mardi 23 avril 2013

Jaque Chaurand enfin honoré

Le Français Jaque Chaurand (cf. photo à droite de 1976) a fondé en 1969 une manifestation artistique qui va se révéler une initiative très importante pour ce que l'on nomme aujourd'hui la danse contemporaine (à l'époque on parlait de danse moderne) : le Ballet pour Demain, dont le titre pose la volonté défricheuse et bâtisseuse. Celui qui n'aime pas les concours va en fonder un. C'est qu'il sent que (seule ?) cette forme est susceptible de mobiliser des énergies en faveur de la danse, alors parent pauvre des politiques culturelles, aussi bien des collectivités territoriales que de l'État, afin d'en élargir son auditoire et son assise sociale.

Parmi les lauréats les plus connus se trouvent : en 1976 Dominique Bagouet et Jean-Claude Gallotta, en 1977 Reinhilde Hoffman, Karine Saporta, Matt Mattox et Jacqueline Robinson, en 1978 Maguy Marin, Alejandro Witzmann-Anaya et Dominique Boivin, en 1979 Christine Gérard et Jean Gaudin, en 1980 François Verret, en 1981 Joëlle Bouvier, Régis Obadia, Elinor Ambash, Régine Chopinot et Dominique Brun, en 1982 Josette Baïz et Daniel Larrieu, en 1983 Philippe Decouflé, en 1984 Catherine Diverrès, Bernardo Montet, Mark Tompkins et Claude Brumachon, en 1985 Pierre Doussaint, Isabelle Dubouloz, Mathilde Monnier, Alain Rigout et Angelin Preljocaj.

Celles et ceux qui ont assisté à l'événement qui se déroulait dans un gymnase de Bagnolet, ville limitrophe de l'est de Paris, dans le département de la Seine-Saint-Denis, se souviennent de l'atmosphère très réactive du public, et de l'ambiance chaleureuse aussi. 

La dernière édition se déroule en 1985. Et c'est par un courrier du Ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti en date du 3 octobre 2012 que Jaque Chaurand (et non "Jacques Chaurand" comme l'indique la missive) est informé de sa promotion au grade d'officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres (l'ordre comprend trois grades, par ordre croissant, chevalier, officier et commandeur).  

Un sujet d'étonnement demeure pourtant : pourquoi un homme aussi important pour l'histoire d'un art n'a-t-il jamais été honoré de la Légion d'honneur ?
                                 Fabien Rivière

Insigne et Ruban d'Officier  
de l'Ordre des Arts et des Lettres

Vue extérieure du gymnase, 1983, Photo DR
Le gymnase, dernières minutes avant le début du concours, Photo DR
1978, Remise des prix : (de gauche à droite) Jaque Chaurand, Daniel Mongeau (Maire-adjoint de Bagnolet),
Maguy Marin, Alexandro Witzmann-Anaya, Dominique Boivin, Photo Noak Carrau
1984, Remise des prix : (de gauche à droite) Catherine Diverrès, Bernardo Montet, Mark Tompkins,
Jaque Chaurand, Claude Brumachon, Igor Eisner (Ministère de la Culture), Jean-Claude Gabin
(Maire adjoint de Bagnolet chargé de la Culture), Photo Noak Carrau
1976 : Françoise Giroud, secrétaire d'État à la Culture, discutant avec Jaque Chaurand, à Pont-à-Mousson
(nord-est de la France, département de la Meurthe-et-Moselle, région Lorraine), Photo DR

dimanche 21 avril 2013

Action Beat (Grande-Bretagne)

Action Beat au Grand Mix, Tourcoing, 2009.

Filmé la nuit du 11 septembre 2010 au Windmill Hill Golf Club, à Bletchley, 
à 80 km au nord-ouet de Londres.

Fin du magazine "Danser"

Le magazine Danser a cessé sa parution depuis le début de l'année. Sa rédactrice en chef a appris sa disparition effective début avril. Qui clôt une existence de presque 30 ans puisque le permier numéro datait d'avril 1983. 

La publication avait été rachetée en 2009 par la société Leseneve-Lethilelleux, plus connue pour son activité d'éditeur de livre religieux comme Desclée de Brouwer (DDB). Mais le 9 octobre 2012, il était rendu public que la société Leseneve-Lethilelleux, suite à une décision de justice était mise en redressement judiciaire (qui aboutit soit à un redressement des comptes soit à une liquidation judiciaire) (1). En cause, un déficit de 4,6 millions d'euros. La revue de son côté cherchait un repreneur (2).  

