samedi 7 novembre 2015

Passionnant - Chantal Akerman au sujet de Proust


À l'invitation d'Antoine Compagnon dans le cadre de son séminaire Littérature française moderne et contemporaine : Histoire, critique, théorie, la cinéaste Chantal Akerman, qui vient  de se donner la mort à Paris le 5 octobre 2015 à 65 ans, est intervenue au Collège de France à Paris le 29 janvier 2013 pour parler de Marcel Proust.  
Photo Capture d'écran Espaces Magnétiques 

vendredi 6 novembre 2015

Paris - Le théâtre de la cité internationale en péril ?

Vue du bâtiment de la Cité internationale universitaire de Paris qui comprend
le Théâtre de la Cité internationale, dans l'aile gauche. Photo Igor Stefan

Fin avril 2014 le départ de Pascale Henrot de la direction du Théâtre de la Cité internationale était connu (Exclusif - Pascale Henrot quitte la direction du Théâtre de la Cité internationale pour l'ONDA). Au « début de l'année 2016 », selon un communiqué de presse daté du 23 octobre (ici), on devrait être informé du nom du nouveau (de la nouvelle) responsable. Entre les deux, soit pendant plus d'un an et huit mois, personne n'a été désigné. Pour quelle/s raison/s ? 

HISTOIRE 

Un peu d'histoire est nécessaire pour comprendre la situation actuelle : Nicole Gautier a dirigé le théâtre de la Cité Internationale (TCI), situé sur le campus de la Cité internationale universitaires de Paris (CIUP), pendant dix-sept ans, de 1991 à 2008. Pascale Henrot lui a succédé de 2008 à 2014. On peut dire que Nicole Gautier a re-fondé le lieu. Par la qualité de sa programmation, qui allie théâtre et danse, par son soutien aux formes émergentes, et par les travaux de rénovation entrepris pendant 2 ans et demi. Ces travaux « ont représenté un investissement important de la part des tutelles, entre 2002 et 2004 : plus de 3 millions pour le Ministère de la Culture, 1,5 million de la part du Conseil Régional et de la Ville de Paris et 1,9 million de la part de la Cité internationale. » L'équipement dispose ainsi de trois salles : La Coupole de 418 places, La Galerie de 230 places en dessous et La Resserre de 144 places sous les toits. La programmation de Pascale Henrot est cependant plus faible.

Vue de La Coupole, Photo DR

ARGENT

En 2014, le théâtre de la Cité internationale reçoit des subventions de la Fondation de la Cité Internationale universitaire de Paris (880.000 €), du Ministère de la Culture (1,3 millions €), de la ville de Paris (230.000 €) et de la région Île-de-France (90.000 €). Le mécénat se monte à 176.000 € et les recettes propres (bar, billetterie, locations) à 800.000 €. Pour un budget annuel de 3,3 millions €.

Or, la Fondation de la CIUP a fait part de son intention de baisser sa dotation qui est actuellement de 880.000 €. « Elle sera ramenée à 650.000 € en 2017 et 400.000 € à partir de 2018 », indique-t-elle. Le ministère de la culture et la ville de Paris ont indiqué qu'ils ne compenseraient pas cette baisse.  

Vue de la salle du fond du bar, Photo DR

MOBILISATION

La mobilisation pour le Théâtre de la cité internationale s'organise : l'équipe du théâtre lance une pétition le 26 juin 2015 (ici), un texte de soutien signé par 12 artistes est publié dans Le Monde le 2 septembre 2015 (ici), une lettre des deux dernières directrices est adressée aux financeurs le 12 octobre 2015 (ici), un communiqué de soutien de l'Association des centres chorégraphiques nationaux (ACCN) et de l'Association des Centres de développement chorégraphique (ACDC) est publié le 21 octobre 2015 (ici). L'équipe du théâtre publie un nouveau texte d'inquiétude fin octobre 2015 à la suite des décisions du Conseil d'administration de la CIUP (ici). 

LA CITÉ INTERNATIONALE UNIVERSITAIRE DE PARIS

Le Monde indiquait que « Philippe Bachman – directeur de la Comète - Scène nationale de Châlons-en-Champagne – a été désigné [par les financeurs, ici] début 2015 pour mener une mission de préfiguration de trois mois. Il s’agissait de définir un nouveau projet artistique pour le TCI et surtout de proposer un budget moins gourmand en dotations. » (ici) L'étude n'a pas été rendue publique.

