dimanche 18 octobre 2015

La Corée du Sud vue par Eun-Me Ahn. Énorme !

Que savent les Français de la Corée du Sud et de ses habitants ? Pas grand-chose, sinon rien. L’année France-Corée [du Sud] 2015-2016 va essayer, du 18 septembre 2015 à août 2016, en presque un an, de remédier à certaines de nos lacunes. Le programme est ambitieux, qui aborde les domaines suivants : théâtre, danse, cirque, arts de la rue, musiques, arts visuels, cinéma, pluridisciplinaire, littérature, éducation, sciences, recherche, gastronomie, sports et économie. SITE

Nous avons eu de la chance. La rencontre a débuté par de la danse avec une trilogie de Eun-Me Ahn déclinée ainsi : Dancing Teen Teen (2012), Dancing Grandmothers (2011) et Dancing Middle-Aged Men (2013). Les deux premières pièces présentées au Théâtre de la Ville de Paris et la dernière à la Maison des Arts de Créteil. 

      Dancing Teen Teen        2012
Dancing Teen Teen (2012) d'Eun-Me Ahn, Photos Fabien Rivière ©

Au commencement de Dancing Teen Teen il y a 79 étudiants qui s’inscrivent pour découvrir le travail de Eun-Me Ahn. Beaucoup renoncent pour cause d’« emplois du temps extrêmement chargés », nous explique le programme de salle. Demeure une vingtaine de jeunes de 16 à 20 ans. Dans une société qui soumet l’école à la compétition capitaliste, la chorégraphe préfère « ne rien demander, rien d’autre que de simples mouvements de base (…) Faites ce que vous voulez ! ». On se dit qu’il y a du Jérôme Bel dans cette quinquagénaire à la tonsure sombre et aux costumes colorés. Ou l’inverse : du Eun-Me Ahn chez Jérôme Bel. Il ne faut donc pas s’attendre à du dressage redoutable façon Cirque de Pékin ou alors à un gentil spectacle folklorique pour touristes occidentaux. 

À partir d’improvisations, la chorégraphe construit rigoureusement. Elle sait s’entourer : côté musique de l’électro qui pulse binairement et sensuellement produite par Younggyu, et des lumières immaculées de blanc ou sculptées dans la pénombre, signées Jang Jinyoung. 

Les corps des interprètes sont en général assez fins et de petites tailles. Dans un premier temps, les costumes sont proches de ceux de l’école, avec le nom de l'élève au niveau du cœur. Dans un second, ils sont proches de la vie quotidienne. Mais très colorés. « Flambloyants ! » s'exclamera un jeune spectateur coréen, rappelant que la discrétion est au contraire de rigueur. Dans les deux cas la chorégraphe part du réel pour le déplacer. 

      Dancing Grandmothers        2011
Dancing Grandmothers (2011) d'Eun-Me Ahn, Photos Fabien Rivière ©

Contrairement à ce que peut laisser penser le titre, Dancing Grandmothers ne montre pas que des personnes âgées. La première partie déploie des jeunes d'une vingtaine d'années dans des trajectoires véloces contrebalancées par un haut du corps comme en suspension, sur une bande son qui oscille entre musique industrielle et électro. La deuxième partie laisse la place à l'image sur l'écran géant du fond de scène où des campagnardes d'un âge certain s'amusent dans des danses simples et joyeuses. Dans la troisième et dernière partie retour au plateau qui voit la réunion de toutes et tous, dans un travail plastique aux couleurs hallucinées. Que nous arrive-t-il ? Ce que l'on voit existe-t-il vraiment ? On peut avoir le sentiment d'avoir consommé une quantité d'acides qui pourrait tuer un éléphant. Cette façon d'envisager les relations entre les générations baignant dans l'Amour universel de l'échange et non dans le repli mortifère est explosif (que l'on songe, a contrario, à la réalité des maisons de retraite). 

On peut faire une proposition spectaculaire sans pour autant céder sur l'exigence artistique.
Fabien Rivière 

PS. On retrouvera Eun-Me Ahn pendant le Festival Paris Quartier été 2016 (juillet-août). 