En janvier 2012 Danser avalt lancé une nouvelle formule et réduit sa périodicité, qui, de mensuelle devenait bimestrielle. Le prix en kiosque passait à 7,50 €. Et le coût d'un numéro se montait à 30.000 €. Il revendiquait 10.000 abonnés. Sa rédactrice en chef estime le déficit du magazine à 100.000 € par an.
Fabien Rivière
(1) Source : ici.
(2) Source : ici
Le Journal de la culture, par Xavier Martinet, sur France Culture 11 avril 2013
Couverture du dernier numéro de Danser, novembre-décembre 2012

Syrie : Deir Ezzor dévastée (photos de Khalil Ashawi, Reuters)

Le quotidien Libération publie une série de photos réalisée début avril de la ville Syrienne de Deir-Ezzor à la suite des bombardements du régime, Syrie : Deir Ezzor, champ de ruines ICI.

D'autres images de la ville mais aussi de Alep (au nord du pays), Idlib (au nord), Homs (au centre), Damas (sud ouest) et Deraa (sud, frontière avec la Jordanie) sur le site de The Atlantic, basé à Washington (USA), Syria in Ruins ICI
   Plan de la Syrie   
  Source : site du Ministère des Affaires étrangères de la France  


.
On doit aussi lire Etre homo en Syrie sous les bombes : la double peine, de Marie Kostrz, Les Inrocks, 15 avril 2013. ICI

samedi 20 avril 2013

Aux portes de l'enfer : la libération de Bergen-Belsen, avril 1945

Life.com publie une série de photos du grand George Rodger réalisée en avril 1945 à l'occasion de la libération par les troupes britanniques du camp de Bergen-Belsen (histoire; situé au nord de l'Allemagne, entre Hanovre et Hambourg). ICI   

vendredi 19 avril 2013

Rassemblement Dimanche 21 avril 15h

On peut consulter par ailleurs :
Au cœur de la manifestation contre le mariage gay, Le Point, 19 avril 2013. ICI
Incident à l'Assemblée sur le mariage homo : le député Urvoas raconte, Nouvelobs.com, 19 avril 2013. ICI
Mariage pour tous :  Hollande dénonce des «actes homophobes» et «violents»
Têtu.com, 18 avril 2013. ICI
Bordeaux : le gérant et une cliente d'un bar gay agressés, Têtu.com, 18 avril 2013. ICI 
Agression contre un bar gay à Lille : trois blessés légersTêtu.com, 18 avril 2013. ICI
Caroline Fourest violemment accueillie à Nantes par des anti-mariage pour tous, Rue89, 14 avril 2013. ICI   

jeudi 18 avril 2013

Contre le mariage pour tous : LA HAINE ULTRA

Libération, jeudi 18 avril 2013

ÉDITORIAL d'Eric Decoutry publié par Libération

Ce serait une erreur de les sous-estimer ou de leur opposer une simple indifférence. Les groupes radicaux qui depuis quelques semaines multiplient les actes de violence et polluent le débat sur le mariage pour tous représentent un triple danger.

Tout d’abord, malgré la relative faiblesse de leurs effectifs, les groupuscules extrémistes et brutaux portent une haine de la démocratie. Et de la représentation nationale. Leur rage ne peut nier que la loi offrant de nouveaux droits aux homosexuels a été normalement adoptée par les élus du peuple, ne faisant que traduire une promesse de François Hollande. Ce rejet non avoué de la démocratie est d’autant plus redoutable qu’il bouscule une partie de la droite. La «guerre civile» que Christine Boutin voit se mettre en marche ou l’affirmation par Jean-François Copé que le désordre de la rue est de la responsabilité du seul gouvernement résonnent comme une sourde bienveillance à l’égard des mouvements extrémistes. Peut-être même une légitimation de leurs actions.

Au final, c’est une nouvelle droite qui risque de s’esquisser dans les prochaines années, sous la pression d’un mouvement dont la jeunesse laisse à craindre qu’il continuera de peser sur le débat politique. Face à ce danger, la fermeté et la détermination du gouvernement à mettre en œuvre la réforme sont plus que jamais nécessaires. Mais il appartient aux dirigeants de l’UMP et à la droite républicaine tout entière de dénoncer clairement la dérive radicale des opposants au mariage pour tous.                                 

