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lundi 25 novembre 2024

Pétition contre des coupes brutales dans le budget de la Culture de la région Pays de la Loire


Espaces Magnétiques publie volontiers la pétition qui s'oppose à la folie destructrice d'une élue, en l'espèce la présidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, qui annonce des coupes générales, très importantes et brutales dans le budget de la Culture de cette région dès l'année prochaine, et suivante. On peut indiquer qu'elle est de formation commerciale, ayant travaillé pendant vingt ans dans l'immobilier au sein de TPE/PME et de grands groupes. En février 2024, elle a annoncé rejoindre Horizons, parti présidé par l'ancien Premier ministre Édouard Philippe. 
— On peut signer la pétition à cette adresse  >  ICI 
Espaces Magnétiques
La région Pays de la Loire, qui comptait 3.873.096 habitants en 2022, comprend cinq départements : Loire-Atlantique (44, chef-lieu : Nantes), Maine-et-Loire (49, chef-lieu : Angers), Mayenne (53, chef-lieu : Laval), Sarthe (72, chef-lieu : Le Mans) et Vendée (85, chef-lieu : La Roche-sur-Yon).
Région Pays de la Loire


           PÉTITION        

Pays de la Loire : mobilisation des artistes et professionnel·les de la culture contre les sévères coupes budgétaires envisagées par la Région

Nous sommes des artistes, travailleuses et travailleurs dans la culture, liés aux Pays de la Loire. Nous sommes choqué·es par les récentes déclarations de la présidente du Conseil Régional, Madame Christelle Morançais, et terrifié·es par les arbitrages budgétaires qui seraient prévus au vote de l'assemblée régionale du 19 décembre 2024.

 

ll serait donc question d'une coupe drastique allant jusqu'à 73% du budget de fonctionnement de la culture, interrompant totalement dès 2025 les subventions allouées aux festivals, aux théâtres, aux musées, aux opéras, aux maisons d’auteur·rices, aux centres d’art, aux productions audio-visuelles, aux artistes, mais aussi aux clubs sportifs et aux associations œuvrant pour l'égalité Femme/Homme et la solidarité. C’est un coup porté à la société civile tout entière. Aucune autre région n’a fait de tels choix à l’échelle nationale.   

 

Nous avons choisi de vivre dans cette magnifique région et d’y développer nos activités. C'est ce territoire que nous arpentons chaque jour avec nos mots, nos œuvres, nos spectacles, nos concerts, nos images, nos films, parcourant les bibliothèques, les écoles, les collèges, les lycées, les maisons de quartiers, les librairies, les maisons de retraites, les hôpitaux, les prisons ... Et c'est dans ces lieux que nous travaillons.

 

Chaque jour, nous constatons la vitalité culturelle de cette région. Nous savons qu’elle est le fruit de décennies du travail patient de femmes et d’hommes engagé·es qui ont œuvré à la décentralisation culturelle, faisant en sorte que les communes, les départements, les régions et l’État s’entendent pour créer des institutions ouvertes à toutes et tous, soutenir les initiatives citoyennes, l'entrepreneuriat culturel et faire vivre le patrimoine. 

 

Ce modèle français, qui repose sur le financement croisé des collectivités et de l'État, a produit partout émancipation, désenclavements et partage des savoirs. C'est ce modèle qui a engendré la diversité culturelle et l'attractivité des régions et des villes de France que le monde entier nous envie. 

 

Tout cela est aujourd’hui violemment attaqué par la Région Pays de la Loire, qui sous couvert de la cure d'austérité imposée aux collectivités par le gouvernement Barnier, annonce 100 millions d'économie (quand on lui en demande 40), dont une bonne partie prise sur la culture, le sport, l'égalité Femme/Homme et les solidarités, arguant que “dans de nombreux domaines, la région n’a plus vocation à intervenir, ou à intervenir autant”. 

 

Ce virage politique, pris sans concertation aucune et du jour au lendemain, ferait vaciller tout l'écosystème en fragilisant ses grands équilibres. 