      Dancing Middle-Aged Men       2013
Dancing Middle-Aged Men (2013) d'Eun-Me Ahn, au premier plan Eun-Me Ahn
Photos Fabien Rivière ©

Les Prix suisses de danse 2015 décernés

Avec l'entrée en vigueur de la loi sur l'encouragement de la culture en 2012, l'Office fédéral de la culture (OFC) suisse a ajouté la danse à la palette de ses distinctions. Depuis 2013, les Prix suisses de danse sont décernés tous les deux ans. L'objectif est de récompenser la qualité de la danse artistique professionnelle dans toute sa diversité et de renforcer la danse suisse. La remise des prix s'est déroulée le vendredi 16 octobre au soir au théâtre Equilibre de Fribourg  
Fabien Rivière
Photos : Adrian Moser / BAK / OFC / UFC / FOC

    Distinctions     
Grand prix suisse de danse 2015 : Gilles Jobin (Genève)
Le prix est doté de 40 000 francs [36 954.92 €].
(de g. à d.) Le Conseiller fédéral Alain Berset (parti socialiste), Gilles Jobin. 


Prix spécial de danse : Claude Ratzé/Association pour la danse contemporaine (ADC) de Genève
Le prix est doté de 40 000 francs [36 954.92 €].


Performeuse exceptionnelle 2015 : Simone Aughterlony (Zurich & Berlin)
Le prix est doté de 25 000 francs [23 096.82 €].


Danseur exceptionnel 2015 : Ioannis Mandafounis (Genève)
Le prix est doté de 25 000 francs [23 096.82 €].


    Concours suisse de danse: Création actuelle de danse saison 2013-2015    
Chaque prix est doté de 25 000 francs [23 096.82 €].
«bits C 128Hz» : miR Compagnie - Béatrice Goetz (Bâle)


«Orthopädie or to be» : Kilian Haselbeck & Meret Schlegel 


«Requiem» : Compagnie de danse du Konzert Theater Bern - Nanine Linning 


 «souffle» : DA MOTUS! - Brigitte Meuwly et Antonio Bühler 


   June Johnson Dance Prize     
La Fondation Stanley Thomas Johnson et l’Office fédéral de la culture décernent un prix pour la jeune danse suisse innovante. Le prix est dédié à la mémoire de la danseuse June Johnson, épouse de l’industriel anglais Stanley Thomas Johnson. Son testament prévoyait la création de la fondation Stanley Thomas Johnson, qui a vu le jour en 1969. Le prix récompense de jeunes chorégraphes et ensembles de danse professionnels suisses en début de carrière et dont le travail laisse entrevoir un potentiel intéressant. 
Le prix est doté de 25 000 francs [23 096.82 €].
«Requiem for a piece of meat» : 3art3 company, Daniel Hellmann

samedi 17 octobre 2015

Wall Of Voodoo (USA), On Interstate 15

Rapport - Élargir la participation à la vie culturelle : Expériences françaises et étrangères

Cliquer ici (format Pdf, 174 pages)

« Les problématiques de l’accès et du rapport des populations à l’art et à la culture recoupent un ensemble de notions complexes aux sens multiples. Pour alimenter la réflexion des pouvoirs publics, France Stratégie [www.strategie.gouv.fr] a demandé à l’Observatoire des Politiques Culturelles (OPC) [Grenoble] de mener une étude sur l’identification et l’analyse d’initiatives réussies en matière de participation à la vie artistique et culturelle en France et à l’étranger.

L’étude a analysé des expériences et des politiques innovantes conduites par divers types d’acteurs qui tendent à résorber les inégalités d’accès ou à transformer les rapports à la culture (nouveaux équipements, actions « hors les murs » ou liées à des collectifs d'artistes, dispositifs d’éducation artistique et culturelle, etc.).

