Affichage des articles dont le libellé est 2016. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2016. Afficher tous les articles

dimanche 5 février 2017

2016 -— Anne Teresa De Keersmaeker présente «Work / Travail / Arbeid» au Centre Pompidou Paris


Du 26 février au 6 mars 2016, Anne Teresa De Keersmaeker a présenté Work / Travail / Arbeid au Centre Pompidou (Paris, France), pièce créée au Wiels - Centre d'art contemporain à Bruxelles (Belgique). 
Nous avons publié : Deux expositions à Bruxelles : Anne Teresa De Keersmaeker, Work/Travail/Arbeid + Work on Paper

lundi 18 juillet 2016

Danse - Singer n'est pas aimer (Marie Chouinard, «Soft virtuosity, still humid, on the edge»)

Soft virtuosity, still humid, on the edge, de Marie Chouinard; Saluts des danseurs, 
puis salut de Marie Chouinard, Photos Fabien Rivière

Selon le directeur du festival d'Avignon Olivier Py, la Québécoise Marie Chouinard est « une immense chorégraphe ». Elle présentait ce dimanche dans la Cour du Lycée Saint-Joseph une pièce de 2015, Soft virtuosity, still humid, on the edge, en français Virtuosité douce, encore humide, sur le bord. 

Ce qui frappe d'emblée ce sont les traversées rapides de la scène vide, de droite vers la gauche et inversement de danseurs boitants fortement. C'est à la fois très bien fait, les 10 interprètes sont forts bons (et cela donne de belles photos), mais cette façon de singer le corps handicapé est franchement gênant. D'autant qu'un peu plus tard, il est aussi question du handicap mental. On peut penser observer les pensionnaires d'un asile. Le regard est surplombant, soft ?, comme un riche regardant ses pauvres. 

William Forsythe travaille la question de la folie, et plus généralement celle du chaos de façon plus convaincante, dans ses différentes strates. Chaos psychique, chaos de la matière, du point de vue d'un physicien, chaos stellaire. William Forsythe n'imite pas. Il est profondément dans le matériau corporel. Il ne s'exclut pas, dans une hauteur aristocratique. 

On est donc surpris de lire dans la feuille de salle une interview de Marie Chouinard où elle explique que son intérêt se porte sur la marche de l'humanité, et non d'un groupe en particulier.  

Par ailleurs, l'usage de la vidéo, qui retransmet sur la plus grande partie du mur du fond en direct les situations n'apporte pas grand chose, même si l'on sait que la chorégraphe veut être au plus près des visages. On ne comprend pas trop le court passage où un danseur portant un casque audio, très concentré sur sa musique et sa danse, les yeux quasi fermés, traverse l'espace. La scène finale est finalement très kitsch avec cette grande et cette petite aile d'ange découpées dans un carton blanc dont le sens demeure mystérieux. 

On peut avoir le sentiment que la chorégraphe développe des processus qui se déploient dans des séquences plus ou moins réussies, mais que manque un propos solide. 
Fabien Rivière
Soft virtuosity, still humid, on the edge, Marie Chouinard, Cour du Lycée Saint-Joseph, du dimanche 17 au samedi 23 juillet (relâche le 21 juillet), 22h. En savoir +
— Ateliers de la pensée, Dialogues artistes-spectateurs avec Marie Chouinard, le jeudi 21 juillet à 17h30 sur le site Louis Pasteur de l'université d'Avignon. 

jeudi 14 juillet 2016

La Danse dans la promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur

Trois fois par an, — le jour de l'An, à Pâques et le 14 juillet —, l'État distribue ses Légions d'honneur. 

Du côté des civils — les militaires ont un autre régime — le "parcours" progresse ainsi : on débute en étant promu pour prendre rang au grade de chevalier, puis officier et commandeur, on est élevé à la dignité de grand officier et de grand-croix.

Cette année 654 personnes ont été distinguées (AFP), contre 544 en 2015, soit une augmentation de 110, ou de plus de 20 % (nous avons publié l'an dernier : Danse - La promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur).
Fabien Rivière

DANSE
Premier ministre
À la dignité de grand officier
Mme Bessy, née Durand (Claude, Jeanne, Andrée), [83 ans]
artiste chorégraphique. Commandeur du 30 avril 1998.