 

Nous dénonçons ce qui s’apparenterait à un plan social de la culture. Cette décision serait mortifère pour les 150 000 emplois concernés, qu'ils soient permanents ou intermittents, et pour tout un ensemble de professions libérales et de petites entreprises qui gravitent autour du secteur de la culture publique, hautement créateur d'emplois et de richesse économique.  

 

Nous dénonçons l’incohérence d'une politique régionale qui dénature par ses choix dangereux ses trois priorités politiques : la jeunesse, l’emploi et la transition écologique.

 

Nous dénonçons une dialectique visant à créer de la division au sein de la société, à désigner les bonnes et les mauvaises manières de produire de la vie artistique et culturelle, alors que c'est la combinaison d'un secteur public de la culture en bonne santé avec des industries culturelles dynamiques qui fait la richesse et la variété du tissu culturel français. 

 

Nous demandons, enfin, que les mécanismes démocratiques soient respectés, et que les acteurs et actrices culturel·les soient concerté·es dans la prise d’une décision aussi lourde de conséquences pour l’ensemble des électeur·rices, citoyen·nes, usager·es ligériens et ligériennes.


Les premiers signataires

 

Zaho de Sagazan, autrice, compositrice, interprète et musicienne ; Alain Mabanckou, écrivain, directeur artistique du festival Atlantide ; Alice Zeniter, autrice, metteuse en scène ; Christophe Honoré, réalisateur, scénariste, écrivain et metteur en scène ; Anna Mouglalis, comédienne ; Daniel Pennac, écrivain ; Phia Menard, chorégraphe et plasticienne ; Dominique A, auteur, compositeur, interprète ; Emily Loizeau, autrice-compositrice-interprète ; Pierrick Sorin, artiste plasticien ; Marielle Macé, écrivaine et enseignante ; Mathieu Amalric, réalisateur et acteur ; Philippe Katerine, chanteur, auteur, compositeur, acteur ; India Hair, comédienne ; Patrick Bouchain, architecte ; Jeanne Cherhal, autrice, compositrice, interprète ; Alexis HK, auteur compositeur interprète ; Vanessa Wagner, pianiste ; Edwy Plenel, journaliste, cofondateur de Mediapart ; Ezra, Beatboxer, Directeur artistique Cie Organic Orchestra ; François Morel, auteur, acteur ; Jean Rouaud, auteur, prix Goncourt 1990 ; Jérôme Clément, président du festival Premiers Plans d'Angers, ancien directeur du CNC, ancien président d'Arte ; Henri Texier, compositeur, contrebassiste de jazz ; Brigitte Giraud, écrivaine ; Amala Dianor, chorégraphe ; Etienne Davodeau, auteur de bande dessinée ; Marc Caro, réalisateur ; Tanguy Viel, écrivain, scénariste ; Xavier Veilhan, plasticien ;  Pierre Bordage, écrivain ; Rachid Ouramdane, président-directeur de Chaillot-Théâtre national de la danse ;  SUITEICI  


lundi 18 avril 2022

Pétition : « NON à l'arrêt des cours de danse au Centre National de la Danse à Pantin »

ESPACES MAGNÉTIQUES publie volontiers la pétition : 

Le 11 mars, les parents d’élèves des cours d'application du Centre National de la Danse à Pantin ont été informés par mail de l’interruption des cours de danse, après vingt ans d’existence, et cela à compter de la rentrée prochaine.

Nous déplorons la désinvolture et la brutalité de cette annonce, faite uniquement par email et de façon très tardive. Il n'y a eu aucun préavis d’aucune sorte, et ni les formateurs ni le personnel administratif n’étaient informés.

Comment imaginer que le cursus de danse, proposé depuis 20 ans par le CND, suivi par près de 200 enfants chaque année, n'était pas pérenne ?

Du jour au lendemain, c’est donc 200 places de cours de danse qui disparaissent de notre territoire. Cela crée un vide et prive nos enfants d’une opportunité de pratique extra-scolaire culturelle et artistique de très grande qualité.