Elle a mis en exergue les dispositifs et les stratégies mobilisés dans une vingtaine d’initiatives pour alimenter en « bonnes pratiques » les politiques en matière de démocratisation et de participation à la culture à l’échelle des territoires.  »

vendredi 16 octobre 2015

Conférence pour l'emploi dans le spectacle



Intermittents : une conférence pour l’emploi, Ministère de la Culture et de la Communication, 14 octobre 2015.  ICI

PROGRAMME Conférence pour l'emploi dans le spectacle - Spectacle vivant, cinéma, audiovisuel. ICI (format Pdf, 10 pages) 

PRESSE Le spectacle vivant a la tête de l'emploi, Libération, 15 octobre 2015. ICI

RAPPORT Éléments de diagnostic sur la situation des entreprises et de l'emploi dans le spectacle vivant, l'audiovisuel et le cinéma, octobre 2015. ICI (format Pdf, 55 pages)

Discours de clôture de la conférence pour l’emploi de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication. ICI

Intervention du Premier Ministre Manuel Valls
 lors de la Conférence pour l'emploi dans  le spectacle 

DVD - Dominique Delouche, "Balanchine in Paris" (comprend aussi John Neumeier - Patrick Dupond)


George Balanchine (1904 - 1983) est-il (toujours) notre contemporain ? On peut en discuter. Pour le nouveau patron de la danse à l'Opéra national de Paris Benjamin Millepied la réponse est vivement oui, qui vient d'ouvrir sa première saison en septembre 2015 par un programme Millepied / Robbins / Balanchine. Pour la danse contemporaine, pour autant que l'on puisse répondre si globalement, la réponse est sans doute non. Mais peut-être la vérité se situe-t-elle quelque part entre les deux. Mais quoiqu'il en soit, on doit voir le documentaire de Dominique Delouche, Balanchine in Paris, publié en 2011, consacré à la transmission de certaines pièces du répertoire balanchinien dans les murs de l'Opéra de Paris. Transmission à un ou deux interprètes. Transmission souvent savoureuse, qui est aussi une école du regard, une leçon d'histoire et une réflexion sur le statut de la femme chez le maître New Yorkais. 

PIÈCES TRANSMISES
George Balanchine dans les années 20
Le Palais de Cristal/Symphony in C (musique de Georges Bizet, 1947/1949)
Ghislaine Thesmar transmet à Isabelle Ciaravola et Hervé Moreau, étoiles de l’Opéra de Paris

Le Rossignol (musique Igor Stravinski, 1929)
Dame Alicia Markova transmet à Myriam Ould Braham, première danseuse de l’Opéra de Paris

La Somnambule (musique Bellini, 1960)
Nina Vyroubova et Milorad Miskovitch transmettent à Muriel Hallé et Valery Colin, sujets à l’Opéra de Paris

Liebeslieder Walzer (musique Brahms, 1960)
Violette Verdy transmet à Lucia Lacarra et Cyrille Pierre, étoiles au Bayerisches Staatsballett [à Munich]

Sonatine (musique Ravel, 1975)
Violette Verdy transmet à Monique Loudières, étoile de l’Opéra de Paris

Le DVD comprend aussi un film plus ancien de Dominique Delouche, Journal d'une chorégraphie, nommé en réalité Petrouchka, Journal d'une chorégraphiedaté de 1982, qui suit la création, au jour le jour, du ballet de John Neumeier,  40 ans (ou 43 ans, sa date de naissance étant contestée), directeur et chorégraphe du Ballet de l'Opéra de Hambourg depuis 1973, à Patrick Dupond, 23 ans, danseur étoile du Ballet de l'Opéra de Paris depuis 1980.

John Neumeier est très attaché à la partition d'Igor Stravinsky, composée en 1910-1911, — qu'il tient à la main, — créée le 13 juin 1911 au théâtre du Châtelet par les Ballets russes sur une chorégraphie de Michel Fokine. Le film s'ouvre d'ailleurs par une discussion avec le pianiste sur l'interprétation musicale jugée la meilleure. Neumeier montre les pas souhaités et parle beaucoup pour expliquer et préciser les gestes. Dupond parle peu et souffre à les exécuter. Le tout devient rapidement un corps à corps très physique fort complexe à réaliser, avec le chorégraphe.  
Fabien Rivière