Premier ministre 
Au grade d'officier
M. Vu-An, né Vu-An-Binh (Eric), [52 ans]
 danseur, chorégraphe, directeur d'un ballet. Chevalier du 6 avril 2004.
[« Entré à l'école de danse de l'Opéra de Paris en 1974 
après avoir été repéré par Claude Bessy »]



PAR AILLEURS

Ministère des affaires étrangères et du développement international
PROTOCOLE
Au grade de chevalier
M. Marques Gonçalves (José-Manuel), [54 ans]
de nationalité portugaise,
directeur d'un établissement public de coopération culturelle 
[CentQuatre, Paris; programme aussi de la danse. Nous avons publié (vidéo) Mediapart - Entretien avec José Manuel Gonçalvès, directeur du CentQuatre] ; 
35 ans de services.

mardi 5 juillet 2016

Présence de Deborah Hay (« Figure a Sea »)



Portrait de Deborah Hay, Capture d'écran Espaces Magnétiques et Figure a Sea au Théâtre de l'Agora (Festival Montpellier Danse), Photos Fabien Rivière ©

Certains miracles sont encore possibles : qu'une compagnie aussi reconnue que le Ballet Cullberg, qui fêtera l'année prochaine ses 50 ans, commande une pièce à une chorégraphe importante mais discrète comme Deborah Hay. Née en 1941 à Brooklyn aux États-Unis, elle a 75 ans. 

La première de Figure a Sea, — en français Figurer une mer, au sens d'un espace de possibilités et de contemplation — a eu lieu en septembre 2015 à Stockholm à l'issue de six semaines de travail. La chorégraphe avait mené en amont des ateliers (ou workshops) et connaissait les interprètes. 

Le titre peut prêter à confusion. Il suffisait pour s'en convaincre d'écouter certaines conversations à l'issue de l'une des deux représentations données au Théâtre de l'Agora lors du festival Montpellier Danse. C'est Sea qui a retenu l'attention, et orienté le regard, à tort. Au début, on ne voit pas trop le rapport entre ce qui se passe sur le plateau et la mer. On songe au Beach Birds de Cunningham, une pièce de 1991, rare titre explicite (beaucoup plus que CRWDSPCR, Rondo, Loose Time, Xover, Native Green ou encore Un jour ou deux). Rapidement, on décide de ne pas s'y référer. Au départ, on peut certes observer de grands échassiers, prudents, certes un peu dégingandés. 

La scénographie, qui n'est pas créditée dans la feuille de salle, mais que signe celle qui a conçu les lumières, Minna Tiikkainen (assistée de Heikki Paasonen), est sobre mais expressive. Au sol, l'espace central est un vaste rectangle blanc bordé au pied du mur du fond d'une ligne de (sept) tubes de lumière blanche, espace de possible et d'invention. Tout autour, une surface noire, comme une menace constante d'entrave, qui introduit le poids de l'histoire (un 20° siècle tragique; pour les États-Unis, à l'extérieur du territoire, la guerre du Vietnam notamment, et à l'intérieur les luttes de libération pour les droits des minorités, un 21° siècle qui débute avec le 11 septembre). 

L'écriture de la danse est d'une richesse inouïe qui semble infinie, d'une grande fluidité, et qui jamais ne se répète. C'est une danse non violente, qui manifeste une foi dans l'humanité et dans la pluralité du vivant bouleversante. À rebours du cynisme et des rapports de forces et de domination. Il est possible de penser aux espoirs des années 60 dans une civilisation enfin pacifiée, même si la création ne montre pratiquement aucune mobilisation collective. La pièce se clôt par un sublime solo, de droite vers la gauche du plateau, rapide, vif comme un vol d'hirondelle, dont la trajectoire connaît de fréquents et élégants décrochages. 
Fabien Rivière
Les saluts à l'issue de Figure a Sea, Photo Fabien Rivière ©

Birgit Cullberg 
Le Ballet Cullberg est une compa-gnie de danse moderne puis contem-poraine fondée en 1967 en Suède par la chorégraphe Birgit Cullberg (1908 - 1999) qui l'a dirigé presque vingt ans, jusqu'en 1985. Elle compte actuellement 16 danseurs.  « La philosophie fondatrice est que tous les danseurs doivent être considérés comme des solistes et donc recevoir le même salaire », explique la biographie de la compagnie sur son site ICI. Se sont succédés à sa direction Mats Ek (1985-1993), le fils de Birgit Cullberg, Carolyn Carlson (1993-1995) en codirection avec Bertrand d'At (1993-1994), une codirection Lena Wennergren-Juras et Margareta Lidström (1995-2003), Johan Inger (2003-2009), Anna Grip (2010 - 30 août 2013), un comité artistique composé de Monica Fredriksson, Jane Hopper, Lisa Drake et Thomas Zamolo est nommé jusqu'au 31 décembre 2013, et Gabriel Smeets (cf. portrait ci-dessous) depuis le 1er mai 2014. Ce dernier vient du SNDO (School for New Dance Development) d'Amsterdam, école supérieure de danse.  