Le Centre National de la Danse est un établissement culturel dont une des missions est le rayonnement de la danse dans son territoire. Ces cours hebdomadaires permettent à cette institution de vivre à l'unisson de son territoire et d'éveiller la curiosité pour les autres activités culturelles proposées. La nouvelle politique du CND remet en cause la mixité sociale et l'accès de TOUS à la culture. 

Nous sommes attachés à la pédagogie dispensée par le CND, où prédominent une liberté et une volonté d'expérimentation qui nous semblent uniques. Les enfants s'épanouissent dans cet environnement. 

De plus à ce jour, et malgré un courrier co-signé par plus de 60 parents et envoyé le 4 avril, aucune réponse n’a été donnée et aucune alternative n’a été proposée pour que les enfants puissent poursuivre leur pratique.

Nous demandons l'abrogation de cette décision pour permettre aux enfants inscrits à ce jour, ainsi qu’aux prochains de suivre l’enseignement de qualité proposé par les professeurs du CND.

vendredi 18 mars 2022

Pétition - Contredanse priée de partir / Contredanse asked to leave

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Contredanse priée de partir !

Il y a quelques semaines, nous avons appris de manière brutale et soudaine l'annonce de notre expulsion de la Maison du Spectacle - La Bellone [Bruxelles, Belgique] alors que nous venions de terminer la rénovation de notre centre de documentation et de nos bureaux. Dans moins de six mois, nous devrions avoir vidé nos espaces hébergés depuis plus de trente trois ans dans cette Maison qui a pour vocation de rassembler les arts vivants au coeur de Bruxelles.

Nous restons abasourdi·e·s par l’absence de concertation et de considération. Mais nous sommes confiant·e·s dans l’état de droit qui protège de toutes formes d'abus.

Apprenant peu à peu la nouvelle, de nombreux chorégraphes et danseur·euse·s ont été scandalisé·e·s. En effet, que traduit cette décision quant à la place donnée à la danse à Bruxelles ? Il s’agit de la question symbolique de la place de la danse au sein de la Maison du spectacle. Pour reprendre les mots de la RAC [Réseau des arts chorégraphiques] : «  Attaquer Contredanse, c’est fragiliser tout le milieu de la création chorégraphique à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles  » mais aussi les nombreux réseaux internationaux tissés au fil des rencontres, ateliers, évènements et collaborations. 

Contredanse a été créée pour donner une voix aux danseur·euse·s, préserver et valoriser leurs créations. Et nous comptons bien poursuivre !

Dès lors, si vous souhaitez soutenir Contredanse et surtout ce qu’elle représente pour vous, nous vous invitons à signer la pétition initiée par la RAC, ouverte à toute personne concernée, avant ce dimanche 20 mars.

Merci pour tous vos mots précieux qui donnent force à la danse !



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Contredanse asked to leave!

A few weeks ago, we were brutally and suddenly informed of our eviction from the Maison du Spectacle - La Bellone, just as we had finished renovating our documentation centre and offices. In less than six months, we would have to empty our spaces, which have been housed for more than thirty-three years in this house, whose vocation is to bring together the performing arts in the heart of Brussels.

We are stunned by the lack of consultation and consideration. But we are confident that the rule of law protects us from all forms of abuse.

As they are gradually learning about the news, many choreographers and dancers are scandalised. Indeed, what does this decision mean for the place given to Dance in Brussels? It is the symbolic question of the place of dance within the Maison du spectacle. In the words of La RAC: "Attacking Contredanse means weakening the entire choreographic creation scene in Brussels and the Wallonia-Brussels Federation", as well as the many international networks that have been created through meetings, workshops, events and collaborations. 

Contredanse was created to give a voice to dancers and to preserve and promote their creations. And we intend to continue!

Therefore, if you wish to support Contredanse and especially what it represents for you, we invite you to sign the petition initiated by La RAC, open to all concerned, before this Sunday 20th of March:

Thank you for all your precious words that give strength to Dance!

dimanche 4 février 2018

Défendre le Tarmac (Pétition + Soirée de mobilisation)

Le 31 janvier, le Ministère de la Culture et de la Communication dévoilait une décision stupéfiante, par le biais d'un communiqué intitulé « Françoise Nyssen annonce un nouveau projet au service de la francophonie sur le site du Tarmac à Paris » (ICI). 