Selon Le Monde « la direction [de la Cité internationale] reproche au théâtre de s’être trop éloigné de la vie universitaire. Selon des sources proches du dossier, la Cité internationale souhaiterait aussi investir dans des domaines jugés plus rentables et valorisants que la sphère artistique, comme la construction de nouvelles Maisons (Chine, Ile-de-France et Corée). » (ici)

Le vendredi 23 octobre, le Conseil d’Administration de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) a finalement voté le maintien de sa participation financière en 2016 à 880.000 €, une baisse à 650.000 € en 2017 et 400.000 € à partir de 2018.

ERREURS ou FAUTES ?

À son départ en 2008, Nicole Gautier dirigeait une équipe de 19 salariés. Aujourd'hui, le Théâtre de la Cité internationale compte 28 salariés. Pascale Henrot aura ainsi procédé à une augmentation de 9 personnes, soit 47 %, ce qui est beaucoup (nous publions ci-dessous les deux organigrammes du théâtre). Compte-tenu de la situation budgétaire était-ce nécessaire, et pertinent ? Cela constitue une masse salariale significative (au détriment du budget artistique ?). Et quel est le niveau de salaire des responsables ? Il est dommage que l'opacité qui existe dans ce domaine empêche de répondre. 

Par ailleurs, comme nous l'écrivions (ici), « certains ont été choqués de l'absence de Pascale Henrot [nommée en janvier 2008] pendant plusieurs mois début 2011, partie rejoindre Philippe Decouflé à Montréal puis Los Angeles où il préparait une production pour le Cirque du soleil, Iris, au Kodak Theatre, pour 72 artistes, dont la première a eu lieu le 25 septembre. « Je ne peux rien refuser à Philippe [Decouflé] » arguait cette ancienne danseuse puis administratrice de la compagnie, sans convaincre. Rappelons que le budget d'un spectacle du Cirque du Soleil est de 50 millions de dollars. » On peut ajouter qu'il est probable qu'un employé ou un dirigeant qui s'absenterait de son poste de cette façon serait immédiatement licencié. Dans une période qui connait une forte défiance envers les élites, et une montée inquiétante du vote en faveur du Front national, on peut s'interroger sur l'impunité dont bénéficie Pascale Henrot, nommée depuis septembre 2014 à la direction de l'Office national de diffusion artistique (ONDA).
Fabien Rivière
PS. Lors d'une rencontre professionnelle en mai 2015, Pascale Henrot indiquait : « Je voudrais juste vous donner une information. Nous [l'ONDA] sommes en train de mettre en place une étude pour le repérage des bonnes pratiques, accompagnement des artistes par les scènes ». On ignore si l'absence pendant des mois d'un responsable fera partie des « bonnes pratiques ».

THÉÂTRE DE LA CITÉ INTERNATIONALE
       ORGANIGRAMME  Direction Nicole Gautier        

Nicole Gautier, directrice 
Virginie Girard, administratrice
Marie-France Carron, secrétaire générale 
Laurent Lecoq, directeur technique 
Françoise du Chaxel, écrivain associé 
Anne Fétizon, intendante, assistante de direction 
Christine Morquin, information et action artistique 
Fabienne Poinson, relations avec le public et action artistiqu
Philippe Boulet, attaché de presse 
Claudie Pantchenko, réalisation graphique 
Valérie Ronsse, comptable 
Balla Ndiaye, assistant-comptable 
Michel Martin, responsable caisse 
Marion Franquet et Frédérique Miget, responsable accueil 

et aussi
Pierre Montessuit, régisseur général 
Stéphane Grouard, régisseur son
Philippe Lesèque, régisseur plateau
Clément Sauvaget, apprenti régisseur plateau 
Guillaume Rechke, assistant régisseur 
Etienne Laborey, apprenti régisseur lumière 
José Corps, responsable bar
Brigitte de Malau, conseillère cuisine 
Natalia Naidich, animatrice librairie

Michèle Audeval, conception graphique 

THÉÂTRE DE LA CITÉ INTERNATIONALE
         ORGANIGRAMME 2014-2015           
   Equipe
Direction par intérim :
Virginie Girard, direction administrative & Olivier Bertrand, direction artistique

Aurélien Péroumal
Secrétariat (remplace Sébastien Vin, jusqu'au 1er septembre)

.:Pôle coordination artistique:.