De  jeunes chorégraphes contemporains ont été sollicités ces dernières années pour des créations, comme Jefta van Dinther (Plateau Effect puis Protagonist) qui travaille entre Stockholm et Berlin, Trajal Harrell (The Return of the Modern Dance) et Eszter Salamon (Reproduction). Il est fait aussi appel à des créateurs confirmés comme Deborah Hay, le Canadien Benoît Lachambre (High heels too), Edouard Lock (11th Floor) et le Brésilien Christian Duarte (Against the Current, Glow). La troupe est installée au sud-ouest de la capitale Stockholm.

Gabriel Smeets dirige le Ballet Cullberg depuis le 1er mai 2014, Photo DR

samedi 2 juillet 2016

Festival d'Avignon 2016 - Parler de Danse

     Jeudi 7 juillet     
Danse: présentation des travaux de la commission
LES JOURNÉES PROFESSIONNELLES DU SYNDEAC
14h30-16h – Salle de commission 2e étage – ISTS 
Avec Mylène Benoît, Valérie Deulin, Herman Diephuis, Emmanuelle Jouan, Patrick Germain-Thomas, chercheur et économiste spécialiste du secteur chorégraphique
> Réunion réservée [a priori] aux adhérents du Syndeac et membres de la Commission [mais consulter notre Syndeac : Élargissement des publics de la danse contemporaine]  

     Lundi 11 juillet    
Un, nous
RENDEZ-VOUS DU CONSERVATOIRE/SACD
16h-17h30 – Conservatoire du Grand Avignon
Rencontre avec le chorégraphe, son parcours, sa famille artistique, sa pluridisciplinarité, son engagement, sa sensibilité à l’art et surtout aux êtres. 
Avec Thierry Thieû Niang
Organisé par la SACD
> Réunion publique                      Thierry Thieû Niang


        Mercredi 13 juillet        
La danse à l’école
RENCONTRE DE LA MAISON JEAN VILAR
17h – Calade de la Maison Jean Vilar 
Dans le cadre des missions d’éducation artistique portées par les organismes départementaux et à l’occasion de la parution de l’ouvrage de Patrick Germain-Thomas Que fait la danse à l’école? / enquête autour d’une utopie possible, aux Éditions de l’Attribut ICI, la fédération Arts Vivants et Départements, en partenariat avec Arts Vivants en Vaucluse et la Maison Jean Vilar, organise une rencontre sur le thème de la danse à l’école. La présentation de Patrick Germain-Thomas sera éclairée par des témoignages de représentants de la fédération Arts Vivants et Départements engagés dans des projets Danse à l’école, des témoignages d’artistes chorégraphiques et de représentants de l’Education nationale.
Avec Patrick Germain-Thomas, docteur en sociologie
Organisée par la fédération Arts Vivants et Départements en partenariat avec la Maison Jean Vilar
> Réunion publique
Renseignements et réservations : Fabienne Arsicaud - Tél. 06 10 78 59 92


     Jeudi 14 juillet     
La scène augmentée et le spectacle du futur
Les nouvelles technologies sonores du spectacle vivant
CONFÉRENCE - PERFORMANCE
14h30-16h – Atelier théâtre – ISTS
Le métissage des formes classiques, théâtre - danse - musique s’accélère avec les nouvelles technologies. La scène augmentée, devenue installation collective, fait interagir l’auteur 2.0, le scientifique et le performer total. La dramaturgie se raconte avec de nouvelles pratiques scéniques.
Avec Greg Beller, directeur artistique de la compagnie Synekine et directeur du département Interfaces Recherche et Création de l’Ircam et Valencia James, performer/danseuse.
Organisée par l’Adami
> Réunion publique

       Lundi 18 juillet       
Corps sensible/corps social
DÉBAT DU SYNDICAT CHORÉGRAPHES ASSOCIÉS
14h30 – Cloître Saint-Louis
Les chorégraphes créent de la relation au monde, ils créent donc du social. Comment cela interroge le vivre ensemble dans la cité?
Cinq regards sur la question avec Nadia Vadori-Gauthier, chorégraphe, Mickaël Phelippeau, chorégraphe, Yvain von Stebut, artiste plasticien - docteur en arts plastiques, Emmanuel Wallon, Professeur de sociologie politique à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et un élu.
Modéré par Micheline Lelièvre, chorégraphe
> Réunion publique