À la surprise générale, il s'agit d'installer dans les locaux du Tarmac - la scène internationale francophone, situé au 159 Avenue Gambetta dans le 20° arrondissement de Paris, « à compter de 2019 », Théâtre Ouvert - Centre National des Dramaturgies Contemporaines, qui doit quitter ses locaux du 4 bis Cité Véron dans le 18° arrondissement de Paris.

Le nouveau projet se veut spécifiquement francophone, alors que celui de Théâtre Ouvert ne l'est plus exclusivement. Ainsi, ce dernier entend « Promouvoir le renouvellement des dramaturgies contemporaines, susciter l’émergence de nouvelles écritures par la recherche et l’essai, accompagner le développement de ces écritures par la production, l’édition, la diffusion de textes et de formes théâtrales (lectures, mises en espace, spectacles, pièces radiophoniques…), telles sont les missions de Théâtre Ouvert.  (...) Il devient en 1988, le premier Centre Dramatique National de Création qui se consacre exclusivement à la découverte, à la promotion et à la diffusion de textes contemporains d'auteurs vivants francophones avec, depuis quelques années, une action élargie aux dramaturgies étrangères [nous soulignons]. » 

Le Tarmac propose du théâtre et de la danse, Théâtre Ouvert du théâtre uniquement. La danse va donc perdre un lieu d'exposition. 

Le procédé est pour le moins brutal, d'autant plus que le Tarmac n'a pas démérité. 

Nous publions ci-dessous la réaction du Tarmac qui contient un lien (sur fond jaune) vers la pétition de soutien.
Fabien Rivière
www.letarmac.fr
www.theatre-ouvert.com


Nous avons découvert brutalement, mercredi soir, par voie de presse, la décision du ministère de la Culture de mettre fin au projet que nous menons. 

Les raisons invoquées pour justifier cette suppression sont pour le moins surprenantes. Le site du Tarmac serait confié à Théâtre Ouvert, qui doit trouver un nouveau lieu d'accueil.

Sans dialogue ni concertation avec les artistes ou les acteurs culturels de terrain, le ministère de la Culture décide unilatéralement et précipitamment de fermer le Tarmac, au nom d’un prétendu nouveau projet pour la francophonie.

La réussite d’un lieu, sacrifié sur l’autel d’une politique gestionnaire de réduction des coûts !

Le projet mené par le Tarmac connaît un franc succès avec près de 75 % de fréquentation en moyenne de ses salles, ses nombreux partenariats en France comme à l’étranger, son expertise unique de la francophonie et de ses réseaux, son maillage territorial fort.

La mission donnée à Théâtre Ouvert de promouvoir le renouvellement des dramaturgies contemporaines est essentielle et menée avec talent par son équipe. Nous sommes convaincus de la nécessité de reloger ce projet urgemment. Il ne peut s’agir en aucun cas de mettre dos à dos des projets qui portent sur des objets, des missions et des territoires artistiques différents et complémentaires.

En revanche, par respect pour l’intelligence des publics et des artistes, le ministère de la Culture ne peut tenter de museler la francophonie en recyclant ou dénaturant un projet qui jamais n’a revendiqué d’intérêt ou d’appartenance à ce vaste territoire.

Personne n’est dupe. Derrière les effets d’annonce d’un nouveau projet francophone dont nul ne sait rien, les véritables raisons qui motivent la décision du ministère de la Culture sont d’ordre économique.

Il s’agit plus prosaïquement d’une vision purement administrative, avec comme repère, non pas la création et l’imagination, mais une nouvelle réduction de coûts. Une fois encore, il est question de fermer un théâtre, de détruire des emplois, d’appliquer un schéma libéral et technicien pour économiser et concentrer les ressources financières, toujours plus rares pour la culture.