DVD Balanchine In Paris (2011, 58 mn., tourné à l’Opéra de Parie en HD), suivi de Journal d’une chorégraphie (1982, 52 mn.) avec John Neumeier et Patrick Dupond, Collection Étoiles pour l'exemple n°6. Doriane Films (Paris), 18 €. Site 
SUR DAILYMOTION Balanchine In Paris  Site

Patrick Dupond et John Neumeir dans le film Petrouchka, Journal d'une chorégraphie, 
Captures d'écran Espaces Magnétiques

jeudi 15 octobre 2015

Californie - Anniversaire des 95 ans d'Anna Halprin !

Anna Halprin est née le 13 juillet 1920. Filmée chez elle, en Californie (USA).

Catherine et Liliane - Nadine Morano, Super Sunday

DVD - La diversité des appuis dans la danse contemporaine de Peter Goss (avec Odile Rouquet)

(ci-dessus) Extrait du DVD, avec Odile Rouquet. Film sur le travail des appuis corporels en relation avec la danse contemporaine de Peter Goss au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). 
Dans le cadre de 3 séries de DVD. 
DVD PAL, 1h40 min., Stéréo, Langue : Français, Subtitles : English,  Livret de 14 pages inclus, 2010, 20 € pour les particuliers. Publié par Recherche en Mouvement (Pantin, France) En savoir +

lundi 12 octobre 2015

« Lettre ouverte à Monsieur Jean Bassères, Directeur Général de Pôle emploi »

Jean Bassères, Directeur Général de Pôle emploi

Par AIP/Coordination des Intermittents et précaires, Recours Radiation, Sud Culture Solidaires, Les Matermittentes

Lettre ouverte à Monsieur Jean Bassères, Directeur Général de Pôle emploi. 
Le 8 octobre 2015

Objet : Maintien de procédures de récupération des indus malgré la décision du Conseil d'Etat du 5 octobre 2015

Monsieur le Directeur Général,

Tel un usurier, l'organisme que vous dirigez persiste dans ce qui le caractérise depuis sa création : bafouer les droits des chômeurs pour récupérer de l'argent abusivement [1].

Aujourd'hui, Pole Emploi-Zone-de-Non-Droit, dont vous assumez la responsabilité, franchit un cran supérieur : il piétine une décision prononcée le 5 octobre de la plus haute juridiction administrative en France, le Conseil d'État [2], en refusant de l'appliquer, en continuant à se faire justice lui-même.

De Bretagne et en Ile-de-France nous parviennent des témoignages de conseillers abasourdis, de syndicalistes horrifiés par les consignes orales ou écrites : « Malgré la décision du Conseil d'Etat, on doit continuer comme avant ! ».

Ce message édifiant adressé à tous les agents de la région Bretagne par la direction régionale de Pôle emploi est là pour en témoigner :

Bonjour à tous,

Suite à la décision du conseil d'État concernant la non-conformité de la mise en œuvre automatique d'une retenue d'une fraction de l'allocation.

Je vous demande en attente de consignes opérationnelles du national de bien vouloir continuer à appliquer nos mêmes procédures. 

Je ne manquerai pas de vous informer dès que j'ai connaissance de nouvelles informations.

Merci.

Depuis les conclusions du Rapporteur au Conseil d'État, le 14 septembre dernier [3], les contours de la décision du Conseil d'Etat étaient dessinés. Vous n'avez envisagé aucune anticipation, aucune projection, aucune action corrective. Et plutôt que de suspendre toutes les procédures illégales que vous avez pratiquées depuis des années, vous décidez de n'en rien changer, « en attente des consignes opérationnelles du national ».

Nous, organisations requérantes ayant obtenu l'annulation de l'agrément de la convention d'assurance chômage par le Conseil d'Etat, exigeons :

1) l'interruption immédiatement de toutes les procédures de récupérations des indus 

2) l'interruption de tout envoi de notifications relatives à des indus détectés

3) l'interruption de tout envoi de mise en demeure


Et ce, en attendant la refonte des courriers, et du système informatique, qui devront prendre en compte la totalité de la décision du Conseil d'Etat.