      Mardi 19 juillet      
DANSE : LE CORPS À L’ÉPREUVE DU TEMPS
18h – Jardin du Théâtre des Doms 
Avec Dominique Genevois (CNSMD de Lyon), David Le Breton (anthropologue et sociologue), Jean-Pierre Aviotte, Christian Ubl, Claudio Bernardo, Mauro Paccagnella
En collaboration avec Charleroi-Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Contredanse et avec le soutien de l’Ambassade de France en Belgique dans le cadre d’EXTRA.
Animée par Sylvia Botella
> Réunion publique

BAL DES 10 ANS / BAR DU FESTIVAL EN AVIGNON 2016
mardi 19 juillet de 23h30 à 3h
Portes ouvertes à la danse pour fêter les 10 ans de Chorégraphes Associés.
Venez danser avec Nadia Vadori-Gauthier, Roser Montlló Guberna, Micheline Lelièvre et Christian Bourrigault.
ATTENTION, Inscription obligatoire ici (dans la limite des places disponibles)

———————————————————————

LES HIVERNALES : RENCONTRE AVEC LA DANSE   Site
les 10, 17, 22, 24 juillet à 11h30 – les 12 et 14 juillet à 15h30 – le 19 juillet à 17h30 
Village du OFF 
Les rendez-vous qui rassemblent l’été à Avignon, les artistes chorégraphiques, le public et les professionnels, s’inscrivent dans l’histoire des Hivernales.
Le CDC-Les Hivernales poursuit donc ce cycle de rencontres. Cette année, en co -organisation avec Avignon Festival & Compagnies et animées par le journaliste et critique de danse Philippe Verrièle, elles permettront de découvrir et d’échanger avec les chorégraphes et danseurs présents à Avignon cet été.
> Réunion publique

jeudi 23 juin 2016

La Danse au Festival d'Avignon 2016 - OFF

Nous avons déjà publié : 

SOMMAIRE > Samuel Mathieu —— La Belle Scène Saint-Denis ——  Théâtre Golovine ——  Abdennour Belalit  ——  Marine Mane  ——  Contre Courant Le Festival

DANSE ——  www.avignonleoff.com

    Samuel Mathieu  C'est Tout    
Du 9 au 19 juillet (relâche le 14 juillet)  12h10 — Île Piot   En savoir +
Danse et cirque (sangles). Durée 35 mn. 
Dans la cadre de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées Fait Son Cirque. Photo Pierre Ricci


    La Belle Scène Saint-Denis       
Du 9 au 22 juillet  Site  En savoir +
Du 9 au 13 Juillet
10 h  DANSE 
Satchie Noro et Dimitri Hatton  Bruissements de pelles    35 mn.
Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou  Narcose  [extrait]  30 mn.   Photo Compagnie Chatha
Amala Dianor  New School     20 mn.  Photo Benoîte Fanton
19 h (relâche le 11 juillet)  THÉÂTRE 
Adrien Béal  Le Pas de Bême   1h 
+ 13 Juillet
17 h  LECTURE
Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre  Les Mystiques   1h
14 Juillet
10 h  DANSE
Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou  Narcose     30 mn.
Amala Dianor   New School      20 mn.
Raphaëlle Delaunay et Sylvain Prudhomme  It’s a match   30 mn.
19 h  THÉÂTRE
Adrien Béal  Le Pas de Bême     1h 
15 juillet
10 h  DANSE
Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou  Narcose     30 mn.
Amala Dianor  New School    20 mn.
Raphaëlle Delaunay et Sylvain Prudhomme  It’s a match  30 mn.
19 h
DANSE  Satchie Noro et Dimitri Hatton Bruissements de pelles
THÉÂTRE  Adrien Béal  Le Pas de Bême  

Du 16 au 17 juillet
10 h  DANSE
Mithkal Alzghair  Déplacement    solo 25 mn.   
ON PEUT LIRE Concours - Danse élargie entre Danse de surface et Danse du monde
Photo Dani Abo Louh
Herman Diephuis   Prémix   duo 30 mn.
Raphaëlle Delaunay et Sylvain Prudhomme  It’s a match    30 mn.
19 h
DANSE  Satchie Noro et Dimitri Hatton  Bruissements de pelles    35 mn.
THÉÂTRE Astrid Bayiha et Ayouba Ali Jaz   50 mn. 
+ 16 Juillet
12 h30  RENCONTRE, PIQUE-NIQUE 
Céline Champinot, Geoffroy Rondeau, Séverine Astel et Gérald Kurdian  L’Âme humaine sous le régime socialiste 

Du 18 au 22 juillet
10 h  DANSE
Mithkal Alzghair  Déplacement     solo 25 mn.
Herman Diephuis  Prémix    duo 30 mn.
Jann Gallois  Carte Blanche    trio 30 mn.
19 h (relâche le 20 juillet) THÉÂTRE 
Astrid Bayiha et Ayouba Ali  Jaz   50 mn. 