Olivier Bertrand
Coordination artistique

Christine Morquin
Responsable des résidences d'artistes, accueil des artistes et des professionnels

Julien Princiaux
Coordination des festivals, location d'espaces, Art Campus

Anne Carletti
Responsable des studios de musique

Lionel Vargas
Chargé d’accueil et de régie des studios musique

Zoé Perron
Chargée d’accueil et de régie des studios musique

.:Pôle Services généraux:.

Virginie Girard
Directrice administrative et financière

Maryline Beaudran
Comptable principale, responsable des paies

Tristan Jacquot
Responsable du bar

Lucile Parant
Comptable

Julien Princiaux
Régisseur de production

Marina Menezes
Chargée d’administration et de production
(remplace Anna Tauber depuis le 1er septembre 2014)

Aurélien Péroumal
Secrétariat, accueil bureaux (remplace Sébastien Vin)

.:Pôle Communication, Accueil et Relations Publiques:.

Marie-France Carron
Secrétaire générale

Philippe Boule
Attaché de presse

Mathilde Delahaye
Réalisation graphique

Camille Girard
Stagiaire relations publiques & web

Sarah Gully
Chargée de communication web et webmaster (remplace Héloïse Lecomte depuis le 14 septembre 2015)

Christine Jacquet
Responsable des relations publiques et actions culturelles

Michel Martin
Responsable billetterie

Erell Mathieu
Chargée des relations publiques

Anouk Peytavin
Chargée des relations publiques avec les résidents et de l’accueil du public

Christophe Riffard
Opérateur billetterie

.:Pôle Technique:.

Serge Longuet
Direction technique

François Flouret
Régisseur général

Louise Bellanger
Secrétaire technique

Eve Esquenet
Apprentie régie plateau

François Frieh
Chef électricien

Stéphane Grouard
Régisseur son

Jean-Charles Guigues
Régisseur lumière

Philippe Lesèque
Régisseur plateau

Et le personnel vacataire et intermittent qui nous accompagne :

Au bar :
Clémentine Boblet, réceptions, catering
Alioune Diallo, cuisine
Veronika Krotki, bar
Arnaud Littee, bar
Anna Wnekowicz, bar

A l’accueil: l'équipe d'ouvreurs
Romina Ardalla
Ingrid Arriaga
Caroline Baudry
Hortense Bellanger
Feriel Boushaki
Louise Krieger
Elena Merolla
Geoffrey Migault
Amric Trudel
Constant Vandercam
Lies Vanhauwere

Et tous les techniciens intermittents

jeudi 5 novembre 2015

Yves-Noël Genod, La splendide actrice


La pièce d'Yves-Noël Genod, La splendide actrice, est présentée à Lyon (France) au théâtre du Point du Jour Facebook, du 3 au 7 novembre, dans le cadre du cycle Leçon de théâtre et de ténèbres, spectacle en 7 épisodes et un épilogue [ou huit spectacles différents], jusqu'à fin décembre 2015.
— Ci-dessus : la bande-annonce, filmée par César Vayssié.

mercredi 4 novembre 2015

Genève - Sous la menace, l’Usine refuse de capituler

Conflit  Mardi, le centre culturel a pris la parole pour rappeler son fonctionnement particulier. Des buvettes aux subventions, anatomie d’un lieu pas comme les autres
Tribune de Genève, 4 novembre 2015 > ICI

Performance de 123 heures de Foofwa d'Imobilité et Jonathan O'Hear au Centre culturel suisse - Paris

Vue de l'écran de télévision installé en vitrine de la librairie du Centre culturel suisse, diffusant la performance de Foofwa d'Imobilité et Jonathan O'Hear de 19h à 13h. 
Photos Fabien Rivière pour Espaces Magnétiques ©

Vue de l'exposition PerformanceProcess pendant la performance
 /Inutile: Don d'austérité 2. Photos Fabien Rivière pour Espaces Magnétiques ©