Le quotidien rappelle cette phrase imbécile du cardinal André Vingt-Trois qui est clairement une légitimation de la violence : « La compression de la frustration débouche un jour ou l'autre sur la violence pour faire reconnaître son identité particulière contre l'uniformité officielle »  

mercredi 17 avril 2013

Eikoh Hosoe (Japon), Embrace # 28 - 1969

Photos d'Eikoh Hosoe : une exposition à Kyoto et un livre consacré au danseur de butoh Tatsumi Hijikata

Le Festival international de photographie Japonais Kyotographie (site) invite pour sa nouvelle édition, du 13 avril au 6 mai, Eikoh Hosoe, 80 ans, qui déclare : « Je suis tellement content d’exposer à Kyoto. Jamais mes photos n’ont été accrochées dans un temple traditionnel et dans cette ville historique. J’aime beaucoup l’idée que mes photos de nus, de campagnes, de danses soient montrées dans cette atmosphère et contrastent autant avec le lieu. C’est nouveau et inattendu. » (Arnaud Vaulerin, Libération, 10 avril 2013 ici)

Il fut ami avec le cinéaste Yukio Mishima (1925-1970) et les danseurs de butoh Kazuo Ohno (1906-2010) et Tatsumi Hijikata (1928-1986). Il consacra à ce dernier, dont il découvrit un spectacle en 1959, une série de photographies en noir et blanc très fortes, réunies dans un ouvrage paru initialement en 1969 que les éditions Aperture ont republiées en 2009, Kamaitachi. C'est aussi le nom d'une légende inspirée par un démon ressemblant à une belette qui hante les champs de riz avec une faucille. Pour ce projet ils se rendirent dans un village du nord du Japon et le danseur improvisa des danses ou performances avec la population et dans les champs. Pour un résultat saisissant.    

LIVRE Kamaitachi
Photographs by Eikoh Hosoe Edité par Aperture en 2009 ICI 
Essays by Donald Keene, Eikoh Hosoe, and Shuzo Takiguchi

« Eikoh Hosoe's groundbreaking Kamaitachi was originally released in 1969 as a limited-edition photobook of 1,000 copies. A collaboration with Tatsumi Hijikata, the founder of ankoku butoh dance, it documents their visit to a farming village in northern Japan and an improvisational performance made with local villagers, inspired by the legend of kamaitachi, a weasel-like demon who haunts rice fields and slashes people with a sickle. Hosoe photographed Hijikata's spontaneous interactions with the landscape and the people they encountered. A seductive combination of performance and photography, the two artists enact an personal and symbolic investigation of Japanese society during a time of massive upheaval.

In 2005, in close consultation with the artist, Aperture released a limited-edition facsimile in homage to the original. In this 2009 edition, Aperture is honored to reinterpret this paragon of Japanese bookmaking, now including four never-before-published images, a new text by preeminent Japanese scholar Donald Keene, and essays by Eikoh Hosoe and Suzo Takiguchi. Available for the first time in an affordable trade edition, this version was painstakingly reworked by renowned artist Ikko Tanaka, designer of the original, shortly before his death. »

lundi 15 avril 2013

Olivier Dubois nommé directeur du Centre chorégraphique national de Roubaix


Communiqué de presse du Ministère de la Culture
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, annonce la nomination d'Olivier Dubois à la direction du Centre chorégraphique national de Roubaix et du Nord - Pas de Calais. le 15 avril 2013

En accord avec la ville de Roubaix et la région Nord - Pas de Calais, Aurélie Filippetti ministre de la Culture et de la Communication, annonce la nomination d'Olivier Dubois à la direction du Centre chorégraphique national de Roubaix et du Nord - Pas de Calais.

Chorégraphe et danseur, Olivier Dubois a d'abord été l'interprète hors norme de nombreux chorégraphes dont Angelin Preljocaj, Nasser Marin-Gousset, Jan Fabre, Sasha Waltz, Dominique Boivin. Il fonde la compagnie COD en 2007 après le succès à Avignon de son solo Pour tout l'or du monde...

Il a développé une capacité peu commune à chorégraphier les larges ensembles, que ce soit dans sa création autour du Spectre de la rose pour les Ballets de Monte-Carlo, ou bien dans Tragédie au Festival d'Avignon de 2012. Ses créations allient écriture au cordeau et engagement physique des danseurs, rencontrant un large public.

Il est actuellement artiste associé au CENTQUATRE à Paris, également implanté à L'Apostrophe - scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise. Son travail de sensibilisation Envers et contre tous réalisé en 2011 avec 120 amateurs au Prisme d'Elancourt a démontré la force d'entraînement de ses actions vers les publics.

Son projet pour le Centre chorégraphique national de Roubaix et Nord - Pas de Calais engage son répertoire de créations et son énergie au service d'une institution emblématique et d’un rapport fort au territoire. Il définit le CCN comme un espace permanent de dialogue avec les artistes, les publics, les établissements culturels de la métropole lilloise et de la région Nord - Pas de Calais. Il marque son attachement à l’école et aux questions de transmission et insiste sur l’investissement personnel du directeur dans la rencontre des populations.

