere at the same time [cf. art. 1 et 2]
                    + Ryoji Ikeda Test Pattern
Les Via Katlehong invitent Gregory Maqoma Via Kanana 
Cie 6° dimension Dis, à quoi tu danses ? hip hop 
Dimitris Papaioannou (Grèce) The Great Tamer (avec le Théâtre de la Ville) 
Festival 100 % spectacles, installations, concerts, performances, ateliers, plateau hip hop
Cie Roseland Musical Voyage au centre de la terre dès 6 ans 
Marion Motin Massacre 
Cloud Gate Dance Théâtre de Taïwan Formosa (avec le Théâtre de la Ville) 
Israel Galván La Fiesta (avec le Théâtre de la Ville) 
Théo Mercier et François Chaignaud Radio Vinci Park 
Reggie (Regg Roc) & Peter Sellars (New York)  Flexn 
Radhouane El Meddeb Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire 
Delavallet Bidiefono (Congo) Monstres / on ne danse pas pour rien 
Angelin Preljocaj Helikopter + Création 2017 
Angelin Preljocaj  Blanche neige