Dans le cadre de l'exposition PerformanceProcess, du 18 septembre au 13 décembre au Centre culturel suisse de Paris, qui invite un performer pour une semaine, le danseur et chorégraphe genevois Foofwa d'Imobilité et le scénographe et plasticien anglais Jonathan O'Hear investissent le lieu du mardi 3 au dimanche 8 novembre, pour une performance de 123 (cent vingt-trois) heures, inscrite dans le cycle Utile/Inutile, qu'ils développent de 2015 à 2017, en deux volets, /Utile et /Inutile en savoir +. À Paris est présenté /Inutile: Don d'austérité 2.


Précisons quand même que /Utile est défini ainsi par la compagnie : « Chaque année, engagement de 8 jeunes danseurs pour une durée de cinq mois, en vue de créer et tourner un spectacle lié à  certains aspects oubliés de l'Histoire de la danse. » 
Fabien Rivière

— Centre culturel suisse • Paris - 32-38, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris. 
GRATUIT - Ouverture au public de 13h à 19h. 
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Nous sommes passés aussi le deuxième jour. Foofwa d'Imobilité avait choisi de se mettre et de demeurer nu. Cela lui semblait plus juste.

Ci-dessous, vous trouverez les photos et la vidéo prises à cette occasion. 

— Photos et vidéo Fabien Rivière pour Espaces Magnétiques ©

VUE DE L'EXPOSITION PERFORMANCEPROCESS

VUE DE LA PERFORMANCE DE FOOFWA D'IMOBILITÉ avec JONATHAN O'HEAR
et des éléments apportés pour l'occasion

VIDÉO DE L'INSTALLATION DE JONATHAN O'HEAR, DU PÉTROLE

lundi 2 novembre 2015

Noam Griegst, GO GO 6 (avec Tina Mogensen)

Go Go 6: Light Dance

Marilyn Manson’s Screaming Cover Soundtracks a Mirrored World of Private Dancing

Bathed in kaleidoscopic volleys of light, model Tina Mogensen seduces in director Noam Griegst’s erotically charged new short. Inspired by a book he found in a Parisian flea market about the French capital’s shrine to the striptease, Crazy Horse, the Copenhagen-based fashion photographer created a giant mirrored cube in which to capture Mogensen’s scorching routine to goth rocker Marilyn Manson's take on the Screamin' Jay Hawkins classic "I Put a Spell on You." Griegst enlisted lighting designer Andreas Wetterberg to project the luminous colors dancing across the Danish model’s writhing body. Previously shooting for Dazed & ConfusedVoltV and Dansk magazines, Griegst envisioned a pared-down version of a modern gentlemen’s club. “It was about celebrating the woman, life, colors and experimentation,” he explains. “The beauty of it is that you can create your own little world.” The photographer is currently readying a book on the Danish Royal Ballet, compiled from images he took while documenting the troupe’s travels across America and Japan.

Matthew Donaldson, My Scars / Mes cicatrices

My Scars

Each disrupted surface has a story to tell 

Matthew Donaldson illuminates the narrative function of scars in this stripped-back portrait of British photographer Sam Barker, accompanied by intimate reflections from his lover. 

dimanche 1 novembre 2015

Toulouse - La situation de la Culture s'aggrave

Les turbulences dans le domaine de culture à Toulouse s'aggravent, nous explique La Dépêche du Midi. La nouvelle mairie Les Républicains sortie des élections municipales de mars 2014 a annoncé une réduction de 10 % cette année (25 % au total jusqu'en 2020) des subventions aux structures culturelles et aux associations en général. 

Officiellement, la culture demeure le « premier poste budgétaire » de la ville, se défend le maire Jean-Luc Moudenc, avec un budget de près de 180 millions d'euros. Mais la mairie justifie ces coupes par une baisse drastique des dotations globales de fonctionnement (DGF) aux communes, allouées par l'État. Et Francis Grass, adjoint au maire de Toulouse chargé de l'action culturelle, affirme : « Les finances des collectivités ne seront plus jamais les mêmes. Dans un même temps, il faut continuer à être imaginatif. » Cependant, le projet de Cité de la danse a été abandonné en septembre 2014 (Toulouse - Une pétition contre la décision du Maire de couler le projet de Cité de la danse). 