     Théâtre Golovine       
 7 - 30 juillet   En savoir +
EXPOSITION de PHOTOS  Thomas Bohl   6 - 30 juillet  10h - 22h   Facebook
Vernissage mardi 28 juin 18h30 Dégustation de vins du caveau Colombes des vignes Entrée libre
10h45 Jours impairs — Max Diakok   Depwofondis   Photo Cie Boukousou 
10h45 Jours pairs — Bintou Dembélé  S/T/R/A/T/E/S - Quartet
12h30 — Emmanuel Grivet  Duo 1 suivi de  Résonnance(s)
14h30 — Julie Dossavi  La Juju
16h30 — Julien Gros  Mauvais rêves de bonheur      Photo DR
18h45 — Rafael Smadja  Domino + Jann Gallois  Compact
20h30 — Nabil Hemaïzia  Les silences obligés     Capture d'écran Espaces Magnétiques
22h — Nono Battesti  Double



       Abdennour Belalit   Reconstitution   (hip hop)      
 7 - 30 juillet — Le Célimène  En savoir +


     Marine Mane  La tête des porcs contre l'enclos        
9 - 26 juillet  — Caserne des Pompiers  En savoir +


     Contre Courant Le Festival        
(13-17 juillet)   En savoir +  
Complexe de loisirs de la CMCAS Avignon - Rond-point Île de la Barthelasse
Mercredi 13 juillet à 18h En savoir +
Kiaï Compagnie - Création cirque chorégraphique et poétique pour 4 acrobates, 1 slameur (Arthur Ribo) et un musicien live CRI
Mercredi 13 juillet 22h En savoir +
Ali Chahrour Fatmeh 

lundi 20 juin 2016

Concours - Danse élargie entre Danse de surface et Danse du monde


Le concours Danse élargie est une initiative de Boris Charmatz pour le Musée de la Danse - Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne et d'Emmanuel Demarcy-Mota pour le Théâtre de la Ville à Paris. Il se déroule au Théâtre de la Ville, tous les deux ans en juin un week-end. Il se veut ouvert à « des artistes de toutes les générations et de toutes disciplines. » La règle est simple : présenter une pièce de 10 minutes maximum, composée de 3 interprètes minimum. Vingt pièces sont proposées. 

En 2014, 319 dossiers de 37 pays ont été reçus. Pour l'édition 2016, 480 dossiers ont été réceptionnés (soit une augmentation de plus de 50 %) provenant de 50 pays. 34 ont été retenus. 

PASSAGE PAR SÉOUL CETTE ANNÉE



Danse élargie à Séoul avant Paris cette année : un visuel et les lauréats

L'Année de la Corée du Sud en France a été l'occasion d'une première partie du concours organisée à Séoul les 11 et 12 juin au LG Arts Center, où ont été présentés 17 projets ICI, et dont il ressort quatre lauréats (1er prix du jury : Jeong Seyoung pour Deus Ex Machina (Corée du Sud) [Formation exerce (initiée en 1998 par Mathilde Monnier, au sein du Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon (CCN MLR))],  2° prix du jury : Samuel & Mathieu Joseph et Jeff Armand pour Libre sans toi-t (Île Maurice), 3° prix du jury : Gaétan Bulourde pour Spoiled Spring : There  are no more seasons (Belgique), Prix du jury spectateur : Chien-Hao Chang  pour Bout (Taïwan)).

EN 2016, DANSE ÉLARGIE REPREND DES COULEURS

Une seconde partie du concours se poursuit dans la capitale française, où dix-sept autres projets sont invités à se présenter (voir la liste et les photos ci-dessous) les 17 et 18 juin. 

À Paris, après une première édition 2010 prometteuse, les seconde et troisième éditions furent décevantes, artistiquement parlant (officiellement 2014 « fut un succès au-delà de toute attente » de par le grand nombre de dossiers déposés, « un jury international composé d'artistes de grande renommée et de toutes disciplines », les « centaines d'interprètes sur la scène du Théâtre de la Ville » et les 1800 spectateurs). 

Surprise : en 2016 la manifestation reprend des couleurs (artistiques). 