Conformément à la loi, dans ces courriers devront figurer, notamment : les droits de recours et de contestations, les modalités de recours et les délais, ainsi que les textes de référence.

Nous, organisations requérantes, vous informons que les troubles occasionnés par ces consignes engagent votre responsabilité civile. 

Nous, organisations requérantes, ne manquerons pas d'agir aux côtés des personnes qui se seront vues appliquer des règles de récupération d'indus, alors qu'elles sont réputées illégales, à effet rétroactif, depuis le 5 octobre 2015 par la plus haute juridiction administrative de ce pays.

Notes :
[1] « Répétition de l’indû », Unedic zone de non-droit

[2] Chômeurs, intermittents et précaires au secours du droit du travail : la convention d’assurance chômage annulée !

[3] Requête collective : le rapporteur au Conseil d’État propose l’annulation de la Convention d’assurance chômage 2014

vendredi 9 octobre 2015

Bruxelles - Simon Mayer, SunBengSitting

Heureux habitants de Bruxelles et ses environs qui peuvent aller découvrir une merveille : le solo du jeune Autrichien Simon MayerSunBengSittingque nous avons vu et revu à Zurich (Suisse) il y a plusieurs mois, présenté au Kaaitheater de Bruxelles (Belgique), plus précisément son plus intime Kaaistudio's, les mercredi 14 et jeudi 15 octobre 2015 à 20h30. En savoir +
Fabien Rivière
Photo Florian Rainer. 

Rennes - Musée de la danse - Yvonne Rainer danse ordinaire

Yvonne Rainer est présente non seulement à Paris les 24 et 25 octobre au Louvre (cf. notre Agenda d'Octobre, Lieu n°3 ICI), mais aussi à Rennes au Musée de la danse (En savoir +).

Yvonne Rainer - danse ordinaire
une exposition de films de danse
du mardi 13 au samedi 24 octobre Musée de la danse / St-Melaine (Rennes) gratuit, tout public
conférence d'Yvonne Rainer jeudi 22 octobre à 19h, suivie d'une rencontre avec Boris Charmatz

Danseuse, chorégraphe, cinéaste, théoricienne et poète, l’artiste Yvonne Rainer est, à bientôt 81 ans, une grande figure des avant-gardes américaines. Son œuvre émerge au début des années 1960 lorsque, au sein du collectif Judson Dance Theater, elle insuffle un profond renouvellement du geste dansé par le biais d’une approche radicale du corps quotidien. Le Musée de la danse propose une exposition de films de danse offrant un large aperçu du travail de la chorégraphe, entre rigueur et loufoquerie, contrainte et liberté, abstraction et engagement. 

films : 
Three Satie Spoons (1961)
Three Seascapes 
(1962)
We Shall Run 
(1963)
Hand Movie 
(1966)
Trio A
 (1966)
Chair/Pillow 
(1969)
Connecticut Rehearsal, 
répétitions du Continuous Project-Altered Daily (1969)
Trio A with Flags 
(1970)
Performances du Grand Union (1972)
Rainer Variations, 
extraits (2002)
Spiraling Down 
(2008)
Assisted Living: Good Sports 2
 (2011) 


RENDEZ VOUS DE L'EXPOSITION :

Conférence d’Yvonne Rainer suivie d’une rencontre avec Boris Charmatz

jeudi 22 octobre à 19h, Musée de la danse / St-Melaine, tout public, gratuit
La conférence Doing Nothing/Nothin’ Doin’: Revisiting a Minimalist Approach to Performance engage une réflexion sur le minimalisme dans la performance postmoderne. 
À partir de son point de vue de danseuse âgée, Rainer aborde cette question selon plusieurs formulations spéculatives, incluant son propre travail. 