Mais le projet de construction d'un Auditorium de 1.900 ou 2.000 places, en remplacement de La Halle aux grains qui n'offre "que" 1.700 « bonnes » places, avance. Une étude de faisabilité à 600.000 euros est en cours (financée pour moitié par la Direction régionale des affaires culturelles).

Présentement, le Théâtre national de Toulouse (TNT) devra fonctionné avec 10 % en moins. Sa co-directrice Agathe Mélinand explique que « cela représente 233 000 €, soit l'équivalent de 5,5 salaires ou de 60 représentations ». Le directeur de la Cinémathèque de Toulouse, Franck Loiret, a estimé que sa structure est « sous-financée et ne peut pas aujourd'hui assumer pleinement les missions qui sont les siennes ». La subvention de l'Institut supérieur des Arts de Toulouse (ISDAT) a été diminuée de 230 000 € en 2015, soit 5 % de la somme allouée chaque année par la ville. 
Fabien Rivière

  — La Dépêche du Midi : 
Budgets de la culture : le grand malaise, 29 octobre 2015. ICI
La Cinémathèque : « Il y a danger »29 octobre 2015. ICI
« La culture n'est pas une variable d'ajustement ». Interview Jean-Jacques Rouch, Conseiller municipal d'opposition (PRG)29 octobre 2015ICI

Toulouse. Des projets d'auditorium qui font beaucoup de bruit, 1er mars 2014. ICI
Comment construire un auditorium sous l'ex-prison, 21 octobre 2015. ICI 

vendredi 30 octobre 2015

Manifeste pour le soutien à toutes les expressions artistiques contemporaines + Journée artistique et citoyenne : «Prière de déranger !» le sa 28 novembre


29 octobre 2015 

À l’attention des directrices / directeurs d’établissements culturels

Chers collègues et amis,

Suite aux propos sur l’art et la culture tenus par Marion Maréchal Le Pen lors de l’université d’été du FN à Marseille début septembre (ICI – 10’47 à 13’13), la Friche la Belle de Mai et les structures culturelles de Marseille rassemblées en collectif, ont décidé de réagir :

Vous pouvez également faire circuler cet appel national auprès de responsables d’institutions ou d’associations de votre connaissance (théâtres, salles de concerts, producteurs de cinéma arts et essai, musées, centres d’art, fondations, etc.) en les invitant à me répondre.

  • en organisant une journée artistique et citoyenne : « Prière de déranger !» , le [samedi] 28 novembre prochain à la Friche la Belle de mai. Plasticiens, musiciens, comédiens, intellectuels, familles et curieux seront invités à participer à cette journée de performances, débats artistiques, rencontres et dialogue autour de l’art aujourd’hui et de la citoyenneté. Le programme, en cours d’élaboration, vous sera communiqué bientôt. Nous comptons sur votre mobilisation !

Vous remerciant pour votre attention,

Bien cordialement,

Alain Arnaudet
Directeur Général

Ivan Olita, Skating in Cuba


Skating in Cuba 

On the trail of Havana's four-wheel revolution

While Cuban skaters struggle to get their hands on new equipment and dedicated ramps, this hasn't deterred one skateboarding community thriving in the suburbs of Havana. At the forefront of this is regular rider Yojani Perez Rivera, who shares the sport's role in a changing social and political landscape, in this film directed by Ivan Olita. 
Ivan Olita

Suisse - À Genève, la droite désormais réunie gèle les subventions de l'Usine, Centre culturel autogéré

Vue de l'Usine, à Genève, en centre ville et le long du Rhône, Photo DR

Le Temps, 28 octobre - Désormais majoritaires au Conseil municipal de la Ville de Genève, l'Entente (PLR-PDC) et la Nouvelle Force (UDC-MCG) ont conditionné mercredi soir le versement de l'aide financière de près d'un million de francs que perçoit annuellement le lieu alternatif à son respect de la nouvelle législation cantonale en matière de débit de boisson

L'Usine, l'un des phares des nuits alternatives genevoises s'est retrouvé mercredi soir sous les feux nourris de la droite au Conseil municipal de la Ville de Genève. L'Entente et la Nouvelle Force (UDC-MCG) n'ont pas oublié les déprédations qu'ont essuyé de nombreuses devantures de commerces ce week-end. > SUITE

Tribune de Genève, 30 octobre. Kanaan: « Avec l’Usine, la droite veut montrer ses muscles »
Interview - Désavoué par le Conseil municipal, le magistrat en charge de la Culture fait le point. > SUITE

Communiqué du 29 octobre

Posté le 29 octobre 2015.