Ce procédé pour le moins regrettable met aujourd’hui en concurrence deux théâtres à l’identité forte longuement construite, grâce à la passion de leurs équipes.
Cinquante artistes et intellectuels du monde de la culture ont décidé de se mobiliser pour défendre cette maison des artistes et de rédiger une lettre ouverte au Président de la République : ce qui n'était encore qu'une rumeur au moment de la rédaction de cette lettre est devenu une réalité. Pour soutenir le Tarmac, nous vous invitons à signer cet appel et à le partager largement.

Merci d'avance de votre soutien.

Le Tarmac
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         SOIRÉE de MOBILISATION     

Lundi 12 février à 18h au Tarmac Facebook Tarmac  —  www.letarmac.fr 

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         PRESSE       

INTERVIEWS de la directrice du Tarmac :  LesInrocks      RFI
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      RÉACTION du SYNDEAC       
 Syndicat des entreprises artistiques et culturelles — 7 février 2018 

Le 31 janvier dernier, la ministre de la Culture a annoncé par communiqué de presse sa décision de confier à Théâtre ouvert « la suite du projet de Valérie Baran sur le site du Tarmac, dans le 20ème arrondissement de Paris ». Celle-ci avait elle-même appris la nouvelle par texto une demi-heure plus tôt.

Le projet de Théâtre ouvert est majeur pour le renouvellement des écritures dramatiques contemporaines. Le projet du Tarmac l’est autant pour les auteurs, les metteurs en scène, les artistes de la francophonie. Cette décision soudaine n’est pas une fusion, mais bien la modification et l’absorption d’un projet par un autre.

Comment une telle décision peut-elle être motivée ? La difficulté de Théâtre ouvert à se maintenir dans ses locaux actuels est connue depuis plusieurs années : c’est l’incurie, le manque d’ambition et de dialogue du ministère comme de la Ville de Paris qui ont conduit à un blocage sur ce point.  > SUITE 

vendredi 30 juin 2017

Pétition pour sauver la villa de Mary Wigman

Maison où vécu Mary Wigman de 1920 à 1942, au 107 rue Bautzner à Dresde (Allemagne)
Mary Wigman,
Photo Charlotte Rudolph
Bautzner Strasse 107 in Dresden, the former home and school of the dance icon Mary Wigman [1886 - Berlin, 1973] is in danger. The building, where Wigman taught, danced, choreographed, and lived from 1920 – 1942 is currently empty. If the city of Dresden does not purchase this property, the house will be sold on the open market. This historical treasure will be lost forever.
In April 2016, the non-profit organization Villa Wigman für TANZ e.V. was founded to save this building. We intend to transform Wigman’s former school into a dance production, training, and exchange center for freelance performing artists. The organization has received resounding support in Germany and abroad. Our recent project “Bautzner Strasse 107, Past Present Future” has received nationwide funding from the Federal Cultural Foundation’s grant, TANZFONDS ERBE.
By signing this petition you are convincing the city of Dresden to buy this building and invest in this historical landmark. Dresden will therefore recognize Wigman’s remarkable body of work, her international acclaim, and her irrefutable impact on dance and art in the 20th century and beyond.
Simultaneously, you are supporting the freelance dance scene in Dresden and Saxony to acquire a training, production, and exchange space and to carry on Dresden’s rich dance legacy.

lundi 17 avril 2017

Pétition- Burkina Faso: Sauver l'école de danse EDIT

En rouge, la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, où se trouve EDIT


Irène Tassembedo
La chorégraphe Irène Tassembédo a fondé en 2009 dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, l'école EDIT (Ecole Internationale de Danse Irène Tassembédo). On y obtient une formation diplômante en trois ans. Elle la définit comme « un espace où le jeune africain de 17 à 25 ans, motivé par une carrière artistique, viendra se former physiquement et intellectuellement avec un ancrage dans le riche patrimoine chorégraphique africain et une ouverture sur le monde pour être disponible à danser son pays, à danser son continent et à danser le monde. »

Irène Tassembédo a été élève à Mudra Afrique, l'école créée au Sénégal (1977 - 1985) par Maurice Béjart avec le soutien du président du Sénégal Léopold Sédar Senghor et la chorégraphe et danseuse franco-sénégalaise Germaine Acogny. Irène Tassembedo explique : « Ce sont ces bases-là qui m'ont permis d'être ce que je suis aujourd'hui ».