DANSE DE SURFACE ET DANSE BLANCHE

Mais il faut nuancer : côté négatif, on notera la place majoritaire, statistiquement parlant, des propositions sans grand intérêt, trop propres, fades et vides, de gentils Blancs, — dont on se demande avec une certaine inquiétude sinon angoisse la relation qu'ils entretiennent avec le monde, avec le réel (il y a bien une tentative dans une proposition de traiter de la réalité, mais elle demeure anecdotique), — que nous qualifierons de Danse de Surface (DS). Ou alors faudrait-il parler d'une Danse Blanche (DB) ? Une « Danse ethnique » nous souffle un professionnel paisible en souriant ? D'ailleurs, à l'exception d'une pièce qui mixe des Français et des Coréens du Sud, les Blancs demeurent entre eux (c'est un Blanc qui rédige ces lignes). Pas de mélange. Peu de couleurs. 

C'est aussi ou d'abord la responsabilité du « comité de sélection [des projets retenus], composé de membres des équipes du Musée de la danse, du LG Arts Center et du Théâtre de la Ville, [qui] a longuement et soigneusement étudié chaque projet. »

À l'inverse, ils manifestent la diversité de la France à eux seuls (sur 17 pièces) : Johanna Faye & Mustapha Saïd Lehlouh (et, discrètement, l'espace étant plongé dans l'obscurité totale sauf à la fin, quelques secondes, Pauline Corvellec). Par ailleurs, le Syrien réfugié en France Mithkal Alzghair a fait une partie de ses études ici. Deux, c'est peu.

DE BONNES SURPRISES

Les bonnes surprises n'en sont que plus éclatantes. Déplacement du Syrien Mithkal Alzghair, un trio d'hommes, est un choc bienvenu. Ils sont seuls. Ils entrent comme par mégarde par la droite du plateau, vide, habillés de façon fort simple (pantalon sombre et T-shirt blanc). Un d'eux porte une serviette blanche avec une certaine solennité, qu'il va poser au sol. Leur regard se portent vers nous. Et ils lèvent les bras. Comme si ils étaient en joue. Les gestes sont d'un dépouillement et d'une simplicité bouleversantes. Pas de musique ou de bande son. Le silence. Pas d'effet de lumière/s. Pas de pathos. Des faits, pourrait-on écrire. Plutôt que de dénoncer, le chorégraphe énonce. Le réel. Ce sont des hommes. Mais en même temps il y a un côté personnages de bande dessinée. Ils vont engager une danse (populaire) minimale, à partir du bas du corps, comme si de rien n'était. À la fin, ils vont se disperser doucement dans l'immensité de l'espace plongé dans une pénombre relative, dans une abstraction stupéfiante. 

Déplacement parlerait d'abord de ceux qui sont partis, qui sont devenus des réfugiés. Il est cependant difficile de ne pas y voir aussi ceux qui restent. 

À la demande de la directrice du studio Le Regard du Cygne, à Paris, Amy Swanson Salmon, un jeune garçon de dix ans, Victor, a donné son ressenti : 
 

Après deux créations en Syrie, Mithkal Alzghair vient en France en novembre 2009. Il a alors 29 ans, bientôt 30. La révolution de mars 2011 va changer la donne, rentrer au pays devenant beaucoup trop dangereux. Il obtient le statut de réfugié politique. 

Il va étudier à exerce, formation initiée en 1998 par Mathilde Monnier, au sein du Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon (CCN MLR), de 2011 à 2013.

Après le studio Le Regard du Cygne à Paris les 24 et 25 mars 2016, Déplacement sera présenté : 
— à Berlin (Allemagne) dans le cadre de Tanz im August les 2 et 3 septembre ICI
— Onassis cultural center à Athènes (Grèce) les 26 et 27 octobre 
— Goethe institut à Bratislava dans le cadre du Nu Dance Festival ICI (Slovaquie) le 16 novembre 
— Les Treize Arches – scène conventionnée à Brive-la-Gaillarde ICI le 26 novembre
— Louvre-Lens ICI le 22 janvier 2017
— Le Vivat à Armentières dans le cadre de Vivat la danse ! 20 ans en 2017 le 25 janvier 2017 ICI 
— Centre de Développement Chorégraphique (CDC) de Toulouse ICI les 27 et 28 janvier 2017

La version solo de Déplacement dansée par Mithkal Alzghair sera visible lors du Festival d'Avignon Off dans le cadre de la Belle Scène Saint-Denis (cf. notre La Danse au Festival d'Avignon 2016 OFF) du 16 au 22 juillet à 10h, à A Corner in the World - Istanbul Independent Performing Arts Festival ICI (1-10 octobre) en Turquie le 6 octobre — qui sera consacré aux travaux en provenance du Moyen-Orient — et pendant les Petites Scènes Ouvertes ICI au Centre de Développement Chorégraphique (CDC) Le Cuvier à Artigues-près-Bordeaux le 1er décembre.  