Hier soir, le conseil Municipal de la Ville de Genève siégeait en plénière.

Quatre objets portaient sur L’Association L’Usine et son futur ; un projet de délibération proposant simplement la suspension de toutes les subventions octroyées par la Ville de Genève.

Le résultat des délibérations étant décisif pour leur avenir, plusieurs membres de L’Usine se sont rendu-e-s à l’hôtel de ville pour assister à la séance depuis la tribune publique, prévue à cet effet !

Il convient de noter ici que des membres de L’Usine s’étaient rendu-e-s à cette même tribune mardi soir également pour y suivre le début des débats et qu’illes ont communiqué aux membres du conseil municipal leur volonté de dialogue, une fois encore, entre les deux séances du Mercredi ! (cf Communiqué de L’Usine du 28 octobre)

L’accueil fut à la hauteur des débats !
Dans un premier temps, deux agents de police nous ont refusé l’accès à la porte d’entrée. Après avoir été informés par nos soins que cela n’était pas légal et que nous étions en train d’appeler la presse ainsi que notre avocat, les agents ont libéré le passage ! Jusqu’en haut des escaliers…. Où nous attendait un des agents, en charge de la fouille des sacs. De nos sacs, plus précisément, puisque les autres membres du public n’y furent pas tou-te-s soumis-e-s…

Ce n’est qu’après nous avoir confisqué un bout de sagex – bien connu pour les risques potentiels qu’il représente – que nous avons pu rentrer. Ajoutons simplement qu’à ce moment-là de la soirée, plusieurs agents de police anti-émeute s’étaient joints à la fête ! Nous observant très sérieusement dans le couloir, appellant des renforts dans l’escaliers.

A la pause entre les deux débats, une haie d’honneur de 6 policiers anti-émeutes nous attendaient dans le hall de l’hôtel de ville, sans compter les deux fourgons parqués non loin.

À la reprise des débats à 20h30, le service d’accueil s’était amplifié : 2 agents de la police cantonale et 1 agent municipal s’étaient joint. A notre arrivée dans la tribune nous avons pu constater qu’un des siège était occupé par un agent de la police municipale, sans doute chargé de vérifier que nous n’allions pas utiliser la plaque de sagex confisquée …

Considérant que :
• La présence de citoyen-ne-s dans la tribune est prévue, autorisée, voir même encouragée.
• La présence policière n’était pas justifiée et son ampleur non-proportionnée.
• Leur activité ressemble étrangement à de l’intimidation.
• Le montant du salaire du Conseiller d’Etat en Charge du Département de l’Economie et de la Sécurité est de 250’000 / année.
• En ces temps de restrictions budgétaires, il est injuste que les citoyen-ne-s doivent prendre en charge les frais causés inutilement par la bêtise et la peur de leurs élu-e-s.

Nous demandons publiquement,
Que le montant correspondant à l’engagement lors de la séance du Conseil Municipal du 28 octobre 2015 de 10 agents de police anti-émeute, de 2 agents de police cantonale et de 2 agents de police municipale soit déduit du salaire de la personne qui leur a ordonné de se déployer inutilement, à savoir le Conseiller d’Etat en charge du DSE, Pierre Maudet.

http://usine.ch

mardi 27 octobre 2015

La haine de la Joie

Nous publions de façon plus visible le commentaire d'un lecteur déposé le 23 octobre 2015, shiatsu.paris, que nous remercions vivement, en réaction à notre article de juin 2014 Intermittents - Le chorégraphe Angelin Preljocaj est contre la grève + Une réponse d'Anthony Gérard