Projection du film Journeys from Berlin/1971 (1980) d’Yvonne Rainer 

avec Annette Michelson, Cynthia Beatt, Antonio Skarmeta, Amy Taubin, Vito Acconci
16mm numérisé, couleur et noir et blanc, 125 minutes
jeudi 15 octobre à 19h, amphi B3, Campus Villejean, Université Rennes 2, tout public, gratuit 
Entre réflexion politique et dilemmes individuels, le cinéma d'Yvonne Rainer donne la primauté à la parole sur l’image, délaissant la narration classique au profit d’une juxtaposition de discours multiples. Journeys from Berlin/1971 (1980) est une longue méditation, de Berlin à Londres, entremêlant l’intime et le politique, le féminisme et l’anarchisme, la résistance et le terrorisme, l’oppression collective et personnelle. 
en partenariat avec l’Université Rennes 2 et Le CND, Centre national de la danse 


+ infos : +33 (0)2 99 63 88 22
ouvert le mardi de 14h à 18h et de mercredi à samedi de 14h à 19h 

Musée de la danse / St-Melaine
38 rue Saint-Melaine – CS 20831 35108 Rennes Cedex 3 
Métro : Sainte-Anne / Bus nos 1, 5, 8 et 9 – arrêt Sainte-Anne

jeudi 8 octobre 2015

Site internet - "Danses sans visa", histoire et migrations des danses

Danses sans visa est un nouveau site internet dédié à l’histoire et aux migrations des danses à travers le monde, consultable gratuitement sur internet ICI. C'est une initiative du  Centre de Développement Chorégraphique (CDC) Toulouse Midi-Pyrénées.


« Consacré à la valorisation de l’histoire des danses enrichie à l’aune des circulations des peuples, ce site propose une dizaine de parcours thématiques illustrés par des documents de l’INA [Institut national de l'Audiovisuel] et commentés par des chercheurs, journalistes ou écrivains. Cet outil a été réalisé par le CDC de Toulouse avec la délégation régionale Pyrénées de l’INA. De nombreux partenaires se sont mobilisés pour faire naître ce projet, comme le réseau de l’A-CDC [Association des Centres de Développement Chorégraphique],  les services numériques culturels innovants du ministère de la Culture et de la Communication, la Compagnie James Carles, L’Université Jean Jaurès [Toulouse], etc...

Danses sans visa est le quatrième outil créé par le CDC de Toulouse pour mieux faire connaître l’histoire de la danse au public. Ces outils circulent en France et rencontrent un réel succès. »

Neuf parcours thématiques permettent de découvrir les vidéos en suivant un fil rouge d’articles multimédias transversaux :
Le haka à travers les âges : du mythe fondateur au terrain de rugby par Simon Valzer
— Les voyages des danses de société par Christian Dubar
Danses et claquettes irlandaises par Erick Falc’her-Poyroux et Stan Lehericy
Afropop par Thomas Jacques Le Seigneur
Le hip hop, une danse migratoire par Marie-Christine Vernay
La danse comme marqueur identitaire à la Réunion et aux Antilles par Florence
Boyer et Edmony Krater
La capoeira, d’un monde à l’autre par Pol Briand
La danse flamenca une fabrique d’altérités, par Corinne Frayssinet-Savy
Tango et Salsa, cousin blanc et cousine noire. Trajectoires contrastées de deux rejetons de la grande famille latino par Fabrice Hatem

mercredi 7 octobre 2015

À la découverte du Ballet Royal de la Nuit (par Sébastien Daucé, Ensemble Correspondances)

« Découvrez les sources du Ballet Royal de la Nuit [février 1653] qui ont servi à la reconstitution musicale de Sébastien Daucé. De Waddesdon Manor [Royaume-Uni] où sont conservés plus de 150 dessins des costumes à la Bibliothèque nationale de France plongez dans l'univers foisonnant du Ballet. »

CONCERT Opéra Royal, Château de Versailles, le dimanche 29 novembre 2015, 15h.
UN LIVRE ET 2 CD : LE CONCERT ROYAL DE LA NUIT
Sortie en septembre 2015 chez Harmonia Mundi. 
Durée : 2h34. Prix : 27,99 €  En savoir +

Cycle - Découvrir les archives de Wilfride Piollet et Jean Guizerix

L'association Clef de Sole vous invite au premier d'une série d'événements intitulés Le Fond de l'Aire à la découverte des archives de Wilfride Piollet (1943 - 2015) et Jean Guizerix