Une pétition vient d'être mise en ligne pour sauver cette structure essentielle : 
Monsieur le Premier Ministre,
Chers toutes et tous,
La situation de l’école de danse EDIT, que j’ai créée en 2009, est aujourd'hui très grave!
Nous sommes en effet sur le point de terminer une aventure artistique et humaine qui a permis jusqu'ici de produire deux promotions de très beaux danseurs, qui font notre fierté / ma fierté au plan national et international. Une troisième promotion est sur le point de finir sa formation avec un diplôme prévu en juin.
Malheureusement, l'EDIT n’est plus capable de venir à bout de ses loyers impayés, loyers que j'ai supportés avec les petites ressources de nos prestations diverses, mais aussi et surtout sur mes propres deniers, lesquels sont aujourd'hui épuisés. Sur décision d'un juge, un avis d'expulsion des lieux dans lesquels nous travaillons depuis 2009 est fixé au 16 avril prochain. Une décision dont je viens tout juste d’être informée, alors que je suis à l'extérieur du pays. > SUITE
Irène Tassembedo précise : « Le loyer mensuel de l'école EDIT est de 665.000 francs CFA (soit 1000 euros) depuis octobre 2008. Il s'y ajoute les frais d’électricité, d’eau et de téléphone, les frais d'entretien et les rétributions des professeurs, j’en passe... »

Les anciens entrepôts sont devenus grâce au travail d'aménagement de l'école de magnifiques espaces de travail (voir vidéo ci-dessous). Mais le propriétaire vient de les vendre. Et une décision d'expulsion a été prise. EDIT souhaite malgré tout trouver une solution (empêcher l'expulsion avant la fin de l'année scolaire; revenir sur la vente ? : le propriétaire selon la fondatrice « a vendu les locaux sans nous en informer et sans nous en proposer l'achat, ce dont la loi lui fait obligation »). Elle a donc besoin de beaucoup de soutien. 
Fabien Rivière
> LA PÉTITION
Facebook EDIT - Ecole de danse Irène Tassembédo
www.edit-danse.org

Très beau reportage consacré à EDIT (2013)

mercredi 28 décembre 2016

Pétition : Sauvons le Cuvier - Centre de Développement Chorégraphique d'Artigues-près-Bordeaux



Le Maire d'Artigues [Divers droite] a décidé :
-de reprendre en régie les écoles de musique, de danse et d'arts plastiques
-de reprendre la gestion et l'animation des salles de Cuvier de Feydeau
le 14/06/2017.
Ces deux décisions mettent en grave danger l'avenir du Centre de Développement Chorégraphique - Le Cuvier.
Il n'existera plus de cohérence entre les écoles d'arts et le Centre Chorégraphique, les deux entités étant séparées.
Le Centre de Développement Chorégraphique ne sera plus maitre de sa programmation n'étant plus maitre des salles.
Son indépendance est en jeu et donc son statut de CDC aussi.
La Mairie ne souhaite pas indiquer ce qui se passera après le 14 juin 2017.
Une lente agonie est prévisible. > SUITE 
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www.lecuvier-artigues.com 

Artigues-près-Bordeaux : le Cuvier privé de ses subventions ?, Sud Ouest, 14 décembre 2016. ICI 

vendredi 12 août 2016

Pétition : Soutenons la Faïencerie théâtre de Creil

Vue de la grande salle de la Faïencerie à Creil, photo DR

La Faïencerie théâtre de Creil - Chambly est une scène conventionnée par l’État, la Région, le Département (de l'Oise) et 4 villes partenaires située à 47 km au nord de Paris (cf. carte ci-dessous).

Elle dispose de deux salles à Creil (1 grande salle de 750 places avec une scène de 500m² et une salle à plat de 1 500m²), et une salle à Chambly de 450 places. La première commune compte 35.000 habitants, la seconde 10.000, à 20 km au sud-ouest de Creil. 