Le texte ci-dessous s'applique fort bien au milieu de la danse en général et à la danse contemporaine en particulier (cf. L' « Ouverture » ratée du Centre national de la danse).   
Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et d’organiser nos petites terreurs intimes. La longue plainte universelle qu’est la vie … On a beau dire « dansons », on est pas bien gai. On a beau dire « quel malheur la mort », il aurait fallu vivre pour avoir quelque chose à perdre. Les malades, de l’âme autant que du corps, ne nous lâcheront pas, vampires, tant qu’ils ne nous auront pas communiqué leur névrose et leur angoisse, leur castration bien-aimée, le ressentiment contre la vie, l’immonde contagion. Tout est affaire de sang. Ce n’est pas facile d’être un homme libre : fuir la peste, organiser les rencontres, augmenter la puissance d’agir, s’affecter de joie, multiplier les affects qui expriment un maximum d’affirmation. Faire du corps une puissance qui ne se réduit pas à l’organisme, faire de la pensée une puissance qui ne se réduit pas à la conscience. 
Dialogues - 1977 - Gilles DELEUZE et Claire PARNET

Alice Croner et Walter Benjamin, 1921

Walter Benjamin (15 juillet 1892 Berlin, 28 septembre 1940 Portbou [Espagne, frontière avec la France]).

samedi 24 octobre 2015

Lyon - 7 millions de coupes dans le budget Culture

(Le Petit Bulletin, Rue89Lyon, 10 septembre 2015)
Les salles de la Ville de Lyon, qui consacre 20% de son budget à la culture, risquent bien de devoir modifier leur offre de programmation dans les mois et les années à venir. Car le 15 juin dernier, lors de l’annonce des grandes orientations budgétaires pour la période 2016-2020, le milieu a tremblé : pour combler le désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales (moins 240 millions d’euros) et malgré un endettement calculé pour continuer à investir, deux domaines ont souffert plus que d’autres, le sport et la culture. 7 millions d'économie ont été décidées. 

Bilan pour cette dernière délégation :

— budget gelé pour l’Auditorium-Orchestre National de Lyon, l’Opéra et les Célestins,
— baisse de 150 000 euros pour le musée des Beaux-arts et le Musée d’Art Contemporain,
— et de 450 000 euros pour les Subsistances.

Georges Képénékian, Capture d'écran Espaces Magnétiques

INTERVIEW de Georges Képénékian, 1er Adjoint au Maire de Lyon délégué à la Culture, aux Grands Evènements et aux Droits des citoyens (Exit, 1er septembre 2015) > ICI
Extraits : 
— « On a plutôt mis à contribution les grosses maisons comme l’Opéra, les Célestins ou l’Auditorium, pour essayer de sauvegarder les petites, notamment au niveau des associations. »
— « On a sans doute un peu trop fonctionnariser les institutions culturelles dans le passé, en grossissant un peu trop la part administrative des structures au détriment de la création. »
— « On a pu travailler par exemple avec le maire Républicain de Rillieux pour maintenir le Centre chorégraphique de Yuval Pick en faisant un travail croisé. C’est une bonne chose. »
 « Mais la lisibilité et la visibilité de ce qui se passe aux Subsistances, franchement, c’est dramatique. Ca apparaît aux yeux de beaucoup d’acteurs comme un lieu d’élitisme. »
— « Il ne s’agit pas de remplacer une culture par une autre, mais de créer de nouvelles formes de dialogues, ce qu’a parfaitement réussi la Maison de la Danse par exemple avec Babel 8.3. Faire faire du hip-hop à des amateurs sur du Mozart en travaillant avec de grands professionnels, c’est très fort. »
— « Lyon est devenue une véritable capitale de la danse mais la Maison de la Danse reste avant tout un lieu de monstration. Il faut lui donner les moyens maintenant d’être un lieu de création à part entière. Ce sera donc un lieu [le nouvel "Atelier de la Danse", à 25 millions €, en aménageant l'ancien Musée Guimet fermé depuis 2007 ici, qui vient en remplacement du projet de nouvelle Maison de la Danse à Confluence, à 100 millions €, abandonné en janvier dernier pour des raison budgétaires] dédié à la résidence, à la fois de création et de diffusion, avec une salle de quelques centaines de personnes. C’est un des grands objectifs de ce mandat. »

RÉACTION du milieu culturel (Rue89Lyon, 7 octobre 2015)  > ICI