Il prendra ses fonctions au 1er janvier 2014, succédant ainsi à Carolyn Carlson qui a accompli un magnifique redressement de cet outil de premier plan qu'est le Centre chorégraphique national de Roubaix et Nord - Pas de Calais.

Aurélie Filippetti tient à saluer la très grande qualité des projets présentés par Pierre Rigal et Christian Rizzo, également finalistes dans cette candidature.

*  *  *

A = Roubaix
Le Centre chorégraphique de Roubaix a été fondé en 1983. Son premier directeur fut le cubain Alfonso Cata. C'est en janvier 2005 que Carolyn Carlson en prend la direction effective. Il est implanté à Roubaix, ville de 98 000 habi-tants, au cœur de la Métropole lilloise et de l’Eurométropole (plus de 1,5 million d’habi-tants). Le Centre Chorégraphi-que National (CCN) emploie à ce jour 27 salariés permanents en CDI, artistes, enseignants, techniciens et administratifs. Pour mémoire en 2011, le CCN a conclu avec plus de 100 salariés des contrats CDD intermittents (artistes et tech-niciens), représentant plus de 23 000 heures de travail soit 14 EQTP (équivalent temps plein). Il comprend aussi une école.

Le CCN est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Région Nord-Pas de Calais, la Ville de Roubaix et le Conseil Général du Nord. L’ensemble des financements publics conventionnés atteint 2,6 M €. 

Olivier Dubois parle de sa création Tragédie 
lors de la Conférence de presse du 22 juillet 2012 au Festival d'Avignon
La pièce était présentée du 23 au 28 juillet au Cloître des Carmes en plein air 

vendredi 12 avril 2013

Yves-Nöel Genod, "1er avril, jour des fous" - extraits (montage Jean Biche, images César Vayssié)

Un livre consacré à Raimund Hoghe : Throwing the Body into the Fight


« Throwing the Body into the Fight is the first English language publication dedicated to the choreographer and performance maker Raimund Hoghe (Germany). Curated and edited by Mary Kate Connolly, the publication operates as a collage, drawing together a variety of international voices to create a fragmented portrait of the artist.

Offering diverse perspectives on Hoghe’s work, contributions include thematic chapters by Laurent Goumarre, Martin Hargreaves, Dominic Johnson and Gerald Siegmund, alongside reflections from Franko B, Boris Charmatz, Finola Cronin, Philipp Gehmacher, Lois Keidan and Meryl Tankard. 

Illustrated throughout with a rich collection of archival images by photographer Rosa Frank, Throwing the Body into the Fight also features a conversation with Raimund Hoghe which punctuates the book, offering insights into his creative process and that of his artistic collaborators, Luca Giacomo Schulte and Rosa Frank. »

Throwing the Body into the Fight, edited by Mary Kate Connolly, photographs by Rosa Frank, 140 pages, publié par Intellect books & Live Art Development Agency (patrons : Marina Abramović, Tim Etchells, Guillermo Gómez-Peña, Raimund Hoghe, Tehching Hsieh, Isaac Julien, La Ribot), London, 2013. Paperback, colour images throughout. ISBN 978-1-78320-034-4. £ 14.95. Site 

This publication is the first in the Intellect Live book series. Intellect Live is a collaboration between Intellect Books and the Live Art Development Agency. The series is characterized by lavishly illustrated and beautifully designed books that are created through close collaborations between artists and writers, and that are the first substantial publication dedicated to the artists’ work.

The second book in the series will be published summer 2013: Pleading in the Blood: The Art and Performances of Ron Athey (edited by Dominic Johnson). 

jeudi 11 avril 2013

Afrique du Sud : premier mariage traditionnel gay


A = KwaDukuza, village où a eu lieu le mariage gay le 7 avril 2013

Source : http://senego.net (site basé au Sénégal; on lira les commentaires haineux qui accompagnent l'article)

Manifestation contre l'homophobie à Paris (10 avril)

Les manifestations répétées contre l'extension du mariage aux couples de même sexe ont provoqué une libération de violences homophobes en France, aussi bien verbales que physiques. Le tabassage d'un couple d'hommes dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 avril à Paris en étant l'un des exemples le plus extrême (Wilfried de Bruijn a témoigné de son agression sur France 5 dans C à vous et sur France Inter). En réaction, Act Up-Paris et des dizaines d'associations ont organisé le mercredi 10 avril à 20h une manifestation contre l'homophobie sur le parvis de l'Hôtel de ville à Paris. Vous trouverez ci-dessous textes, photos et une vidéo de l'événement. 