*   *   * 
JumpStyle HardJump Shuffle @ Berlin HardStyle Germany, Alexanderplatz 

(La)Horde est un collectif créé par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel en 2013 à Paris. Il s'intéresse au jumpstyle. C'est un genre de musique électronique techno hardcore qui apparaît à la fin des années 90 aux Pays-Bas et en Belgique, qui associe une forme de danse pratiquée lors de fêtes underground. Le mouvement va se diffuser mondialement. Du côté d'internet on trouve de courtes vidéos d'une personne ou d'un groupe dansant dans l'espace privé ou public. 

L'intérêt pour cette danse se développe en trois temps : la création de Avant les gens mourraient pour l'Ecole de Danse Contemporaine de Montréal (EDCM) en 2014, le court métrage de 16 minutes Novaciéries ICI présenté dans les festivals (de cinéma, mais pas seulement) en 2015, et aujourd'hui To Da Bone en 2016.

Le titre de la pièce, To Da Bone — en français, Jusqu'à l'os —  associe de l'argot anglais, To Da (pour To The), à de l'anglais, la norme linguistique et son contraire. Les interprètes se connaissent depuis longtemps, mais ne s'étaient jamais rencontrés physiquement. Ils sont dix, huit jeunes hommes et deux jeunes femmes, qui ont adopté le look normcore : baskets, pantalon plutôt jean 501 (pas trop serré et pas trop large) et une veste de sport (ici, colorée). On lit sur internet qu'il s'agit d'« une esthétique de la normalité » et de « non-style ». (La)Horde aurait souhaité associer des performers afro-états-uniens et indonésiens, mais cela n'a pas été possible, et nous voici avec dix Blancs. Ils ont conscience que c'est problématique. 

Le groupe, compact, est en mouvement dans une mécanique sans fin, d'où un individu sort un temps, pour revenir dans la meute tout aussi mécaniquement. C'est réussi, un peu trop « viril » au sens où tout cela porte une agressivité certaine. Cette discipline peut faire penser à un entrainement de militaires ou de néo-nazis. À la fin on se dit qu'après la représentation ils vont tous aller « casser du pédé. » L'esthétique jumpstyle est en fait plurielle : sur internet, les vidéos sont bon enfant, souriantes et détendues, le film Novaciéries suggère la désolation, To Da Bone la potentialité d'une confrontation future violente. En leur remettant le deuxième prix du jury, Vincent Macaigne expliquait : « Ce qu'on a récompensé est vraiment très beau, parce que ça nous a parlé d'une forme de colère qu'il peut y avoir en Europe. Il y avait une sorte d'énergie à nos yeux tribale, politique et contemporaine. On a aussi voulu féliciter le travail de recherche de danse. » Mais on peut percevoir cette énergie comme régressive, et dangereuse. Il existe un danger à trop l'esthétiser. La montrer est une chose, expliquer les conditions socio-historiques qui rendent possibles son apparition en est une autre, plus difficile, plus ambitieuse et plus nécessaire. Au cinéma on dirait que tout cela est un problème de cadrage : le spectre est large entre la dénonciation et l'accord, en passant par le constat qui se veut neutre. (La)Horde défend le droit à un « regard non autoritaire ». Mais il nous semble que la réflexion sur le cadrage doit se poursuivre, en dissipant l'ambiguité. 

Johanna Faye & Mustapha Saïd Lehlouh ont présenté FACT. La ville en est le sujet principal : son patrimoine, ses mutations, ses espaces, les déplacements et les trajectoires de ses habitants, les mouvements de masse et les mouvements de foule. Ils ont recruté des interprètes aux formations diverses : deux danseurs jazz contemporain, quatre danseurs hip hop et un danseur électro. Les chorégraphes présentent des corps chargés d'énergie dans une écriture élégante. Cette croyance dans les potentialités du corps n'est pas si fréquente et doit être saluée. La prise de parole sur scène est encore maladroite mais les deux chorégraphes comprennent et progressent vite. 