Ils se sont mariés en 1971. La première a été nommée danseuse étoile de l'Opéra national de Paris en 1969, le second danseur étoile en 1972. Ils ont accueilli comme interprètes le chorégraphe Merce Cunningham quand ce dernier a été invité à créer le révolutionnaire Un jour ou deux en 1973 pour le ballet de l'Opéra. Une vie très riche. Facebook 

mardi 6 octobre 2015

Hommage à Chantal Akerman : Un jour Pina a demandé... - 1983

« Chantal AKERMAN propose un voyage dans l'univers de Pina BAUSCH. En de longs plans fixes, elle mêle des images des acteurs-danseurs dans les coulisses et des extraits de cinq spectacles :- Komm tanz mit mir, 1977 ; au théâtre de Wuppertal en juin 1983 - Kontactohf, 1978 ; à la Scala de Milan en juin 1983 - Ein Stueck, 1983 ; à Venise en juillet 1983 - Walzer, 1982 ; Palais des Papes à Avignon juillet 1983 - Nelken (Les oeillets), 1983 ; Palais des Papes à Avignon août 1983 - des répétitions, de brèves interviewes des acteurs qui commencent toujours ainsi : "Un jour, Pina nous a demandé..." Au début du film, Akerman présente son oeuvre et à la fin, elle offre une interview hésitante de Pina BAUSCH. »

Wolfmother (Sydney, Australie), New Crown - 2014

Morceau extrait de l'album New Crown.

lundi 5 octobre 2015

Le performer Heinrich Lüber au Centre culturel suisse de Paris


Reportage consacré à Heinrich Lüber, en 2007

« Heinrich Lüber, grande figure de la performance en Suisse, se met en scène dans des situations souvent extrêmes – sur des façades d’immeubles, sur des toits, fixé à des structures. Avec Volute, une nouvelle création conçue pour PerformanceProcess, il cherche à incarner la parole dans un geste plastique et spatial. »

Volute   création
Mardi 6 octobre de 18h à 21h et du mercredi 7 au dimanche 10 octobre de 13h à 19h.
Vernissage le mardi 6 octobre de 18h à 21h. Entrée libre. www.ccsparis.com

L' « Ouverture » ratée du Centre national de la danse


Je n'ai pas été déçu de mon premier déplacement au Centre national de la danse (CND) de Pantin pour son week-end de début de saison nommé Ouverture, les 3 et 4 octobre. Un festival. Mais pas celui escompté.

Très vite cela se passe mal. On doit noter que les problèmes ne viendront pas des employés habituels du CND qui sont professionnels et sympapthiques. Mais bien de ses (nouveaux) "responsables". Le premier [1] me saisit l'avant-bras gauche pour que je n'entre pas dans l'espace d'un solo qui vient de débuter de Trajal Harrell, devant la porte d'un ancien bureau du rez-de-chaussée reconverti en salle de spectacle éphémère. On me saisit le bras avant de me parler. Il faut voir le visage méprisant de cet individu. Le ton est peu aimable. Je ne pense pas que je gênais. 

Puis, on [2] me pousse au niveau de l'arrière de l'épaule gauche, vers l'avant. Je me retourne et indique vivement que cela ne se fait pas. La mine de ce deuxième individu est patibulaire. Il ne parle pas ni ne s'excuse. Il s'agissait de me faire entrer plus vite dans la même salle. 

Dans la petite salle, je suis debout, derrière les gradins, derrière tout le monde. À gauche. Cela me convient. La vue me convient. Mais un troisième individu [3] me dit-ordonne de venir au centre, car on y voit mieux, dit-il. Pour ne pas gêner des spectateurs je suis obligé de m'installer au niveau du sol. Mais on n'y voit rien. 

Je décide de bouger de nouveau, à droite cette fois-ci, derrière tout le monde de nouveau. C'est sans compter sur un quatrième individu [4] qui me dit-ordonne de venir au centre, car on y voit mieux, dit-il. 