Communiqué d'Act Up-Paris ICI  
Photos de la manifestation, par Le Parisien ICI

Nous avons publié : Mariage gay : non à la collusion de la haine


mercredi 10 avril 2013

Felix Mathias Ott (Berlin), odyssey complex, 2012

Documentaire musical de Charles Atlas : TURNING - Antony & The Johnsons, et 13 femmes remarquables


« TURNING, based on a critically acclaimed tour of Europe by Antony and Charles Atlas, is a music documentary that explores the heart of that performance. Through its synthesis of Antony´s songs and unfurling video portraiture of the 13 remarkable women who performed on stage, TURNING creates an intimate and cinematic experience exploring themes of identity, transcendence and the revelation of essence. » www.turningfilm.com

   Upcoming Screenings of TURNING    

April 14
Brisbane Queer Film Festival
Brisbane, Australia

April 16
Kino Šiška Centre for Urban Culture
Ljubljana, Slovenia

April 19-20
Poolinale Music Film Festival
Vienna, Austria

April 27-28
IndieLisboa International Film Festival
Lisbon, Portugal

May 11
Translations:The Seattle Transgender Film Festival
Seattle, WA

May 17
Eye Tunes
Rotterdam, Netherlands


Antony et Charles Atlas, Photo DR

mardi 9 avril 2013

Lil Amok | PetAir | Pinkiiie (Hä*Wie!?), Snow-Motion

http://www.facebook.com/lilamok.official
http://www.facebook.com/PETAIR.official
http://www.facebook.com/haewie

Exposition - Jan Fabre, Gisants

Jan Fabre, 2013, Capture d'écran Espaces Magnétiques
Gisant (Hommage à E. C. Crosby - Tribute to E. C. Crosby), 2012 
dimensions : H 55 x L 195 x W 74 cm, base size H 73 x L 270 x W 185 cm 
marbre blanc de Carrare / white Carrara marble


Gisant (Le ballet aquatique du cerveau (finale) - Water-ballet of the brain (finale)), 2012 
dimensions : H 32 x L 23 x W 27 cm, base size : H 6 x L 27 x W 27 cm 
marbre blanc de Carrare / white Carrara marble 
Gisant (Hommage à E. C. Crosby - Tribute to E. C. Crosby), 2012 
détail (escargot) / detail (snail) 
PHOTOS DES ŒUVRES Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris © Angelos bvba. Photo : Pat Verbruggen

« Deux ans après le succès de Piètas à la Biennale de Venise [cf. notre  À Venise, la Pietà de Jan Fabre], Jan Fabre transforme la Galerie Templon en chambre sacrée. Les deux espaces de la galerie accueillent un couple de gisants en marbre de Carrare accompagné de sculptures de cerveaux habités d’insectes et de plantes. Après s’être emparé du thème de la pièta, Jan Fabre se confronte à la tradition séculaire de la mise en scène de la mort

L’artiste rend hommage à deux personnalités dont les découvertes ont éclairé le siècle passé : Elizabeth Caroline Crosby (1918-1983), neuro-anatomiste américaine et Konrad Zacharias Lorenz (1903-1989), biologiste et zoologiste autrichien. Fervent défenseur du dialogue entre les champs de la connaissance, Jan Fabre a déjà travaillé sur les neurosciences, notamment avec le film Is the brain the most sexy part of the body ? (2007)

Si les sculptures funéraires invitent à la méditation sur la vanité de l’existence, la mise en scène de Jan Fabre questionne les liens de l’homme avec la nature et sa propre nature. Le cerveau, siège de l’intelligence et de la créativité, apparaît comme un protecteur, un guide possible dans l’au-delà. Les insectes - papillons, abeilles, araignées, scarabées - adoptent la fonction traditionnellement dévolues aux chiens ou aux lions des sépultures royales, posés aux pieds des gisants : celle de la résurrection. »

Le catalogue bilingue anglais/français de l’exposition, avec des textes de Jo Coucke, Marie Darrieussecq, Vincent Huguet et Bernard Marcelis, est disponible, à 25 €. (couverture ci-dessous)

Exposition Jan Fabre (Hommage à E. C. Crosy et K. Z. Lorenz), Galerie Daniel Templon, 30 rue Beaubourg (au fond de la cour) ET Impasse Beaubourg, Paris (proche du Centre Pompidou), du 28 février au samedi 20 avril 2013, Gratuit, du lundi au samedi 10h-19h. www.danieltemplon.com