Creil est située à 47 km au nord de Paris

Une pétition circule depuis un mois, qui tire la sonnette d'alarme concernant la situation de cette structure à la programmation de qualité, notamment en matière de danse : d'une part, elle fait état de « baisses énormes des subventions départementales, qui s’ajoutent à d’autres baisses locales au cours des dernières années, ce théâtre [étant] pourtant en préfiguration de scène nationale » et, d'autre part, elle explique que les élus soutiennent un autre projet, celui d'une scène nationale pour Beauvais et Compiègne, au nord de Creil (cf. carte ci-dessus). Pour être concret, on peut indiquer que la distance par la route entre Creil et Beauvais est de 48 km, et entre Creil et Compiègne de 40 km. La pétition indique à juste titre que les spectateurs n'iront pas dans ces deux autres villes. « Cette demande [pétition] émane de citoyens. Elle vise à maintenir un équilibre et une égalité territoriale sur le plan d’accès à la culture. »

Et, « Enfin, n’oublions pas la dimension éducative et sociale de la Faïencerie qui intervient largement dans les établissements scolaires (primaire, collèges, lycées) du sud de l’Oise en collaboration avec les enseignants, dans l’établissement pénitentiaire de Liancourt, dans des associations culturelles, d’aides sociales et d’insertion. Une diminution, voire la disparition de ces actions en direction de la jeunesse et de publics en difficulté serait une catastrophe à laquelle les divers établissements et institutions concernés ne pourraient faire face et que les mairies devraient pallier en cas de disparition. »
Fabien Rivière
ON PEUT LIRE : 

PÉTITION Ensemble, soutenons la Faïencerie théâtre de Creil-Chambly
par : collectif SAUVONS LE THÉATRE DE CREIL
> ICI

samedi 16 juillet 2016

France - « Jours étranges », du chorégraphe Dominique Bagouet censuré par le maire d'Élancourt

Dominique Bagouet, Photo DR

L'information est stupéfiante : La lettre du spectacle, publication qui s'adresse aux professionnels du spectacle vivant, dans son numéro du 8 juillet (1), nous apprend que Jours étranges, du chorégraphe Dominique Bagouet (1951 - 9 décembre 1992), sur la musique des Doors, remonté par une de ses danseuses emblématiques, Catherine Legrand, a été déprogrammé de la saison 2016-2017 du Prisme - Centre de développement artistique. C'est une demande du maire Les Républicains Jean-Michel Fourgous d'Élancourt, commune de 26.000 habitants située au sud-ouest de Paris dans le département des Yvelines. Deux autres spectacles sont victimes de l'exigence de l'élu, un concert du clarinettiste né aux États-Unis David Krakauer et Psycause(s) 2 de Josiane Pinson, un solo comique qu'elle interprète, consacré à la psychanalyse. 


Jean-Michel Fourgous
Le Parisien écrit : « Une programmation « trop ciblée, trop engagée » selon Jean-Michel Fourgous, qui répète que « les Elancourtois souhaitent des spectacles plus grand public ». « Les élus ont pour mission de vérifier l’utilisation de l’argent public. Ils ont leur mot à dire » ajoute-t-il. Les Fourberies de Scapin, mis en scène par Vincent Tavernier, Les Faux British, de Gwen Aduh, et Fabrice Luccini et moi, d’Olivier Sauton, ont ainsi fait leur apparition dans le nouveau catalogue du Prisme. » (2)

Le quotidien poursuit : « Selon elle [Sandrine Grandgambe, chef de file de l’opposition (PS)], six spectacles en tout étaient menacés, mais trois contrats étaient déjà signés. « Le spectacle de Sophia Aram (NDLR, Le Fond de l’air effraie) était visé », assure l’élue de Trappes, qui soupçonne « des pressions très fortes subies par la direction du Prisme ». »

Une pétition qui dénonce les pratiques de censure du maire est en ligne : PÉTITION CONTRE L’INGÉRENCE DU MAIRE D’ÉLANCOURT DANS LE PROGRAMME DU PRISME Saint Quentin en Yvelines : Culture en danger ! 
Fabien Rivière
(1) Page 4. 
(2) Source