Je décide alors, librement cette fois-ci, de sortir de la salle, en claquant la porte. 

Je vais au premier étage. L'ambiance est paisible. Les deux femmes du stand du site de vente d'ouvrages de danse et de performance par internet, Books on the Move, me sourient. Le jeune homme chargé du vestiaire me sourit aussi. Au rez-de-chaussée tous les "responsables" faisaient une tête sinistre. 

Au loin, le deuxième individu et un responsable [5] me regardent en rigolant. 

Jamais depuis l'ouverture du Centre national de la danse en 2001, et sous ses deux précédentes directions, je n'ai eu à subir de tels comportements. Où est-on ? Un asile de fous ? De quoi s'occupent tous ces gens ? Et si on fichait la paix à la Presse (1) ? Pour toujours ? Est-ce trop demander ? 

Il serait bon que la nouvelle directrice du lieu resserre les boulons au plus vite. Car c'est très inquiétant pour l'avenir. Il y a là-dedans une très grande violence qu'il serait bon de contrôler. 

Je suis rapidement ressorti. En regagnant Paris par la Gare du nord, je respirais enfin. Dans la vaste salle des échanges qui relie les différentes lignes de métro, de RER et les trains en surface, dans le flux de mouvements de nombreuses personnes, je me disais qu'avec de tels comportements la danse contemporaine méritait bien sa position d'art minoritaire. Qu'elle le resterait toujours. La brutalité, l'arrogance et la détestation de l'autre ne sont pas des comportements dignes d'une République (et d'un établissement financé par des fonds publics). C'est la Monarchie. C'est la Cour. C'est la définition de la Fermeture.
Fabien Rivière

(1) Dans ce domaine, il y a peu d'espoirs à avoir. Le CND vient en effet de confier ses relations avec la Presse à une boîte privée extérieure, Myra (pour quel montant ?). Pourtant connu et reconnu, le critique et fondateur de la revue Mouvement Jean-Marc Adolphe a dû dans le passé affronter la violence d'un des fondateurs de cette agence, Yannick Dufour. Mouvement écrivait alors : 
Jean-Marc Adolphe, directeur de la publication de la revue Mouvement, assiste avec sa compagne, ses enfants et quelques amis, Carrière Boulbon, à la « générale » du spectacle d’Israel Galvan [dans le cadre du festival d'Avignon - In], après lui en avoir demandé l’autorisation, confirmée par la chargée de production d’Israel Galvan, Catherine Serdinet. Jean-Marc Adolphe ne filme ni ne prend de notes. Cependant, à l’issue des quelques séquences accordées par Israel Galvan aux photographes et télévisions, Yannick Dufour, employé au service de presse du Festival d’Avignon, monte dans les gradins, et s’adresse sur un ton véhément à Jean-Marc Adolphe, lui demandant de sortir sur le champ : « Vous êtes journaliste, vous n’avez pas le droit d’être ici ! » Jean-Marc Adolphe précise qu’il vient voir le spectacle le lendemain ; qu’il n’assiste pas à cette générale en tant que journaliste, mais en tant qu’ami personnel d’Israel Galvan, qui y a consenti. Yannick Dufour affirme alors : « Ici, ça n’est pas possible. Vous êtes journaliste ; il vous fallait demander une autorisation spéciale au service de presse du Festival d’Avignon. » Jean-Marc Adolphe répète qu’il n’assiste pas à cette générale en tant que journaliste et qu’il ne voit pas, dans ces conditions, la nécessité de demander une « autorisation spéciale ». Sur un ton de plus en plus véhément, Yannick Dufour demande à Jean-Marc Adolphe de « sortir ». Jean-Marc Adolphe refuse et prie Yannick Dufour de faire appel aux forces de sécurité s’il veut l’obliger à sortir. (publié le vendredi 17 juillet 2009)
Jean-Marc Adolphe n'a jamais reçu d'excuses.

[1] Responsable Communication.
[2] Responsable du Pôle Création, production et activités internationales.
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[5] Directeur du Pôle Création, production et activités internationales.