PRIX ESPACES MAGNÉTIQUES

Quoiqu'il puisse arriver (nous écrivons avant la remise des prix), nous avons décidé, comme en 2014 ICI, d'attribuer les PRIX ESPACES MAGNÉTIQUES : 
— Premier Prix : Mithkal Alzghair   Déplacement    SYRIE  /  TURQUIE
— Deuxième Prix : COLLECTIF (LA)HORDE Marine Brutti - Jonathan Debrouwer - Arthur Harel  TO DA BONE  FRANCE / QUÉBEC / HONGRIE / PAYS-BAS / POLOGNE / UKRAINE 
— Troisième Prix : Johanna Faye & Mustapha Saïd Lehlouh   FACT   FRANCE 

PRIX DANSE ÉLARGIE 

— Premier Prix du Jury :
 Mithkal Alzghair   Déplacement    SYRIE  /  TURQUIE
— Deuxième Prix du Jury :
 COLLECTIF (LA)HORDE Marine Brutti - Jonathan Debrouwer - Arthur Harel 
TO DA BONE  FRANCE / QUÉBEC / HONGRIE / PAYS-BAS / POLOGNE / UKRAINE 
— Troisième Prix du Jury :
 Lyon-Eun Kwon  Glory    CORÉE DU SUD 
— Prix du Jury de spectateurs : 
Eirini Papanikolaou  Anthemoessa  GRÈCE
— Prix du Jury de spectateurs avec mention spéciale :
 Lyon-Eun Kwon  Glory   CORÉE DU SUD 
— Prix de la Technique : 
Eirini Papanikolaou  Anthemoessa  GRÈCE
Fabien Rivière
PHOTOS Fabien Rivière ©

On peut lire nos articles :
Le concours Danse élargie 2010 en photos
Photos et Analyses- 3° édition du concours Danse élargie 2014
Concours Danse élargie : que donne la cuvée 2015 ?

DEUX JURYS : 
— Un « jury d'artistes » (avec Eun-Me AHN directrice artistique de Eun-me Ahn company, chorégraphe, performeuse CORÉE DU SUD, Lee Bul plasticienne CORÉE DU SUD, Lucinda Childs chorégraphe USA, Tiago Guedes chorégraphe, directeur du théâtre municipal de Porto-Rivoli et Campo Alegre  PORTUGAL, Young-Kyu Jang musicien CORÉE DU SUD, Vincent Macaigne acteur, metteur en scène FRANCE, Dorothée Munyaneza musicienne, chorégraphe, comédienne FRANCE/RWANDA) au nombre de sept. 
— Un « jury de (neuf) spectateurs. »

VIDÉOS des projets sélectionnés sur Numéridanse.tv ICI


Sur les 17 projets proposés samedi,
 il demeure 10 Finalistes présentés dimanche, notés  F  
Nous avons fait précéder les propositions les + intéressantes de        

SAMEDI 18 juin — 
11h30 - 13h 
1.    Marion Schoevaert, Violaine Schwartz & Annamirl Van Der Pluijm
       MOLOCH   CORÉE DU SUD / FRANCE  
2.    Laurent Cèbe Les gens qui doutent   FRANCE     F  
3.    Eirini Papanikolaou  Anthemoessa   GRÈCE     F  
          4.    Johanna Faye & Mustapha Saïd Lehlouh  FACT   FRANCE     F  
           5.    DAL project  Erase the moon    CORÉE DU SUD      F  
6.    Pauline Corvellec BLACK AND LIGHT   FRANCE      F 
Capture d'écran Espaces Magnétiques
14h15 - 15h45
           7.    COLLECTIF (LA)HORDE Marine Brutti - Jonathan Debrouwer - Arthur Harel TO DA BONE  FRANCE / QUÉBEC / HONGRIE / PAYS-BAS / POLOGNE / UKRAINE     F  
8.    Jean Hostache & Garance Silve  Le Sacre du printemps   FRANCE
              9.    Mithkal Alzghair   Déplacement    SYRIE  /  TURQUIE      F  
10.   Cie Popùliphonia - Romain Pichard  Blue Monday    FRANCE     F  
11.   Lyon-Eun Kwon  Glory   CORÉE DU SUD      F  
12.   Paul Changarnier - Collectif A/R   h o m e    FRANCE

16h - 17h15
13.  ATELIER 37.2  GRAFT, danse d’une espèce à venir   FRANCE /  ITALIE /  CANADA
14.  Maud Blandel  TOUCH DOWN     SUISSE /  BELGIQUE /  PORTUGAL     F  
15.  Jasmina Krizaj & Cristina Planas Leitão  The Very Delicious Piece XL  
                 PORTUGAL / SLOVÉNIE     F  
16.  Christos Papadopoulos - Leon and Wolf company  OPUS  GRÈCE
17.  Pierre Piton  Capillotractée   SUISSE / LITUANIE